Chapitre 1:Le bal de promo
Ce soir-là, je me tenais devant le miroir de ma chambre, partagé entre nervosité et excitation. À dix-sept ans, je me préparais à vivre l'une des soirées les plus marquantes de ma vie : le bal de promo de fin d'année, qui se tenait dans une salle de bal élégante au cœur de Londres. Mon costume était impeccable, le nœud papillon soigneusement ajusté. Le cœur battant, je me préparais à affronter l'inconnu. Humber, la fille de mes rêves, allait être là, et ce soir, j'avais décidé de lui avouer mes sentiments
Ma mère, Lisa, se tenait à la porte de ma chambre, son regard empli de fierté et d'émotion. « Tu es magnifique, mon fils. Fais en sorte que ce soir soit inoubliable, » dit-elle avec tendresse. Sa voix réconfortante me donna la force dont j'avais besoin. Je lui rendis son sourire avant de quitter notre maison dans le quartier paisible de Notting hill, le cœur léger et l'esprit empli d'espoir.
Le bal se tenait dans une salle de réception somptueuse au cœur de Londres, dans le quartier historique de Westminster. Les lumières scintillantes et les décorations élégantes créaient une atmosphère féerique. J'arrivai sur place avec mes amis proches : Siara, Jason, Jule, Stéphanie et Darek. Nous formions une bande inséparable, partageant rires et souvenirs depuis des années.
« Hé, Khalil, tu comptes enfin parler à Humber ? » me taquina Jason, un sourire espiègle sur les lèvres.
« Ouais, ce soir, c'est le grand soir, » répondis-je, tentant de cacher ma nervosité.
« Allez, mon vieux, tu vas tout déchirer, » ajouta Darek, me donnant une tape amicale dans le dos.
La soirée était magique, comme un rêve éveillé. Mes amis et moi dansions, riions et profitions de chaque instant. La musique résonnait dans la salle, les basses faisaient vibrer le sol, tandis que les lumières colorées illuminaient les visages joyeux des élèves. Mais mes pensées étaient constamment tournées vers Humber. Je la voyais au loin, sa robe bleue épousant parfaitement ses courbes, ses cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules. Chaque sourire qu'elle m'adressait faisait battre mon cœur un peu plus fort.
Après avoir rassemblé tout mon courage, je me dirigeai vers elle. « Humber, tu veux bien venir dehors avec moi ? » demandai-je, ma voix légèrement tremblante.
Elle me regarda, surprise, puis acquiesça avec un sourire. Nous nous dirigeâmes vers le balcon, laissant derrière nous l'agitation de la fête. Le ciel était clair, parsemé d'étoiles scintillantes, créant une ambiance magique et intime. Je pris une grande inspiration, puis, rassemblant tout mon courage, je lui avouai mes sentiments.
« Humber, ça fait des années que je ressens quelque chose pour toi. Je sais que c'est peut-être soudain, mais je devais te le dire ce soir. »
Elle me fixa, ses yeux brillants d'une lueur que je n'avais jamais vue auparavant. « Khalil, moi aussi... Je ressens la même chose. » Ses mots furent comme une douce mélodie à mes oreilles, et un sourire de soulagement se dessina sur mon visage.
Nous restâmes quelques instants à savourer cet instant magique, un sourire complice illuminant nos visages. De retour à l'intérieur, la fête semblait avoir pris une nouvelle dimension. Tout était plus lumineux, plus vivant. Humber et moi, main dans la main, avancions dans la salle comme si le monde entier nous appartenait.
« Allez, on va danser ! » s'exclama Humber, m’entraînant sur la piste.
La musique battait son plein et nous dansions avec enthousiasme, nos rires se mêlant à ceux des autres. Nous partagions des moments de complicité, entre danses endiablées et conversations animées. Humber, espiègle, me murmura à l’oreille : « Alors, c’est maintenant que tu m’invites à danser sur notre chanson préférée ? »
Je souris et la pris par la main pour l’emmener au milieu de la piste. « Avec plaisir, mademoiselle, » répondis-je en riant. Nos corps se mouvaient en parfaite harmonie, chaque mouvement semblait naturel et fluide, comme si nous avions dansé ensemble toute notre vie.
