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Daddy ? Baby Girl. / 𝐋𝐀𝐔𝐑𝐀

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Résumé

đ’žđ‘œđ“đ“đ‘’đ’žđ“‰đ’Ÿđ‘œđ“ƒ 𝓑đ“Șđ“«đ”‚ - đŒđŒ Dans un monde d'adulte oĂč les dettes s'entassent et les responsabilitĂ©s se multiplient, Laura ne trouve pas sa place. Elle n'est pas prĂȘte Ă  affronter ce monde et pour s'en Ă©loigner un maximum, elle travaille son innocence. Elle rĂȘve d'un homme capable de prendre en main toutes ces responsabilitĂ©s pour lui retirer ce poids des Ă©paules. Il pourrait s'occuper d'elle comme sa propre fille, comme le pĂšre qu'elle n'a jamais eu. Et il se pourrait bien qu'elle l'ait dĂ©jĂ  trouvĂ©, il suffit seulement d'aller le rejoindre... Un mĂ©lange de douceur, mettant en scĂšne un homme solitaire et une jeune femme en quĂȘte d'identitĂ©.

Statut :
Terminé
Chapitres :
26
Rating
4.8 4 avis
Classification par Ăąge :
18+

I

C’est le grand jour, celui que j’attends depuis plus d’un an. Je suis majeure et je vais enfin quitter la maison familiale pour aller vivre chez mon Daddy. Je deviendrai alors sa Baby Girl. Ce sont les surnoms que nous nous donnons depuis presque le premier jour.

Le lien qui nous unit est bien plus fort qu’un amour Ă©phĂ©mĂšre. Lorsque je l’ai rencontrĂ© - sur un rĂ©seau social - j’étais Ă  la recherche d’un maĂźtre BDSM. J’en avais trouvĂ© plein mais lui Ă©tait diffĂ©rent. Il ne voulait pas m’attacher avec des cordes ou me faire signer de contrat. Il me demandait juste d’ĂȘtre une enfant. Je connaissais dĂ©jĂ  le sens des surnoms, ayant lu pas mal d’histoire sur le sujet. Je dois avouer qu’elles m’avaient toujours fait un certain effet.

Je ne l’ai jamais rencontrĂ© en vrai et je ne connais pas son nom. Lui connaĂźt le mien mais m’a toujours surnommĂ©e Baby Girl. Nous nous sommes souvent appelĂ©s, parlĂ© par message ou par Skype. Il est trĂšs gentil et ne m’a jamais rien demandĂ© d’indĂ©cent. Il m’a, au contraire, fait promettre de ne jamais me toucher et de garder ma virginitĂ© pour le jour oĂč l’on se rencontrerait. Et ce jour est enfin arrivĂ©.

J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© Ă  ma mĂšre. Du moins, je lui ai dĂ©jĂ  dit que j’avais un petit ami et que j’irai vivre chez lui Ă  mes dix-huit ans. Bien sĂ»r, elle m’a rit au nez et m’a lĂąchĂ© un « Si tu es encore avec lui d’ici-lĂ  ». RĂ©sultat : je suis plus que jamais proche de lui. Il n’y a que quelques kilomĂštres qui nous sĂ©parent. Je devrai simplement prendre le train pour le rejoindre.

J’ai refusĂ© qu’il vienne me chercher parce que je sais que lorsque ma mĂšre le verra, elle fera tout pour m’empĂȘcher de partir. Il est plus ĂągĂ© qu’elle. Elle le traiterait de pĂ©dophile et lui ferait un procĂšs. C’est pour cela que Daddy m’a demandĂ© de rester vierge, pour Ă©viter les problĂšmes judiciaires de viol.

Le seul à connaütre la nature de notre relation, c’est mon meilleur ami Tommy.

- T’es vraiment sĂ»re de vouloir faire ça ? Me demande-t-il alors que je m’agite pour terminer mes bagages. Imagine que ce soit un psychopathe, un tueur en sĂ©rie...

- Tommy... Il n’a rien d’un psychopathe. Daddy est gentil, attentionnĂ©, prĂ©sent et ne m’a jamais laissĂ©e tomber. Souviens-toi la fois oĂč j’étais Ă  l’hĂŽpital. Il est venu me rendre visite.

A cette pensĂ©e, mon cƓur se serre. J’étais dans une trĂšs mauvaise passe et avais tentĂ© de me suicider. C’était quelques jours aprĂšs l’avoir rencontrĂ©. Et je suis d’autant plus triste car je dormais lorsqu’il est venu. C’était le but de sa dĂ©marche, mais ça m’avait tout de mĂȘme fait plaisir. Il m’avait laissĂ© une petite carte et dĂ©posĂ© un bouquet de fleurs. A mon rĂ©veil, toutes mes idĂ©es noires avaient disparu et depuis ce jour, Daddy est la seule personne qui arrive Ă  me pousser sur le droit chemin.

