𝔏𝔞 𝔅𝔢𝔩𝔩𝔢 𝔢𝔱 𝔩𝔞 𝔅𝔯𝔲𝔱𝔢

All Rights Reserved ©

Summary

'La rebelle et la brute' serait un terme plus exact. Parce que Malycia est loin d'être une jeune fille cultivée et sans défense. Elle a du répondant, a plus souvent levé ses majeurs que ses jupes, et ne mâche jamais ses mots. Tout ce qu'elle pense, elle le dit sans se soucier des conséquences. Mais dans ces conséquences, il va y avoir Adrian. Cet homme n'a pas non plus sa langue dans sa poche et a surtout autre chose à faire que s'occuper d'une gamine écervelée qui pense que tout lui est dû. Comme vider sa maison d'enfance après le décès de son père, par exemple. ♪ : 𝚂𝚗𝚘𝚠 𝚆𝚒𝚏𝚎 « 𝘐 𝘭𝘪𝘬𝘦 𝘸𝘩𝘦𝘯 𝘺𝘰𝘶 𝘱𝘪𝘴𝘴 𝘮𝘦 𝘰𝘧𝘧 𝘜𝘴𝘶𝘢𝘭𝘭𝘺 𝘮𝘦𝘢𝘯𝘴 𝘵𝘩𝘦 𝘴𝘦𝘹 𝘪𝘴 𝘳𝘰𝘶𝘨𝘩 𝘛𝘢𝘬𝘦 𝘢 𝘱𝘪𝘤𝘵𝘶𝘳𝘦 𝘸𝘩𝘦𝘯 𝘸𝘦 𝘧𝘶𝘤𝘬 𝘐 𝘵𝘩𝘪𝘯𝘬 𝘸𝘦 𝘴𝘩𝘰𝘶𝘭𝘥 𝘣𝘭𝘰𝘸 𝘪𝘵 𝘶𝘱 » - 𝘚𝘯𝘰𝘸 𝘞𝘪𝘧𝘦 ➳ Parce que vous avez adoré Claire et Darill, je vous propose ici un autre couple explosif, qui fera battre votre petit cœur et voler les papillons dans votre ventre.

Status
Complete
Chapters
39
Rating
4.6 5 reviews
Age Rating
18+

I

- Malycia -

Il y a deux catégories de filles à Halloween : celles qui font peur, et celles qui s’habillent sexy. Moi, je suis évidemment l’une de ces filles à profiter d’une soirée déguisée pour enfiler un costume provocant. C’est une bonne façon de me faire remarquer et de plaire au garçon que j’aime. J’ai enfin décidé de lui avouer qu’il me plaisait et je compte bien lui demander gentiment de me soulever.

L’ange sexy est déjà pris par une de mes amies, mais ça nous a permis de nous accorder sur un thème de couleur. Le blanc sera le thème de notre trio et pour être assortie à l’ange démoniaque et à l’infirmière, je suis partie sur la classique mariée ensanglantée. Un classique que j’ai mis à ma sauce.

Mon costume est tiré de l’ère victorienne, avec un corset serré pour dévoiler ma poitrine, et un jupon très court qui dévoile mes porte-jarretelles, mes bas et surtout, ma culotte en dentelle. Et pour donner un peu de couleur et de peps, parce que c’est tout de même halloween, je m’asperge de faux-sang comestible, parfait pour nourrir mon prince charmant si jamais il a un petit creux. J’en mets sur mes jambes, mon visage, mes bras et surtout, entre mes seins remontés. Je dois paraitre blessée, alors j’étale le sang en une énorme tâche au niveau du corset, pour faire croire qu’on m’aurait poignardée.

Ce n’est pas assez. Je suis une mariée riche, dans l’ère victorienne. Il me faut des bijoux. Beaucoup de bijoux. Des sautoirs en perles, des bracelets et une petite broche que je glisse dans mon épaisse tignasse brune. Elle se mêle à mes boucles et tient en place quand j’y installe mon voile. Tout est parfait, et lorsque j’enfile mes petites talonnettes blanches, complètement neuves, je suis enfin prête à me rendre à cette soirée, qui s’annonce mortelle !

Joy et Priscilla viennent me chercher en compagnie de Peter, le frère de Joy.

- T’es trop canon !! hurle Joy en donnant des coups à son klaxon.

J’effectue un tour sur moi-même, fière de ma tenue, avant d’entrer dans la voiture, à côté de ma blonde préférée.

