Un démon partie trop tôt.
Mars 2020, 5 ans plutôt,
Un jeudi soir au Club Mom's Sugar, San Francisco.
Point de vue de Luc Lippert.
Ma journée de service s'achève enfin, j'ai pour habitude de traîner le soir encore dans les rues de San Francisco avec ma voiture civile pour voir si tout ce passe bien.
Pas de violence, pas de trafic en vue.
Mais tous les jeudis soir, j'ai mon rituel et mes petites habitudes pour m'arrêter à mon club préféré pour rejoindre une des filles qui danse comme une déesse, à mes yeux en tout cas.
Cela tombe bien, ce soir on est jeudi.
Ma femme est tranquillement à la maison avec notre fils de 5 ans, Manuel. Elle ne se doute de rien, je peux lui faire croire ce que je veux quand je veux.
Elle me voit comme un héros qui arrête les bandits, un mari et un père aimant.
Si un jour elle se pose des questions, j'ai mon alibi, mon ami depuis des années qui est aussi mon coéquipier, Hal.
J'ai oublié de vous dire que je suis inspecteur de police, dans la section contre le crime organisé, la mafia en particulier.
Je hais ces mecs qui sont d'origine italienne la plupart du temps qui se croient tout permis, de baiser des femmes en veux tu en voilà à n'importe quel moment.
Avoir plusieurs business illégaux ou légaux pour blanchir leurs pognons.
Ils arrivent à mettre des politicards dans leurs poches et quelques flics corrompus pour laisser passer leurs marchandises sans encombre en provenance d'autre pays.
Mais moi, malheureusement pour eux. Je ne suis pas un ripou. J'ai peut-être des penchants un peu bizarre, du genre à trompé ma femme avec des minettes de 15 ans, voir plus jeunes ci-possible.
Retenez bien que personne ne m'achète avec un paquet de fric. Jamais !
Bien, assez parler de mon job, laissons place a l'amusement et au plaisir charnel qui m'attend dans ce club.
Je gare ma voiture au loin comme à mon habitude dans une des rues où il fait nuit noire dans cette belle ville de San Francisco.
J'entre dans le club et je commande un verre de whisky, je m'installe à mon siège qui sont placés proche de la scène pour voir cette belle petite se déhancher devant moi.
La musique est bonne, un mélange de sensualité et de techno house pour se mettre dans l'ambiance.
-
"Elle doit être folle de moi. Elle veut toujours que je la baise dans les chiottes comme une sale pute. En même temps, c'est ce qu'elle est. Une strip-teaseuse mais une putin avant tout.",
pensai-je en apportant mon verre à mes lèvres.
Ce soir, je me sens d'humeur aventureux, j'ai envie de tester une nouveauté.
- "Un plan à trois.", pensai-je en buvant une bonne gorgée de mon alcool favori.
Je fais signe à ma danseuse avec ma main de venir me rejoindre avec un air aguicheur en lui demandant :
- "Ramène ton p'tit cul avec une autre fille. Une plus jeune que toi de préférence, beauté. Dit à ton boss que je prends une de ses salles VIP pour ce soir.", lui ordonna, d'un ton autoritaire et décontracté en caressant ma barbe fournie avec deux doigts.
- "C'est ton anniversaire, mon cow-boy ?", me demande-t-elle, en commençant à se frotter contre ma cuisse.
- "Exactement, mon cœur. Allez, rejoins-moi dans 5 minutes. Accompagné.", lui répondis-je, en claquant son énorme boule, je commence même à avoir le barreau.
- "Oui, monsieur.", confirme-t-elle, en se mordant la lèvre inférieure accompagnée d'un clin d'œil avant de tourner les talons pour me laisser une vue imprenable de son joli cul que j'ai réservé rien que pour moi ce soir.
D'ici quelques minutes, je vais leur faire du sale ! En mode BDSM malsain et sans aucun respect. J'emmerde leurs principes sur le consentement et tout ce qui va avec.
J'étais prêt à me lever de mon siège quand soudain, je vois ce putain de Kent Biancci, le patron du club s'en prendre à ma fille. On dirait qu'il s'est fait une nouvelle teinture de cheveux, blondinet il semblerait. Encore une coupe de junkie pour faire son intéressant je suppose. Il est bâti comme un boeuf, ce n'est pas pour autant que j'ai peur de lui.
Il la prend par le bras et me montre du doigt comme pour dire qu'elle ne devrait pas me rejoindre.
Il la pousse contre son frère, son petit chien qui le suit partout pour qu'il puisse lui laisser le passage pour se diriger en trombe droit sur moi.
