Breathe

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Résumé

Après avoir vécu toute leur vie en France, Abby et sa meilleure amie Téa s'envolent pour Londres afin de vivre une nouvelle aventure. Elles s'installent dans un bel appartement, au cœur d'un quartier cossu et verdoyant. Abby décroche le job qui lui tient à cœur : une place dans un orphelinat pour offrir son aide aux enfants. Tout semble parfait, mais c’est sans compter sa rencontre avec Peter. Jeune homme charismatique, brun aux yeux chocolat, il est aussi sombre qu'envoûtant. Il va tout faire pour la pousser à bout, formant avec elle un duo où tout les oppose, mais où ils finissent par se compléter. Va-t-elle finir par succomber à son charme ? Réussira-t-elle à s'ouvrir de nouveau malgré ses blessures du passé ? TW : Ce roman comporte des scènes d'agression, ainsi que de la consommation d'alcool et des rapports sexuels explicites.

Genre :
Romance
Auteur :
Nova Rose
Statut :
Terminé
Chapitres :
32
Rating
4.9 7 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

Je regarde une nouvelle fois sur mon téléphone, agacée, je finis par appeler ma meilleure amie qui finit par décrocher. Je l’entends essoufflée, je hausse un sourcil bien qu’elle ne puisse pas me voir, car je la connais si bien.

— Téa Paloma Durand ! m’exclamée-je en faisant mine d’être en colère. Si je ne te connaissais pas, je...

— Mais tu me connais très bien donc tu vas vite me pardonner ma biche, me coupe ma meilleure amie d’une voix taquine.

— Tu te rends compte que notre avion est dans à peine trois heures et que tu n’es toujours pas là !

— Relax By’ je suis sur le coup, rie-t-elle.

— Tu es sur un autre coup plutôt ! criée-je effarée.

— Ah si, tu savais.

Putain.

Je ne suis que faussement surprise parce que Téa est souvent fourrée avec un de ses plans cul quand elle n’est pas en train de relooker des clients fortunés. Lorsqu’on a décidé de partir, elle a tout de suite dressée une liste de ses plans culs pour leur offrir une baise mémorable selon ses mots de sorte qu’ils ne l’oublient pas pour son retour. Je soupire, elle est incorrigible, mais je ne peux pas lui en vouloir, elle est séduisante, avec ses cheveux bruns parfaitement lisses qui retombent jusqu’au milieu du dos, et son regard franc couleur chocolat en séduit plus d’un. Et ce qui fait tout son charme, c’est sa façon de ne pas tourner autour du pot.

Je jette un dernier regard à ma chambre d’adolescente, avec les posters des chanteurs que j’ai adulés, ma penderie avec les quelques pièces que j’ai laissés, dont ma robe de soirée de mes dix-huit ans et celle de mes vingt ans, deux fêtes mémorables. Je me rappelle encore cette fête de mes dix-huit ans où Téa à roulé une pelle à Matt devant tout le monde et qu’elle a terminé de lui mettre une claque sur le cul avec un clin d’œil. On peut dire que l’on ne s’ennuie pas avec elle, et on ne passe pas inaperçu. Puis je regarde par ma fenêtre la vue sur le quartier, celui que j’ai toujours connu, et que je quitte pour une durée indéterminée. Je suis tellement heureuse de dire au revoir a cette ville fade ou tout le monde se connaît.

Je descends ma grosse valise d’une main et ma valise cabine dans l’autre au rez-de-chaussée, ma mère se presse pour venir m’aider. Je lui souris, elle fait rouler une des valises jusqu’à la porte et je l’entends appeler mon père et mon frère. Je me regarde dans le miroir de l’entrée, j’ai enfilé ma robe préférée, une robe crayon gris perle en laine pour me tenir chaud en ce froid de janvier. Mes boucles couleurs cuivre brillent et retombent sur mes épaules, je m’approche pour vérifier mon mascara qui courbe parfaitement mes cils noirs qui bordent mes yeux verts, et froncent les sourcils en voyant mes taches de rousseur constellées mon visage, ça a toujours été un complexe d’enfant. J’ai essuyé pas mal de moquerie pour mes cheveux et surtout mes tâches de rousseurs.

