CH I : LE COMMENCEMENT DU PUZZLE
Biographie de l’auteur : Mamadou Dia Mbodji
Originaire de Ziguinchor, au cœur de la Casamance, Mamadou Dia Mbodji est un jeune
auteur prometteur dont la plume reflète la richesse culturelle du Sénégal. Bercé dès
l’enfance par les récits traditionnels de sa région, il puise dans les légendes et les
réalités locales pour nourrir son imaginaire. Ses écrits explorent des thèmes universels
tels que l’identité, l’amour et la quête de sens, tout en rendant hommage à la beauté de
son terroir. Avec un style à la fois poétique et incisif, il invite ses lecteurs à découvrir les
nuances de la vie à travers son regard singulier.
Description de l’ouvrage : Au cœur de la prestigieuse Académie Peaghton, sanctuaire
d'excellence et de traditions séculaires, une ombre terrifiante s'étend. Une série de
meurtres brutaux secoue la paisible communauté universitaire, laissant derrière elle un
voile de peur et de suspicion.
Le profiler Daniel Hiller, un loup solitaire au passé trouble, est chargé d'une mission
délicate : infiltrer l'élite intellectuelle de Peaghton sous une fausse identité afin de
démasquer le prédateur qui se cache parmi les professeurs et les disciples.
Plongé dans un monde de rivalités académiques, de secrets enfouis et de traditions
hermétiques, Daniel découvre rapidement que les apparences sont trompeuses.
Chaque membre de la communauté semble dissimuler quelque chose. Alors que le
nombre de victimes augmente et que la pression monte, Daniel doit naviguer avec
prudence dans un labyrinthe de mensonges et de faux-semblants. Pourra-t-il démêler
la vérité avant que le loup ne frappe à nouveau ? Et surtout, sa propre identité restera-
t-elle intacte face à la noirceur qu'il s'apprête à affronter ?
Homme ou Loup : L'Ombre Plane sur Peaghton est un thriller mentalisme haletant où
la frontière entre l'homme et la bête s'estompe, et où les secrets les plus sombres se
cachent derrière les murs d'une institution vénérable .
Introduction des personnages principaux :
Daniel Hiller : Un profiler renommé au regard perçant, hanté par un passé douloureux
et par d'anciennes affaires non résolues. Contraint d'accepter une mission à Peaghton,
son ancienne université, il revient dans sa ville natale pour infiltrer le campus sous le
nom de Bruno. C'est un homme qui doit choisir entre son identité d'enquêteur et la
couverture qu'il s'est forgée.
Mariane : Étudiante douée et redoutable en informatique, Mariane est la première à
découvrir le double jeu de Daniel Hiller. Loin d'être une simple partenaire, elle force une
alliance avec l'enquêteur, l'obligeant à coopérer. Son sens pratique et sa connaissance
intime du campus sont cruciaux, mais son entrée en matière inattendue la rend
imprévisible.
Oliver Marsh : Le Proviseur de Peaghton, l'établissement le plus prestigieux de
Panama Village. C'est un homme charismatique et respecté, dont l'influence s'étend
bien au-delà des murs de l'établissement. Prêt à tout pour protéger la réputation de son
Académie, il est le principal allié (avec Don Branston) de Daniel Hiller, autorisant son
plan d'infiltration sous couverture.
Don Branston : Le Chef de la Police de Panama Village et ancien mentor de Daniel
Hiller. Dépassé par la vague de criminalité qui frappe le campus, c'est lui qui rappelle
Daniel et le convainc de revenir enquêter. C'est un homme de terrain, pragmatique,
dont la confiance en Daniel est la clé de voûte de l'enquête
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Dans l'ombre persistante qui plane sur l'Académie Peaghton, un nouveau meurtre a été
signalé ce soir, plongeant à nouveau le campus dans la consternation. La victime, une
étudiante en lettres, a été découverte dans sa chambre, portant les stigmates d'une
violence inouïe. Ce crime odieux vient s'ajouter à une série d'événements tragiques qui
ont secoué l'établissement ces derniers mois, semant la peur et l'incertitude parmi les
étudiants et le personnel. Face à cette escalade de la terreur, le Chef de la Police Don
Branston a pris une décision audacieuse. Dépassé par l'ampleur des événements et
conscient de l'incapacité des forces de l'ordre locales à élucider ces crimes, il a décidé
de faire appel à un ancien protégé, Daniel Hiller. Hiller, autrefois un inspecteur brillant
de Panama Village, est devenu un profileur renommé, réputé pour son esprit analytique
et sa capacité à déchiffrer les motivations les plus obscures. L'espoir renaît, porté par
la venue de cet expert, le seul qui pourrait percer les ténèbres qui enveloppent
Peaghton.