-"Déjà que je t'accepte dans mon club parce que tu claques tout ton fric ici au lieu de te payer une vie, que ce n'est pas pour autant que je vais te laisser t'approcher de mes filles dans une de mes salles privées, Lippert. Contente-toi de regarder !", s'adresse t-il, en me toisant de tout son corps d'un ton colérique mais maîtrisé.
- "TA fille, à dû sûrement te dire que c'était mon anniversaire. Tu peux bien faire un effort pour ce soir, Biancci.", lui répondis, en arquant d'un sourcil d'un air confiant.
- "Dans tes rêves, stronzo*. Tu crois que je ne connais pas tes penchants sordides ?"
-"De quel penchant tu me parles ? Je ne sais pas du tout de quoi tu veux parler." "Sérieusement ? Il me traque ou quoi ?", pensai-je avec une pointe d'anxiété qui commence à naître au fond de mes tripes.
- "Ah, tu veux jouer au plus malin..."
Point de vue de Kent Biancci.
Ce stronzo m'a mis sur les nerfs tellement vite que je ne pouvais plus me contenir. Je vais lui foutre la honte devant tous mes clients, mon staff et mes filles.
Je sais très bien qui il est, et ce qu'il fait.
L'inspecteur Luc Lippert. Né pour regarder mes moindre fait et mes gestes pour me voir un jour derrière les barreaux.
L'espoir fait rêver j'ai envie de dire.
Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que je paye gracieusement son service et ainsi que toutes les forces de l'ordre de cette ville pour que je puisse faire marché mes multiples business comme il le faut et sans me déranger.
Même mes propres ennemis me remercient. En échange, ils empiètent pas sur mes territoires et respectent sans attendre un retour de ma part.
Cela m'amuse de le voir venir pratiquement tous les soirs et de lui faire croire qu'il a le pouvoir sur moi. Qu'un beau jour, il va me passer les menottes.
J'ai envie d'éclater de rire franchement. Je suis intouchable, la famille Biancci est intouchable, mon vieux père est bien l'homme le plus craint de la famille.
Je le prends sans plus attendre par le col de force avec une main et de l'autre je lui saisi son arme de service qui était cachée dans son futal.
-"Tss... Il se prend pour un gangster le mec. Pathétique !", pensai-je avant de proclamer haut et fort ces mots : "Mesdames et messieurs, votre attention, je vous prie !", je m'exclame, armé de mon plus grand sourire de sadique que je suis. "Vous voyez ce petit agneau qui vient de rentrer dans la fausse aux lions ? Ce pauvre petit flicard qui veut se taper mes danseuses avec ses penchants sexuels pour la foutre bien profonde à des mineurs ?" Mon regard change instantanément, mon sourire de sadique s'efface pour laisser apparaître mon regard le plus noir qui soit. "Son truc c'est de les habiller comme des petites écolières alors qu'elles n'ont même pas encore 16 ans ! On ne travaille qu'avec des femmes majeures, stronzo ! Pas des gosses ! Est-ce que j'ai une gueule de pédo comme la tienne, figlio de putana ?!"
- "Lâche-moi, Biancci. Tu es en train de faire une énorme connerie !!", m'avertit t-il, d'un ton silencieux et menaçant.
Personne ne me menace !
J'éclate de rire en lui braquant son propre flingue sur ses couilles, du moins ce qu'il a entre les jambes.
- "Vous avez entendu ? Il me dit que je suis en train de faire une énorme connerie ! Celui qui est d'accord avec lui, levez-vous et venez me le dire de plus près...", dis-je avec un sourire en coin. "J'entends pas !!!", en montrant à nouveau mon regard noir.
Il m'en faut peu pour me mettre hors de moi. Je tiens ça de la mamma. Colérique et frappe avant de parler, pour bien faire passer le message.
Je lui tire une balle dans la jambe. Je suis d'humeur joueur ce soir, et surtout d'humeur à remettre ce pédophile dans le droit chemin.
Il hurle au sol tel un excrément puant qu'il est.
J'entends mon petit frère venir vers nous en aboyant ces paroles :
- "Putain frate* ! Règle tes comptes dehors, pas ici. C'est la troisième fois cette semaine. Contiens-toi un peu bordel !"
Enfin, petit-frère... Il à 35 ans, et moi 37. On a le même visage, la même couleur de peau hâlée que la mienne, tatoué un peu de partout, son corps est moin imposant que le mien mais il reste tout de même bo gosse. Il a le même regard, mais pas le même caractère que moi.
- "Ferme ta putta de gueule, Carl. Les pédophiles n'ont pas leur place sur mes territoires et encore moins dans mes clubs !"
