George Mc Call (V1)

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Summary

L'histoire de "Georges McCall" tueur à gage parcourant la France et l'Europe afin d éliminer des cibles.

Status
Excerpt
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

Le visage crasseux, les yeux fatigués, le jeune homme semblait aussi essoufflé. Ses cheveux roux, lui arrivaient jusqu’en dessous de ses omoplates. Sa barbe était longue et dressée sur sa pointe. C’était un grand gaillard d’environ deux mètres quinze. Il portait un jean noir délavé, ainsi qu’un débardeur blanc. C’était sa tenue préférée du fait qu’elle lui permettait de se déplacer aisément. A la ceinture se trouvait une fine dague, avec la garde de couleur argentée. Il était également équiper d’un holster à la ceinture et un autre à l’épaule. En haut il y avait un Berreta 92, au niveau de la ceinture, il portait un M1911. Il avait devant lui un petit sac à dos, qu’il avait posé à ses pieds, le temps qu’il reprenne son souffle. Le jeune homme était assis contre un rocher en plein milieu d’un immense terrain vague. Il rechargea son Berreta, puis pris une de ses gourdes se trouvant dans son sac, et but une grande gorgée d’eau fraîche. Il prit un de ses chiffons, le mouilla et avec, se lava le visage. La fraîcheur de l’eau sur son visage lui fit du bien. Il regarda tout autour de lui tout en remettant en place son collier qui possédait une pierre brillante de couleur verte. Ne voyant personne dans les alentours, il ferma son sac, le remit dans son dos, et se redressa . Il commença à marcher plutôt vite dans le terrain vague.

Il ralentit, pour ne pas avoir le souffle coupé. Ses yeux verts regardaient le plus loin possible. Ils semblaient contempler un gratte-ciel, qui se trouvait bien seul dans un quartier rempli de maisons individuelles. Il glissa une main dans son sac, et en sortit un masque complet à l’effigie d’un écrivain célèbre d’une autre époque. Il avait désormais un visage mince, un nez fin et droit, les oreilles légèrement décollées. Les cheveux était noir et mis en arrière. Il fouilla à nouveau dans son sac et en sortir une paire de lunettes pliables et incassables. Une fois le terrain traversé, et les premières maison atteintes, il changea sa tenue pour un costume trois pièces de couleurs sombres. Il garda bien cachées ses deux armes, car il se devait de pouvoir les sortir vite en cas de besoin.

Dans la ville, il se fondit dans la masse malgré son apparence légèrement étrange. Certaines personnes semblaient le reconnaître. Enfin se souvenir de la personne dont il avait l’apparence. Il continua à marcher dans le quartier, jusqu’à arriver à l’immense gratte-ciel qui semblait surplomber la ville. Il était composé de soixante-quinze étages. Les paliers du bas appartenaient à des petites entreprises locales, tandis que ceux du milieu étaient à la disposition des grandes entreprises. Les derniers étages servaient d’appartements pour les employés et patrons des grosses boites. Cela leur permettait d’arriver tôt au travail, et de pouvoir partir le plus tard possible. L’homme s’approcha de l’entrée, salua le gardien et prit l’ascenseur. Il apprécia de pouvoir discuter avec un jeune couple d’entrepreneurs du quinzième étage.

Une fois le jeune couple descendu de l’ascenseur il décida de rester muet. Les autres personnes le regardaient avec étonnement. Il entendit l’un deux chuchoter qu’il lui rappelait quelqu’un de célèbre, mais désormais mort depuis des années. Il ne moufta rien. Il descendit à l’étage soixante-six, siège d’une entreprise médicamenteuse des plus puissantes du pays. Il entra sans problème, et se dirigea vers la salle de conseil qui se trouvait au bout de l’étage. Il entra dans une pièce remplie de fauteuils luxueux entourant une grande table de valeur. A chaque bouts de la table se trouvaient deux hommes. Tout autour se trouvaient huit individus dont quelques femmes. Ensemble ils formaient le conseil de l’entreprise. Il se présenta comme étant Howard Phillips, et il commença un discours sur l’entreprise. Il expliqua qu’il était venu les aider. Le dirigeant de la boite, demanda à ce que l’on appelle la sécurité. Alors Howard sortit sa dague et l’envoya sur l’interphone. Puis il bloqua, toutes les portes de sortie.

L’un des conseillers lança un siège sur une vitre donnant à l’extérieur, mais elle n’explosa pas et il se prit le siège en plein visage. Il avait oublié que les fenêtres en plus d’être par-balle, étaient difficilement cassables. C’était pour leur sécurité qu’elles avaient été placées. Mr Phillips demanda aux autres conseillers de rester calmes.

Il sortit un téléphone portable de la poche de son veston, qui détonnait avec son apparence. Il semblait appuyer sur quelques touches, et une musique de style flamenco en sortit, puis les lumières aux alentours parurent s’éteindre, les téléphones portables des conseillers furent hors-services ainsi que les quelques ordinateurs présents dans la pièce. Les personnes dans la pièce commençaient à avoir peur de cet homme.