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Le téléphone de Daniel Hiller sonna, brisant le silence de sa soirée. À l'autre bout du fil,
la voix grave de Don Branston, son ancien mentor, trahissait une profonde inquiétude.
« Daniel, j'ai besoin de toi », commença Branston sans préambule. « Peaghton est en
proie à une série de meurtres. C'est un véritable cauchemar ». Il lui expliqua
brièvement la situation : l'atmosphère pesante, la peur qui rongeait l'université et
l'incapacité des autorités locales à faire face. « Oliver Marsh, le Proviseur, m'a autorisé
à te contacter », poursuivit Branston, sa voix empreinte d'urgence. « Tu es le seul que
je connaisse capable de démêler cet écheveau. Daniel, je t'en prie, accepte de venir
enquêter. Peaghton a besoin de toi ». Un silence suivit, le poids des mots de Branston
pesant lourdement sur Daniel. L'écho du passé, les souvenirs de l'université, tout
remontait à la surface. Daniel fronça les sourcils. « Don, après mes récents... revers,
es-tu sûr de me faire confiance ? Les journaux m'ont déjà enterré six pieds sous
terre ».
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Un silence pesant s'installa. La voix de Don Branston, ferme et rassurante, brisa la
tension. « Daniel, j'ai eu l'occasion de travailler à tes côtés. J'ai vu de quoi tu étais
capable, ton acuité, ta perspicacité. Les échecs arrivent à tout le monde. Ils ne
définissent pas qui tu es. Ce qui compte, c'est ta capacité à te relever. Je crois en toi,
Daniel. Plus important encore, je sais que tu es le seul à pouvoir comprendre ce qui se
passe à Peaghton ». Un soupir s'échappa des lèvres de Daniel. « Don, ce n'est pas
une question de capacité. Je sais pertinemment que je peux le faire. Mais les rumeurs,
les critiques, elles sont tenaces. Ce qui m'inquiète, c'est de savoir si Oliver Marsh et le
corps professoral seront prêts à travailler avec moi malgré tout ça. Seront-ils capables
de mettre de côté ce qu'ils entendent, de voir au-delà de l'image que les médias ont
dressée de moi ? Es-tu certain qu'ils me laisseront approcher l'enquête, sans me
mettre des bâtons dans les roues à chaque étape ? »
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« Daniel, écoute-moi attentivement », reprit Don Branston, sa voix emplie d'une
détermination sans faille. « L'heure n'est plus aux doutes. Peaghton est à genoux,
terrifiée. Oliver Marsh est prêt à tout, absolument tout, pour mettre fin à ce
cauchemar. » Il insista, sa voix prenant un ton plus persuasif : « Chaque membre du
corps professoral, chaque étudiant, est prêt à collaborer. Les vieilles querelles et lespréjugés, tout ça est mis de côté. Ils savent que tu es notre meilleur espoir. Ils ont
besoin de toi, Daniel. Et je te promets que tu auras carte blanche. Fais-moi
confiance. » Un silence s'ensuivit, puis Daniel soupira. « Très bien, Don. Je viens. Mais
je ne fais aucune promesse. Je ferai de mon mieux. » L'aube se levait, pâle et furtive,
lorsque Daniel Hiller quitta son refuge temporaire. Il prit le bus, son unique valise
contenant bien plus que de simples effets personnels : une nouvelle identité,
méticuleusement construite, et l'écho persistant d'une affaire irrésolue.
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Daniel choisit une place à l'arrière, l'ombre comme alliée. Le paysage défilait, banal et
familier, mais ses yeux scrutaient les détails avec une attention nouvelle. Chaque
visage, chaque panneau indicateur, pouvait receler un indice, un fragment de vérité.
