Sales petites bêtes

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Summary

Le seul problème de Maxime, outre le fait d'avoir été ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil dans sa jeunesse, c'est un satané pigeon qui attaque sa copine à chaque fois qu'elle vient le voir. Il a tout essayé pour le faire partir, mais rien n'y fait, l'animal les épie en permanence en étant protégé par le chat de son voisin un peu particulier. Un animal qui l'attaque était déjà de trop, alors quand un soir c'est tout ceux des alentours qui s'y mettent, il ne comprend pas. Il croit même perdre la tête quand le chat se met à lui parler de dragon, de famille royale et de guerre. Qu'est-ce qui avait bien pu être enpandu dans les vignes pour qu'il se mette à avoir des hallucinations, parce qu'il n'y avait pas d'autres alternatives, n'est-ce ? TW - sang - violence - mort

Status
Complete
Chapters
25
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Putain de pigeon !

Maxime se retint d’ouvrir la fenêtre pour lui cirer dessus, ça ne changerait rien de toute façon. Ce pigeon n’en avait rien à faire, peu importe ce qu’il essayait pour le faire partir, il restait là à le regarder du haut de la grille. Il secoua la tête en retirant son pull, le chauffage commençait à se diffuser dans la pièce, avec la petite odeur de pain brûlé qui l’accompagnait. Il jeta un coup d’?il vers l’objet qui consommait plus d’électricité qu’une salle de concert, pour être certain qu’il ne commençait pas à flamber, ce qui ne saurait tarder. Le truc devait dater des années quatre-vingt, un peu comme tout ce qu’il y avait dans cet appartement, et allait le lâcher d’un instant à l’autre. Heureusement qu’il n’était pas frileux et qu’il ne l’allumait que quand Aurélie venait le voir, parce qu’il aurait finit par ne plus avoir d’odorat, ses narines auraient finit atomisées par la résistance de l’appareil qui lui montrait, allumage après allumage, qu’elle n’en pouvait plus et que la couche de poussière accumulée l’étouffait, tout comme elle essayait de l’asphyxier aujourd’hui.

Il attrapa deux torchons brodés main, antiquités qui faisaient parti du package avec l’appartement quand il avait emménagé il y a trois ans, et décala l’objet de ses craintes dans un coin de la pièce pour qu’il ne prenne pas toute la place. La petite table pliante fut vite installée ainsi que deux chaises de camping, il tendit le bras pour attraper deux verres en plastique de festival qu’il glissa dans les portes gobelets des fauteuils. Vivre dans vingt mètres carrés n’était pas facile, mais ça avait un côté pratique, il lui suffisait de tendre le bras pour attraper la bouteille et le tire bouchon. De toute façon il n’avait pas besoin de plus qu’un endroit où dormir et un bureau pour son ordinateur qui composait ses principales dépenses. Il sourit en regardant une affiche dédicacée à l’effigie d’un de ses jeux préférés au dessus de son clic-clac slash lit slash table basse slash bibliothèque slash penderie, en trois ans il avait fait pas mal de convention et son voyage à Tokyo était un de ses meilleurs souvenirs. La prochaine expo prévu sur Paris, lui permettait d’aller travailler au fast food du coin sans tirer la gueule. De tout les jobs alimentaire qu’il avait pu expérimenté, être derrière une plaque de cuisson était celui qu’il aimait le moins, le nettoyage des toilettes de l’école maternel était moins éreintant selon lui, pas franchement marrant, mais au moins il n’avait pas l’impression que son visage fondait en permanence et il ne sentait pas la frite en rentrant. Mais grâce à ça il avait tout le temps qu’il voulait pour jouer et alimenter ses réseaux de vidéo. Penser à sa guilde et ses streamers lui permettait de faire passer le temps plus vite. Il sourit en voyant le prénom d’Aurélie s’afficher sur son téléphone, il avait hâte de partir pour la prochaine convention, surtout que cette fois ci elle viendrait avec lui.

Il attrapa ses clés et le parapluie pour aller la rejoindre à la sortie de sa voiture. Avant de pouvoir penser à son voyage, il devait pensé à la traversé de la cours avec le volatil qui allait encore l’attaquer, comme à chaque fois, sans qu’il ne puisse rien y faire, mis à part se protéger. Putain de pigeon !

.

Maxime sourit en repliant la carte devant lui. L’itinéraire pour leur séjour Parisien était terminé, du moins les grandes lignes, parce que s’il y a bien quelque chose qu’il adore faire quand il est en convention, c’est se laisser le temps de se perdre entre les stands, pour lui c’est comme ça qu’on fait les plus belles découvertes de jeu ou de rencontre avec des créateurs, peu importe que sa copine soit stressée de ne pas savoir exactement où est-ce qu’ils prendront tous leurs repas. Il se pencha pour l’embrasser et sourit en ressentant son excitation. Ils avaient tous les deux hâtes qu’elle termine ses études pour se lancer à fond dans les jeux.

T’es obligé d’y aller ? Maxime la regarda ranger ses affaires dans son sac.

Tu sais très bien que j’en ai pas envie. Elle fit la mou. Mais si je ne vais pas au dîner de tatie je vais en entendre parler pendant des mois.