Il leur fit un grand sourire. Puis il adressa la parole à un homme assez dégarni et bedonnant. Il lui fit la morale sur tous les maux qu’il avait fait ces derniers mois. L’homme semblait étonné que cet étranger puisse savoir ses secrets les plus cachés et les plus malsains. Il trembla. Le jeune homme fit de même avec quatre autres hommes, une jeune femme qui pourtant semblait innocente, trois femmes, connues pour être des mangeuses d’hommes, et le patron aussi en prit pour son grade.Tous tremblaient de peur. Ils venaient d’entendre leurs faits et méfaits les plus noirs de la bouche d’un étranger, qui ressemblait pourtant à quelqu’un qui ne leur était pas inconnu.


Howard sortit de son veston son Berreta 92 et tira une balle à bout portant en pleine tête de l’homme bedonnant.Comme il était placé à un des deux bouts de la grande table, la cervelle sortit de sa tête et alla s’étaler sur un tableau de maître placé sur le mur derrière la table. Pendant ce temps, le patron récupéra la dague et l’envoya en pleine tête de son propriétaire. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Car l’étranger l’arrêta de ses deux mains à quelques millimètres de son nez. Puis à une vitesse qui défiait le possible, la renvoya en plein cœur du patron. Il tomba à la renverse avec son siège et décéda quelques instants plus tard.

Les trois femmes se lancèrent à l’assaut de l’étranger. Elles tentèrent de l’étrangler et de le faire tomber au sol. Mais malgré sa faible carrure actuelle, il les envoya à l’autre bout de la pièce. L’une d’entre elles réussit à exploser une des vitres et commença à glisser dangereusement vers le vide. Un des hommes encore en vie se mit en tête de la sauver, malheureusement pour lui Howard lui tira une balle dans chaque jambe. Il s’écroula sur la femme, et ils tombèrent tous les deux dans le vide, pour aller s’exploser en plusieurs bouts sur une voiture. Enfin à ce que l’on pouvait deviner à l’entente du bruit strident d’alarme qui se fit entendre.

Un des hommes, lui, décida de se suicider, en allant rejoindre les deux autres sur la voiture, ou sur le bitume. Il cria qu’il ne voulait pas mourir des mains d’un bourreau inconnu et clama son innocence. Les survivants décidèrent quand à eux de se battre. Les deux femmes encore en vie, se relevèrent et ils lui tombèrent dessus tous ensemble. Il envoya un des hommes contre la table qui se brisa, en même temps que le dos de l’homme. Il ne pouvait plus bouger. Un autre se prit la poignée d’une des portes en plein ventre et agonisa. Une femme fut envoyée sur le lustre et retomba avec sur les décombres de la table et sur l’homme au dos cassé.

La dernière fut explosée contre un siège et criblée de balles dans le torse et la tête. Le dernier homme se mit à ramper et Howard lui explosa la tête contre le sol, ce qui en fit sortir sa cervelle comme de la bouillie. Il rit comme un fou et partit comme si rien ne s’était passé. Les autres personnes de l’étage ne le regardaient pas plus bizarrement qu’à l’aller. Comme si la salle avait été insonorisée au maximum. Par chance, l’ascenseur était vide et il put reprendre son apparence normale. Il sortit de l’ascenseur, salua les personnes de la réception et les gardes qui se trouvaient devant l’immeuble et prit la fuite discrètement. Personne n’avait encore enquêté sur la mort des trois personnes qui gisaient dans la rue. Comme si l’homme qui était sorti de l’immeuble avait fait tout ce travail et était sorti en quelques secondes.

L’homme retrouva ses longs cheveux roux et sa barbe tressée et il se redressa pour ré-intégrer ses deux mètres quinze naturels. Ses muscles saillirent de nouveau, il fit craquer sa tête, ses mains et ses genoux et marcha tranquillement dans la ville où il se trouvait encore. Tout ce que l’on pourrait savoir sur lui à part cette courte description physique, c’était son surnom de Mauricio, qu’il avait environ vingt-sept ans, et qu’il avait des origines irlandaises. Son surnom venait du fait que la première fois qu’on a pu l’apercevoir, c’était en Argentine en 1987, lors du premier match professionnel en championnat du joueur de foot Mauricio Pochettino. Il s’occupait d’éliminer ceux que la mafia et les gangs refusaient de liquider. Il n’avait pas d’attaches, pas de famille, pas d’amis, pas de maison. Et il avait la particularité de pouvoir ressembler à des personnalités décédées en changeant facilement son physique, et en portant un simple masque très réaliste.

