A l'endroit
A L’ENDROIT 2012
« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade »
Krishnamurti
( Plein feu sur un homme en robe de chambre, debout avec un fusil d’assaut à la main. Derrière lui, un tabouret, et une table de bar.)
J’ai dégommé la télé à coups de fusil d’assaut. J’en pouvais plus de voir leurs tronches aux sourires agressifs, ce ludique déprimant d’objets cultureux interchangeables. Ces artistes pistonnés avec leurs rires menaçants comme des hyènes dévorant le gogo qui les admire. Ces pages de publicités abrutissantes, enrobés de slogan nauséeux. Tout ce faux réel dégoulinant de luminosité irritante. Cette dérision constante avec ces présentateurs suintant la servilité rémunérée. Cette pensée totalitaire faussement humaniste de larves dominantes. De toute façon désormais je sors plus de chez moi. Ça m’intéresse plus. Dehors c’est devenu source à embrouilles à chaque coin de rue.
(L’homme va s’asseoir sur le tabouret et pose son fusil sur la table de bar.)
Un jour, j’étais dans le bus, un africain vient s’assoir juste en face de moi, il devait avoir quinze ou seize ans. Je sentais qu’il me ciblait depuis quelques minutes; " T’es français ?" qui me dit, je lui répond oui, fièrement. « T’es un esclavagiste alors ! » qu’il renchaîne avec un petit sourire cruel au coin de la bouche.
« C’est tes propres frères de couleur qui se mettaient en esclavage entre tribus, les uns les autres, apprends ton histoire au moins », que je lui répond.
Je me suis levé et je suis parti. J’en avais vu deux autres en biais derrière moi, qui écoutaient la conversation en riant. Faut toujours avoir un troisième œil derrière la tête, dans les transports en commun. Non mais pour qui ils se prennent d’humilier le populo de la sorte. C’est vrai , quand on va dans un pays étranger on se comporte bien, on essaie d’intégrer les coutumes du pays. Moi par exemple, j’ai été en Espagne , en Suisse, j’ai toujours essayé d’être poli et courtois avec les gens. Je me comportais pas comme un sauvage. De toute façon, je parle plus à personne désormais. Les humains me fatiguent, avec leur arrogance , leurs vantardises, sans arrêt , à tout bout de champ. Et j’ai fait ci, et j’ai fait ça. On dirait que le monde entier n’a pas pu se construire sans eux. Il y a que la nature et les animaux qui ont de l’importance pour moi , les arbres surtout et les chats. Un arbre ça peut vous donner de l’énergie, vous saviez ça ? c’est un vieux paysan quand j’étais gamin qui m’a donné le truc, vous vous adossé à un arbre et vous lui demandez poliment bien sûr, pas comme l’autre sauvage du tram. Vous le remerciez ensuite. Les chats c’est différent, mais cousin germain, ça peut transcender vos maladies. De toute façon, l’animal avec son maître c’est à la vie à la mort. C’est un amour inconditionnel J’ai même vu des chats qui prenaient à leur charges les maladies de leur maîtres et qui pouvaient en mourir . Étonnant, non? le ron- ron d’un chat ça soigne tout. C’est ça que les médecins veulent pas qu’on sache. Ça leur ferait perdre de l’oseille, ils serviraient plus à rien , leur imposture serait démasquée au grand jour. Terminé leurs saloperies de médicaments programmés pour t’amener encore d’autres maladies et encore d’autres jusqu’à la tombe. Sans compter leurs vaccins dégueulasses bourrés de métaux lourds, pire qu’avaler des pots de peintures. Les pauvres gamins...c’est ça qui me fait le plus de peine, pour ces pauvres gamins qu’ont rien demandé à personne. Plutôt que de leur offrir un chat de compagnie , on va les bourrer de vaccins, des dizaines bientôt. Tout ça pour engraisser l’industrie pharmaceutique. Une fois je me suis embrouillé avec un pharmacien, ils y sont pour rien pourtant, ils vendent juste leur came. Je lui ais rétorqué comme ça que c’était un épicier. Ça lui a pas plu forcément... Et pis aller savoir ce qu’ils boutiquent avec les médicaments. Ils y mettent peut être des implants pour nous rendre définitivement gogo, votant à gauche à vie, pucés comme des veaux en stabulation... Les chats eux au moins, ils nous aiment sans compter, sans calcul. Braves petites bêtes. Je serais prêt à exploser le pif de n’importe quelle crétin qui ferait du mal à une des ces petites bêtes (il regarde son fusil) avec ça, ils y reviendront pas une deuxième fois. Une fois j’ai cherché une petite chatte pendant des mois seul à travers les champs. Je suis rentré dans des propriétés privées, grimpé sur des tas de pailles, dans des granges, partout je l’ais cherché ma petite Finette. Finette que j’appelais, Finette... rien, le vide , aucune réponse, l’angoisse, la culpabilité de l’avoir laissé seule une minute d ’inattention et paf le vide. J’ai jamais su ce qu’elle était devenue, pauvre petite bête, la seule qui valait la peine de vivre ...pas comme tous ces abrutis avec leurs télés, ces mots , ces sons ces bruits qui leur sortent de la bouche sans arrêt . Mais ça leur viendrait pas à l’idée d’arrêter, de la fermer juste une minute. Qu’ils ferment leur gueule, leurs sales gueules tous ces tueurs de chats en puissance. De toute façon tout ça me dit plus rien, causer sans but, écouter des conversations vampirisantes, sourire pour être accepter d’ignorants, qui si ça se trouve battent leur chien dans le privé. Tout ça c’est plus pour moi.