Et elle dira que c’est de ma faute.

Dis pas ça. Elle se pencha pour l’embrasser.

Tu sais très bien que c’est vrai, le petit orphelin n’est pas assez bien pour l’héritière de la maison de champagne.

On lui sourit devant et on l’emmerde derrière. Elle attrapa ses clés de voitures. Et on finira par se pavaner dans sa villa en buvant un coup à son honneur pendant qu’elle se fera bouffer par les asticots. Aurélie lui fit un clin d’?il.

Mouai. Il croisa les bras sur sa poitrine.

De toute façon elle devra bien s’y faire, parce que je ne compte pas vivre chez mes parents pendants encore des années et ne pas me coucher à tes côtés tous les jours n’est même pas une option envisageable.

Revins vite te coucher à mes côtés alors. Il glissa ses bras autour de sa taille.

Demain je finis les cours à quinze heure et je débarque ici directement, comme ça je pourrai voir ton stream en direct.

Cool.

Mais là je dois y aller. Elle posa son sac sur son épaule. Parapluie !

Parapluie. Il leva les yeux au ciel en l’attrapant. Promets moi qu’on déménagera loin de ce pigeon.

A qui le dis-tu ! Elle ouvrit la porte. En vrai je testerai bien la recette de mon grand-père, celle du pigeon aux petits pois.

J’y crois, un jour on l’attrapera. Il referma la porte et descendit les escaliers à sa suite. Prête ? Il posa sa main sur la poignée et brandi l’arme improvisée de l’autre.

Prête !

On est partit. Il ouvrit la porte de quelques centimètres pour y glisser le parapluie qu’il ouvrit avant de passer sa tête pour repérer les lieux. Merde ! Il est avec son copain. Il ouvrit la porte en grand.

Ce chat est une incompréhension de la nature. Elle tourna la tête vers le matou assit sur le toit d’un des cabanons à côté du pigeon. Il m’a offert une grande vu sur ses parties quand je suis arrivé tout à l’heure.

Ça ça reste un comportement félin normal, moi ce que je ne comprends pas c’est qu’il ne l’attaque pas pour le dévorer tout cru.

Que veux-tu, Felix et Nanard meilleur ami pour la vie. Elle croisa deux de ses doigts.

Associés pour nous pourrir la vie surtout. Il sortit du bâtiment en se cachant sous le parapluie et entendit le premier coassement du pigeon qui dépliait ses ailes.

Je crois qu’on va devoir courir. Nanard à l’air remonté et Félix vient de se relever aussi.

J’aime pas les attaques combinées. Il passa un bras autour de sa taille pour la rapprocher. Trois. Il raffermit sa prise sur leur arme. Deux. Il souffla un coup. Un. Go !

Ils avaient à peine fait un pas sur les pavés que le pigeon s’envolait dans leur direction et le chat sautait sur le toit de la voiture la plus proche pour rejoindre le sol et courir vers eux. Les attaques combinées étaient très rare, en général le chat leur faisait des misères que les jours où ils posaient des pièges ou qu’ils essayaient de chasser Nanard. Maxime eut du mal à encaisser le premier coup de bec dans le parapluie, ses doigts faillirent laisser échapper le manche. Ils se mirent à courir en voyant un touffe rousse sauter vers eux, alors que l’oiseau attaquait sur les côtés. Habituellement, ils se contentaient d’esquiver des crottes vraiment bien envoyées ou des coups de bec, mais jamais depuis la première fois qu’il avait ramené Aurélie ici ils ne s’était fait autant attaquer. Il le vit à peine plonger sur le bras de sa copine quand il passa son badge pour ouvrir la grille de la courre. Heureusement ils réussirent à l’esquiver de justesse et finirent leur course en courant séparément jusqu’à la voiture où ils reprirent leur souffle.

Mais c’est quoi son problème aujourd’hui !

On a eut chaud. Elle posa son sac derrière son siège.

Ça va ? Il attrapa sa main. Je suis désolé.

Arrête de t’excuser ! Elle lui sourit. Ce n’est pas toi qui m’a attaqué.

C’est vrai, mais comme c’est chez moi .. Il pinça les lèvres en retenant d’autres excuses, il ne savait pas pourquoi, mais il avait l’impression d’être responsable de ces attaques. Personnes d’autre ne se faisaient attaquer, il avait posé la question à ses voisins qui s’étaient à moitié moqué de lui. Le pire était Franck, son voisin du dessous et propriétaire du chat, qui regarde souvent par la fenêtre et qui avait eut le culot de lui dire qu’il n’avait jamais rien remarqué.

Il faut vraiment que j’y aille. Elle se pencha pour l’embrasser.

Bonne route. Il l’embrassa de nouveau. Et bon courage pour ce soir.

Il posa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes et sortit de la voiture pour la laisser partir en lui faisant un dernier coucou.

.

