VIVA !!

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Summary

LE DESTIN DE L'HUMANITÉ VA BASCULER ! .... Enfin, la moitié de l'humanité. Les hommes découvrent tout à coup qu'ils se changent en femmes. Comment vont-ils réagir ? Que va devenir l'humanité ?

Genre
Scifi
Author
Pouick
Status
Complete
Chapters
22
Rating
n/a
Age Rating
13+

Jour 1 - Camille & Alexandre (Paris, France)

Empêtré dans ses draps, Alex mit un moment à sortir de son cauchemar.

Finalement, il se redressa et s’assit au bord du lit qu’il partageait avec Camille.

Il se prit une seconde la tête dans les mains.

De quoi parlait ce rêve déjà ?

Il avait oublié.

Mais une chose était sûre.

C’était sûrement à propos de ce gros con de Travignot.

Hugo Travignot, leur nouveau chef de service, avait érigé la compétition entre employés au rang de règle afin de créer ce qu’il appelait une saine émulation et, depuis, Alexandre n’en dormait plus la nuit.

Avec ce type, il fallait toujours être le meilleur, le plus fort, le plus impliqué, celui qui travaillait deux fois plus.

Alex soupira, puis il se leva, avec l’impression que le sol était plus loin que d’habitude, et il se dirigea vers la salle de bain pour effacer le goût désagréable que lui avait laissé son rêve.

Putain, je sens que ça va être encore une journée de merde...

Une fois devant son miroir, il se regarda durant une seconde.

Le cri qui monta de la salle de bain réveilla Camille qui se dressa dans le lit comme on venait d’y mettre le feu.

– Cam ! Hurlait Alexandre depuis la salle de bain d’une voix rendue suraiguë par la terreur. Cam ! CAAAAAAM !

Camille rejeta draps et couvertures et elle courut à travers leur petit studio parisien.

– Quoi ? Dit-elle arrivée à la porte.

Là, devant le miroir de la salle de bain, une plantureuse blonde avec des traits qui ressemblaient à ceux d’Alex le regardait, paniquée.

Un instant, Camille se demanda si c’était la sœur de son petit ami.

Il n’a pas de sœur... Se souvint-elle.

Incrédule et encore un peu endormie, elle s’avança vers la femme qui scrutait son reflet dans le miroir.

– C’est pas vrai... C’est pas vrai... Répétait cette dernière.

Camille la regarda de haut en bas.

Pourquoi il s’est déguisé ?

Elle se pencha un peu plus. La perruque était de bonne qualité, on aurait dit de vrais cheveux longs. En plus, on ne voyait aucune démarcation.

Et ces nichons... Je rêve où il s’en est fait de plus gros que moi ? Mais à quoi il joue ?

La pensée qu’Alex venait à peine de se lever et n’aurait jamais eu le temps d’enfiler tout ça s’imposa peu à peu à son esprit et finalement, Alex se tourna vers elle et cria, horrifié :

– CAM ! J’AI DES BOOBS !

– Attends... Attends... Reprit Camille, en essayant de mettre de l’ordre dans ses idées. Alex ?

– Oui ! C’est moi !

Alexandre retourna s’examiner dans le miroir.

Il n’y avait pas le moindre doute. Il était une femme.

Hier, il était un homme de vingt-six ans, pas spécialement grand et musclé mais quand même, et aujourd’hui, il était une femme !

Un doute affreux l’étreignit et il baissa le short avec lequel il dormait avant de pousser un nouveau hurlement.

– MA BITE ! J’AI PLUS DE BITE !

Camille suivit la direction de son regard.

– Ah ouais, dit-elle seulement, c’est con.

Tout cela lui semblait trop surréaliste.

Elle le prit par le bras et l’attira dans le salon-chambre-salle-à-manger de leur studio.

Il fallait se calmer et réfléchir. Il y avait forcément une explication logique.

C’est peut-être un rêve, se dit-elle. C’est ça, je dois être en train de rêver.

Mais tout ce qu’elle voyait autour d’elle – la vaisselle de la veille qu’ils avaient oublié de faire, les mouchetures des crottes de pigeons sur la rambarde de leur petit balcon – lui montrait qu’elle n’était pas en train de dormir.

Alex s’assit sur le bord du lit, le débardeur bâillant largement à l’encolure sur son ample nouvelle poitrine, et il se prit la tête dans les mains.

– Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Dit-il. Je suis malade ? C’est quoi ? Un virus ? Je n’y comprends rien...

Camille s’assit à côté de lui.

Elle prit une de ses mains dans les siennes.

– Respire, lui dit-elle, d’abord il faut te calmer.

Alex hocha la tête.

Il se força à inspirer et expirer profondément plusieurs fois, mais son cœur continua à galoper dans sa poitrine.

Camille, elle, ne quittait pas ses seins des yeux.

– C’est pas juste, lâcha-t-elle enfin. Tu en as de plus gros que moi.

Il fallut pas loin de trente minutes à Alexandre pour retrouver un semblant de contrôle sur lui-même et, lorsque ce fut fait, il se mit à arpenter le studio de long en large.

– Je ne peux pas aller travailler comme ça, dit-il. Je vais appeler et dire que je suis malade. Travignot va sûrement me le faire payer, mais je n’ai pas le choix.

Assise sur le bord du lit, Camille écarquilla brusquement les yeux.

– Alex... Souffla-t-elle.

Il s’immobilisa au milieu d’un aller-retour.

– Quoi ? Dit-il.

Elle lui désigna du menton le miroir de l’entrée sous lequel étaient suspendus leurs trousseaux de clefs et Alexandre se pencha pour examiner son reflet.

Il était redevenu un homme.