Eragon : Le briseur d'œufs

Summary

Cent ans avant qu'Eragon ne trouve l'œuf de Saphira, la guerre entre les Galbatorix et les Parjjures, ses alliés et les dragonniers fait rage. La dragonne Herlma vit le moment le plus important de sa vie : la bataille de Vroengard. Entre la peur et le devoir, elle se battra jusqu'au bout pour son œuf et les dragonniers...en vain ? C'est la première histoire que j'ai écrite, entre août 2023 et octobre 2024. Le niveau est donc loin de l'actuel (vous pourrez en juger avec ma nouvelle Le survivant). C'était censé être le prologue d'une trilogie dans l'univers d'Eragon, trilogie qui n'est jamais allée plus loin. Malgré cela, je diffuse ici et sur Wattpad la seule trace écrite de ce livre. Bonne lecture

Status
Complete
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
13+

Première partie

Herlma réajusta ses ailes rouge sang-d’elfe-et-sang-humain dans son dos en respirant l’air marin de l’île de Vroengard-le-QG-des-dragonniers. Ces derniers temps, elle avait du mal à mes tenir droites, pour la première fois depuis ces deux cent quatre-vingt-sept ans de vie avec l’elfe Fogradën-son-compagnon-de-pensée-et-de-cœur. Peut-être la vieillesse.

Pourtant, elle était jeune comparé aux “poids lourds” de l’Ordre des dragonniers. Par exemple, Umaroth le dragon de Vrael, chef de la confrérie, faisait bien la taille de la tour de la bibliothèque, le rocher de Khuitan. Varoc aussi, était énorme et sec. Sans même parler de Belgabad le dragon sauvage actuel le plus gros (Herlma fait à peine la taille de sa queue). Et il y avait aussi le dragon d’or... Herlma stoppa ces pensées ici. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il était moribond, grièvement blessé par les sbires de Galbatorix-le-briseur-d’œufs comme tant de dragons ces derniers mois. De plus, cela ne n’était pas très bien passé entre eux la dernière fois.

Ces pensées la ramenèrent au sujet qu’elle voulait à tout prix éviter : son œuf. Elle l’avait donné à la crypte des âmes ainsi que son Eldunari, son cœur des cœurs. Elle s’en fichait un peu de son Eldunari mais il ne fallait pas que le briseur d’œufs s’en empare. Et surtout, elle voulait surveiller son œuf s’il lui arrivait... une bricole.

Elle regarda de nouveau l’horizon. Le briseur-d’œufs-Galbatorix-le-traitre et les parjures-les-meilleurs-copain-du-traitre allaient venir dans peu de temps. Les rapports des espions étaient formels. Elle voulait coûte que coûte sauver son œuf, c’était la seule raison pour laquelle elle se battait (l’ordre n’avait qu’une chance sur trois de survivre selon la dragonne). Enfin, peut-être que c’était ça, la raison. Avait-elle un œuf ? Pas sûr. Elle claqua sa mâchoire d’agacement. Herlma avait accepté d’être ensorcelé pour oublier la crypte, son œuf et son Eldunari et c’était particulièrement AGAÇANT ! La crypte des âmes, où est-elle ? La dragonne ne s’en rappelais plus. Comment peut-on rentrer dedans ? Herlma ne savait plus. Et puis, un elfe, Thuviel, ex-dragonnier devait faire quelque chose si la bataille tournait mal. Quoi ? Elle avait oublié. Mais elle était sûr de le savoir une minute plus tôt. Et plus elle essayait de s’en rappeler, plus ces souvenirs lui échappaient.

—Ça va, Herlma ?

La dragonne n’eut pas besoin de tourner la tête pour savoir que Frogradën, son dragonnier se trouvait à sa droite et qu’il était nerveux.

« Non, répondit-elle avec une voix inquiète. Le briseur d’œufs ne va pas tarder à arriver et nous sommes en première ligne »

Elle n’avait pas réussi à cacher sa haine et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir fait des efforts mais Frogradën l’a très bien senti. Après tout, ils ont vécu presque trois siècles ensemble à se partager leurs pensées, leurs idées et leurs esprits. Très vite, la moitié de son esprit était déjà occupé par Frogradën.

« Ne t’inquiète pas, le rassura le dragonnier, en pensées cette fois. Au pire, le traître est capturé, au mieux, il est tué. Ça nous permettra de sortir les humains de l’Ordre »

Herlma réfléchit à ces paroles. Frogradën, l’éternel optimiste, n’avait jamais aimé les humains en bon elfe haut placé qui se respecte. Mais depuis que Galbatorix, un dragonnier humain avait trahi l’ordre, il les détestait. Mais il n’a jamais eu le pouvoir nécessaire pour les bannir et étant donné que l’ordre a besoin d’un maximum de combattants, laisser tomber un tiers des dragonniers et de leurs dragons qui pourrait se rallier au camp ennemi, c’est plutôt une mauvaise idée.

