Chapter 1
Cela faisait maintenant trois heures, que je me trouvais en tant que serveuse pour un garden party de Bourges en pleine aire. Comment vous dire qu'à travers mes <<puis-je vous offrir un rafraîchissement ?>>, mes faux sourires crispés et mes aller retours constants en cuisine, j'en avais bien ma claque de cette fichu party.
Et comme si cela n'était pas suffisant, Jeff notre manager, qui ne foutait littéralement rien à part voler des amuses bouches par ci par là en cuisine, s'amuser bien à nous mettre la pression et nous hurler dessus quand on servait soit disant trop<<lentement>> car cela ne représentait le <<prestige>> de notre agence .
J'avais personnellement eu le droit à son pétage de plomb. Mais excuse-moi je n'étais pas flash aux dernières nouvelles je ne pouvais pas marcher plus vite que la lumière !
Puis ne parlons même pas de la lueur du soleil, qui se faisait des plus fortes en cette après-midi de fin août, me donnant une atroce migraine...
Bref cette après midi était à gerber !
-courage il ne reste plus que deux heures ! Essaya de m'encourager gentiment Lilas une collègue mais bizarrement sa phrase ne fis que provoquer l'effet inverse en moi.
Encore 120 minutes super...
Mais je pouvais me consoler en me disant qu'après ces longues 120 minutes je pourrais rentrer chez moi et voir si j'avais enfin reçu ma lettre en réponse de ma demande de bourse à Blackwood académie.
Entrer dans cet établissement était mon plus grand rêve depuis toujours. Étant passionnée de littérature je voulais à tout prix suivre les cours de la spécialité lettre, économie et faire parti de leur club de journalisme, mais je savais que ce rêve ne serait pas facile à réaliser. Blackwood académie est l'une des écoles élitiste les plus prestigieuse de notre pays et est réputée pour n'être fréquenté que par des génies qui en plus de cela sont des gosses de riche, il permette d'y entrer aussi à l'aide d'une bourse mais déjà que le niveau attendu pour des élèves lambda est très élevé je pense que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin de l'attente qu'ils ont du niveau des élèves boursiers...
Je ne savais pas si j'étais à la hauteur pour pouvoir entrer dans cette académie mais je savais que <<qui ne tente rien n'a rien>> alors j'ai travaillé dur toute l'année et j'ai passé l'examen d'entrée le mois dernier sans avertir personnes pas même ma mère c'est plus tard qu'elle l'a découvert.
Je me reconcentrais donc sur mon service tant bien que mal à cause de ma migraine qui se faisait des plus fortes.
Je me demandais bien comment je fessait pour ne pas encore renverser malencontreusement mes plateau vu la façon peut à droite dont je circulais.
-Ophelia viens par ici! M'interpella Jeff je savais que cela ne présageait rien de bon.
Je me précipita vers lui sans tarder ne voulant pas être réprimander de le faire sois disant attendre.
-oui Jeff ? Un problème ? Demandais-je d'un ton calme.
-c'est plutôt moi qui devrais te poser cette question. Tu as un problème Ophelia ? Ça fait un instant que je t'observe et j'ai envie de te demander tu sais où est ce que tu trouves ?! Ce garden party est l'un des événements les plus importants du mois que notre agence ait assisté ! Il est organisé par la famille Chesterfield ! CHESTERFIELD la famille la plus influente de la Côte Est après les Brixton. Il suffit seulement d'un simple commentaire négatif sur notre service de leur part pour que notre boîte fasse faillite ! Alors tu va me bouger tes grosses fesses et commencer à servir sérieusement.
Honnêtement je me suis arrêté d'écouter sa tirade longue et ennuyeuse à partir de "c'est plutôt moi qui devrais te demander cette question".
Depuis le début de mon travail ici, Jeff ne faisait que de s'acharner constamment sur moi ! Pour lui tout les maux du monde était causés par ma personne sérieusement !
La voix de ce vieux schnock m'étais devenu complètement insupportable tellement que je n'écoutais même plus la moitié de ses discours.
-Ophelia tu m'écoute ?!
-euh oui désolé, je ne me sens pas très bien.
-oh pauvre chou tu veux un sucre peut-être ? Répondit-il d'un air obséquieux je devinais bien qu'il se fichait complètement de ma tronche.
-bouge ! Reprit-il froidement avant de partir pour je ne sais où en me bousculant "sans faire exprès" en passant.
À cet instant j'avais encore plus mal à la tête super...
Mais pour qui se prenait ce mec sérieusement ?!
