Ton cœur d'acier

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Résumé

À l'ère des îles suspendues, où certains pirates servent la reine Adrida. Penny Clayden, capitaine du Moon Justice, est chargée de rapatrier au palais l'un des plus grand fugueur du globe: Zayn Roxwel, fils de la reine et grand pirate rebelle ! Seulement, il y a quelques complications au cours du voyage car il se pourrait qu'une personne ait volontairement oubliée de placer Clayden dans la confidence d'une annonce capitale qui mettra en péril la mission... La chasse à Roxwel est ouverte

Genre :
Romance/Fantasy
Auteur :
Ilona._.Bell
Statut :
En cours
Chapitres :
4
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Prologue


L'air du vent, sa brise si légère que l'on quitte pour s'échouer sur le bas monde. Dans la civilisation, un monde qu'on a pas vu depuis plusieurs mois déjà, avec l'équipage. Ce n'est pas quelque chose dont on avait hâte de retrouver, c'est plutôt un sentiment de malaise et de différence qui s'empare de nous lorsque l'on se gare au port de Ravenstein. Nos tenues contre les leurs, ça vaut une grande différence. Ils ont un look de travailleurs et de gens riches bien vêtu. Tandis que nous, c'est différent… on a l'air de gangster habillé ainsi avec nos veste en cuire effet acier.


Ici, l'on entendrait presque que le son des rouages dans cette ville de bronze, étroite et étouffante avec cette fumée qui embaume l'air au ras du sol qui donne un goût de métal lorsqu'on inspire cette aire. Les navires en formes de ballons volent un peu partout, avant il n'y en avait pas. Je remarque que même sur la terre ferme il y a du nouveau. De nouvelles tours, si hautes qu'on croirait qu'elles sortent de la planète. Et il y a aussi énormément de gouttière qui pendent un peu partout. Pour l'une des villes les plus aisées, je trouve ça plutôt médiocre. Même notre bijoux est mieux, une beauté !

Il y a un bâtiment qui rivalise avec toutes les autres, qui n'est pas grand. Il est même parmi les plus petites de la ville portuaire ! Mais, il inspire la peur chez les citoyens avec ces gens qui résident dans cet endroit. Et c'est là où on va !

Moi, ainsi que les miens, descendons hors de notre navire. Alors lorsque mes pas dépassent la frontière, je suis prise d'un léger vertige. Revoir ces terres ne me fait guère plaisir. Mais c'est surtout sentir le sol qui ne bouge pas d'un millimètre qui me perturbe autant. Il faut dire, qu'on est resté longtemps dans notre petite maison, qui est à la fois notre transport, en perpétuel mouvement.

Mes talons cognent de nouveau, mais sur le sol incrusté de roche énorme, lisse et ronde. Je préfère nettement le bruit de mes bottes contre le bois de mon navire. L'air marin va me manquer, je compte pas faire escale trop longtemps. J'étouffe déjà ici quand je vois la rue sombre en bronze qui nous fait face.

Lorsqu'on pénètre un peu plus dans la ville, je ne cesse de m'agacer en voyant toutes ces horloges parfaitement ajustées avec leur bruit agaçant: Tic tac, tic tac…

Ce bruit là survient machinalement, et résonne de partout sur les parois métalliques des buildings. Toutes les secondes et sans une seconde de retard. Je n'ai jamais compris leur délire avec ça. Je deviendrai folle.

— On ferait mieux de se dépêcher, lancé-je. Je ne tiens pas à rester une seconde de plus ici.

— La capitaine s'agace déjà ! J'avais raison Bill alors raboule l'or maintenant !

Des gloussements de la part de mon équipage et Bill qui rechigne en lui donnant quelques Lyx de sa maigre bourse. Il ne fallait pas défier Harry. Je ris intérieurement.

Les gens ici ne cessent de nous regarder, c'est pas pour autant qu'on perd en assurance dans notre démarche. Au contraire, c'est comme reprendre une bonne dose de vitamine.

Les rues ne sont pas illuminées par les étoiles ici, car les bâtiments sont trop hauts. Si haut qu'ils cachent la lumière fade, nuageuse du ciel, alors à la place c'est des androïdes lumineux qui se déplacent un peu partout pour mettre un peu de lumière dans les rues. Ils suivent les passants. Mais pour les rues vides, on doit se résoudre à se débrouiller soi-même.

Un son métallique résonne dans la rue pour tomber au pied d'une dame qui réagit immédiatement avec effroi.