Avant j’aimais ça moi aussi, boire un coup avec des inconnus dans un un bar, payer des verres insignifiants, faire le clown pour la galerie, se crucifier dans la convivialité pour que tout se passe bien . Bon, bien sûr des fois légitimement ça pouvait tourner à la bagarre ou finir quand même en eau de boudin mais bon, j’étais jeune, insouciant. Y’a des limites à pas dépasser, surtout quand on attaque ta mère ou ton père. Une fois je suis tombé sur un type issu de la diversité comme ils disent à la télé, , j’étais pourtant serviable dans la conversation. Y se met à insulter ma mère comme ça gratuitement, pour vous dire qu’il y a quand même de la crapulerie qui circule de nos jours . Vlan je lui décroche un bourre pif sur sa gueule. Pas manqué le videur des iles intervient sans connaître le début ni la fin. Y me fait une prise dans le dos , me fait traverser toute la salle et je me retrouve étendu dehors. T’as pas la tête du lieu il se justifie. La tête du lieu...vous vous rendez compte...la tête du lieu...Etendu, les quatre fers en l’air dans la rue devant ce type si sûr d’être chez lui...Tout d’un coup, j’ai eu la vision de mon arrière grand-mère en train de pleurer...J’ai eu honte... Pour vous dire que ce monde j’en ais soupé. Toutes leurs persécutions moi un jour j’ai dit stop, terminé, closed..Tu oses soutenir leur regard, l’angoisse te prend au ventre, la haine du souchien, c’est comme ça qu’ils nous appellent. Baisse les yeux et change de trottoir. Toujours en train de chercher le point faible chez toi derrière des yeux noirs, sadiques, cruels. Te soumettre corps et âmes, on dirait que c’est leur seul but dans la vie. On leur a appris à nous remplacer et à nous détester, grâce aux profs de gauche....De toute façon j’ai tout oublié, je veux plus me souvenir de rien. Toute cette vie, des videurs, des crapules, des chats, un chat, perdu....
N’empêche les étrangers y sont quand même favorisé en France , faut être franc. Quand j’étais de gauche, j’avais rencontré une fille dans une association, « les sans papières, féministes », toujours en train de revendiquer pour un nœud mal serré ou un « passe moi le sel » dit sur un ton trop autoritaire. Du coup je me suis tapé tous leurs rassemblements entre gosses de notables de gauche et de fonctionnaires à 4000 euros par mois. Pendant des semaines et des semaines. J’en pouvais plus à la fin. Même pas tranquille quand on était dans un restaurant, mouvements pouvant faire penser à intentions sexistes, regard douteux à tendance misogyne, tout filtré...contrôlé...épuré.... Je veux quand je veux et pas quand tu me regardes comme ça... mon corps m’appartient... et tout le tintouin... Dominé totale, j’étais... une serpillère au gré des délires politiques de cette créature...J’osais même plus lui parler en la regardant dans les yeux. Mon humour, toujours suspect...analysé...scanné...J’avais perdu toute confiance en moi. A deux doigt d’être obliger de signer un contrat écrit avant chaque rapport... Le mal de tête qui me prenait au bout de quelques minutes de ce régime et encore l’homme blanc hétérosexuel responsable de toutes les calamités, qu’il fallait nous déconstruire... qu’on y arriverait...à commencer par moi... sexisme, fascisme, colonisation, esclavagisme, homophobie....responsable, j’étais...ça tournait dans ma tête...ma nuque se raidissait comme la sienne...la nausée. Je savais plus quoi dire, le seul moyen de m’en sortir... dire comme elle, pas faire de scandale, surtout dans ce restaurant, j’y connaissais du monde, j’y reviendrais peut-être... la honte...à vie .. si esclandre...pas de scandale. Extérieurement bien sûr, je me la jouais impassible, respiration contrôlée , visualisation positive, tout l’attirail psycho pédagogique de secours. Mais rien n’y faisait, elle s’arrêtait jamais, possédée, robotisée, branchée sur pile idéologique. A la fin de notre relation j’en vomissais dans la rue, tellement mon corps supportait plus . Et puis ce mal de tête quand j’entendais toutes ces conneries. Ce qu’il a fallu endurer. C’est pour ca que j’ai commencé à m’intéresser à la chose, à l’esclavagisme, soi- disant la faute des blancs et le féminisme financé par les Rockfeller, pour monter la femme contre l’homme. Là, moi, j’en étais l’exemple vivant, incarné, psycho- corporel, avec tous les ingrédients. Un jour, j’en ais eu marre, je me suis enfui, plus donné de réponse close - up au téléphone, la paix, enfin tranquille. Terminé l’approvisionnement de drogues douces pour les migrants mineurs de 30 ans, terminé les mensonges hystériques sur le méchant blanc esclavagiste. Mais j’y étais pour rien moi de tout ce cirque. Je voulais juste qu’on me foute la paix. Je pensais à Finette, elle aurait pu m’aider, me donner des conseils...qu’est ce qu’elle aurait fait à ma place?