— Où est ma fille préférée ? demande une voix grave dans le couloir.

— Papa... dis-je amusée. Je suis ton unique fille.

— Et je me félicite d’avoir eu un garçon, comme ça, vous êtes tous les deux mes préférés, annonce mon père avant d’embrasser le sommet de mon crâne.

— Alors frangine, prête pour la vie londonienne ?

— Et comment !

Nous nous échangeons un sourire. Mon frère est heureux de me voir accomplir ce projet que j’ai en tête depuis un moment, car cette ville me fascine. Ma mère reste triste de me voir quitter le cocon familial pour rejoindre un autre pays alors qu’Ulysse a quitté la maison pour vivre à seulement 10 minutes de la maison. Elle avait de ce fait des visites régulières, mais pour ma part, ce seront surtout des visios régulier. Ma meilleure amie n’avait rien d’autre à faire selon elle et donc a tenu à m’agner, j’en suis bien heureuse.

Je me vois déjà arpenter les rues de Londres, avec ses belles façades, admirer la tamise et voir de mes propres yeux Big ben et le Tower Bridge. Téa, elle, m’a dit avoir hâte d’être dans les bars à enchaîner les shots et danser follement sur la piste, chacun ses espoirs et projets. Nous avons déjà trouvé un appartement loué par des amis à mes parents qui ont une résidence voisine à la nôtre, une à Londres et une autre aux Portugal. Ils ont ensuite investi dans les locations à Londres, et en Espagne. C’est donc avec un aller simple que nous partons ma meilleure amie et moi pour une folle aventure, et j’en suis toute excitée.

Je serre dans mes bras ma mère, puis mon père et enfin mon grand frère, je sens des larmes me piquer, je me sens triste de quitter officiellement la maison qui m’a vue grandir et ma famille qui m’a tant aimé et que j’ai tant aimé. Mais ce n’est qu’un au revoir, et j’ai hâte de vivre cette folle aventure, j’en ai besoin.

J’ouvre la porte et je soupire de soulagement en voyant ma brune préféré se garer devant la maison alors qu’elle klaxonne tout en faisant des grands gestes du bras par la fenêtre. Je secoue la tête tout en riant et mon père avance mes bagages vers son coffre.

— Je ne sais pas si je me sens inquiet ou soulager de te voir partir avec elle... me dit mon frère.

— T’inquiète Colin, j’assure ! Crie Téa en ayant tout entendu.

— Elle est folle... ajoute mon frère en secouant sa tête.

— Moins que toi ! siffle-t-elle.

Mon frère lève les bras en signe de paix parce qu’il sait très bien qu’il n’aura pas le dernier mot, il aurait même tort de penser le contraire. J’entends mon père claquer le coffre et revenir avec un sourire, j’enlace de nouveau ma famille avant de monter dans la Swift de Téa. Musique a fond, nous roulons jusqu’à l’aéroport.

— J’ai fini ma liste, je leur ai tous dit au revoir et je devrais faire ça plus souvent. Ils m’ont offert un au revoir digne de ce nom, raconte ma meilleure amie en riant.

— Tu n’es pas possible... soupirée-je lasse.

— Oh aller By’ ! C’est ton nouveau départ, on connaitra personne, se sera le moment de vivre tout ce que tu veux !

— J’aimerai beaucoup mais je sens qu’il me faudra un moment d’adaptation, gloussée-je en me moquant de moi-même.

— Justement ma biche ! Tu ne connaîtras personne, ce sera le moment de faire sensation, je serai avec toi, et ensemble, on fera des merveille, s’enthousiasme ma meilleure amie euphorique.