- Tu n’as pas d’ailes ? je lui fais remarquer.

- Elles sont trop grandes pour la voiture, je vais les abimer. Elles sont dans le coffre, je les mettrai juste avant d’entrer.

Je souris puis tourne mon attention sur Peter.

- Sympa le costume, t’es qui ? Jack Sparrow ?

Les filles éclatent de rire mais Peter roule des yeux.

- Je suis barbe noire.

- Ah ouais, d’accord... Mais personne lui a dit que le thème de notre groupe c’était le blanc ?

- Tu sais bien que Peter ne veut pas se mêler à sa grande sœur, réplique Joy en me regardant à travers le rétroviseur intérieur. Il partira devant pendant que Priscilla enfilera ses ailes, comme ça on pourra arriver toutes les trois en même temps et faire une entrée de star !

- Carrément !

Priscilla plisse les yeux, en pleine réflexion.

- Ton trait de eye-liner est plus épais que d’habitude, non ?

J’acquiesce fièrement d’un mouvement de tête.

- Ouais. Tu aimes ?

Elle se rapproche pour observer mon maquillage, assez simple pourtant. J’ai mis du gloss pour faire briller mes lèvres pulpeuses et j’ai épaissi mon eye-liner pour affiner mes yeux et étirer mon regard. Pour me donner un air fatigué, morte, j’ai souligné ma paupière inférieure avec un crayon rouge, que j’ai frotté avec le doigt pour estomper et étaler.

- Trop belle, me complimente Priscilla. J’adore ton gloss... Tu l’as sur toi ?

- Bien sûr !

Je sors le gloss de ma petite pochette blanche pour en appliquer sur les lèvres de la blonde. Et pendant tout le trajet, nous retouchons nos costumes, notre maquillage, notre coiffure, sous les yeux exaspérés de Peter. Il a dix-sept ans et ne comprend toujours pas les besoins des femmes, même si nous avons tous grandi ensemble.

Comme annoncé, à peine Joy a-t-elle arrêté la voiture que Peter se jette dehors et se précipite à l’intérieur de la maison. La porte est ouverte et des gens sont déjà au-dehors en train de boire, de danser ou de discuter. Priscilla ouvre le coffre pour en sortir une magnifique paire d’ailes en plumes et comme de bonnes amies, Joy et moi l’aidons à les enfiler. Effectivement, ses ailes sont un peu imposantes, mais elles sont remarquables. C’était le but de sa démarche, et en la voyant aussi belle, je me dis que prendre la mariée ensanglantée était un bon choix aussi. Je n’empiète pas sur mes amies. Nous nous mettons chacune en valeur en étant ensemble et coordonnées.

C’est donc dans une synchronisation parfaite de nos talons que nous arrivons à la fête. A la vue du trio infernal, tout le monde se retourne. Nous ignorons ceux que nous ne connaissons pas pour nous approcher de notre groupe de garçons préférés, duquel fait partie Chrisley, le beau métisse aux yeux verts et aux chaines en or, qu’il a aujourd’hui troqué contre un ras-du-coup en forme de gouttes de sang. Son collier imite une décapitation. En le voyant, je me maudis de ne pas y avoir pensé.

- Salut, les filles...

Tout le monde est là et nous salue. Chrisley m’attrape immédiatement par les reins.

- T’es magnifique, hurle-t-il dans mon oreille pour que je l’entende au travers de la musique.

Je rougis et me mords la lèvre. J’attends qu’il m’embrasse, mais il se contente d’un petit baiser rapide dans le coin de ma bouche. Toutefois, il me garde près de lui en posant sa main sur ma hanche.

- Vous voulez quelque chose à boire ? propose le meilleur ami de Chrisley.

- Evidemment ! répond Joy avec enthousiasme.

Joy fait mine de ne pas se préoccuper de son frère, mais je la vois quand même donner des coups d’œil en sa direction. Elle le surveille et observe ses fréquentations, principalement féminines. Juste devant eux, un couple se galoche dans le canapé. Je prends cela comme un signe et pose ma main sur celle de Chrisley, qui baisse le regard sur moi.

- T’es jamais venue ici, toi, pas vrai ?

- Non, jamais.

- Ca te dirait de voir ma chambre ?

Je souris de toutes mes dents et accepte. Quand il attrape mon poignet pour me tirer vers les escaliers, je lance un regard de conquérante à Joy et Priscilla, qui lèvent leurs pouces en sautillant.