Un jour je l’ais recroisé cette folle, elle déambulait dans la rue avec une pancarte au milieu d’une bande de mineurs africains de 30 ans à cheveux teints en roux avec leurs portables géants. J’ai juste eu le temps de me faufiler de l’autre côté de la rue pour pas qu’elle me repère, si non j’y avais droit! C ’aurait été pour ma pomme...vous croyez que j’ai été hypocrite, hein c’est ça oui, oui, je le vois bien à vos têtes... lui faire la bise , participer, on reste bon copain, couple libérée, voire qu’elle m’aurait entraîner dans une copulation imposée, idéologiquement encadrée, et que je me serais retrouvé piégé dans leur cirque. N’empêche, je me souviens qu’il y a quelques années avec les don Quichotte il y avait soi-disant pas de logements pour les SDF, et subitement pleins d’immeubles, bien neufs , bien propres, pour les africains soi-disant de Syrie...ça laisse songeur...Surtout qu’a la suite de tout ça je me suis documenté sur le sujet , j’ai lu, lu , cherché...C’est les banques qui les font venir en finançant des ONGs et des bureaux de placements dans les pays d’Afrique, le tout avec des intermédiaires associatifs en France. Ça déracine le pays d accueil et ça fait concurrence avec le prolo du coin. Non mais qu’est ce qu’aurait penser mon arrière grand mère avec ses trois fils, morts à la guerre de 14, vingt ans à peine...Ils ont pas pu se réfugier en Afrique, eux, à l’époque. La pauvre, quelques mois après, elle est morte de chagrin. Trois petits bonhommes honnêtes, travailleurs, à peine vingt ans, l’âge de tous les rêves, on commence sa vie à vingt ans, quand on est un petit paysan... ils s’imaginaient fonder une famille, avoir des enfants...ils connaissaient encore rien...toute cette comédie... Mon arrière grand mère elle, elle connaissait la vie . Elle savait bien que quand des jeunes de vingt ans vont mourir à la guerre, c’est le gros argent qui comptent ses sous à la fin , le populo lui compte ses morts. L’autre fémen de gauche, elle ironisait quand elle évoquait sa grand mère où les femmes âgées en général, elle se croyait très intelligente dans ces moments là avec des yeux condescendants Qu’elles étaient soumises à l’oppression patriarcale, prisonnières de vieux préjugés et surtout qu’elles ne pouvaient pas coucher avec qui elles voulaient... Moi d’entendre ça, ça me donnait envie de lui mettre mon poing dans le pif comme avec la crapule qui avait insulter ma mère. C’était le monde à l’envers, tuer un enfant dans le ventre de sa mère devenait un acte de libération, coucher avec n’importe qui, un acte d’émancipation et l’homosexualité un acte de pure révolte. Pauvre grand-mère... Ce que cette furie téléguidée par la banque ne savait pas c’est que ses ancêtres en connaissaient cent fois plus qu’elle, sur les plantes, l’amour, et, le ron-ron thérapeutique des chats.
C’est à ce moment là que la Sainte vierge m’est apparue, une caresse brutale, un souffle d’orage sur le visage. O réveille toi, dégages d’ici, tu t’es jamais imaginé que tu pouvais entendre autre chose que ces âneries...Par dedans elle me parlait, toute en finesse, en intelligence silencieuse, en chuchotement impérieux....Je me suis mis à genoux dans le restaurant je m’en souviendrais toujours , c’était au moment où cette furie me décrivait comment elle avait décidé désormais de ne coucher qu’avec des africains par signe de rejet de l’homme blanc colonisateur. Là subitement et au grand étonnement des clients du restaurant, je me suis mis à genoux devant elle; des paroles que je ne n’avais entendu nulle part sortaient de ma bouche, mes ancêtres vendéens me guidaient enfin, face à l’immonde;
Salve Regina, Mater misericordiae !
Vita dulcedo et spes nostra, salve !
Ad te clamamus, exsules filii Evae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes
in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra,
illos tuos misericordes oculos
ad nos converte ;
et, Jesum, benedictum fructum ventris tui,
nobis post hoc exsilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria !.