— Vous ne pouviez pas faire attention, espèce de malotru ?

— Pardonnez-moi MiLady !

D'où vient cette voix ?

Je regarde au-dessus de moi, suivant le regard de cette dame gueulards dès le matin. Un homme est suspendu sur la tour. J'entend mon équipage s'exclamer de surprise. Alors la société envoie des gens se suspendre la haut comme des singes ?

— Pitoyable, soufflé-je.

— Deuxième agacement de la capitaine ! Raboulez vos styx les gars !


Alors qu'on arrive au centre, des enfants ainsi que d'autres plus âgés sont recroquevillé sur eux-mêmes, collé au mur avec le peu de vêtements qu'ils portent. Il y a plus de pauvreté qu'avant à ce que je vois, c'est lamentable. Que fait la reine ? Malheureusement, je ne peux aider même si je le désire.


Désormais face à un mur en fer immense, avec une grille d'épaves solide qui ferme un tunnel. Un homme en uniforme en cuir noir, signe des soldats de la sécurité, vient nous voir avec un ton qui nous prend de haut surtout avec sa moustache absurde tellement elle est longue. Mes camarades gloussent dans mon dos tandis que le soldat nous dit:

— Papier s'il vous plaît.

Je lui présente le document d'un geste mal aimable et un sourire hypocrite qu'il devine facilement car il roule des yeux.

— Bien. Avez-vous vos masques ? On ne prête pas ici.

— Évidemment que oui, monsieur, soupiré-je avec un sourire en passant devant lui.

L'équipage fait de même en lui présentant leur masque tout en rigolant.

— Pas besoin de jouer les guides, on connaît le chemin !

Puis on enfile tous nos masque de fer avant d'entrer dans le centre.


Le tunnel donne une vue sur l'extérieur mais pas celui de la ville, on a le droit au néant. Juste du vide avec de l'herbe sèche et des débris d'ancien navire de pirate.

Là où on est, c'est le centre. L'endroit n'est pas sain, une brume épaisse dans une teinte de ferraille moisi y vit. C'est pour ça que l'on porte un masque. Le notre est en fer et recouvre tout notre visage, une sorte de bulle transparente protège nos yeux. Pour nos bouches, ce sont des petits trous creusés un peu partout avec un filtre. Il nous représente, ce masque.

Ce tunnel nous entraîne dans la sphère du centre, où chaque détenu y est enfermé. Ce sont souvent les plus grands criminel qui y sont rapatriés ici, les autres sont simplement enfermés dans des cellules classiques en ville. Les pirates auraient dû y être, par-là je veux dire tous les pirates. Autrefois, c'était eux les plus grand brigand et meurtrier de l'humanité…enfin, c'est ce que les gens prétendaient…

— Aaah ! Mademoiselle Clayden !

— Pas de cérémonial Klein, on est là pour le boulot.

— Hum, oui. Bien sûr, évidemment. Suivez-moi.


Son air enjoué me donne mal au crâne.

On le suit et il nous entraîne dans le bureau, là où l'on va nous attribuer notre prochaine mission. On croise certains criminels par-ci, par-là avec leur gueule cassée qui nous aboie dessus. Harry ne se gêne pas pour lui afficher son plus beau majeur, ce qui fâche les détenus. Des vrais farceurs.

Il y a quelques années déjà, la reine a exigé soudainement que tous les pirates deviennent des soldats de la reine pour effectuer des missions avantageuses qui leur vaudrait beaucoup d'or. Certains se sont servi de cette chance pour piller et continuer leurs activités d'autrefois et ils ont été récompensé à la hauteur de leur dite trahison. Depuis, certains jouent encore les rebelles mais la majorité suivent ses ordres. Dont nous.

— Nous y sommes.


Je tombe nez à nez face à un homme menotté, les poings serré, avachi sur la chaise. Botte en fer, veste en cuir noir, chemise grise qui laisse entrevoir son torse et sa chaîne en métal qui y repose sur lui. La tête baissée comme s'il faisait une sieste, sans aucune peur des conséquences. Son visage est sombre comme ses cheveux, où ses mèches rebelles, malgré qu'ils soient attaché, retombe sur ses yeux.

Soudain, il redresse la tête. Nos yeux se croisent et il affiche un large sourire en coin.

— Même sous ce masque, je reconnaîtrai entre mille cette silhouette fine aux bottes en cuire et à ces cheveux bleu violet décorés d'une mèche sombre. Ravi de vous voir, Penny Clayden.