The Summer Our Hearts Found Each Other

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Summary

Allya, 21 ans, a perdue ses parents, cet événement la détruite bien plus que ce qu’elle le dit. Cela l’a d’ailleurs éloigné des amis d’enfance de son frère, malgré qu’elle n’ait jamais été réellement proche d’eux. Parmis eux, il y en a un qu’elle hait depuis qu’elle est enfant : Ayden, le meilleur ami de son grand frère. Un drame va la détruire bien plus que ce qu’elle l’était déjà. Elle va refuser l’aide de tout le monde : de son frère, de ses meilleures amies. La tournure que prendra la relation entre Ayden et Allya pourrait bien la sauver. Ou au contraire, la tuera ?

Status
Ongoing
Chapters
9
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Prologue

~ Brother de Kodaline ~

Je regardai ma montre. 15h37.

- Encore en retard, celui-là…soupirais-je d’agacement, on avait rendez-vous à quinze heures.

Je vis enfin les boucles blondes de mon grand frère à la porte de ce chaleureux café de Helsinki. Je me leva de ma chaise si rapidement, que celle-ci failli vaciller. C’est avec le sourire au lèvre que je m’élançai dans ses bras. Ce dernier me serra si fort qu’il me coupa la respiration. On resta un moment comme cela, au milieu du café, avant de s’écarter une fois l’euphorie des retrouvailles retombée. On s’asseya donc à la table où j’étais installée il y a à peine cinq minutes.

- Alala ça fait du bien de rentrer au pays, soupira celui-ci d’aise.

- Bah c’est sur que la Finlande à du te manquer, depuis trois ans, ricanais-je.

- C’est vrai, c’est vrai, ça change des États-Unis, constata-t-il avec un petit rire.

On discuta jusqu’à ce que le ciel prit des teintes oranges. En rentrant à la maison, il rentra et regarda tout autour de lui de manière émerveillé. Je lui demanda donc, le sourire au lèvre, ce qu’il se passait. Il me répondit donc :

- Ça n’a donc pas changé ici depuis que je suis parti, son regard se dirigeant vers moi de manière nostalgique. Tu te souviens de cette soirée ?

Évidemment que je m’en souvenais. Il parlait de la soirée de mes 18 ans, une soirée en petit comité et assez simple malgré le cap que je passais et malgré le fait que mes meilleures amies Myla et Léa souhaitaient que je fasse une grande fête. Mais trois mois auparavant, un drame est arrivé, un accident. Deux morts : mes parents. Donc je n’avais pas la tête à faire la fête, alors que je venais de les perdre et que je voulais plus que tout au monde qu’ils soient là. Après avoir « visité » notre maison, comme pour la première fois, et déballé ses affaires dans son ancienne chambre, qui le sera le temps des vacances, on s’installa au fond de mon lit, comme quand on était petits. On parla pendant des heures, jusqu’à tard dans la nuit, avant d’aller se coucher.

- Bonne nuit Allya, tu m’as manqué, me fit-il avec un léger sourire.

- Tu m’as manqué aussi, bonne nuit, lui répondis-je à moitié endormi.

- On pourrait aller faire du surf, demain, tu sais là où on allait avant, me proposa-t-il au seuil de la porte de ma chambre.

- À Hanko, et oui j’veux bien. N’oublies pas que c'est à une heure trente voire deux heures d’ici, donc il ne faudrait pas se lever trop tard.

Il hocha la tête, puis partit se coucher dans sa chambre, juste en face de la mienne.

Le lendemain, je me réveilla vers huit heures, au moment où le ciel se parait des teintes chaudes de la golden hour. La porte de la chambre de mon frère était entrouverte, signe qu’il était réveillé. La maison baignait dans un silence reposant. Mon frère était accoudé à la table de la cuisine. Dès qu’il me vit, son visage se teinta d’une douceur nouvelle, esquissant un sourire, mais assez habituelle chez ce dernier.

- Et bah je ne me souvenais pas que tu étais aussi matinale, me taquina-t-il.

- Oh et bien normalement je ne le suis pas, mais je pense que c'est dû au fait qu’en période de cours, je me réveille tôt. Donc des fois ça m’arrive de me lever tôt même en vacances, rétorquais-je en hochant les épaules, suivi d’un léger sourire matinal.

Il acquiesça. Je fis couler mon maitokahvi, puis m'installa face à mon frère dans un calme reposant.

- Toujours tu bois ton café au lait, tu n’as pas énormément changé finalement, semblait-il me dire avec hésitation pour me taquiner.

Je hocha les épaules, avala une gorgée de café.

- J’ai changé bien plus que tu ne le crois, grand frère, lui affirmais-je en restant calme et avec un sourire.

J’avais plus l’impression de me le dire à moi-même qu’à mon frère, qui ne répondit rien.

Nous prenons ma voiture, et je conduis jusqu’à notre spot de surf, celui où nous allons depuis que nous sommes enfant. À cette heure-là, il n’y avait jamais personne ; c’est pour ça qu’on y allait toujours. Mais cette fois, j’aperçus au loin un petit groupe de personnes que je ne reconnais pas. Mon frère, lui, n’eut pas besoin de dire un mot : ses yeux trahissaient qu’il semblait bien les connaître, et qu’il avait l’air de plutôt bien les aimer vu le sourire qui brillait son visage. Je gara ma voiture dans le parking près de la plage, mon frère sortit de celle-ci, puis il s’approcha, sans m’attendre sinon c’est pas drôle, du groupe. Arrivé près d’eux, il les reconnut visiblement, vu qu’il leur fit un câlin. De là où j’étais je n’arrivais pas à les entendre, et je restais là à les regarder, je ne voulais pas déranger mon frère et ce groupe de personnes que je connaissais pas.

Ou peut-être bien que si…