Demain, il foulerait à nouveau le sol de sa ville natale, non pas en tant que Daniel
Hiller, l'ancien inspecteur controversé, mais en tant que Bruno, un homme anonyme
prêt à démasquer les secrets enfouis. La traque pouvait commencer. À peine avait-il
posé le pied sur le sol familier de sa ville natale, Daniel se dirigea vers la demeure de
Don Branston. L'urgence et l'impatience le consumaient. Il devait partager son plan,
cette stratégie audacieuse et risquée qu'il avait mûrie pendant le voyage. La porte
s'ouvrit et le visage buriné de Don Branston apparut. « Don, c'est Daniel. Je suis
rentré ». L'homme le scruta, puis un sourire lent se dessina sur ses lèvres. « Daniel,
mon garçon ! Entre, entre donc. » Dans le bureau sombre, Daniel se tint devant son
mentor. « J'ai un plan pour infiltrer Peaghton. Un plan qui pourrait enfin nous donner
l'avantage. »
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Don Branston, le regard perçant, rompit le silence. « Alors, Daniel, dis-moi, quel est ce
fameux plan ? ». Daniel prit une inspiration. « Je vais intégrer Peaghton, Don. Sous un
faux nom : Bruno. Personne ne doit savoir que je suis un enquêteur. Je me fondrai
dans la masse, parmi les disciples, peut-être même les enseignants. De là, je mènerai
mon enquête, discrètement, sans éveiller les soupçons. » Un long moment de silence
suivit, puis Don Branston hocha la tête lentement. « C'est risqué, Daniel, mais c'est
audacieux. Et c'est peut-être notre seule chance. J'approuve ton idée. Sois prudent,
mon garçon. » « Je serai prudent, Don, je vous le promets. Je ne me ferai pas
démasquer. » Daniel, rassuré par l'approbation de son mentor, s'empressa de
contacter Oliver Marsh. Il lui exposa son plan : l'infiltration, le faux nom, l'enquête
discrète au cœur de Peaghton.
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Un silence sur la ligne, puis la voix grave d'Oliver résonna : « C'est un pari audacieux,
Daniel, mais je dois dire que j'adhère à ton idée. C'est le genre d'initiative qu'il nous
faut pour déstabiliser Peaghton de l'intérieur. Je te couvrirai, sois sans crainte. Tiens-
moi informé de tes progrès. » Le feu vert était donné, l'opération Bruno pouvait
commencer. Deux jours plus tard, sous le soleil matinal, Daniel Hiller, désormais Bruno,
franchissait les portes de Peaghton. Le cœur battant, il se dirigea vers le bureau des
inscriptions, récitant mentalement sa fausse identité. Tout se déroula sans accroc.
Bruno était officiellement un nouveau disciple. Il récupéra la clé de sa chambre, un
espace spartiate mais propre, situé dans un bâtiment annexe du campus. En posant sa
valise, un sentiment étrange l'envahit : un mélange d'excitation et d'appréhension.
L'infiltration avait commencé. L'enquête, elle, ne faisait que débuter. Bruno, l'étudiant,
allait devoir faire oublier Daniel Hiller, l'enquêteur.
Page 8L'arrivée de Daniel Hiller à Peaghton se fit sous le signe de la normalité. Les premiers
jours s'écoulèrent paisiblement, rythmés par la découverte du campus et l'intégration
progressive. Il s'imprégna de l'atmosphère studieuse des lieux, arpentant les allées
verdoyantes et explorant la bibliothèque imposante. Rapidement, il se démarqua par
une intelligence vive et une curiosité insatiable, qualités qui lui permirent de s'intégrer
aisément parmi ses semblables. Son adaptation se déroula sans heurts, le confortant
dans l'idée qu'il avait trouvé sa place au sein de cette communauté académique
stimulante. Dans l'enceinte sacrée du campus de Peaghton, où les jours s'écoulaient
au rythme paisible des études et des brises printanières, un calme trompeur régnait.
Les étudiants, habitués à la sérénité des lieux, ignoraient que leur sanctuaire de savoir
était sur le point d'être le théâtre d'événements bien plus sombres. Les échos des rires
et des débats allaient bientôt se mêler aux murmures angoissés de la peur et de
l'incertitude.