- Oui mais moi je ne veux pas que tu partes ! Tu vas me manquer...

Le brun fait la moue et Ă©carte ses bras pour que je vienne le consoler. Je ris lĂ©gĂšrement et le prends dans mes bras. Nous finissons allongĂ©s sur mon lit et restons ainsi un moment. Enfin, lorsque mon alarme sonne, je me relĂšve et me prĂ©cipite vers ma valise pour la fermer, m’assurant que je n’ai rien oubliĂ©. Le plus important reste ma peluche et la tĂ©tine que Daddy m’a envoyĂ©e pour mes dix-sept ans.

- Ta mĂšre va ĂȘtre folle de rage. Tu devrais au moins lui dire...

- Ne t’en fais pas, je le rassure. Je vais lui laisser un petit mot.

- S’il t’arrive quelque chose, elle s’en voudra toute sa vie...

- Il ne m’arrivera rien, Tommy. Je l’ai prĂ©venue il y a longtemps. Elle sait que je vais chez lui.

Tommy soupire et se lĂšve quand je commence Ă  partir, me suivant jusqu’à la porte de sortie. Je prends un post-it et un stylo puis Ă©cris un petit « au revoir » Ă  ma mĂšre. Rien de plus, rien de moins. Nous ne sommes pas assez proches pour que je lui mette un cƓur ou un petit mot d’amour. Enfin, quand tout cela est fait, je sors, referme la porte derriĂšre Tommy et glisse la clĂ© dans la boĂźte aux lettres en expirant. C’est la fin de mon ancienne vie et le dĂ©but d’une nouvelle.

Adieux maman, bonjour Daddy.



Tout le trajet, j’ai le regard rivĂ© sur le paysage, qui dĂ©file Ă  toute vitesse. Je pense au fait que je vais avoir une figure paternelle, que je n’ai jamais eu, et que notre relation est vraiment Ă©trange. Cependant, j’ai appris Ă  accepter ce petit jeu.

Au dĂ©but, lorsque j’ai dĂ©couvert le Daddy/Baby Girl, je pensais que cela traitait de fantasmes pĂ©dophiles. J’ai longtemps culpabilisĂ© en me disant que j’aimais ce genre d’histoire et que j’en Ă©tais mĂȘme excitĂ©e. Je passais des heures Ă  lire sur le sujet, un oreiller entre les cuisses. Et Ă  chaque moment intime, je ne pouvais retenir une envie soudaine de me dĂ©shabiller et me toucher un peu partout. Toutefois, une fois l’orgasme atteint, je retombais dans un Ă©tat moral proche de zĂ©ro. Je fantasmais sur des hommes mĂ»rs, qui eux-mĂȘmes fantasmaient sur des jeunes filles se prenant pour des enfants.

Je n’en avais parlĂ© Ă  personne, jusqu’à ce que je rencontre Daddy. A la recherche de sensations fortes, j’étais tombĂ©e sur un compte mystĂ©rieux. Il avait tout d’une personne normale. Il partait en vacances Ă  la montagne ou Ă  la mer, rendait visite Ă  sa famille, sortait avec des amis... Il y avait beaucoup de photos de lui et tous les commentaires Ă©taient des mots d’amour de son entourage. Cela m’a trĂšs vite mise en confiance et j’ai commencĂ© Ă  Ă©changer avec lui par message sur l’application. Est venu le moment oĂč nous nous sommes Ă©changĂ© nos numĂ©ros. C’était un mois aprĂšs notre rencontre. Deux mois plus tard, il m’avait appelĂ©e, pour parler de ma tentative de suicide. Il m’a promis d’ĂȘtre lĂ  et que si j’avais besoin de quoi que ce soit, je devais lui dire.

AprĂšs un an, soit peu de temps avant ma majoritĂ©, je lui ai envoyĂ© quelques photos intimes de moi. La plupart ont Ă©tĂ© prises par Tommy. Fan de photographie, il cherchait un modĂšle fĂ©minin pour un shooting Ă©rotique. Nous avons fait d’une pierre deux coups et Daddy Ă©tait trĂšs content de recevoir ces photos, mĂȘme s’il n’a pas pu cacher sa jalousie vis-Ă -vis de mon ami. Quand il a appris que Tommy Ă©tait gay, il a Ă©tĂ© soulagĂ©.

Je mets fin Ă  ces pensĂ©es intĂ©rieures en entendant le nom de ma station. Mon cƓur bat la chamade lorsque le train s’arrĂȘte. Je prends mes affaires d’une main tremblante et suis la horde de passagers hors du train. Une fois dehors, l’ai frais m’apaise et j’inspire profondĂ©ment.

- Laura ?

