Blessures secrètes.

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Summary

À 20 ans, Laure Roussel rêve d’indépendance et d’un emploi stable loin du tumulte familial. Tout bascule lorsqu’elle croise un dogue allemand perdu et le conduit à la clinique du Dr Dominic Beaulieu. La rencontre est à la fois chaotique et électrisante : entre laisse emmêlée, regards troublants et proposition inespérée d’emploi, Laure sent déjà son destin prendre une tournure inattendue. Encouragée par sa meilleure amie Cindy, elle se rapproche malgré elle du séduisant vétérinaire, surtout lorsqu’une épidémie de grippe équine met en danger sa jument Havane. Entre soins, confidences et complicité naissante, l’admiration de Laure pour Dominic grandit. Mais la désillusion arrive vite : Dominic n’est pas seul. Sa collègue Célia est aussi sa compagne… et la mère de son fils. Pire, Laure découvre les infidélités de Célia et devient malgré elle la gardienne de ce secret. Déchirée entre ses sentiments pour Dominic, sa loyauté professionnelle et son malaise face à Célia, elle se retrouve prisonnière d’un dilemme dangereux pour son cœur.

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Chapitre 1.La clinique du docteur Beaulieu

chapitre 1. La clinique du docteur Beaulieu.

(Laure) :

Novembre étend son manteau glacial sur les rues d’Angers, tandis que je rentre chez moi, découragée après une série d’entretiens d’embauche infructueux.

Mon diplôme de BTS gestion en poche, l’indépendance me fait de l’œil, d’autant plus que la vie chez les Roussel est tout sauf un plaisir. Des parents constamment absents, un frère jumeau envahissant et une sœur de retour avec un bébé de quatre mois.

Avec Cindy, ma meilleure amie, nous rêvons depuis longtemps de prendre notre envol en partageant une colocation. Il ne reste qu’à dénicher le poste idéal. À 20 ans, l’appel de l’indépendance se fait de plus en plus fort.

Marchant prudemment sur le trottoir pour éviter les plaques de verglas, je suis brusquement bousculée par un chien débordant d’énergie, une jeune boule de poils de la taille impressionnante : un dogue allemand.

Sa laisse traîne derrière lui, signe qu’il a probablement échappé à la vigilance de son propriétaire. Réflexe immédiat : poser le pied sur la laisse pour éviter que la bête ne se jette sur la chaussée.

Une fois l’animal immobilisé, je scrute les alentours. Aucun signe de son maître, le brave toutou semble en fugue.

Le chien, avec ses grands yeux noirs et sa langue rose baveuse, me fixe comme s’il attend une réponse à ma question muette :

“Qu’est-ce que je vais faire de toi ?”

Perdue dans mes pensées, je me résous à partir à la recherche du propriétaire de cette boule de poils turbulente.

Après avoir interrogé quelques passants sans succès, me voilà devant une clinique vétérinaire au panneau flambant neuf : “Clinique Vétérinaire du Dr. Beaulieu”. Un professionnel arrivé en ville quelques mois plus tôt…

Cindy, l’a consulté plusieurs fois pour son chien Spartacus. Elle n’a dit que du bien du jeune vétérinaire. Pour ma part, je ne le connais pas encore, mais peut-être que le docteur pourrait m’aider à retrouver le maître de ce chien en quête d’aventures.

Poussée par un mélange d’espoir et d’inquiétude, j’entre dans la clinique.

À peine la porte se referme derrière moi, le chien se met à aboyer bruyamment en voyant ses congénères qui attendent sagement en salle d’attente, attirant l’attention de tous les clients présents. Les regards convergent vers moi, instaurant une gêne palpable.

C’est alors que le Dr. Beaulieu, sort de sa salle d’examen attiré par le bruit c’est un jeune vétérinaire au charme captivant, avec des traits qui allient virilité et élégance.

Sa chevelure brune, soigneusement coiffée malgré son allure ébouriffée, encadre son visage aux contours masculins. Ses yeux d’un noir perçants, ajoutent une touche de mystère à son regard intense.