J’ai du mal à agir comme elle de façon aussi frivole, car je suis plutôt la fleur bleue de notre duo. Ça m’a coûté de me brûler les ailes. À l’école, j’étais timide et n’osais pas partager mes sentiments ou une attirance et je rejetais toute relation. J’avais trop peur qu’on se moque de moi si on découvrait qu’un garçon me plaisait et j’avais trop peur du rejet, je n’avais pas du tout confiance en moi. Tandis que Téa était très fonceuse et sociable, on était invitées dans les soirées grâce à elle, certains me parlais parce que j’étais sa meilleure amie.

J’ai connu une seule relation, et ces ce qui m’a vacciné d’ailleurs. Aaron, blond aux yeux bleu, le parfais cliché, style surfer, il était gentil, un peu timide au début et surtout, il s’intéressait à moi. On a flirté un moment, c’est lui qui est venu vers moi au cours d’une soirée, je pensais qu’il voulait comme tout les autres approché Téa a travers moi. Mais non, il ma clairement dit que je lui plaisait, j’étais très intimidée, et je n’osais pas croire que je pouvais lui plaire, finalement on a joué ce petit jeu plusieurs semaines. Pour finir par sortir ensemble, c’est avec lui que j’ai connue toute mes premières fois. Premier baiser, premier flirt, premier rancard, et tant d’autres. Et c’est avec lui que j’ai fais ma première fois. Je ne sais pas si sa doit toujours etre comme ça mais je reste mitigé, pourtant, j’ai été curieuse un moment, en entendant Téa en parlait avec tant de passion. Mais avec Aaron, c’était maladroit, gênant et je n’ai ressenti aucun plaisir. J’ai lu que pour la femme, la première fois n’étais jamais très plaisant. Je n’ai de toute façon jamais réitéré car quelques jours après, il ma plaqué.

J’ai eu tellement honte, je n’avais que 17 ans et peu confiance en moi, et le pire, c’est qu’il s’est vanté de ne plus être puceau à une bonne partie de l’école, forcément, tout le monde a fait le rapprochement et ça s’est répandu dans notre petit village. Lui, il était le fier étalon qui avait réussi à se faire la petite rouquine, et moi, j’étais la fille « facile » qui se donne au premier venu. Sauf que les gens n’ont pas les détails et ils s’en fichent pas mal, ce qui compte, ce sont les faits. Mais ce garçon me mettait des paillettes dans la tête en me disant qu’il m’aimait, il faisait des plans pour l’été, qu’on le passerait ensemble, que j’étais importante pour lui. Vous savez, le genre de réplique facile qu’ils utilisent tous. Et comme une conne, j’y ai cru. Et la fameuse phrase « Tu es la seule qui compte. »

Ça m’a valu des litres de larmes, des tonnes de gêne et des mois de lycée à encaisser jusqu’à ce qu’un autre scandale efface le mien. Heureusement, j’avais Téa, malgré son côté déjanté et fofolle, elle était l’amie incroyable qui m’a tenu à bout de bras et m’a fait me remettre de ce chagrin. Elle lui a collé un pain dans le visage, il a saigné du nez et n’a plus osé s’approcher. Elle m’a sortie de ma chambre alors que je préférais rester enfermée, elle m’a offert sa force. Elle m’a emmené à des soirées étudiantes à chaque fois sans prévenir, elle me maquillait et m’aidait à me préparer et je me sentais jolie. C’était mon oxygène pour m’aider à tenir bon dans ce monde de brut. Je l’admire tellement elle est forte et joyeuse.

Nous arrivons et laissons la voiture au parking d’une entreprise où travaille le père de Téa, il s’est arrangé pour venir avec un collègue pour la ramener. Elle l’enlace fort, puis nous voilà partie avec nos valises. Nous repérons facilement notre vol sur le panneau d’affichage, nous avions déjà fait notre embarquement sur le téléphone, on commence à passer les portiques de sécurité, on attend pour passer la vérification des passeports sur des chaises inconfortable.

— J’ai tellement hâte ! Ça va être une nouvelle vie By’ ! me dit-elle tout excitée.