Du coup le patron du restaurant et les serveurs ont pris peur, la furie, le visage pétrifié , horrifié, l’homme blanc catholique colonisateur à genoux devant elle. Ses yeux virevoltaient dans tous les sens, on aurait dit que quelque chose voulait sortir d’elle. Pris dans ma prière, j’ai pourtant cru distinguer une forme noire qui sortait et rentrait en elle simultanément. Elle a fini par faire sortir de sa bouche un cri strident monocorde et ininterrompu que j’avais déjà entendu chez d’autres féministes comme elle, un peu comme ça (il tente de mimer le cri , mais n’y parvient que ridiculement) Le patron a fini par appeler la police et la suite je me souviens plus très bien...je me suis retrouvé dans dans un véhicule de police encadré par deux uniformes. Au poste ils m’ont libéré quelques heures après, ils ont compris que le patron du restaurant et la furie avaient paniqué pour rien. J’étais juste devenu catholique...Le flic m’a dit qu’ils en voyaient de plus en plus, que ça n’avait rien de bien méchant si ça restait dans le domaine privé , mais dans un restaurant fallait quand même faire gaffe. Tout ça m’avait bien chamboulé. j’ai commencé à trainer dans les chapelles, les églises, pas un jour où je ne faisais une visite dans une église. En France, c’est pratique d’être catholique, dans tous les villages vous en avez; je restais des heures devant les statues de la Sainte Vierge, impossible de me détacher, une aimantation d’amour, un retour à la source, un lien invisible entre elle et moi. J’étais enfin libéré. J’avais même repris confiance en moi, j’osais aborder les femmes les yeux dans les yeux; un changement radical, un miracle, je vois pas d’autres explications. J’étais plus esclave de leurs nibards. Je me sentais plus sûr de moi, entier, détaché, distant attractif... Je me mettais à dire ce que je pensais. Ça durait pas longtemps forcément... quand vous dites ce que vous pensez vraiment avec les femmes, ça dure pas longtemps, soit vous vous prenez une moue méprisante avec un regard tordu vers le sol, ou même pire le cri de la fémen de gauche (il tente d’imiter le cri de toute à l’heure sans y parvenir) enfin bref je retrouvais mon individualité. L’inverse de ce que m’avait fait subir cette engeance. Ses copains surtout , je m’en souviendrais toujours, ils m’appelait le primate entre eux, et même dans mon dos, ou le paysan, ils me ridiculisaient dès qu’ils en avaient l’occasion, j’entendais leurs rires stridents et satisfaits après chaque déchainement contre moi. Une fois je les ais entendu - aucune pudeur - ils me critiquait, j’étais à peine à un mètre d’eux. Du coup je me suis retourné, je leur ais dis « c’est pourquoi » et là ils ont baissé les yeux avec un air hypocrite...pourtant j’avais les mêmes idées qu’eux à l’époque, mais ils devaient sentir le coup de la Sainte Vierge qui approchait pour moi. Ça les rendait suspicieux, sournois. Du coup j’avais eu droit à un petit couplet moralisateur de la fémen sur mon incapacité à vivre collectivement en communauté autogérée....comme si on pouvait vivre collectivement, quand tu meurs t’es seul je lui ais répondu. Elle m’a regardé avec ses yeux qui tournaient et est partie demander conseil aux autres. De toute façon à ce moment là, j’avais décroché de cette bande- c’était le coup de la Sainte Vierge qui s’en venait, et ça leur restait en travers de la gorge... inconnu au bataillon dans leur petit monde d’apparence, autogéré , totalitaire, préfabriqué d’idées bancales. Alors subitement le gourou est venu vers moi agressif le doigt en l’air « toi j’ai un gros problème avec toi » qu’il me dit comme ça . En quelques secondes j’étais encerclé par le groupe. Devant derrière, partout, c’était un tribunal, je commençais vraiment à me sentir mal. J’avais envie de leur vomir dessus , ça été moins deux, c’est ça qui m’a sauvé, ils l’ont senti, ont reculé et j’ai pu m’échapper. La fémen, elle , elle avait disparu, envolée, le sale boulot collectif, j’avais eu ma leçon d’autogestion. Quand j’y pense je me dis; comment j’ai pu accepter tout ça, principe de conditionnement sans doute.
Après j’en ais eu une autre. Elle souriait quand je souriais. Et faisait la gueule quand j’étais triste. Au premier abord rien à signaler. Je suis pourtant resté vingt ans avec. Ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille c’est son œil gauche , par moment il paraissait gigantesque par rapport à l’œil droit. J’aurais dû me méfier c’était signe d’orage. Ça sortait par un bout et donnait l’illusion par l’autre. Pourtant celle là, elle était moins fémen que l’autre, mais on sentait quand même que y avait du potentiel. Les yeux qui roulaient comme si ils allaient sortir de l’orbite, c’est un signe ça. Au final je pense que c’est toutes des hystériques en puissance . Il suffit juste d’appuyer sur le bouton et ça part comme une fusée. Le bouton c’est être soi même, être un homme quoi, comme avant.