Pendant ce temps, Siara, Jason, Jule, Stéphanie et Darek nous regardaient avec des sourires approbateurs. « Hé, regardez-les, c’est pas mignon ça ? » plaisanta Siara, une lueur taquine dans les yeux.
« Je parie qu’ils vont finir par se marier, » répondit Jason, en se servant un verre de punch.
« Ils sont vraiment faits l’un pour l’autre, » ajouta Jule, son regard posé sur nous avec une tendresse évidente.
Après des heures de danse, de rires et de photos souvenirs, nous étions épuisés mais heureux. Mes amis, Humber et moi avons décidé de rentrer ensemble, la limousine nous attendant devant la salle. Nous nous sommes installés à l'intérieur, discutant et plaisantant, notre joie palpable dans l'air.
« C’était une soirée de folie ! » s'exclama Darek, allongé sur le siège en cuir moelleux.
« Ouais, et toi, Khalil, t’as assuré avec Humber, » ajouta Jason, me donnant un coup de coude complice.
« Merci, les gars, » répondis-je, un sourire satisfait aux lèvres.
Pendant le trajet, Humber se blottit contre moi, sa tête reposant sur mon épaule. Nous échangions des regards complices, nos mains entrelacées, savourant la douce intimité de l’instant. La limousine roulait doucement à travers les rues calmes de Londres, nous ramenant peu à peu à la réalité après cette nuit enchantée.
Arrivés devant chez moi, je descendis de la limousine avec un dernier signe de la main à mes amis. La lumière douce du porche éclairait la porte d'entrée, créant une ambiance accueillante. Mais en m'approchant, je remarquai que la porte était légèrement entrouverte. Un sentiment de malaise me saisit immédiatement.
« C’est bizarre, » murmurai-je pour moi-même en poussant doucement la porte.
L'intérieur de la maison, habituellement si ordonné, était sens dessus dessous. Des meubles renversés, des papiers éparpillés sur le sol, des traces de lutte évidentes. Mon cœur se serra d'angoisse alors que je parcourais du regard les dégâts. Puis, je la vis. Ma mère, Lisa, était étendue sur le tapis du salon, immobile.
« Maman ! » criai-je, ma voix résonnant dans le silence angoissant de la maison. Je me précipitai vers elle, les mains tremblantes, tentant désespérément de trouver un pouls. Mais il n'y avait rien. Elle était partie. Les larmes commencèrent à couler sans que je puisse les retenir, brouillant ma vision. Je saisis mon téléphone, paniqué, et tentai d’appeler les secours. Dans ma confusion, je composai par erreur le numéro de mes amis.
En route vers le prochain arrêt, mes amis étaient encore en train de plaisanter lorsque Siara répondit au téléphone. « Khalil, qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle en riant.
Mais au bout du fil, tout ce qu'elle entendit furent mes sanglots et mes tentatives désespérées de parler. « Il... il est arrivé quelque chose... Venez vite... » balbutiai-je.
Leur réaction fut immédiate. « Tourne la limousine, » ordonna Siara, l'anxiété perçant dans sa voix. En quelques minutes, la limousine fit demi-tour et se précipita à travers les rues de Londres.
À leur arrivée, ils me trouvèrent à genoux près de ma mère, mon téléphone toujours en main, mes larmes coulant silencieusement. La vue de Lisa, étendue sans vie, plongea mes amis dans un silence choqué. Ils se précipitèrent vers moi, leurs bras se refermant autour de moi dans une étreinte de soutien.
« Khalil, que s'est-il passé ? » demanda Darek, sa voix tremblante d'émotion.
« Je... je ne sais pas. Je suis rentré et elle... elle était là, par terre, » répondis-je, ma voix brisée par la douleur.
Les sirènes des secours résonnaient au loin, se rapprochant lentement. Mes amis restèrent à mes côtés, essayant de me réconforter tant bien que mal. Mais dans mon esprit, une seule pensée dominait : je devais découvrir qui avait fait ça. Et surtout, je devais les faire payer. Cette soirée, qui avait commencé sous les étoiles avec tant d'espoir, s'était terminée dans l'horreur et le désespoir. C'était le début d'une quête de vengeance qui allait bouleverser ma vie de façon irréversible.