Peut-être qu'Un Jour ?

All Rights Reserved ©

Summary

Avez-vous déjà ressenti une attirance si puissante que tout vous semble dérisoire à côté ?

Status
Complete
Chapters
11
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1: Attraction (parti I)

Me voilà dans le bus que la société a loué pour nous emmener à notre petit séjour, soit disant pour consolider les liens entre nous. Cette année, c'est la neige à Annemasse. L'an dernier c'était Argelès, à croire qu'ils aiment que les villes commençant par leur initial. Le bus se stoppe devant un hôtel Campanile, c'est magnifique. La réception nous donne les clés de nos chambres. Je prends ma valise, alors que mes collègues femmes en ont deux ou trois et les hommes en ont autant que moi, une seule. Tous mes partenaires de travail prennent l'ascenseur, ou attendent leur tour pour y monter. Dans mon cas, ce sont les escaliers. Je monte jusqu'au deuxième étage, et un homme attire mon attention, ses yeux m'emprisonnent, et je n'arrive plus à bouger le moindre muscle. Il me fit un sourire et mon cœur rate un battement, le simple fait de ce sourire permet de nouveau à mon corps de répondre aux demandes de mon cerveau. Je lui rends son sourire et j'ouvre ma porte, j'y pénètre la referme et dépose ma valise sur le lit. J'ouvre une fenêtre et aère mon lieu de vie d'une semaine. Je me demande ce qu'il vient de se passer. Cet homme m'a complètement envoûté, ses yeux, son corps. Est-ce que je le reverrai? Est-ce que je lui plais? Tant de questions, alors que je ne lui ai même pas parlé, je ne connais même pas son nom, mais qui est-il ? Aller remue-toi Angeline, me grondais-je. Cette après-midi, avec les collègues, nous avons une activité ensemble. Une sorte de chasse au trésor en trinôme au Parc de Montessuit, je trouve l'idée intéressante, mais avec quel collègue, vais-je me retrouver? En attendant, je clos la fenêtre et déballe mes habits, et mon nécessaire de toilette, rien d'extraordinaire, une crème hydratante visage, une autre pour mon corps, mon gel douche et shampooing, sans oublier ma brosse à dents, dentifrice et mon peigne. J'entends toquer à ma porte. Je me dirige vers l'origine du bruit et j'entrouvre.

"Bonjour", dis-je.

"Bonjour Madame, votre employeur organise un repas à l'extérieur, tout le personnel est attendu dans dix minutes dans le hall."

" Merci de l'information Monsieur, bon courage."

"Merci Madame."

Il s'en va, et devinez qui est dans le couloir. Oui, c'est bien lui. L' homme qui emprisonne mon corps d'un simple regard. Le même effet se reproduit, j'ai l'impression que tout mon organisme ne me reconnaît pas comme son propriétaire, mais seulement lui. Mais qui est-il à la fin? Oh purée, il s'approche de moi.

"Madame, puis-je vous aider?" En s'avançant davantage dans ma direction.

Le son de ma voix ne sort pas, cependant, je peux de nouveau bouger ma figure et n'arrive qu'à faire un signe de tête pour lui indiquer non et je referme la porte.

Mon dos se plaque contre la porte, je suis dans un tel état. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. En temps normal, je ne réagis pas ainsi face à un homme, ce n'est pas moi. Des coups raisonnent contre mon corps. Oh mince, c'est lui, me dis-je en parlant doucement.

"Angeline, t'es prête, on part dans quatre minutes."

C'est ma collègue Cynthia, ouff.

" Oui, j'arrive Cynthia. Je mets une veste et je serai là."

"Ok, à tout de suite, alors." Et elle s'en va.

Bon resaisis-toi Angeline, ton emploi en dépend. Je prends mon blouson et descends vers le hall. Je constate qu'il parle avec mon patron. Ma collègue Cynthia prend mon bras et le cale contre son flanc et son bras.

"Angeline, tu vois cet homme, eh bien il sera avec nous pour la chasse au trésor, et ce n'est plus des trinômes mais des binômes pour la chasse au trésor."

"Ah bon, pourquoi ça !"

"Comme tu sais Steven n'a pas pu venir, donc nous devions être par trois, mais comme cet homme vient, alors l'équilibre revient et nous serons par deux."

"Oh, est-ce qu'on connaît déjà les équipes ?" Lui dis-je.

"Non, pas encore, mais ça ne serait tarder! Sûrement après le repas."

Je n'ose pas le regarder et monte dans le bus avec Cynthia. Le trajet fut court, nous descendons, notre employeur Alberto se dirige vers l'accueil du restaurant Le Bérénice, un bel endroit. Le serveur nous conduit à notre table, une grande table à vrai dire. Avec Cynthia, nous nous installons l'une à côté de l'autre, nos collègues s'installent également. Nous prenons une fondue savoyarde, tant qu'à faire, nous sommes en Haute Savoie, alors autant choisir un plat local. J'entends comme un ricanement, je tourne la tête et j'aperçois Félicity qui glousse, fait la moue devant cet homme. Je sens une émotion surgissant, et ce n'est que la jalousie. Pourquoi, elle arrive à bouger et se pavaner, alors que moi, c'est la statue. Reprends tes esprits, tu n'as pas à être jalouse, il n'est rien pour toi, et pour lui, tu n'es rien, oublies cette émotion qui n'a pas lieu d'être.

"Angeline, devrions-nous, lui donner un surnom à l'homme ?!"