Les femmes battent leurs hommes, vous saviez ça?... si si... y’ a des statistiques très sérieux la dessus. Dans ma boite, tous les hommes étaient battus par leurs femmes et psychologiquement en plus. Obligé d’être d’accord avec elles si non tu risquais de te prendre une embuscade. Fallait faire gaffe, suspect., misogyne, phallocrate, Y bat sa femme à coup sûr, ça cancane dans ton dos, à chaque coin de couloir. Le harcèlement moral , ça laisse pas de trace...elles le savent...pas vu, pas pris...Une autre connerie, c’est que les femmes seraient moins payées que les hommes. Encore une invention de la télé. Discrimination salariale .Le smic horaire il est le même pour tout le monde. Moi par contre, j’étais payé au rabais, pas d’ancienneté, primes queue dalle. Tout pour les femmes. L’homme devait payer le prix fort; colonisation, sexisme, bat sa femme, fascisme et j’en passe. Mon arrière grand mère, ses fils c’était des hommes, aujourd’hui, on nous a coupé les couilles au nom de l’égalité. On coupe tout ce qui dépasse, comme avec Louis 16. N’empêche, trouver une femme aujourd’hui, même à mon époque, ça relève d’une haute technicité. Plus rien de naturel, surtout avec mes idées, ça les repousse comme des aimants. Si t’es pas dans la pensée dominante, perroquet de la bien-pensance de gauche culturelle, ça bloque, on t’évite, non gratta, dégage quoi... Surtout pour les jeunes ça me fait de la peine. Du sexe partout pour nous soumettre à la femme comme des drogués et plus aucun rapport dans la vrai vie. Il aurait mieux valu vivre il y a cent ans, au moins le mariage ça t’assurait une sexualité à vie. Moi, c’est du passé maintenant, je regrette rien au contraire , je l’ ais échappé belle. Grâce à Dieu. Les années 80, avec leurs coupes ridicules , le début de la combine érigée comme norme musicale. Ils sont nombreux à avoir fait leur beurre, sur la bête. Nous, on était naïf, propagande antiraciste mélangée à la musique , le poison passe toujours mieux.
De toute façon, j’en ais soupé de leurs conneries- sourire dans le vide- devenir un robot-savoir se vendre comme ils disent. Moi évidemment, avec mes idées, au boulot, ils ont fini par me virer, j’osais m’exprimer, s’exprimer. Le phallus décapité, tac... du jour au lendemain au sécateur de la dictature du bien pensant. J’ai bien essayé de me défendre en allant voir un syndicat, liberté d’expression et tout le tralala... mais tout avait été manigancé pour me coincer dans le coin du ring sans que je puisse répliquer. De toute façon, communisme, capitalisme, le financeur reste le même. Une grande mise en scène. Une fois le délégué du personnel, il a fini par me cracher le morceau; « t’as déjà vu une seule fois le nom d’un banquier comme Rotflag cité dans un tract syndical ? » qu’il me dit. En une seconde j’ai senti tous les masques tombés...J’avais tout compris...Rot...Flag...enseigne rouge...ça vous rappelle quelque chose ? quel idiot j’avais été de croire à toutes leurs conneries...Après sa réflexion au délégué, j’étais devenu encore plus méfiant quand je regardais la télé …Je commençais à plus y croire... De toute façon, aujourd’hui, on peut plus revenir en arrière, plus chez soi dans son propre pays. Le prénom le plus donné en France c’est Mohamed, vous avez besoin d’un dessin ? Tous nos gamins longeront les murs et baisseront les yeux à vie. Merci les baby boomers ... pas dans votre voisinage immédiat évidemment, pour les petites gens, les sans grades, les "sans dents" qui votent mal. J’en ais croisé de ces bobos qui avaient eu vingt ans en 68, toujours à faire la promotion du joint et de l ‘adultère. Moi, forcement il me regardait de haut, emprisonné dans mon éducation comme j’étais, d’après eux , inscrit sur ma gueule, que je n’étais pas cool, comme ils disaient. C’est vrai, je me suis toujours senti plus nazi que cool. Quoique qu’on ait été injuste avec Hitler, un homme qui pratiquait la méditation bouddhiste et refusait de manger des animaux, écolo avant l’heure pour ainsi dire... Aujourd’hui avec le recul, j’ai tout oublié. De toute façon, j’irais leur rendre une petite visite à tous ces profs de gauche , et à mon ancienne boite aussi (il prend en main son fusil et le repose..) avec leur verrouillage idéologique dégueulasse sur des pauvres gamins ignorants. L’école publique, c’est immonde, on nous dresse à être des boites de conserve déconnectées du Ciel . L’école sans Dieu comme disait...je sais plus qui... enfin bref... Moi c’est là que j’ai commencé à la fermer, système totalitaire , mise au placard , suspect de croire en Dieu, les Lumières en action, le règne brutal des maths. Moi tout petit, obligé de me cacher pour parler à ma maman du Ciel. École au bourrage de crâne antiraciste financée par la banque, par l’hyperclass. On nous apprenait à bien accepter de nous faire remplacer, sans vagues. Devenir de la chair humaine indifférenciée. Ce qu’il a fallu endurer avec ces profs de gauche. De toute façon il y a que les montagnes qui se croisent pas... (prenant en main son fusil)
