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400 jours pour dominer

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Résumé

Deux familles se battent pour dominer le marché des hôtels de luxe. Entre infidélités et secrets, voici l'histoire d'un amour interdit entre la fille du géant Astoria et le fils du rival Evercrest.

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
Betty Sam
Statut :
En cours
Chapitres :
116
Rating
4.8 4 avis
Classification par âge :
18+

Un matin mouvementé

*** A la villa Astoria***

- Vite ! Dépêche-toi ! Ton père est déjà dans la voiture !

Pénélope reconnaissait bien la douce voix stressée de sa belle-mère, Cassandre.

- C’est un jour important pour l’entreprise... Et pour ton père ! Tu le sais !, insista avec impatience Cassandre, en bas des marches.

Pénélope avait la boule au ventre. Elle détestait ces ventes aux enchères déguisées. Tout le gratin, le bon comme le mauvais serait présent. Un exercice abominable. Elle était d’une nature réservée et timide. Cet événement ne lui plaisait guère.

- Aller là-bas va te faire du bien, Pénélope !, insista Cassandre.

- Sais-tu si papa était content ou pas ce matin ?

Pénélope était anxieuse. Elle savait que son père n’était pas content depuis son mariage avorté. Il était devenu colérique et revanchard. Il avait rompu tout contact. Il ne voulait plus faire partie des soirées mondaines. Le mariage avorté de sa fille aînée a été, pour lui, un déshonneur. Le célèbre et flamboyant Théodore Astoria avait été dupé par l’arriviste Gary Trendman. C’était trop pour lui.

- Il était tout content, ce matin. Il a demandé la berline noire pour aller là-bas. Il chantonnait... mais tu sais... ce n’est pas en faisant la morte que tu vas le satisfaire.

Cassandre a toujours été douce et bons conseils avec Pénélope. Elle la traitait comme sa fille légitime alors que Pénélope est la fille issue du premier mariage de Théodore Astoria. La mère de Pénélope était morte tristement et seule, un peu avant les seize ans de Pénélope. Cassandre a toujours vu Pénélope comme sa fille. C’était la petite perle précieuse de Théodore. Sa poupée de porcelaine avec laquelle elle devait faire attention. La douceur de Pénélope était ce qui faisait fondre la forte et rebelle Cassandre.

- Je n’ai pas envie d’échouer, avoua Pénélope en descendant les marches au ralenti. Elle était abattue comme si le monde lui tombait dessus.

- Tu réussiras, ma fille ! J’en suis persuadée. En plus, avec cette robe, Gary s’en mordra les doigts de ne pas t’avoir épousé !

Cassandre avait voulu remonter le moral de sa belle-fille, après le fiasco à la mairie devant tout le gratin. Pénélope s’était murée dans un silence sans commune mesure. Elle ignorait tout le monde. Elle voulait mourir. Cassandre a remué ciel et terre pour la réconforter. Elle décida qu’en organisant une séance de shopping privé, Pénélope retrouverait l’envie de vivre. Pénélope était une femme qui aimait la mode et les tendances, sans être superficielle. Son caractère doux détonnait avec le reste de la famille flamboyante. Totalement honteuse, elle avait accepté cette séance de shopping en pensant à Gary Trendman. Gary représentait le monde pour elle. Pénélope voulait le reconquérir. Cassandre était blessée par le coeur brisé de sa belle-fille. Il fallait faire quelque chose pour réconforter Pénélope. Cette séance de shopping avait été un succès car Pénélope avait accepté de venir. Cependant, elle avait choisi uniquement cette robe et de simples sandales blanches. C’était une robe jaune à pois blancs en mousseline. La robe se fermait avec une quinzaine de boutons ronds devant. Cette robe reflétait toute l’innocence et toute la naïveté de Pénélope. Elle était belle et fraîche dans cette robe décolleté en V. Le reste de la robe était évasée et vaporeux. Elle était céleste dans cette robe si simple. Une beauté naturelle et simple. Pénélope détestait les artifices et la superficialité. Elle ne s’y reconnaissait pas.

- Cette robe ne peut laisser Gary indifférent, pensa Pénélope en voulant reconquérir son ex-fiancé. Quand il me verra, il se souviendra de nos nuits si belles... Je rêve qu’il me revienne...