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Car, dans l'ombre des bâtiments majestueux et des arbres centenaires, un nouveau
crime se tramait, menaçant de briser la quiétude de Peaghton. Un voile de mystère
allait bientôt recouvrir les allées bien entretenues, et les esprits calmes seraient hantés
par le spectre d'une menace invisible, transformant à jamais le campus en un lieu de
suspicion et d'angoisse. Le campus était à nouveau en proie à la peur. Cette fois, la
victime était un jeune homme de vingt-cinq ans, abattu dans sa propre chambre. La
police a été appelée sur les lieux par les voisins, alarmés par le bruit de la détonation.
Comme d'habitude, aucune trace de l'assassin. La scène de crime était propre, ne
révélant aucun indice sur l'identité du tueur. Les enquêteurs ont immédiatement pensé
à celui qu'on surnomme « le Loup », ce mystérieux criminel qui semble se fondre dans
l'ombre après chaque forfait. La communauté est en état de choc, se demandant qui
sera la prochaine victime de ce prédateur insaisissable.
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La pression montait sur les forces de l'ordre pour mettre fin à cette vague de terreur.
Daniel, sous sa couverture de Bruno, se dirigea vers le bureau d'Oliver Marsh. Il avait
besoin des enregistrements des caméras, et vite. La porte s'ouvrit sur un espace
encombré mais organisé, où Oliver, les traits tirés, était déjà derrière son écran.
« Oliver, j'ai besoin des derniers enregistrements des caméras de surveillance », lança
Daniel sans préambule. Oliver, sans poser de questions, comprit l'urgence dans la voix
de Daniel. Il s'empressa de récupérer les fichiers demandés. Quelques clics plus tard,
une clé USB contenant les précieuses séquences était tendue à Daniel. « Merci, Oliver.
Je te revaudrai ça », dit Daniel avant de s'éclipser, emportant avec lui l'espoir de
trouver des réponses dans ces images. Après des heures à éplucher les
enregistrements de sécurité, une anomalie capta enfin son attention.
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Au début, rien ne semblait hors de l'ordinaire : des étudiants allant et venant, des
livraisons matinales, le ballet habituel du campus. Mais en y regardant de plus près,
une silhouette se distinguait. Un individu, entièrement vêtu d'une combinaison noire
intégrale, se déplaçait avec une agilité suspecte dans les couloirs peu fréquentés. Le
visage était dissimulé derrière un foulard sombre qui remontait jusqu'aux yeux, ne
laissant entrevoir aucune identité. Ses mouvements étaient rapides, précis, presque
furtifs, comme s'il connaissait les lieux par cœur. La présence de cet homme masqué
soulevait de nombreuses questions. Qui était-il ? Que cherchait-il? Et surtout, quel était
son but en se cachant ainsi? Le plus dur dans cette affaire, c'était de percer le mystère
de celui qui se cachait derrière le masque du Loup. Chaque indice était une énigme,chaque piste un labyrinthe. Daniel, rongé par l'incertitude, composa le numéro de Don
Branston.
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« J'ai une information, Don. Le Loup... c'est un homme, moins de trente ans, et de teint
blanc », dit Daniel. Un silence, puis la voix grave de Branston répondit : « C'est déjà ça,
Daniel. Continue tes recherches. Chaque détail compte. » Daniel acquiesça, le poids
de la mission pesant sur ses épaules. Il savait que la vérité était enfouie, cachée sous
des couches de mensonges, mais il était prêt à tout pour le démasquer. À peine avait-il
raccroché, le souffle encore court, qu'une voix douce et pourtant chargée de menace le
fit sursauter. « Inspecteur, on dirait bien que vos petits secrets ne le sont plus
tellement. » Il se retourna, le cœur battant la chamade, pour découvrir une jeune
femme aux yeux perçants et à l'allure déterminée. Elle se tenait là, adossée
nonchalamment au mur, un sourire énigmatique flottant sur ses lèvres. « Mariane, c'est
mon nom. Et je sais tout de votre double identité. Ne faites pas semblant de ne pas
comprendre. Votre couverture est grillée, inspecteur. Alors, on coopère, ou les choses
se compliquent? »
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Son ton était calme, mais la menace était palpable, glaciale. Daniel était pris au piège,
démasqué. Comment avait-elle découvert son secret ? Et quelles étaient ses
intentions? Daniel, le regard perçant, fixa Mariane. « Comment avez-vous découvert
mon double jeu ? Qui vous a mis sur ma piste ? ». Son ton, bien que surpris, restait
ferme, celui d'un inspecteur habitué à mener l'interrogatoire. Mariane esquissa un
sourire énigmatique. « Disons que les murs ont des oreilles, inspecteur. Et les secrets,
une fâcheuse tendance à se répandre. » Elle marqua une pause, savourant son effet.