Maxime passa son badge sur le boîtier pour ouvrir la grille de la courre. Il secoua son doigt pour que la coccinelle qui venait de s’y poser s’envole. Il la regarda remonter jusque sa paume et fit de plus grands gestes pour qu’elle parte. Il sursauta en entendant un battement d’aile près de son oreille. Son c?ur se calma quand il aperçu le bourdon, il préférait ça à une guêpe. Il souffla par le nez en se rendant compte que sa respiration c’était coupée, une piqûre quand il avait six ans lui avait suffit, il n’avait pas envie de revivre ça. Son nez le chatouilla quand il inspira de nouveau, puis il le sentit le brûler en ayant envie d’éternuer. Il fouilla rapidement ses poches à la recherche d’un mouchoir mais n’en trouva pas. Plus son envie d’éternuer se faisait présente, plus ses yeux piquaient. Il dégota enfin un vieux mouchoir usagé dans sa poche arrière qu’il eut à peine le temps de décoller pour avoir une surface suffisante pour se moucher, qu’il éternua dedans. Il pu voir un moucheron englué de morve se débattre. Il comprenait mieux pourquoi ça le brûlait. Il regarda sur le côté en entendant de nouveau le battement d’aile, le bourdon lui tournait autour et venait taper contre son bras. Le printemps étant arrivé tôt cette année, les animaux avaient dû sortir trop tôt d’hivernation et du coup étaient perdu. Maxime bougea son bras pour l’éviter, mais un deuxième vint aussi se cogner contre ses doigts. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale à ce contact, la sensation des ailes sur ses doigts n’étant pas agréable, il les frotta pour essayer de retirer le vrombissement qu’elles avaient laissé. Un nouveau frison le prit. Il n’aimait vraiment pas les petits volatils jaunes et noirs, peu importe qu’ils soient dangereux ou non. Il rentra sa main dans sa manche pour essayer des les chasser avec et c’est là qu’il vit la dizaine de coccinelle sur son bras.

Il avait beau se secouer dans tous les sens, elles ne voulaient pas se décrocher. Il étouffa un cri en sentant un truc coincé dans ses cheveux. Il posa doucement ses doigts un peu plus loin et tâtonna jusqu’à l’endroit qui faisait vibrer tout son crâne. Il n’aimait pas ça. Il ne savait pas ce qui était prit au piège dans ses cheveux et il espérait seulement que ça ne soit pas un truc qui pique. Il n’avait pas encore vu de frelon asiatique cette année et il espérait que le premier qu’il croise ne soit pas là. Un autre frisson le prit et il retira très vite ses doigts alors que la bête était toujours sur sa tête. Il se pencha en avant et fit remonter ses doigts de sa nuque en jusqu’au sommet de son crâne d’un coup. Il étouffa un nouveau cri quand il la sentit et se secoua pour oublier ça. Il vit ensuite un truc s’envoler du sol et fut à moitié rassuré de voir que ce n’était qu’une libellule. Il se décida à rentrer quand un des bourdon vint de nouveau se cogner contre son bras. Il se tourna pour prendre la direction de son appartement et vit la nuée de bête qui formait un nuage aussi gros qu’une valise devant lui. Il ne savait pas quelles genres de bestioles étaient présentes, et il ne voulait pas perdre de temps à savoir, il voulait se mettre à l’abri chez lui. Un peu plus loin, près des cabanons, il vit le chat essayer de chopper quelques insectes. Il le regarda lever paresseusement une patte pour essayer d’avoir un bourdon. Des fourmillements sur sa main le firent se crisper. Trois bourdons étaient en train de l’escalader pour essayer de rentrer dans sa manche. Il se mit à sautiller sur place en balançant son bras pour les déloger tout en refrénant son envie de prendre ses jambes à son cou pour partir loin d’ici. Même passer la soirée avec tatie paraissait une meilleure option que de traverser la courre devant chez lui. Il essaya d’esquiver le nuage en passant sur les petits pavés qui permettaient de délimiter le parterre de fleur en étendant au maximum ses jambes pour faire des pas chassés les plus rapides possible. Son sang se glaça quand il sentit les battements d’aile contre sa joue. D’une claque, qui lui laissa une marque rouge, il vira la bête et avança un peu plus vite vers sa porte. Sa joue fourmillait et il avait l’impression de ressentir des battements d’aile partout sur son corps. Il secoua sa jambe couverte de coccinelle en s’approchant du bâtiment, il était hors de question que ces bêtes le suivent jusque chez lui. Son souffle se coupa quand il la repéra. La guêpe qui s’approchait de son nez pour s’y poser. Il ressentit de nouveau la douleur de la piqûre qu’il avait eut petit et son corps se tétanisa. Il voulait partir, mais il n’y arrivait pas. Sa respiration se débloqua quand il vit le pigeon passer à même pas deux centimètres de lui et la gober. Ses jambes se mirent en marche en direction de la porte d’entrée sans qu’il ne s’en rende compte.

Attend !

Maxime se tourna pour voir qui lui voulait du mal en le forçant à rester dehors pour se faire attaquer par les bêtes, mais ne vit personne.

C’est important.

Il tourna la tête, mais ne vit toujours personne. La courre était vide.

C’est urgent.

Il baissa la tête vers la voix et vit le chat roux assit devant lui. Il allait partir quand il vit ses babines remuer.

Ils sont en danger, il faut rentrer sur Erret.