Enfin, je peux me dévoiler à Chrisley. Et je n’ai même pas besoin de dire quoi que ce soit qu’il se précipite sur mes lèvres quand nous entrons dans sa chambre. Il ferme la porte du pied et sans lâcher mes lèvres, il me pousse jusqu’au lit en retirant sa chemise noire. Je finis par heurter mes mollets au bois du lit et tomber sur les fesses sur le matelas.

Tout est très rapide, presque comme dans mes rêves les plus fous. Chrisley dévoile son torse caramel et écarte mes cuisses de ses mains chaudes. Je tire sur ma broche pour ôter mon voile, assez gênant dans cette partie de jambes en l’air, et le dépose à côté de moi. Chrisley prend les devants et m’allonge en poussant mes épaules. Il se penche alors pour embrasser mon cou et mes seins.

- Tu peux lécher le sang, il est comestible, je déclare en passant mon indexe entre mes seins et en le portant à ma bouche.

Chrisley est ravi. Il plonge à nouveau sa tête dans mes seins et commence à lécher le sang qui a éclaboussé ma peau. Je passe ma main dans ses doux cheveux et pendant ce temps, il détache son pantalon et sort sa queue. Je ne la vois pas, mais je la sens entrer en moi brutalement, après qu’il ait écarté ma culotte.

Je pousse un cri de surprise et commence à gémir de plaisir. Je le sens s’agiter en moi frénétiquement et taper le fond de mon utérus avec passion. C’est un délice, j’écarte les jambes et les croise dans son dos pour l’inviter à venir encore plus profondément en moi.

- T’es en train de baiser un cadavre, je lui lance pour plaisanter.

Je l’entends pousser un soupire d’effort, la tête enfouie dans ma poitrine.

- Putain, dis pas ça, ça m’excite...

Je rigole et ferme les yeux pour profiter de sa queue épaisse.

- C’est le but, non ?

C’est très excitant, je sens le plaisir venir doucement.

- Je vais jouir..., déclare Chrisley en accélérant ses mouvements. T’es trop bonne...

Ce compliment me donne des papillons et m’excite encore plus. Il sent délicieusement bon, ses cheveux sont doux et sa queue est comme je l’avais imaginée. Je voulais vraiment coucher avec lui, et je ne pensais pas que ça arriverait si vite. J’avais prévu de lui avouer ce que je ressentais d’abord, mais cela me convient. Je me laisse prendre comme une mariée lors de sa nuit de noce.

- Je vais jouir... je vais jouir...

Soudain, la réalité refait surface et je fronce les sourcils.

- Tu as mis une capote ?

- Non...

- Alors retire-toi !

Je décroise mes jambes pour le libérer et relâche sa tignasse. Mais il ne s’arrête pas pour autant, je sens encore sa queue entrer en moi.

- Retire-toi !

- Je peux pas... Je peux pas... Je vais vraiment jouir... Putain...

- Chrisley, retire-toi ! S’il te plait !

- Putain !

Il prend un élan incroyable pour se relever et sortir de ma cavité humide. Lorsqu’il prend son membre en main, un jet blanc en sort et Chrisley pousse un râle animal. Il fait sortir le reste en se branlant quelques instants et en soupirant de manière rythmée.

Je reste allongée et observe le spectacle en posant mes mains sur mon ventre. C’est terminé, on a baisé et il a joui. Je ne pourrai plus rien tirer de lui et mon plaisir n’est pas la priorité de la soirée.

- T’es trop bonne, Malycia, répète-t-il en fourrant sa queue ramollie dans son caleçon.

- Est-ce que ça veut dire qu’on sort ensemble ? Je demande en souriant.

Il essuie le faux-sang sur ses lèvres du pouce et reboutonne sa chemise.

- Ouais, si tu veux.

Il tire sur son col.

- Bon, je vais rejoindre les autres. Tu viens ?

- J’arrive.

Il ne me force pas à le suivre et fait demi-tour. La porte reste ouverte alors que mon sexe est toujours à découvert, mais je m’en fiche. Je fixe le plafond calmement, le sourire aux lèvres. J’ai enfin couché avec Chrisley, l’homme de ma vie, et il a accepté de sortir avec moi. Après des mois à lui courir après, je suis comblée de bonheur. Même si je pensais qu’il me sauterait au point de me faire jouir, je me dis qu’il fera mieux la prochaine fois.