C'était la venue de la crise de la quarantaine qui le rendait si irritant ou quoi ??
Je me réjouissais intérieurement de ne plus avoir à subir ce calvaires de travail après ces fichu 120 minutes.
J'avais commencé ce job pour aider ma mère à payer les frais médicaux liés aux problèmes de santé de mon grand-père. Ils étaient beaucoup trop élevés pour le modeste salaire que ma mère peinait à gagner alors j'ai travaillé durant toute l'année scolaire dans plusieurs café, fast-food différent pour finir ici pour l'été afin de pouvoir contribuer aux frais.
Dieu merci mon grand père se portait mieux et je n'avais plus besoin de ce travail car il ne nous restait que très peu afin de finaliser la totalité des dépenses.
DONC JE POUVAIS DIRE BIENTÔT AU REVOIR À CE BOULOT FOIREUX !
Malgré la migraine cela me motivait un petit peu.
Je zigzaguais alors entre les invités, servais et débarrassé à une cadence sur humaine. Il y avait un monde fou pour une soi-disant simple garden party. J'aurais personnellement premièrement pensé à un mariage vu la façon élégante et sophistiqué dont ils étaient tous vêtus. On distinguait bien qu'on n'était pas du même monde. J'étais assez impressionnée à vrai dire de penser que ces gens s'habillaient de vêtements valant parfois plus que leur propre organes.
<<Dire que c'est ce genre de personne que je côtoyerais si je suis acceptée à Blackwood Académie ! >>pensais-je avec excitation mais aussi appréhension car ces gens bien qu'il se disent plus
courtois et instruit que la classe populaire n'était en réalité pas moins impolie et désagréable si ce n'est même plus...
Ma migraine commençait à devenir de plus en plus insoutenable je décidais d'aller me poser quelques minutes dans les cuisine ne voyant pas Jeff dans les parages. Mais mon espoir de pouvoir me reposer un furtif instant s'envola lorsque je vis Laurinda franchir la porte des cuisines.
Cette fille rien qu'en peinture je ne pouvais pas me la voir !
Toujours stressée, toujours sur les nerfs, toujours aigris bref ce n'était pas la lèche botte de Jeff pour rien...
-Hé bha Jeff avait bien raison... Y'a des gens qui se laissent visiblement trop aller beaucoup trop... S'adressa-t-elle aux autres collègues en me dévisageant avec dégoût je décidais pour l'instant d'ignorer les dires de la rouquine.
-on a embauché beaucoup trop de personnes non compétente ne reflétant pas l'excellence de nos services d'ailleur j'ai été nommé deux fois d'affiler employés du mois et comme on dit jamais deux sans trois donc je pense avoir ma prime à la fin du mois. Se pavanait-elle
OK ? Cool pour toi !
-et toi Ophelia qu'est ce que tu fou pour être à la hauteur du prestige de notre agence à part être payer pour glander toute la journée.
"glander toute la journée" celle-là elle était bien drôle étant donné le fait que chaque jour je me donner d'arrache pieds pour servir le mieux que possible les clients y compris cette journée malgré ma migraine presque maladive. Mais bizarrement c'est seulement lorsque je m'assoupissais un court instant pour reprendre des forces qu'on me tombait dessus.
De plus si il y avait bien une personne à traiter de br*nleur dans cette agence c'était bien son GRAND AMI Jeff depuis le début de la journée je ne l'avez vu ne serait-ce qu'avec un plateau en main...
Bref !
J'allais finir par exploser avec tout ces *** autour de moi.
-mais quel prestige même ? Demandais-je confuse.
t'es juste payé pour servir de boniche à ces bourges te sent pas poussé des ailes Laurine. Dis-je en faisant exprès d'écorché son nom.
Avant qu'elle n'eu le temps de me répondre probablement avec une orde d'insultes, je pris un plateau d'amuse bouche et me dirigea vers l'extérieur.
Je me demandais comment j'avais fait pour tenir près d'un an dans une atmosphère de travail si chaotique.
Et encore, ce jour-là j'avais eu de la chance. Je n'avais eu qu'à supporter Laurinda et Jeff séparément et non en duo...
Je me dirigeais donc vers les clients toujours un peu dans mes pensées. Lorsqu'avant même que je ne puisse avoir de réflexes, une personne aux pas pressés me fonça dedans, engendrant alors une violente collision.
Rien de mieux pour soigner une migraine...
L'auteur de cet accident n'était rien d'autre qu'un jeune homme blond, ne semblant bien plus vieux que moi et qui empestait l'alcool.