Avec une taille imposante de 1m85, il a une allure sportive, révélant une silhouette finement musclée qui témoigne de sa vitalité et de sa robustesse Son sourire, chaleureux et sincère, éclaire son visage quand il regarde mon protégé à quatre pattes.

Cindy n’a pas exagéré pour une fois, il est « hyper canon » ! Mes bras m’en tombent en le voyant : une stature grande et musclée, un visage viril aux traits comme taillés à la serpe, des yeux d’un noir profond tout comme ses cheveux. J’en oublie le chien et murmure un :

-Bonjour ! Timide.

Ravi d’échapper à ma vigilance, le chien tire sur la laisse que je laisse glisser de ma main. Aussitôt, il se déchaîne dans la clinique, semant la pagaille avec une insouciance déconcertante.

Il salue les autres animaux, jappant avec enthousiasme, terrifiant de ses coups de pattes patauds un chat enfermé dans une caisse de transport, et saute sur les gens comme s’il les connaissait depuis toujours.

Dans ce chaos, je tente désespérément de rattraper la laisse qui s’est échappée de mes mains.

Prise au dépourvu, je m’efforce maladroitement de reprendre le contrôle. Alors que je tente de maîtriser le jeune dogue en rattrapant sa laisse, je heurte malencontreusement le torse du Dr. Beaulieu, qui s’est avancé pour barrer la route au canidé. L’animal, profitant de la situation, contourne le docteur en l’entourant du même coup.

Un enchevêtrement de corps et de laisse se crée, et dans ma tentative désespérée de démêler la situation, je me retrouve ligotée avec le docteur par la laisse du chien.

Instinctivement, je m’accroche à la première chose qui me tombe sous la main pour ne pas chuter sur le sol glissant de la salle, en l’occurrence, la ceinture de son pantalon.

L’homme se met à rire et sa main repousse la mienne de sa ceinture. Tandis que je lève les jambes pour tenter de me défaire de la laisse.

-Vous pourriez, me lâcher mademoiselle et vous faire obéir de votre animal ? Suggère le Dr. Beaulieu, peinant à reprendre son sérieux face à la situation.

-Excusez-moi, Docteur, ce chien ne m’appartient pas en fait... Je l’ai trouvé dans la rue, et je pensais que vous pourriez peut-être l’aider à retrouver son propriétaire, voir s’il a une puce électronique ou un tatouage... Je l’ai trouvé dans la rue tout seul et pas de propriétaire autour... Il est en fugue, je pense..., balbutié-je, les joues rouges d’embarras.

Le docteur, les bras croisés, observe la scène avec un mélange d’amusement et de surprise, tandis que je nous démêle confuse et que je saisis mon turbulent copain à quatre pattes. Les aboiements du chien semblent résonner dans toute la clinique, créant une atmosphère burlesque. Il décide alors d’intervenir.

-Je vois que vous avez la situation bien en main, plaisante-t-il en esquissant un sourire. “Peut-être devrions-nous enfermer ce petit fugitif dans la salle d’examen numéro trois. C’est la seule pièce où il ne pourra pas semer la zizanie.

Avec une synchronisation digne d’une chorégraphie, le Dr. Beaulieu et moi parvenons à guider le chien turbulent jusqu’à la fameuse salle d’examen.

La porte de la salle d’examen se referme derrière nous, plongeant la pièce dans un calme relatif après l’agitation causée par le chien fugueur. Le Dr. Beaulieu tourne son regard perçant vers moi, arborant un sourire amusé.

-Je ne m’attendais pas à une telle entrée en matière aujourd’hui”, commente-t-il, les bras croisés. “En tout cas, merci de m’avoir aidé à contenir ce petit démon à quatre pattes.

Je souris en retour, un mélange de gêne et de soulagement.

-C’est la première fois que je fais une entrée aussi remarquée dans une clinique vétérinaire.

Le docteur observe le chien avec une expression méditative.

-On dirait qu’il n’a pas l’intention de s’excuser pour le dérangement qu’il a causé.

J’observe le jeune dogue Allemand à la robe grise c’est une bête magnifique qui très certainement à un pedigree, il renifle frénétiquement tout ce qui se trouve dans la pièce cherchant sûrement encore une bêtise à commettre.

