Le soir que je voudrais vivre
Je viens de m’éveiller, brisant un trop beau rêve :
Je me voyais assis sur un gazon de mousse,
Les oiseaux près de moi, lançaient leur note brève,
Le vent d’été soufflait, frôlant les jeunes pousses.
Et les flots à mes pieds, me murmuraient sans trêve,
Des mots harmonieux, de leur voix tendre et douce ;
Et le bruit que faisait l’eau mouvant sur la grève,
Emettait des sons lourds tel un dindon qui glousse.
Je voyais dans les cieux un tableau radieux :
Brillant dans leur clarté, des anges silencieux,
Escortaient une fée, lui soutenant son voile ;
Sa blonde chevelure était ornée d’étoiles.
Et cet être divin vers moi daignait sourire !
Et dans ses yeux, Dieu sait, ce que je pus y lire.