Les or d'œuvres s'étalérent sur son accoutrement.
Me sentant désolé bien que je n'étais pas vraiment responsable, je présentais mes excuses essayant d'essuyer les dégâts que les amuses bouches avaient causés à son costume.
-elle fait quoi la bigleuse ?! Il rouspéta, écartant violemment mes mains de son costume comme si elles portaient la lèpre.
Choquée par tant de mépris je ne sus d'abord quoi répondre, avant de me reprendre.
-monsieur, j'ai présenté mes excuses par simple courtoisie mais en réalité c'est vous qui m'êtes foncez dedans vous êtes le bigleux dans cette histoire, je ne tolère aucun irrespect. Excusez vous. Ordonnais-je, calmement.
Suite à mes mots le jeune homme sembla surpris et me scruta comme si j'étais là dernière des toxicos.
Mais cela n'était pas étonnant.
Ce gosse de riches pensait sûrement qu'il pourrait manquer de respect à une employée sans que personne ne s'y oppose, mais il avait choisi la mauvaise personne le mauvais jour pour jouer les enfoirés de première.
-qu'ouï- je??
<<Qu'ouï-je>> sérieusement on était sur du high level.
-pré-sen-tez moi vos ex-cuses! Répondis-je en accentuant sur l'articulation ce qui ne le plus guère.
Le bourré s'approcha alors vers moi et lança :
-je crois que tu n'as pas bien compris la situation. Je suis un Brixton, c'est le peu de mon porte feuille qui fait tes fins de mois ! Alors quand tu me positionnes dans une situation aussi fâcheuse, que celle-ci, tu fermes ta gueule.
Dès cette réponse je sus que les choses allaient vite très vite dégénérer.
Et je n'étais visiblement pas la seule à le percevoir étant donné que notre altercation attira l'attention des invités.
-alors non je ne vais pas la fermer quand vous êtes la personne en tort que vous soyez un Brixton ou le clodos du coin j'en ai rien à faire !
Il s'apprêtait à renchérir mais je le coupa en rajoutant:
-vous m'avez bousculée avant même que je ne puisse vous esquiver, vous m'aviez pourtant vu ! Et maintenant c'est moi qui devrait implorer votre pardon ?! L'argent vous monte à la tête... Lâchais-je dégoûtée.
Ma réponse l'ennuyant de plus belle, il se rapprocha de moi, de sorte que je crû qu'il allait me choper par le cole back.
Son visage était si proche du mien que je pu examiner les traits de son visage, allant de sa peau hâlée, à ses yeux noisettes me lançant à cet instant un regard meurtrier.
-au cas où tu l'aurais pas remarqué, je m'en fou. Que je t'ai vu ou non lorsque tu te trouves sur mon chemin, et que je passe, tu t'écartes !
Fit-il avant de continuer son chemin tout en me rebousculant me faisant alors perdre équilibre et m'étaler par terre, ce devant tout le public.
-T'as bien raison, c'est comme ça qu'il faut leur parler. Commenta l'homme qu'il rejoignit.
-d'ailleurs pendant que t'y es apporte moi du champagne. Commanda l'autre blond comme s'il n'en avait pas déjà assez pris.
Quelle humiliation...
<<Pourquoi devrais-je subir un tel affront ?>>
<<Pourquoi devrais-je me laisser être traité tel de la poussière juste à cause de leur statut social ?>>
Ainsi sont les pensées qui m'envahirent à cet instant.
Je n'avais rien à perdre. Peu importe ce qui serait arrivé j'aurais quitté mon job à la fin de ce service.
Il voulait du champagne, il en aurait.
Je me levais donc, et stoppa l'un de mes collègues circulant avec un plateau en proposant.
-le jeune maître souhaite du champagne...
Annonçais-je en prenant une coupe avant de me positionner à son niveau.
-et ses désirs, sont des ordres ! Concluais-je ma phrase tout en jetant tout le contenu du verre sur sa face.
Au même moment Jeff sortait en furie des cuisines, sûrement pour me licencier.
-satisfait ? Ou vous voulez des glaçons en plus ? Demandais-je d'un ton obséquieux tandis qu'une veine était au bord d'éclater de ses tempes.
Il ne répondit rien sûrement trop choqué par une telle audace pour sortir quoi que ce soit.
-Ophelia Turner t'es vir-
-je démissionne Jeff ! Déclarais-je avant de sortir avec hâte du lieu sous les regards scandalisés des invités.
Cette journée fut sûrement une épreuve envoyée par Dieu pour tester ma patience.
Malheureusement j'avais échoué...