- "Qu'est ce que tu dis ?!", dit-il d'un air choqué.
- "Il vient de demander à Cristal de venir avec lui en salle avec une putain de mineur ! Je ne vais pas laisser passer ça mon frère !"
-"AAAAAAAAAAAHAAAHH !!!! Ce n'est pas ce que j'ai diiiiiiiit !!!! Ma jambe !!!! RAAAHAAAH !!!!"
Je le regarde avec un grand sourire, le voir hurler de douleur me rend fou de joie, mes dents blanches sont bien déployées pour lui foutre encore plus les chocottes. Je braque maintenant son flingue sur son putain de crâne.
- "Tu sais ce que je fais aux pédo de ton espèce, stronzo* ?", lui dis-je, armé de mon plus beau sourire en coin.
- "Non, cogno ! Pas ici ! Va t'amuser dans la cave.", dit mon frère en me regardant d'un air nerveux.
- "Ouais dans la cave, chouette idée p'tit frère. Ramène-le en bas. Je suis d'humeur à jouer ce soir !", proclame ai-je en levant les bras avec le gun dans ma main droite et de mon sourire narquois. "Quant à vous, continuez de vous rincer l'œil.", hurlais-je de colère en m'adressant à mon public adoré, mes clients bien sûr. "La soirée ne fait que commencer ! Éclatez-vous mannaggia* !"
Mes clients, du moins, mes habitués me connaissent, en tout cas dans cet aspect de ma personnalité. Ils savent très bien que je suis dérangé et que je peux partir au quart de tour à tout moment.
Je peux sourire comme m'énerver en l'espace d'une seconde. Mon frère en a la trouille par moment. Personne n'arrive à me canaliser. Je suis comme ça. Un étalon Italien borderline.
Mais juste avant de rejoindre ce petit enculé dans la cave. Je vais me rendre de ce pas dans mon bureau.
Je fais mon entrée en refermant la porte derrière moi, ce bureau au style mégalo, qui montre bien le mâle puissant et dominant que je suis. Avec une de mes meilleures danseuse qui me suce la queue quand l'envie me vient qui attend sagement sur le sofa en cuir noir qui est placer face à mon bureau en bois massif.
La musique s'est estompée dans les aires, j'arriverai mieux à me concentrer pour la suite.
Je pose son flingue sur mon bureau et je commence à chercher un dossier le concernant.
Oui, je suis du genre à avoir un dossier sur chaque client, chaque ennemi, chaque coup d'un soir même. Il faut toujours avoir un coup d'avance sur ses adversaires et ses rencontres.
Ne me jugez pas, je suis juste un peu parano sur les bords.
- "Merde merde merde. Il est où ce putain de...", dis-je à voix haute, en cherchant ce foutu dossier sur cet imbécile de Lippert. "Aaaaah te voilà mon joli, viens voir papa."
Le dossier de Luc Lippert, se trouve enfin entre mes mains.
Je tire le tiroir de mon bureau, je saisi le petit plateau en argent et je sniffe trois rails de coke, juste histoire de me mettre dans l'ambiance.
- "Oooh ouaiiiis ! Ma p'tite Colombienne, tu m'allumes toujours au quart de tour.", m'exclamais-je, en basculant ma tête en arrière comme si je venais d'avoir un orgasme, bien mieux qu'une femme cette poudre.
Je prends le dossier et l'arme de cet enfoiré avec moi pour descendre les rejoindre dans la cave du club.
Je descends les marches de manière décontractée, en prenant mon temps malgré mon excitation de passer un interrogatoire musclé à cet enfant de putain.
La cave est minimaliste, seulement deux chaises, une table en inox, deux horloges murales qui annoncent l'heure d'ici et d'Italie. Un simple carré de néon au plafond en guise de pluie de lumière.
- " Tu l'as fouillé ?", demandai-je à mon frère, avec le dossier à bout de main et du gun de l'autre. Avec mon costard coûteux de soie bleu nuit et ma chemise blanche à moitié ouverte qui laisse apparaître mon tatouage central qui me monte jusqu'au cou. Je suis le parfait beau gosse dans toute sa splendeur.
- "Ouais. 3.500 dollars en liquide, son phone de service, son bipeur, un trousseau de clé et l'arme que tu tiens entre tes mains."
Je vois que mon frère n'a pas perdu de temps, il a bien ligoté notre invité sur cette chaise.
- "Tu comptais claquer toute ta tune en liquide en une soirée dans mon club, Lippert ? Ça me fait plaisir je ne te le cache pas."
Je m'installe face à lui avec mon sourire en coin, en écartant mes jambes pour être plus à l'aise. La table en inox nous sépare.