« Quant à ce que j'attends de vous... disons que j'ai besoin d'un allié. Quelqu'un qui a
accès à des informations sensibles, quelqu'un qui sait comment contourner les règles.
En échange, je peux vous garantir que votre identité restera un secret bien gardé.
Alors, inspecteur, prêt à jouer avec moi? » Daniel resta impassible.
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« Mariane, je comprends que tu cherches une alliance, et dans un sens, moi aussi.
Mais pour être franc, je suis perplexe. Tu viens ici, me demandant de te faire confiance,
de me joindre à ta cause. Mais pourquoi devrais-je te faire confiance ? Je ne te connais
pas, et votre proposition semble… opportuniste. Nous avons nos propres problèmes,
nos propres alliances à considérer. Alors dis-moi, Mariane, qu'est-ce qui nous assure
que tu ne nous trahiras pas au premier signe de difficulté? Qu'est-ce qui prouve que
ton allégeance est plus qu'un simple moyen d'atteindre tes propres fins? Je dois savoir
pourquoi je devrais risquer ce que nous avons déjà pour toi. » Mariane répondit d'un
ton plus conciliant : « Daniel, je vois bien que mes actions passées, ou mes méthodes,
ont semé le doute. Je ne peux pas te blâmer. Que dirais-tu d'un rendez-vous, dans un
cadre plus détendu? »
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« Une terrasse, peut-être, où nous pourrions discuter ouvertement? Je crois
sincèrement que nous avons un intérêt commun. Je ne te demande pas de me croire
sur parole. Mais, comme on dit, dans la confiance, on se donne mutuellement des
ailes. C'est une réciprocité, un échange. Si tu me donnes une chance de m'expliquer, je
te promets d'être transparente. Alors, Daniel, ça te dit ? ». Daniel réfléchit à la
proposition. Un restaurant avec terrasse serait un cadre agréable et détendu pourapprendre à se connaître davantage, facilitant une meilleure communication et
collaboration. « Mariane, je suis d'accord avec votre suggestion », répondit Daniel.
« Rencontrons-nous dans un restaurant avec terrasse. Cela nous donnera l'occasion
de mieux nous connaître et de discuter de nos projets professionnels dans une
ambiance plus conviviale. J'ai hâte de discuter de nos projets et de trouver des moyens
de travailler ensemble efficacement. » Mariane, ravie, répondit avec enthousiasme :
« C'est parfait, Daniel ! Je suis contente que vous soyez d'accord. »
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« Je pense que cela nous aidera à mieux comprendre nos idées et à établir une
relation de travail solide. » Quelques heures passèrent, l'attente alourdissant
l'atmosphère de mystère. Aux alentours de vingt heures, les deux protagonistes se
retrouvèrent enfin face à face, séparés seulement par le bois poli d'une table. La
lumière douce d'une lampe jetait des ombres dansantes sur leurs visages, accentuant
l'intensité du moment. L'air vibrait d'une tension palpable, un mélange d'appréhension
et de curiosité. Le silence s'étira, ponctué seulement par le tic-tac discret d'une horloge.
Chacun observait l'autre, cherchant des indices, des faiblesses. L'instant était venu
d'entamer les discussions, de dévoiler les cartes et d'affronter les enjeux qui les avaient
menés jusqu'ici. L'issue de cette rencontre restait incertaine, suspendue au fil fragile
des mots qui allaient être échangés. Daniel croisa les bras, un regard perçant planté
dans les yeux de Mariane.
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« Je dois admettre », commença-t-il, sa voix calme mais empreinte d'une certaine
méfiance, « je suis curieux. Pourquoi moi? Pourquoi souhaites-tu m'aider, former une
alliance avec moi, alors que tant d'autres te verraient comme une ennemie? Qu'est-ce
qui te pousse à prendre ce risque ? » Il marqua une pause, scrutant sa réaction. « Je
ne suis pas dupe, Mariane. Je sais que tu as tes propres motivations. Alors, dis-moi,
qu'espères-tu gagner en m'offrant ton aide? Quelle est ta vision, et comment est-ce
que je m'y intègre ? ». Il attendit sa réponse, impatient de comprendre les véritables
raisons derrière cette proposition inattendue. Mariane s'appuya sur le dossier de sa
chaise. « Daniel, je ne peux plus rester les bras croisés face à toute cette violence. Voir
ces horreurs sans rien faire me ronge de l'intérieur. Je sais que les affaires policières,
ce n'est pas vraiment mon domaine. Je ne suis pas une experte en investigation, loin
de là. »
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« Mais je tiens à te dire que je veux aider, à ma façon », poursuivit Mariane.