-Non, je crains bien que non. Il a un talent particulier pour semer la pagaille partout où il passe. Peut-être qu’il cherche une carrière dans le spectacle canin.

Le Dr. Beaulieu rit, une sonorité chaleureuse qui me fait fondre un peu plus, quel charisme je n’ai jamais rien vu de tel. Alors que nous tentons tous les deux de maîtriser le chien pour pouvoir lire sa puce ou trouver un tatouage à l’oreille ou la cuisse une conversation s’instaure.

-Au fait, Je suis Laure Roussel, enchantée, me présenté-je enfin.

-Dr. Beaulieu, mais vous pouvez m’appeler Dominic. Enchanté également, Laure. Alors, comment en êtes-vous arrivée à jouer les héroïnes canines et à atterrir dans ma clinique aujourd’hui ?

-La routine, vous savez. La recherche d’emploi, la quête de l’indépendance, et soudainement, je me retrouve à jouer à la chasseuse de propriétaires de chiens fugueurs. C’est une compétence que je n’avais pas vraiment anticipée en préparant mon diplôme. Bien que j’aie été bénévole à la Spa pendant deux ans

Dominic sourit de nouveau.

-Les surprises de la vie, n’est-ce pas ? Mais vous semblez vous en sortir admirablement bien, même dans des circonstances aussi inattendues.

Nous rions de concert alors que le chien, apparemment satisfait de l’attention qu’il reçoit, s’assied docilement entre nous, enfin calme !

Dominic se penche pour caresser sa tête, et le bip de son lecteur de puce électronique se déclenche en passant sur le cou de l’animal.

-Eh bien on dirait que notre ami a fait plusieurs kilomètres, il habite à l’autre bout d’Angers près du château je vais tout de suite appeler son propriétaire, vous pouvez m’aider à le mettre dans un des box, Laure ?

-Sans problème ! Dis-je dans un sourire.

Je m’exécute et nous mettons notre jeune ami dans un box. Il entre sans se faire prier, attirer par la gamelle d’eau et les croquettes que le docteur « beau yeux » il y a mises.

Puis une fois la cage refermer le docteur s’assit à son bureau. Récupère les coordonnées du maître du chien qui s’appelle « chance ». Il saisit son téléphone et appelle le numéro du propriétaire du chien que le lecteur lui donne.

À l’autre bout du fil j’entends la voix étouffée d’un homme qui semble en proie au soulagement en apprenant que son chien a été retrouver, l’homme raccroche après avoir dit qu’il arrivait tout de suite.

Dominic raccroche en souriant. Puis, alors que je m’apprête à prendre congé de mon charmant docteur « beaux yeux » ce dernier me dit :

-Quel type de travail cherchez-vous laure ?

-Un emploi de secrétaire…

- En fait, je suis actuellement à la recherche d’une secrétaire-assistante pour m’aider à gérer cette clinique. La gestion de rendez-vous, le conseil et la vente des médicaments et l’assistance lors des examens cela pourrait vous plaire ? Bien sûr je vous formerai si la place vous tente et que vous avez les compétences que je recherche ! Mais vous semblez déjà douée pour gérer les chaos ! Dit-il dans un rire.

Je cligne des yeux, surprise.

- Vraiment ? Eh bien, je ne m’attendais pas à décrocher un entretien d’embauche en plein milieu d’une salle d’examen vétérinaire. Mais j’ai un CV si vous voulez bien le regarder ?

Il rit une nouvelle fois, en voyant la vitesse à laquelle je dégaine mon CV.

Je tremble à l’idée qu’il change d’avis ou que je n’ai pas les compétences requises à sa recherche.

Je le scrute avec inquiétude pendant qu’il parcourt mon curriculum vitæ à toute allure, avec une expression indéchiffrable.

-Je vais examiner vos compétences quand j’aurais un moment de calme et je vous rappelle ? Cela vous va Mademoiselle Roussel dit-il en plantant ses yeux ténébreux dans les miens.