Je pose son arme sur la table à ma droite, délicatement, et son dossier à gauche furieusement en le claquant fort sur la table.
- "La coke... Une vraie histoire d'amour nous deux. J'adore quand je suis comme ça. Je me comprends.", pensai-je fièrement. "Alors, stronzo. Je sais que tu me flic depuis un bon bout d'temps maintenant. Mais laisse-moi t'annoncer une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. Par laquelle je commence ? Profite de cette occasion pour choisir, car tu n'en auras pas d'autres."
- "Va te faire foutre, Biancci. Sale enfoiré de merde ! Soigne-moi au lieu de jouer le con avec moi !", dit Luc, en m'aboyant dessus, quelle erreur fatale.
- "Arf... Mauvaise réponse cow-boy.", dis-je en montrant un visage ironiquement triste.
Je prends son flingue plus vite que mon ombre qui est poser sur la table pour lui tiré d'une balle sur son épaule gauche.
Le coup de feu est parti. Il n'avait qu'à répondre correctement.
Il en hurle de douleur.
- "Je te conseille de choisir si tu ne veux pas te retrouver six pieds sous terre, cogno.", annonce Carl, en restant adossé contre le mur, les bras croisés à le mettre en garde contre moi.
Je repose son arme à sa place. Délicatement.
Je brandis le dossier dans ma main en narguant notre invité d'honneur, je l'ouvre pour commencera lecture.
Mon petit-frère commence à perdre patience, il se retire du mur pour commencer à avancer, mais je l'arrête dans son élan en lui disant :
- "Non c'est bon laisse, mon frère. Il est un peu timide, ce n'est rien.", dis-je, toujours avec mon sourire en coin. "Je vais choisir à sa place. La mauvaise nouvelle mon cher Lippert. C'est que tu te retrouves dans un sacré merdier, c'est peu d'le dire." Je prends quelques photos dans le dossier et je me lève pour venir m'asseoir sur le bord de la table, face à lui. "Regarde cette photo.", je lui montre, avec un regard noir.
C'est une photo avec lui et une jeune étudiante sortant d'un collège, sa main autour de son cou en train de l'embrasser comme un obsédé.
Il regarde la photo, accompagné de cris de douleur, dus aux deux balles qu'il vient de prendre par mes soins.
- "Ça ne te dit rien. Ok, alors regarde la suivante !"
Je lui montre la deuxième, il est carrément en train de violé une ado non loin de chez lui en pleine rue, en plein jour. Même moi je baise mes putes avec plus de respect et de dignité.
- "Toujours aucune réaction, rien ?", pensai-je. "Ma patience à des limites, Lippert. J'aimerais une réaction de ta part. Regarde maintenant celle-ci. Tu sais qui s'est ?!"
Il arrête de hurler comme un chien mais sa respiration reste très tendue, il ne lâche pas son regard sur cette photo.
- "A vrai dire... Je ne sais pas qui sont ces gamines.", lui dis-je, armé de mon sourire sadique. "Mais grâce à mes hommes, j'ai pu tout savoir sur toi. Tous les moindres détails de ta misérable vie de détraqués. Célibataire, pas de femme, vivant seul dans un studio qui paye pas de mine et payer aux frais de l'état. Avec ton salaire de haut fonctionnaire, je m'attendais à une belle baraque, mais soit. Bientôt la quarantaine et toujours pas marié ni d'enfants. Alors pour compenser tu te tapes des petites en pleins rue. T'as pas honte, enfoiré de cow-boy ?", lui dis-je, en accentuant ma colère sur la dernière phrase.
Luc pensée: "Au moins une chose qu'on ne peut pas me reprocher, c'est que je mets ma famille à l'abri. Je cache bien mon jeu, je suis fortiche à mener une double vie. Même cet enfoiré n'a pas réussi à trouver ma famille et ma maison. J'en suis fière comme pas possible.", pensai-je. "On a tous nos vices, Biancci. A côté de toi je suis un enfant de cœur.", me dit-il, avec un simple sourire, il ne se rend pas compte que c'est moi qui mène la danse ici.
- "Toi, un enfant de cœur ?", dis-je avec un grand sourire et d'un ton amusé.
Je lâche les photos qui elles, tombent au sol, pour lui coller une grosse patate de forain sur son nez. On peut entendre l'os se fissuré.
Aïe aïe aïe caramba ! Je me retiens de le tuer depuis tout à l'heure.
Je reprends place sur le bord de la table calmement.