"Oui, que dis-tu de regard de braise?"

"Bien trouvé Angel, t'assures grave!" S'exclame Cynthia.

"Et moi, Angel?" Me demande Francis.

"Hum... toi, Choupinet"

"Bah pourquoi ?"

"T'es super mignon, et adorable avec nous."

" Alors, je suis flatté," ajoute-t-il.

"De rien, Choupinet," en cœur avec Cynthia.

Regard de braise me lance un de ses regards, je n'ai pas fait de bêtises, je ne comprends pas. Mais je le découvrirai bien assez tôt. Notre repas se passe dans une bonne ambiance, et nous commençons à sortir du restaurant. Une mauvaise habitude, je m'allume ma cigarette, et j'expire la fumée par le nez et la bouche, Choupinet me rejoint et  allume la sienne. Regard de braise se joint à nous.

" Ne tardez pas trop, nous allons bientôt y aller."

"Ne vous en faîtes pas, nous y serons, le temps que les collègues montent, nous pouvons en fumer au moins deux chacuns." Lui réponds dis-je.

Je m'étonne moi-même, j'ai pu parler devant lui. Whaou.

"Ce n'est pas bien, vous devriez penser à arrêter."

"Ce n'est pas possible, nous remplissons les caisses de l'État." Quelle mouche m'a piqué.

"Hummm, ne tardez pas !" Nous dit-il et repart.

Choupinet me regarde

"Je retrouve mon Angel!"

"Je n'étais pas partie, j'étais là Choupinet."

Nous nous rigolons, et embarquons dans notre bus, direction le Parc de Montessuit.

Alberto nous donne les binômes, et je me retrouve avec Regard de braise. Si Félicity aurait eu des bazookas à la place des yeux, je serai partie en fumée ou en charpie. Pour la charrier, je lui fais un clin d'œil. Je sais, je sais pour consolider nos liens entre camarades de labeur, c'est méga foutu. Mais cette femme me sort par les yeux, et c'est réciproque. Alberto nous donne le premier indice, et nous sommes tous entrain de chercher. Regard de braise me frôle le bras, et je m'arrête net dans ma lancée, de l'électricité parcourt mon corps, et s'en suit de picotements sur mon bras. Je l'observe et il sourit.

"Alors, maintenant, tu sais parler ou tu vas rester muette comme la dernière fois !"

Respire, respire, dis quelque chose, n'importe quoi.

"Je parle." Oufff deux mots sont sortis.

"Bien!"

Il me prend la main, et m'emmène loin du parc. Une voiture nous attend et nous dépose devant un local à vendre. Nous nous retrouvons tous les deux seuls et sa main est toujours dans la mienne.

"J'ai ressenti cette attirance, dès que j'ai posé mes yeux sur toi."

"Vous l'avez ressenti aussi!" M'exclamais-je!

"Voir ce collègue se rapprocher de toi, cela m'a mis hors de moi."

"Ah c'était pour ça, cet étrange regard au restaurant." Puis je me rappelle de son intervention pendant le fumage de notre cigarette.

"Et la discussion à propos de..." Je n'ai pu finir ma phrase.

"Je voulais m'assurer que tout aller bien." Dans ma tête, je me dis mais bien-sûr.

"Je te propose que nous passons trois jours ensemble, et puis, chacun partira de son côté. Quand penses-tu?" En me caressant la joue.

Il sait si bien changer de sujet, mais il est vrai que j'apprécierai passer du temps près de lui.

"Je ne suis pas contre, mais le voyage de l'entreprise." Lui répondis-je.

"Ne t'en fais pas pour cela, tout est réglé.  Alors!?"

"J'accepte votre proposition."

"Je vais te faire découvrir d'autres perspectives, vu ce que je vais entreprendre avec toi, tu peux me tutoyer."

"D'accord"

Dès qu'il a eu ma probation, il ouvrit le local, nous y entrons et referma la porte à clé derrière nous. Nous passons devant un bureau et dès que nous l'avons contourné, il plaque mon dos contre le mur, il dépose des baisers sur ma mâchoire, tout en ouvrant mon blouson, des baisers sur mon cou. Tout en défaisant mes habits, il l'embrasse mon corps, arrivant à mon entrejambe. Il y glisse sa langue, ajoute un doigt, un second le rejoint.

"Retiens ta jouissance,"me chuchote-t-il.

Ses va et vient deviennent de plus en plus rapides.

"Maintenant!"

Dès que j'entendis ce mot, mon corps tremble, l'orgasme se répend dans tout mon être. Comme-ci, mon corps avait attendu son accord pour exploser.

"Ce n'est que le début de cette découverte," me murmure-t-il. En me soulevant et me plaçant assise sur le plateau du bureau délicatement.

"Tu es bien installée, Ma Fantaisie!"

"Oui, Regard de braise!"

Il bascule mon torse en me tenant la nuque d'une main. Une fois que mon dos est en place sur le bureau, il s'agenouille devant moi et il reprend d'assaut mon entrée humide avec sa langue et ses lèvres. Ses mains s'occupent de ma poitrine, il se redresse et il me pénètre d'un coup, ralentissant, accélérant ses coups de reins. Il pousse un cri rauque et je ne peux que gémir de plaisir, en entendant ce son. Je ne suis plus au contrôle de mon corps, seul son souffle, ses baisers et son toucher me parviennent comme un ordre auquel je ne pouvais pas lutter, j'adhère totalement.