J’ouvre la bouche comme une carpe et la referme subjuguée, il a vraiment un charme magnétique. Je recule, il est temps que je prenne congé en espérant que ce n’est pas la dernière fois que je vois cet homme. En reculant je heurte la table d’examen en métal et prends le coin dans la hanche hypnotisée par le velours brun de ses yeux, la douleur me fait redescendre sur terre !

-Heu alors au revoir Monsieur Dominic.

Il me tend une main franche que je serre, en essayant de prendre un masque professionnel histoire de ne pas passer pour la cruche de service. Puis il me raccompagne vers la sortie, il y a du monde qui attend en salle d’attente.

Je suis à peine sortie de la clinique vétérinaire que je reprends le train pour Angers afin de rentrer dans ma famille de fou. J’espère que Lisbeth ne va pas me demander de garder mon neveu une fois de plus. Car j’ai prévu de passer le Week-end chez Cindy.

Une heure plus tard je suis de retour à la maison. Mon frère Alex est là mais pas ma sœur qui semble être partie avec son nourrisson. Je prépare un sac pour le week-end. J’informe mon frère que je rentre que dimanche. Cindy est seule chez elle aussi ce week-end, et on va se faire un week-end entre filles.

Alex m’intercepte au moment de partir pour me dire que Jérémy son meilleur pote lui a avoué qu’il en pinçait pour moi.

-Tu ne veux pas que j’organise une petite soirée pour que vous fassiez connaissance. Il m’a dit qu’il te trouve trop mignonne avec tes taches de rousseur.

-Heu Alex, tu me fais quoi là ? Je n’ai pas besoin d’entremetteur et je n’aime pas l’humour de ton pote, il est franchement agaçant avec ses blagues vaseuses…

-Ho ! Dit-il apparemment un peu déçu mais je ne relève pas

-Salut à dimanche !

Cette fois je prends mon petit scooter rouge pour me rendre chez Cindy si on a envie de sortir ce week-end et de faire les « fofolles » ce sera quand même mieux que de tout faire à pied.

J’arrive chez elle à 17 h et ma best m’accueille avec un sourire lumineux. On tombe dans les bras l’une de l’autre. Cindy c’est une jolie blonde d’un mètre soixante-dix, fine élancée elle est jolie comme un cœur. Pleine de talents mais un peu gaffeuse parfois. Elle est mon amie depuis le Collège. On est si intimement liée toutes les deux qu’au collège les profs collaient nos deux noms de famille comme s’ils n’en formaient qu’un. Pire, il y avait des bruits de couloir qu’on était lesbiennes choses totalement faux, Juste des super amies très lier !

On se comprend, se complète et on se retrouve dès qu’on peut. Nous deux c’est : à la vie à la mort.

Ce soir on se fait un petit restaurant italien, elle me parle de ses projets professionnels, actuellement elle bosse dans un fast-food pour dépanner et prépare son concours pour entrer à l’école de police. De mon côté je lui parle de mes candidatures récentes et j’en viens à lui parler de ma mésaventure avec le chien et ma candidature à son cabinet vétérinaire.

-Ha mais en vrai ça serait génial ! Il est sympa le docteur Beaulieu, mon chien l’adore. Et tu as vu le beau gosse ?

Je ris confuse

-Ah ça, je l’ai vu de près ! Le chien nous à ficeler l’un à l’autre, on se serait cru dans un dessin animé ! C’était grotesque et cocasse, punaise la honte !

-Mais il t’a proposé un poste quand même ! Il a peut-être bien aimé être ficelé à une belle fille comme toi !Reprends Cindy dans un clin d’œil.

Je secoue la tête.

-Non il est resté charmant, mais très professionnel mais il a de ses yeux le docteur Beaulieu pour moi c’est le docteur « beau yeux » maintenant…

-J’espère que tu auras une réponse favorable, alors ?

-Il ne m’a malheureusement pas dit quand j’aurais une réponse… J’espère faire l’affaire !

-Il a une associée, il me semble. Il y a deux vétérinaires dans ce cabinet…

-Ah bon ? Mais je n’ai vu que lui !

-Oui probablement que c’était son jour de congé…

-Ok, ok…

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