Cette carabine, c’est un cadeau, un copain d ‘enfance, le seul avec qui je pouvais parler sans risque d’être tourner en ridicule. Il était fan du film de Cimino sur le Vietnam, là où il joue à la roulette russe pendant une partie de poker. C’est le fusil d’assaut de l’armée américaine de l’époque. Impressionnant, non ? Moi j’ai jamais été particulièrement attiré par les armes , mais comme c’était un cadeau , j’ai fini par me passionner; j’ai d’abord commencé par la télé, puis le reste viendra au fur et à mesure. Je l’ais pas encore testé à l’extérieur , ca reste interdit chez nous. Il paraît qu’il y’ en a des milliers comme ça dans les caves des immeubles... dans les quartiers... De toute façon, désormais, c’est nous qui jouons à la roulette russe...(regardant à nouveau son fusil d’un air pensif )
Avec ma femme quand on a eu nos premiers gamins, on a été obligé de s’installer en logement social, on avait pas le choix. On s’est fait pistonné par le directeur d’un bailleur social à la retraite qui avait sa sœur handicapée là où je travaillais. On a tout de suite percuté tous les deux, il aimait les impressionnistes comme moi. Du coup, je luis ais déblatéré toute ma science sur le sujet, ce qui l’a agréablement impressionné. En France, c’est le piston qui marche , pour tout, même pour choisir son école. Les gosses évidemment on voulait pas qu’ils tournent mal depuis notre installation en HLM, enfin vous voyez ce que je veux dire … non … sûr...surtout en ville avec des classes où les deux tiers des élèves sont étrangers, évidemment ça fait baisser le niveau, deux tiers de la classe où on parle pas français à la maison. Au début, avant de le changer d’école, je reconnaissais plus mon gamin... moi qui l’avait élevé entouré de musique classique et tout comme il faut... il revenait en mimant des « zy va !» toutes les cinq secondes dès qu’on lui adressait la parole. A 13 ans ça devenait inquiétant. Puis il s’est mis à cracher dans la maison comme ça pour un rien. Du coup, ça été la goutte d’eau, ma femme avec son œil qui roulait, commençait à me rendre responsable de toute cette singerie. J’y étais pour rien moi, j’ai aucun pouvoir sur l’éducation nationale. C’est vrai, on avait tout fait bien dans l’antiracisme comme ils nous disaient à la télé, plus de limite, plus de frontières, et les petits garçons doivent pisser assis , tout comme ils disaient quoi.... Sauf une fois, la situation m’avait échappé, j’ai pas peur de le dire , on fait tous des erreurs. Ma femme, elle entretenait le gamin dans l’idée que tous les africains qu’il voyait dans la rue étaient français comme nous, moi j’abondais dans son sens, pas fou le mec, pas envie de finir en taule et le gamin retiré aux services sociaux. Mais v’la t’y pas que le gamin sort en pleine rue devant tout le monde; « le grand père à Papy, il était noir alors? »Là j’ai vu ma femme buguer d’un coup; son œil s’est immobilisé dans l ’orbite, un moment je me suis même mis en position pour le récupérer au cas où. Et le gamin de renchérir; « alors pourquoi papy il est pas noir comme eux, si il est français? » Le malaise, je savais plus où me mettre. Tous les africains de la rue nous regardaient avec un air à me hacher vivant à coupe coupe. Toute la diversité au cul et le gamin en plein chamboulement interne. On est rentré je sais pas comment , on titubait... Le gamin avec sa réflexion, il nous avait mis la tête à l’envers, on savait plus où on habitait.. Ma femme elle avait soudainement senti qui y avait quelque chose de monstrueux dans ce qu’elle lui inculquait, une transformation interne forcée. Mais bordel, nous on faisait comme ils nous disait à la télé ; métissage imposée, mixité olé olé. On a juste eu le temps de monter dans un bus, et de voir leurs grand gestes au loin, comme des fusils menaçants.
N’empêche, je suis sûr que le gamin ce jour là, il a senti que pour sauver sa peau il valait mieux leur obéir, aux autres..Le gamin il avait perdu son identité noyé dans cette classe pleine de diversité. Un jour, après une série de crachats sur le tapis du salon, il a fini par me confier le fin mot de l’histoire; c’était ça ou les autres le tapaient. Quels autres j’ai fait, il m’a regardé avec des yeux qui on failli me faire pleurer. Et là j’ai tout compris d’un bloc. Du coup, on l’a changé d’école, en campagne...Et pis on a fini par se barrer de notre tour, tant pis, on allait prendre plus petit. Les enfants auraient une chambre pour deux, mais au moins on aurait un jardin, et plus ce voisinage hurlant pour un rien à toute heure du jour et de la nuit... les voitures et les poubelles cramées...les dealers dans les cages d’escalier... De toute façon à la fin, même l’école et la crèche avaient brulées... Sans compter la dégueulasserie des parties communes, ça devenait presque créatif entre l’urine dans l’ascenseur et les traces de pieds au plafond. Le pire c’était quand il faisait beau, ou le week-end , là on angoissait . On savait que ça allait être notre fête. Avec la chaleur, Ils étaient encore plus agressifs et pervers que d’habitude. De toute façon à la fin, on pouvait plus rentrer chez nous sans se faire insulter, suite au changement d’école du gamin et de son comportement qu’était maintenant devenu vertueux. Plus de crachat, le dos bien doit, même des sourires pour rien parfois...ce qui me faisait dire à ma femme qu’il devait être heureux...