Pénélope avait attaché ses cheveux noirs en demie queue. Elle voulait dégager son cou et montrer sa douce peau. Elle voulait que Gary la désire, comme avant. Elle jeta un coup d’oeil au miroir accroché à la fin des marches. Pénélope avait le visage d’un ange. Son corps était très bien mis en valeur par cette robe si simple. Pénélope arriva en bas avec peine. Elle avait mal au plus profond de son ventre. Ses entrailles se battaient. Elle ne se sentait pas d’affronter tous ces loups. Elle prenait son temps pour ne pas défaillir. Cassandre avait un grand sourire, une salopette et un large chapeau de paille qui lui allait si bien. Elle la regardait avec fierté. Pénélope aurait voulu qu’elle vienne avec eux à la vente. Cependant, Cassandre n’entrait jamais en contact avec les affaires de son mari. Elle savait qu’elle ne tiendrait pas une heure de travail avec son tyran favori. Cassandre aimait sa vie calme et rangée, après son passé si tumultueux.

- Tu vas jardiner ?, demanda Pénélope, envieuse et voulant rester chez elle.

- Oui et toi tu vas avec ton père en bord de mer...

Cassandre était amusée par les stratégies d’évitement de Pénélope. Pénélope soupira. Cassandra rit et s’interrompit d’un coup quand...

- PENELOPE ! Pénélope sursauta.

Son coeur manqua un battement. Elle pâlit en entendant la voix grave et aggressive de son père. Elle savait qu’elle venait de dépasser les bornes par ce seul cri.

- Il a dû en avoir marre et manquer de patience... Pauvre papa... - Mais qu’est-ce que tu fabriques ?!, dit-il colérique en claquant la porte d’entrée.

Pénélope blémit face à son père. Le père de Pénélope était un homme massif. Il était brun sans un seul cheveux blanc malgré le fait qu’il avait dépassé la cinquantaine. Il avait des traits fins qui ne s’accordaient pas avec son tempérament de feu. Théodore Astoria était un bel homme avec du caractère, protecteur et tyrannique. Il ne laisse jamais rien au hasard. Il était dur en affaires et régnait sur son empire avec une main de fer. Sa famille était soudée. C’était son pilier. La source de sa force. L’âge avançant, il comptait léguer la direction du Groupe Astoria à ses deux fils, Atticus et Achille. Cependant, le mariage de Pénélope n’ayant pas eu lieu, les cartes étaient rebattues. Pénélope a toujours été sa faiblesse. Il lui cédait tout. L’histoire de sa fille le rendait gaga d’elle. Il voulait le meilleur pour elle. Rien n’était trop beau, trop cher pour elle. Cependant, Pénélope n’était pas demandeuse. Elle n’avait pas les goûts excessifs de ses deux demis frères. Théodore voulait lui encore plus lui donner le monde, depuis son mariage avorté. Pour lui, Pénélope, malheureuse en amour, devait être chanceuse en affaires. Il misait tout sur elle, aujourd'hui. Il ne cessait de répéter :

- Elle a trente ans. Je ne peux que l’encourager à manger ces ignorants. Elle sera la reine de mon empire.

Théodore n’avait plus qu’un seul objectif : écraser la concurrence ! Il veut régner en maitre sur le domaine des hôtels de luxe. Transmette un groupe solide à sa douce fille était son plus clair souhait. La famille Astoria avait plusieurs grands établissements de luxe sur la côte Sud du Pays. C’étaient des complexes de luxes magnifiques et complets. Théodore a toujours voulu ce qui est le mieux pour ses clients exigeants. “Toujours le meilleur pour vous”. Le slogan du groupe ne pouvait être plus clair. Théodore aime par dessus tout satisfaire les désirs de ses clients fortunés et exigeants. Lui-même était un homme exigeant et fortuné. Il savait ce qu’il y a de mieux pour répondre aux besoins. Les établissements Astoria étaient connus pour être des établissements flambloyants et luxueux. Théodore adorait le monde de la nuit et de la fête. Il fallait que chacun de ses établissements soient des hauts lieux de la vie nocturne de la ville cotière. Pour lui, l’association gagnante était un emplacement et une demande de vie nocturne. Il apparaissait comme un magicien en transformant des petits domaines sans charme en boites de nuit de luxe. Champagne, suites et soirées endiablées étaient sa combinaison magique. Tout le monde se pressait pour vivre l’expérience Astoria. Théodore était toujours à la recherche d’opportunité de rêve répondant à ses désirs les plus fous ! Il avait une armée de salariés prêts à se plier en mille pour répondre à ses exigences. Pénélope était la première à satisfaire son père jusqu’à épuisement. Elle gérait si bien les relooking des hôtels, que son père lui dédiait cette tâche sans regarder. A chaque restauration, il était sans voix. Tout répondait à ses désirs les plus fous. Quand le père demandait une boulangerie dans le complexe hotellier, Pénélope se pliait en quatre pour avoir les meilleurs du pays. Elle satisfaisait tous les critères les plus durs de son père. Théodore adorait encore plus sa douce Pénélope quand elle achevait ses missions. Ils étaient soudés. Elle était son point d’ancrage. Sans Pénélope, Théodore était démuni. En huit ans, Pénélope avait imposé sa marque et son style pour toujours répondre au cahier des charges super exigeant de son père. Le challenge était de toujours satisfaire son père sans le contredire. Pénélope a toujours été obéissante même lorsqu’elle avait choisi de se marier avec Gary Trendman. C’était le seul homme qu’elle avait connu...