— Je t’avoue que j’ai hâte aussi ! J’en avais marre de toujours croiser les mêmes visages, réponds-je à ma meilleure amie d’une grimace.

Nous habitions dans une petite ville depuis notre naissance, et nous nous sommes rencontrée en première année de collège. On s’est retrouvée dans la même classe et j’ai tout de suite remarquée Téa, en même temps, qui ne l’a pas remarqué ? Au début j’étais impressionnée et je pensais ne jamais être amie avec elle mais comme quoi on peut avoir des aprioris qui s’avère être faux. Et en vivant dans une petite ville comme la nôtre, on fini par tous se connaître et ça devient pesant, car tout le monde émet une idée et apporte ses conseils sur ta vie alors que tu n’as rien demandé. Et le pire, c’était les commères entre adultes qui allait bon train.

Nous passons le dernier portique et tout les Duty free pour arriver à notre porte, quelques minutes plus tard on nous laisse passer et nous marchons jusqu’à notre avion. Nous avions choisi des places aux hasard et de jouer un coup de poker, hors de question de payer un supplement pour être à coté. Téa s’assoit à côté de moi et nous attendons avec un stress qui me serre le ventre en voyant les gens monter, s’installer au compte goute.

— Ah je crois que c’est ma place, annonce un jeune garçon brun.

— Désolé ma copine est malade en avion, mais si tu veux mon mignon, je t’offre ma place, répond Téa d’un clin d’œil.

— D’accord merci.

Elle a menti sans sourciller et avec une telle facilité, j’aimerai réussir a être comme elle. Je n’arrive pas à mentir, faut vraiment un cas de force majeur. Mais je suis contente, je ne voulais pas qu’on soit séparée le temps du vol, même si ce n’est pas un long courrier.

***

Après une heure de vol, un temps fou a passer à l’aéroport et un trajet en bus, nous voilà dans le beau quartier de West Hampstead. Et je dois dire que c’est un coup de cœur pour moi. Les bâtiments sont tous aligner en de jolies architectures de style victorien. Il y a un parfait mélange entre la brique et la nature, il y a des arbres et des haies mais aussi des fleurs. Sur le chemin, j’ai pu voir de nombreux restaurants, et boutique de mode, ce qui a ravi Téa.

Nous montons le petit escalier en pierre blanche et j’ouvre la porte de notre petite maison de location et j’en perd mes mots. L’entrée est petite, en forme de couloir mais il y a de quoi ranger les chaussures, manteaux et veste. Nous entrons, plus loin se trouve à droite une verrière qui donne sur la cuisine équipée en bois clair avec une petite table. En face de nous le salon, avec canapé d’angle beige, un tapis blanc et une table basse en bois clair avec une tv écran plat d’une grandeur classique. Des pièces de décoration sont exposées à droite et à gauche. Une table à manger se trouve derrière le canapé, puis un petit couloir qui dessert deux chambres et une salle d’eau.

Les deux chambres sont identique, un lit double avec de la literie dans les tons pastel, un dressing et le nécessaire de bain à disposition. Dans la salle de douche entièrement carrelé, deux vasques blanc avec un rangement pour nos produits. Une douche à l’italienne et un chauffe serviette. Tout est propre et bien décoré, on se croirait à l’hôtel tellement c’est beau ! Téa à déjà déposé sa valise dans sa chambre, je la vois s’extasier et moi, ma valise abandonné dans l’entrée je n’arrive pas à y croire.

— Je sens qu’on va vivre comme des reines !! s’extasie ma meilleure amie en sautant sur place.

— J’ose même pas y croire...

— By’ ! C’est notre nouveau départ, ça va être grandiose ! Accorde toi le droit de rêver, me dit-elle en me serrant dans ses bras.

— Oui.

Une nouvelle ville, un nouveau chez nous, une nouvelle vie, c’est bien un nouveau départ, et je suis heureuse de le vivre avec Téa. À nous la vie londonienne !