Pour le changement d ‘adresse , je suis allé à la CAF, et là j’ ai compris ce que mon fils devait vivre chaque jour dans sa classe, c’était au delà des mots. La CAF c’est l’argent des petits paysans obscurantistes et réactionnaires qui sert à financer les naissances d’enfants d’étrangers, qui voteront à gauche. Ça s’appelle un vivier électoral de réserve . J’en ais croisé de ces paysans à la retraite qui gagnaient moins qu’un clandestin bénéficiant des aides de l’Etat. A la CAF, seul blanc dans ce débordement ethnique, j’ai failli vomir comme le jour où je suis passée au tribunal avec la bande d’anarcho-féministes. Y’ avait quelques chose d’insensé et de nauséeux dans cette mutation civilisationnelle. J’ai encore penser à mon arrière grand- mère, une dernière fois...Je peux pas continuer je me suis fait à moi-même. Et là, j’ai compris comment ces profs de gauche nous avait entubés, nous les gogos des années 80. L’antiracisme financé par la banque, pour nous culpabiliser si on refusait d’être dans le mouv’ de l’immigration. T’es contre donc t’es un raciste. Chantage immonde pour nous faire enculer notre race. Je pensais à ma grand mère et à ses trois fils. Est ce que c’est ça qu’ils avaient souhaité en mourant...Ça pouvait pas continuer comme ça.....Salauds de profs de gauche...j’irais leur rendre visite un de ces jours (il reprend en main son fusil)
Moi et mon gamin entubés. La mixité sociale pour les pauvres, mais pas pour eux dans leurs petites résidences en quartier ethniquement homogènes et bien sécurisées entre profs de gauche De toute façon, j’irais leur dire....(Applaudissements...) noir complet-
Lorna: Ted!
(Plein feu sur Ted attaché sur une sorte de chaise électrique, avec des électrodes sur la tête et la nuque. Il paraît ne pas comprendre ce qui lui arrive et vouloir s’échapper.)
Lorna: eh bien dites donc Ted, on peut dire que vous n’y aller pas avec le dos de la cuillère, c’était très impressionnant.
Ted: J’y peux rien, c’était l’histoire de ma vie. Je pourrais en raconter encore Lorna. C’est comme si ma mémoire se remettait en marche
Lorna: En tout cas, il y a beaucoup de sincérité dans ton discours Ted, même si certains éléments semblent bien partiaux et un peu confus, parfois même un peu fallacieux.
Ted: oui, je suis pas très intéressant
Lorna: Non Ted, au contraire tu as le mérite de soulever des points intéressants, du moins qui appellent la contradiction, même si tes observations sont loin d’être partagées par tout le monde ici...
Ted: ouaih... en tout cas, tout s’est déroulé comme ça
Lorna: Dans ton témoignage, on sent que tu es contre l’immigration n’est- ce pas Ted? Ne crois-tu pas que pour un catholique, le devoir le plus urgent est pourtant d’accueillir et de tolérer son prochain , l’étranger, celui qui est différent, mais qui peut être à coup sûr une richesse et une chance?
Ted: Arrêtes ton baratin Lorna, le chantage au christianisme , le prochain, c’est d’abord tes enfants, tes parents, tes proches. C’est saint Thomas d’Aquin qui le dit... C’est un péché de s’occuper de celui qui est à 10 000 kms et de laisser crever son semblable dans la rue. Quatre vingt dix pour cent des mecs a la rue sont des français de souche. Y’a pas de centres d’accueil qui ont été construits pour eux, non ? (décharge électrique)
Lorna: (rire condescendant de Lorna) tu as tendance à faire des généralisations , Ted, Mais... je ne comprends pas très bien, tu sembles critiquer le système et toutes les valeurs de notre temps et pourtant tu choisis de t’inscrire dans ce programme légal de libération de la parole? C’est curieux...
Ted : je sais pas. Je voulais parler au nom des autres, de ceux qu’on entend jamais, les sans dents...
Lorna: (rire...) Notre programme de parole ne fait aucune discrimination, ici, nous œuvrons pour le vivre ensemble. Ne chercherais- tu pas plutôt un bouc émissaire à une vie médiocre, Ted, dans ce rejet compulsif vis à vis des immigrés?
Ted: Je dis la vérité, c’est pour ça qu’on veut me faire taire....L’immigration ça sert à déraciner celui qui arrive et celui qui reçoit, pour mieux les manipuler ensuite. Tout le monde sait qu’on va les mettre en concurrence sur le marché du travail avec nous, pour tirer les salaires vers le bas. ( décharge électrique)
Lorna: (rire...) On dirait un syndicaliste, sur un piquet de grève, vous êtes trop drôle Ted...C’est presque caricatural... Mais quand même, ce que vous avez dit sur Hitler, vous avez conscience que ça peut être choquant pour beaucoup d’entre nous... après tout ce qui s’est passé... (décharge électrique sur Ted)
Ted: (cri) Mais qu’est que j’ai été raconter ces conneries , moi!
Lorna: Et puis, il y a quand même beaucoup de préjugés Ted, dans votre discours. Vous vous rendez compte de ce vous avez dit sur les femmes ?