« L'informatique, par exemple, c'est mon truc. Je pourrais fouiller des bases de
données, analyser des informations en ligne, faire du renseignement. Et puis, je
connais bien le campus, ses membres, leurs habitudes. Je pourrais peut-être te fournir
des renseignements utiles, des pistes que tu n'aurais pas envisagées. Dis-moi ce que
tu en penses, Daniel. Je veux me sentir utile. » Daniel l'écouta attentivement. « Écoute,
je suis prêt à te faire confiance. J'ai vu quelque chose dans tes yeux, une sincérité... ou
peut-être suis-je simplement naïf. Mais tu dois comprendre, ce que tu fais est
extrêmement risqué. Si tu es découverte, les conséquences seront terribles, non
seulement pour toi, mais peut-être pour nous tous. Sois prudente, chaque pas que tu
fais doit être calculé. »
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« N'oublie jamais que le mensonge est une arme à double tranchant. Il peut te
protéger, mais il peut aussi te détruire. Utilise-le avec sagesse, ou pas du tout. »Mariane répondit avec un ton plus formel : « Cher Daniel, je tiens sincèrement à vous
remercier de m'offrir cette opportunité de collaborer avec vous. Je suis très
enthousiaste à l'idée de travailler ensemble et je suis persuadée que nous pouvons
accomplir de grandes choses. Je suis tout à fait d'accord avec vous concernant
l'importance de la vérité. Je crois fermement qu'il est préférable de dire la vérité à une
personne, même si cela peut être difficile, plutôt que de lui mentir. La vérité peut être
douloureuse, mais elle est nécessaire pour construire des relations solides et durables.
Le mensonge, quant à lui, ne fait que créer des illusions et des malentendus. Je
m'engage à toujours dire la vérité, même si cela peut être difficile. »
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Après des heures de discussions animées, parfois tendues, Mariane et Daniel
parvinrent enfin à un accord. Leurs différences s'estompèrent devant la gravité de la
situation : un loup rôdait, semant la peur et la suspicion. Une alliance fragile, mais
déterminée, se forgea entre eux. Mariane, avec son intuition et ses compétences en
informatique, accepta de collaborer avec l'esprit méthodique et l'accès aux ressources
de Daniel. Ils se regardèrent, une lueur de détermination dans les yeux. L'enquête
serait ardue, les responsabilités lourdes, mais ils étaient prêts. Ensemble, ils
affronteraient les ombres, démasqueraient le loup et rétabliraient la paix, peu importe le
prix à payer. Leur entente scellée, ils se mirent immédiatement au travail, conscients
que le temps pressait. La première étape de l'infiltration était passée. L'enquête,
désormais un duo risqué, pouvait réellement commencer.
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Daniel réfléchit à la proposition de Mariane. Un restaurant avec terrasse serait un cadre
agréable pour mieux se connaître. Il reconnut que cela faciliterait la communication et
la collaboration.
— Mariane, je suis d’accord. Rencontrons-nous dans un restaurant avec terrasse. Ce
sera l’occasion d’échanger sur nos projets dans une ambiance conviviale.
Son ton était enthousiaste, porté par l’idée d’une collaboration fructueuse.
— Parfait, Daniel ! Je suis ravie que vous acceptiez. Cela nous aidera à mieux
comprendre nos idées et à établir une relation de travail solide, répondit Mariane avec
un sourire sincère.
Leur accord semblait sceller une première étape vers une alliance prometteuse, où le
dialogue et la confiance pourraient ouvrir la voie à une coopération efficace.
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Quelques heures passèrent, alourdies par l’attente. Vers vingt heures, l’instant tant
espéré arriva. Daniel et Mariane se retrouvèrent enfin, séparés par le bois poli d’une
table.