- "T'es un enfant d'putain, ouais ! Je suis peut-être peu fréquentable avec des mœurs légères, mais jamais je ne touche aux gamines. Combien de détraqués j'ai torturé et tué de ton espèce !", je l'avertit en le pointant du doigt avec mon index sur son pif complètement tordu de par ma punch. "Sache une chose mon ami, dans mon monde, on se fait justice soi-même.", je le regarde, dans un silence mortuaire, gênant au possible, toujours avec un sourire en coin quand cela me chante. "Tu as quelque chose à dire pour alléger ta conscience avant de dire bonjour à Satan ?"
- "Va te faire enculé ! Toi et ta putain de famille de merde ! Un jour tu te retrouveras derrière les barreaux au fond d'un trou ! Et je me ferais un plaisir de te regarder mourir !", il s'excite à gesticuler son corps de faible dans tous les sens. Plus je le regarde et plus il me fait de plus en plus rire.
Je me mets à rire, à me tordre de rire, je n'ai pas pu me retenir. Vous voyez le rire du Joker quand il pète un câble ? C'est moi !
- "Aaaaah lalala... Lippert, Lippert, Lippert. Ta mère t'a déjà dit que tu étais drôle ?", je reprends mon sérieux en douceur, en essuyant une larme de rire qui menaçait de couler sur ma paupière. "Maintenant laisse moi t'annoncer la bonne nouvelle.", j'applique un demi-tour confiant pour venir rejoindre ma chaise avec les mains dans les poches, une démarche qui montre un suspense dangereux en regardant mes chaussures cirées italiennes d'un cuir coûteux. "Sache que... Je suis intouchable.", je redresse ma tête pour le regarder droit dans les yeux avec mon sourire en coin d'Italien séduisant. "Je tiens ton service par la peau des couilles. Je leur ai dit qu'ils ne devaient pas te mettre au courant. Pour te faire croire qu'un jour tu pourrais me passer les menottes comme ta petite pute. Et encore une chose que tu dois savoir, Lippert."
Il me coupe dans mon élan. C'est dommage, j'étais bien partie !
- "Non ! Impossible. Tu. Mes collègues...", me regarde-t-il, d'un air choqué d'apprendre cette nouvelle. "Je vais te crever sale chien ! Ton père, ta famille entière !", s'énerve-t-il, par la suite. "Je vais vous éradiquer de cette putain de planète !!!"
Je peux voir dans son regard qu'il est furieux et désespéré. C'est ce regard là que je cherchais, avant de lui coller une balle entre les deux yeux.
- "Non, cow-boy. Ton gun va s'en charger. On se retrouve en enfer. Inspecteur Luc Lippert."
C'est le dernier sourire charmeur que je lui lance avant d'appuyer sur la détente, pile entre ses yeux, comme je vous l'avais dit.
Un silence règne dans la cave malgré la présence de mon frère. Un silence que j'apprécie, d'autant plus avec la belle vue de cet enfoiré de putain qui est en train de se vider de son sang tel le porc qu'il est.
- "Tu l'as tué beaucoup trop tôt. Imagine ! On aurait pu avoir des infos sur un potentiel réseau de pédophilie !", s'exclame-t-il, frustré que je l'ai tué... Trop tôt ?
- "Tu ouvres ta gueule au moment le plus magnifique de l'histoire. Laisse-moi apprécier sa mort, cogno !", lui dis-je, en montrant un triste et sinistre visage, ironiquement bien sûr. "Grazie Carl !", m'énerve ai-je sans prévenir contre lui.
- "Je t'ai laissé faire et je n'aurais pas dû. La prochaine fois, j'interviendrai !"
- "Ouais ouais.", proclame ai-je, en me levant de ma chaise avec le gun à la main, qui m'appartient désormais. "Nettoie-moi tout c'bordel et rejoins moi après dans mon bureau. Il faut bien que cette coke serve à quelque chose, je ne vais pas la laisser traîner au fond de mon tiroir très longtemps."
Je lui donne l'arme avec mon sourire charmeur, en quittant la cave.
- "Tu es vraiment le portrait craché de la mamma, mannaggia. Putain ! T'as salopé ma chemise en soie de Mûrier ! Le sang ne part pas sur cette matière !", cria-t-il, en se regardant pendant que moi je monte les escaliers en lui hurlant d'en haut :
Kent: "Tu n'avais qu'à rester derrière moi, mon frère !"
A suivre 😲
stronzo*: connard / mannaggia*: bon sang / figlio de putanna*: fils de pute / grazie*: merci.
Note de l'auteur:
Ce chapitre s'est passé 5 ans plutôt, comme vous l'avez lu au tout début. Le prochain se passera 5 années plus tard, je ne vous en dis pas plus. Juste, de continuer la suite, croyez-moi vous ne serez pas déçu. À bientôt !
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