Ted: Mais évidemment que j’ai des préjugés, c’est pour ça que je suis en vie Lorna. Un préjugé ça te sauve la peau, là d’où je viens...et puis c’est pas aux femmes que j’en veux mais au fémens...(décharge électrique) (Ted s’évanouit un court instant)
Lorna: (un temps) Est ce que tu te sens mieux Ted?
Ted: Bon c’est bon, j’ai répondu à tes questions , maintenant, je veux partir, je retire tout ce que j’ai dit. J’ai dit tout ça sans réfléchir ...
Lorna: Voyons Ted, nous n’allons pas nous séparer comme ça, tu avais l’air plus enthousiaste? tout à l’heure.
(décharge électrique)
Lorna: Ted, es-tu prêt à reconsidérer tes affirmations sur l’avortement et les femmes? Tu as eu des aventures, je crois? Tu as accompagné ta fiancée pour se faire avorter, non?
Ted: C’est dégueulasse!...On était fauché, j’avais pas de travail. Comment je l’aurais nourri. Et pis elle était pas enceinte , elle m’avait menti. C’était pour me manipuler. Toutes, elles vous manipulent! (décharge électrique)
Lorna; Tu y as été pourtant Ted
Ted: J’y avais pas réfléchi, Je connaissais rien à l’époque. Je croyais pas encore en Dieu. Et pis c’est le système que je critique-200 000 enfants par an tués dans le ventre de leur mère, tu trouves ça normal Lorna, toi qu’est une femme? 250 000 immigrés en plus par an, et 200 000 gamins avortés... sans compter les illégaux... – on est foutu ! (décharge électrique)
Lorna: Tu as encore dévié du sujet Ted !
Ted: Mais quel jeu d’abruti !
Lorna; mais revenons sur ce que tu as dit tout à l’heure à propos des immigrés, Ted, tu le pensais vraiment ?
Ted; Ben évidemment que je le pensais, L’immigration c’est l’armée de réserve du capital Marx, Chapitre 25. Réveillez vous merde! (décharge électrique) (cri de Ted)
Lorna; Tes vieux fantômes te poursuivent Ted ! Il serait intéressant que tu apprennes à te détacher de ton petit nombril...Il faut savoir s’ouvrir aux cultures des autres, favoriser tous les métissages, apprendre à penser globalement.
Ted: Bon ça suffit, laissez moi partir, je supporte plus vos questions
Lorna: Nos questions ou tes remords, Ted ?
Ted; Je m’interroge quand même, si tu serais pas un peu cinglé Lorna?
(décharge très forte)
Lorna: Tu dois réapprendre à vivre avec tes semblables Ted, et sortir de toutes ces thèses complotistes que l’on t’a mis dans la tête. La communication non violente t’y aidera...
Ted; Mon cul, je sais ce je pense
Lorna; tu penses trop Ted, trop cérébral, autorises toi à écouter ton corps. (nouvelle décharge)
Ted: Mais arrêtez vos conneries, OK , OK j’arrête tout, t’as raison Lorna, c’est toi qu’a raison- c’est vrai je regrette, l’immigration, c’est une chance pour nos vieux qui meurent dans les villages, et puis l’avortement c’est un progrès, un progrès pour l’humanité, tuer des enfants dans le ventre de la femme, c’est l’élévation suprême vers le progrès et l’égalité. (nouvelle décharge)
Lorna: Tu n’es pas sincère Ted, tu t’obstines à te replier sur toi-même
Ted: Si c’est vrai ! l’homosexualité c’est l’avenir du genre humain et que les garçons pissent assis (décharge électrique) (Ted commence à entonner l’Internationale en changeant les paroles) C’est la lutte finale... l’homosexualité sera le genre humain...
(décharge très forte) (il parait sonné , évanoui)
Lorna: Ted , Ted ...
(noir)
Ted est assis au milieu de la scène, parterre, comme hébété, il semble regarder autour de lui, comme s’il se réveillait.
Lorna: Comment vas tu Ted?
Ted: (un temps...) Mieux Lorna, je me souviens plus de rien, mais je suis beaucoup mieux
Lorna: c’est normal Ted, c’est le but de la thérapie. As-tu quelque chose à dire au public après tout cela, Ted?
Ted; Merci Lorna, merci pour tout ce que tu as fait pour moi..Je regrette tellement...Je vous demande pardon ...je suis guéri maintenant...(Il se lève et se dirige vers le public en souriant) Je ne remettrais plus jamais en cause les versions officielles. Désormais, je sais que c’est la télé qui a raison et que tout ce que j’ai dit ne peut rappeler que les heures les plus sombres de notre histoire. Pardon...je regrette tellement...Pardonnez-moi (il baisse la tête en pleurant et sort...)
Lorna: Nous remercions Ted... en lui souhaitant de bonnes et belles sensations dans sa nouvelle vie... et tout de suite, un autre invité, qui nous racontera comment il s’est libéré de ses stéréotypes sur le genre.
(Applaudissements...)
FIN
Source d’inspiration : « Péchés mortels » de Félix Mitterer