La lumière douce d’une lampe projetait des ombres dansantes sur leurs visages. L’air
vibrait d’une tension palpable, mélange d’appréhension et de curiosité.
Le silence s’étira, ponctué par le tic-tac discret d’une horloge murale.
Chacun observait l’autre, cherchant des indices, des failles.
L’instant était venu d’entamer les discussions, de dévoiler les cartes, d’affronter les
enjeux.
L’issue de cette rencontre restait incertaine, suspendue au fil fragile des mots à venir.
Tout pouvait basculer. Une alliance, une rupture, une révélation.
Mais pour l’heure, seuls leurs regards parlaient, dans cette atmosphère feutrée où
chaque geste comptait.
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Daniel croisa les bras, son regard perçant fixé sur Mariane.— Je dois admettre… je suis curieux. Pourquoi moi ? Pourquoi m’aider, alors que
d’autres te voient comme une ennemie ?
Sa voix était calme, mais teintée de méfiance.
— Tu prends un risque. Qu’espères-tu gagner ? Quelle est ta vision, et comment est-ce
que j’y entre ?
Il marqua une pause, scrutant sa réaction.
— Je ne suis pas dupe, Mariane. Tu as tes raisons. Dis-les-moi.
Le ton était direct, presque tranchant.
Daniel voulait comprendre. Pas seulement les intentions, mais les convictions.
Ce n’était pas une simple proposition : c’était un tournant.
Et il attendait, prêt à entendre la vérité… ou à déceler le mensonge derrière les mots.
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— Daniel, je ne peux plus rester les bras croisés face à cette violence.
Sa voix tremblait légèrement.
— Voir ces horreurs sans agir me ronge. Je ne suis pas une experte en enquête, mais
je veux aider.
Elle inspira profondément.
— L’informatique, c’est mon domaine. Je peux fouiller des bases de données, analyser
des infos en ligne.
Son regard se fit plus assuré.
— Je connais bien le campus, ses membres, leurs habitudes. Je pourrais te fournir des
renseignements utiles, des pistes inattendues.
Elle se pencha légèrement.
— Dis-moi ce que tu en penses. Je veux me sentir utile.
Son engagement était sincère, porté par une volonté de faire la différence, malgré les
risques.
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— Écoute, je suis prêt à te faire confiance.
Daniel parlait lentement, pesant chaque mot.
— J’ai vu quelque chose dans tes yeux… une sincérité. Ou peut-être suis-je naïf.
Il se redressa.
— Mais comprends bien : ce que tu fais est risqué. Si tu es découverte, les
conséquences seront terribles.
Son ton se fit grave.
— Sois prudente. Chaque pas doit être calculé.
Il la fixa intensément.
— Le mensonge est une arme à double tranchant. Il peut protéger… mais aussi
détruire.
Il ajouta, presque en murmure :
— Le mensonge dissout les liens, engendre les conflits. Utilise-le avec sagesse… ou
pas du tout.
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— Merci, Daniel, pour cette opportunité. Je suis enthousiaste à l’idée de collaborer
avec vous.
Mariane souriait, touchée par sa confiance.
— Je suis d’accord avec vous : la vérité est essentielle.
Elle baissa les yeux un instant.
— Même douloureuse, elle permet de construire des relations solides. Le mensonge,
lui, crée des illusions.Son ton était ferme.
— Je m’engage à dire la vérité, même si cela peut être difficile.
Elle releva la tête.
— Je veux que notre alliance repose sur la transparence.
Ses mots résonnaient comme une promesse.
Une promesse de loyauté, dans un monde où les faux-semblants menaçaient chaque
pas.
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Après des heures de discussions animées, parfois tendues, Mariane et Daniel
parvinrent à un accord.
Leurs différences s’estompèrent face à la gravité de la situation : un loup rôdait, semant
peur et suspicion.
Une alliance fragile, mais déterminée, se forgea.
Mariane, avec son intuition et sa connaissance du terrain, s’associa à l’esprit
méthodique de Daniel.
Ils se regardèrent, une lueur de détermination dans les yeux.
L’enquête serait ardue, les responsabilités lourdes.
Mais ils étaient prêts.
Ensemble, ils affronteraient les ombres, démasqueraient le loup et rétabliraient la paix.
Leur entente scellée, ils se mirent immédiatement au travail, conscients que le temps
pressait.