Ce que le dragonnier n’avait pas précisé, c’étaient les pertes certaines en cas de victoire, sans parler des pertes en cas de défaite. Bien sûr, l’Ordre avait à sa disposition plus de deux centaines de dragons mais la plupart sont trop vieux ou trop jeune, ou bien blesser par les escarmouches précédentes avec les Parjures. Pour les Eldunaris, l’ordre en a presque un millier mais la plupart sont aussi énergique qu’un roseau et la moitié ont une santé mentale aussi vaseuse que le fond du lac de Vroengard. Quelle assistance phénoménale !

Quant aux Parjures, ils étaient treize sans compter Galbatorix, tous ont un dragon et il n’y a pas un fou pour rattraper l’autre : tous des traîtres et des assassins. Pour les Eldunaris, les Parjures en ont entre quarante-cinq et cent ce qui était cent de trop. Ils connaissent tous un rayon en termes de magie ″caché-par-les-haut-dignitaire- elfes-pour-asservir-les-humains ″ comme ils disent. En fait, cela veut dire ni plus ni moins que magie noire et ils l’on étudiés du début à la fin.

Ah oui, Galbatorix avait aussi un Ombre, c’est-à-dire un sorcier possédé par des esprits mauvais, ce qui a pour effet de le rendre mauvais aussi. Herlma détestait ces créatures qui sont aussi puissante qu’un dragonnier et aussi résistante qu’une carapace de tortue.

La dragonne se mit à regarder de nouveau l’horizon vers l’est et le continent. Le vent était faible mais soufflait de l’est vers l’ouest ce qui aide grandement ce qui veulent attaquer l’île. Les Parjures et leurs dragons-traître-à-leurs espèce aurait donc le vent dans le dos pour l’attaque de l’île.

Un grognement moqueur se fit entendre derrière elle. Des dragons sauvages les toisaient méchamment. Ils n’avaient pas de dragonniers et méprisaient les dragons qui en avait un. Cela aussi, c’était agaçant. Les dragons sauvages à Vroengard étaient d’un nombre très important (de l’ordre de cinq cents individus) et l’Ordre avait trop besoin d’eux, il n’empêche que la plupart étaient arrogant et bouffie d’orgueil (même s’ils sont terrifiant).

Par exemple, Belgabad était aussi vantard qu’il est immense. Lui et ceux de son espèce prenaient un malin plaisir à contester les décisions de Vrael, par pure esprit de contradiction. S’ils venaient, c’est parce que Galbatorix avait tué plusieurs centaines de dragons et la plupart étaient sauvages et isolés. Ce n’est certainement pas parce que Vrael leur a demandé de l’aide. A l’exception peut-être de Vervada, une dragonne bleu nuit qui a eu un œuf avec [.], un dragon de dragonnier il y a quelques années. Vervada était donc plutôt sympa avec les dragons ″domestique″. Il y a peut-être deux ou trois autres qui collaborent sans se plaindre ce qui représente pour eux le summum de la gentillesse.

Soudain, une odeur dragonesque venant de l’est leurs parvint. Tous les soldats relevèrent leurs têtes d’un même mouvement. Pendant ce qui sembla des heures, personne ne bougea, tendu comme des milliers de cordes d’arc. Chacun craignait d’avoir la confirmation que c’était l’ennemi mais tout le monde avait l’excitation qui précède une bataille.

Dans le silence pesant, Belgadad renâcla. Immédiatement après, tous les dragons rugirent de concert. Ils faisaient suffisamment confiance dans la vue du dragon sauvage (qui lui avait value son incroyable talent à la chasse) pour savoir que les Parjures approchaient. Malgré le plan imaginé par les dragonniers ainsi que les plus sages et les plus expérimentés dragons, Herlma n’avait pas confiance. Le but était de les attirer vers la vallée de Futlërno. Là, les montagnes avaient été piégé pour déclencher des avalanches sur les dragons en vol. Et si ceux-ci se posaient, la vallée a été spécialement choisie pour son sol instable et marécageux.

Malgré tout, certains traîtres étaient amis (tout est relatif) avec ceux qui ont conçu ce plan et connaissait leur façon de penser. Il fallait parier que les Parjures, aveuglé par la bataille, ne voient pas le danger, ce qu’Herlma et Frogradën trouvait peu probable, la vallée ayant été préparé dans un laps de temps très court.

Soudain, la dragonne perçut un mouvement à quelques miles à l’est. Puis un autre, plus proche. Puis encore un autre. Aucun doute possible, il y avait des dragons dans les nuages.

D’un coup, ils sortirent en rugissant de défi, pareils à des milliers de d’explosion, les rugissements se mêlant au bruit des quatorze paires d’ailes. Leurs adversaires rugirent à leurs tours et s’envolèrent pour les affronter en vol. Alors qu’Herlma déployait ces ailes, Frogradën lui murmura : «Je te l’ai déjà dit mais je t’aime »

Juste après, son esprit se retira. La dragonne n’aimait pas du tout la voix résignée du guerrier, comme s’ils allaient mourir. Peut-être que oui. Mais si lui était angoissé, cela voulait dire que l’issue était plus que douteuse. Avec un train de retard sur les autres, Herlma décolla vers son destin : la victoire... ou la mort.