Il prit un ticket pour le premier train. Il paya avec l’avancement qu’il avait perçu pour ce contrat. Deux milles euros ce n’était rien, mais ça couvrait amplement ses frais, ainsi que d’éventuels frais annexes. Il monta dans le train et se rappela qu’on ne lui avait pas demandé d’être discret, mais au contraire de faire un peu de « spectacle » et ne pas lésiner sur le vacarme. Il avait une sorte de barème qu’il avait créé, et qui était à remplir par ceux qui lui offraient le contrat. Sur l’arrangement était indiqué son salaire de base par tête, le montant moyen de ses frais, hors coûts de déplacement, la prime de risque et donc le fameux supplément selon, si le boulot était bien fait et avait eu de bonnes retombées médiatiques ou non. Ensuite à cela s’ajoutaient les frais de déplacement et quelques autres petits bonus.

Étant le seul à accepter de s’occuper de ce genre de cibles, dites difficiles, son coût de risque pouvait être élevé. Pour avoir tué le haut personnel d’une grande entreprise pharmaceutique, il allait donc pouvoir toucher deux cent milles euros minimum. Et les vingt milles supplémentaires étaient quasiment acquis. Il devait donc passer à sa « banque » voir s’il avait perçu le versement espéré, puis filer à la recherche d’un autre contrat. À moins qu’il puisse prendre une pause. Sa dernière pause avait durée dix ans et s’était terminée l’année précédente. Mais ayant près de quarante années de carrière, et n’étant recherché par aucune organisation gouvernementale, il pouvait donc se la couler douce. Car près, de trente pour cent de ses contrats lui étaient donnés par des organisations comme le F.B.I ou par des chefs de gouvernements. Le fait de ne pas vieillir et d’avoir une grande renommée, sans que les gens arrivent à se rappeler exactement à quoi il ressemblait, l’aidait beaucoup pour disparaître. Mais il arrivait toujours quand il le fallait.

Son train étant arrivé à destination, il en descendit. Malgré son physique assez imposant, il arrivait à ne pas se faire remarquer. Il put donc marcher à son aise dans cette petite ville campagnarde du sud de la France. Il passa voir le prêteur sur gages qui lui servait de banque pour ce contrat. Il le salua et récupéra son argent en liquide. 220 000 euros en billets de cinquante à deux cents. Heureux d’avoir autant d’argent, il s’empressa de le cacher dans les poches intérieures de sa veste et demanda s’il y avait un autre contrat pour lui. Le prêteur lui dit que non. Il prit donc congé, et reprit à nouveau le train. Cette fois ci, il avait décidé de dépenser son argent sur Toulouse. Une fois au calme dans le petit TER, il vérifia sa boite vocale sur ses téléphones portables et chercha sur internet les offres de contrats cachés.

N’ayant aucune proposition intéressante, il put prendre du bon temps dans la ville rose. Il alla voir les matchs des clubs de rugby et de football local. Il prit des places en tribunes présidentielles. Entre les deux matchs, il alla manger dans un petit restaurant vers Empalot. Après un bon repas et une bonne bière locale, il fit la connaissance avec de jolies Toulousaines, qu’il emmena avec lui, voir le match du Stade Toulousain. Le soir, il partit chez l’une d’entre elle et passa la nuit à lui faire l’amour. Au petit matin, il lui prépara un petit-déjeuner royal. Et en attendant son réveil s’alluma une cigarette qu’il fuma sur le balcon.

Profitant d’être seul et au calme, il vérifia à nouveau ses messages vocaux, ainsi que ses sms. Il apprit que l’on avait besoin de lui le soir même à Bordeaux pour lui offrir deux gros contrats bien juteux comme il les aimait. Du moins, c’est ce que lui disaient les sms.

Il prit quand même le temps de déjeuner avec la jolie Toulousaine. Après avoir digéré devant une émission débile de la télévision, il lui refit à nouveau l’amour. Il alla à la douche. Juste après s’être habillé, il laissa la jeune femme se reposer et fila à la gare de Matabiau. Il sauta dans le premier intercité qui allait jusqu’à Bordeaux ou qui y passait. Dans le train, il fut à nouveau au calme, et il put vérifier s’il avait toujours les deux cent quinze mille euros qu’il lui restait. Car voyant que la jeune femme était étudiante, il lui avait laissé deux mille euros. Il savait ce que c’était que de devoir galérer à joindre les deux bouts. Il avait été jeune lui aussi à une époque. Même s’il ne souvenait pas si c’était dans les années 1960 ou encore avant.

Il n’avait plus trop de souvenirs de sa jeunesse. Il se rappelait surtout de son premier contrat à l’âge de vingt-et-un an. Il devait tuer discrètement le dirigeant d’une grande entreprise de construction automobile qui justement se déplaçait régulièrement en auto. Une Ami 8. Donc il avait vingt-et-un an entre 1969 et 1978 et en plus, Bob Dylan était très à la mode. Mais un artiste peut vite revenir à la mode. Et il devait donc avoir plus de 27 ans si c’était avant les années quatre-vingt. Mais son premier contrat était en Argentine et justement, c’était la fin des années 80. Il avait un grave problème de mémoire et ne savait plus vraiment comment se situer dans le temps. Quel âge avait-il ? Quel était son vrai prénom ? Tant de questions qui le perturbaient. Mais par chance, elles s’évaporaient lorsqu’il travaillait.