A l’entende mon prĂ©nom, mon cƓur fait un bond dans ma poitrine. Sa voix est bien plus rauque en vrai. Je tourne la tĂȘte et un sourire naĂźt sur mon visage.

- Daddy ?

Son expression passe de mal assurĂ©e Ă  heureuse. C’est lui. Il est devant moi, en chaire et en os, debout sur ses deux jambes, le soleil illuminant son visage bronzĂ©. Ses iris bleues brillent et sa barbe de trois jours lui donne un charme indĂ©niable. Rapidement, je lĂąche mes affaires pour me jeter dans ses bras. Il m’accueille chaleureusement et pose sa main sur ma tĂȘte pour la caresser doucement. Je hume son odeur, enfonce ma tĂȘte dans son torse et entoure sa taille de mes bras.

- Tu as fait bon voyage ? Me demande-t-il en me lĂąchant pour aller ramasser mes affaires.

- Oui. Je suis trop contente d’ĂȘtre enfin avec toi !

Il sourit et prends mes bagages, refusant que je porte quoi que ce soit. Il commence Ă  avancer et je le suis. Nous arrivons dans un parking sous-terrain, oĂč les phares d’une voiture noire clignote dans un bip qui rĂ©sonne dans l’endroit. Daddy ouvre le coffre et y dĂ©pose mes affaires, me rejoignant par la suite Ă  l’avant.

- Tu n’as rien oubliĂ© ?

- Non.

- Bien. Allons-y alors.

Il me sourit et caresse ma joue tendrement puis s’attache et dĂ©marre. Nous roulons une petite demi-heure, pendant laquelle aucun de nous ne parle. Je ne sais pas quoi dire. Tout me paraĂźt nouveau alors que notre relation date de plus d’un an.

ArrivĂ©s devant un trio de maisons jumelĂ©es, il s’arrĂȘte. Nous descendons et reprenons ce qu’il y a dans le coffre. Au mĂȘme moment, une autre voiture arrive et se gare en face d’une des deux autres maisons. Un couple en sort et nous sourit.

- Bonjour, je dis tout bas.

- Bonjour, me rĂ©pond l’homme. La miss est enfin arrivĂ©e, tu dois ĂȘtre heureux !

- Oui, plus que jamais.

Daddy salue la femme d’un geste de la main. Elle le lui rend et me fait signe Ă  moi. Je souris et enfin, nous entrons dans la demeure. Tout est blanc et semble neuf. Nous longeons d’abord un couloir et allons dans le petit salon, dont la porte/fenĂȘtre donne sur le jardin. Tout est trĂšs lumineux et aprĂšs avoir tout posĂ© sur le canapĂ©, Daddy me demande de le suivre.

Il me fait monter un escalier qui donne sur trois portes. La plus proche est sa chambre, de taille moyenne avec son lit, une commode, une armoire et une télévision. Tout est dans les tons marrons, à cause du bois des meubles.

La deuxiÚme porte renferme la salle de bain. Elle est étroite mais plutÎt agréable, avec du carrelage bleu sur les murs. Enfin, la derniÚre piÚce est une autre chambre.

- Voici ta chambre.

Elle est beaucoup plus petite que la mienne et la dĂ©coration est complĂštement diffĂ©rente. Je suis passĂ©e d’une chambre de jeune femme Ă  celle d’une enfant de six ans. Les murs sont dĂ©corĂ©s de Poneys sur fond bleu, le lit est drapĂ© de rose et de bleu, et tous les meubles ont des petites Ă©toiles pour poignĂ©es. Au plafond, des Ă©tiquettes phosphorescentes et au fond de la piĂšce, une caisse avec des livres pour enfant.

Je me pince les lĂšvres pour Ă©viter de rire. Sur le coup, je suis assez surprise mais je me vois petit Ă  petit vivre dans cette piĂšce. Je me sens Ă©trangement plus Ă  l’aise que dans mon lit baldaquin double et mon immense miroir en face.

Daddy dĂ©pose un baiser sur ma joue avant de me laisser. Il descend pour me laisser le temps de m’habituer. J’entre alors complĂštement dans la piĂšce et observe les moindres recoins. Sur mon petit lit, une pile de vĂȘtements m’attend. Je ne rĂ©flĂ©chis pas plus longtemps et me dĂ©shabille pour les enfiler. La culotte est blanche, avec les coutures bleues et un petit nƓud sur le devant. J’enfile le short en jean, mets le dĂ©bardeur blanc et enfile les petites chaussettes roses.

ExcitĂ©e par la situation, mes tĂ©tons pointent et sont trĂšs voyants. Le haut Ă©tant lĂ©gĂšrement transparent, on peut mĂȘme en voir la couleur rosĂ©e. Je souris et me mords la lĂšvre en redescendant.

Je suis vraiment heureuse d’ĂȘtre ici.

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Bien écrit

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