Aujourd’hui, c’était l’opportunité de rêve pour les Astoria : acheter le domaine du château Doré ! Théodore savait que sa fille était attachée au plus profond d’elle à ce lieu. C’était pour lui une évidence d’ajouter ce lieu luxueux à sa collection. Il voulait offrir ce complexe hotellier luxueux en cadeau de mariage à sa fille pour boucler la boucle. Pénélope avait sauté de joie lorsque son père lui en avait parlé. Elle en avait les larmes aux yeux. Le domaine du château Doré était l’hotêl préféré de sa défunte mère. La mise en vente était une aubaine en or à ne pas manquer. Théodore Astoria a eu vent de l’affaire lorsque Gary Trendman avait dit qu’il surpasserait les attentes de sa fille. Il voulait montrer qu’il était capable de créer son propre groupe sans aide, juste avec son bagout de séducteur. Théodore trouvait Gary amusant au début. Maintenant, il ne peut même plus voir son nom écrit sur un papier. Il brulerait ce papier s’il faut. Cette mise en vente allait se passer aux enchères entre les plus grands groupes hotelliers. C’était connu. Un bijou se cède de génération en génération. La famille propriétaire du domaine n’a pas réussi à changer l’image du lieu. Le domaine du château Doré était devenu aussi attrayant qu’une maison de retraite. Pour Théodore, cet endroit était un mouroir. Cependant, il savait que sa fille était grandement attachée au lieu. Ce lieu représentait les plus douces années de Pénélope. Sa mère, Hélène, adorait venir bronzer sur les chaises longues pendant que sa fille s’amusait en fabriquant des châteaux de sable. Sa pauvre défunte mère s’était repliée de nombreuses fois dans ce magnifique domaine. Pénélope était au fond du trou lorsque son père vint la voir le mois dernier pour lui annoncer la mise en vente de ce domaine. Pour elle, c’était le moment d’avoir un établissement à elle. Elle exigea de son père d’y apposer uniquement son nom mais de ne rien décider pour ce lieu. Ce serait son bijou. Son petit paradis. Ce serait uniquement elle qui le gérerait. Théodore refusa mais voyant la tristesse et la mélancolie de sa fille, il céda.

- Si cela peut la rendre heureuse...

Cette vente était alors un cadeau d’un père à sa fille chérie, trahie par un arriviste, au jour le plus beau de sa vie. Quelle cruauté.

Théodore et Pénélope le savent : il faut redorer la réputation des Astoria. Un mariage avorté ? Quoi ? Quand ? Non, cela ne les atteint pas. Ils devaient montrer une image forte et unie. Un bloc inaccessible. Un empire indestructible.

Théodore avait besoin de voir les capacités de négociation de sa fille. Pénélope comprit rapidement que ce sera elle qui gérera les négociations et l’achat. Elle avait passé des nuits blanches à calculer les rendements, les bénéfices. Elle avait demandé tellement de détails aux vendeurs qu’elle connaissait le dossier par coeur. Rien ne l’empêcherait d’avoir cette vente.

- Cela fait bien trente minutes que je t’attends dans la voiture ! Pénélope ! Rassemble tes affaires et on y va !

Pénélope fit un rapide bisou sur la joue de sa belle-mère et partit avec son père. Son coeur battait si fort. Elle se sentit nauséeuse et cessa de marcher. Elle rassembla le maximum de courage qui lui restait pour poser cette question timidement :

- Papa... comment ça va, ce matin ?

Théodore Astoria lança un regard noir, assassin. Pénélope comprit que sa question était largement déplacée puisqu’elle avait fait attendre son père pendant près de trente minutes dans la berline noire. Théodore ouvrit la portière et s’assit en silence à l’arrière de la voiture. Il ne voulait pas répondre. Pénélope sentit ses jambes ne plus la porter. Son sac à main était si lourd. La chaleur de fin de printemps était assommante. Elle commençait à suer. Elle prit une profonde inspiration pour descendre les trois marches pour arriver à la portière de son père. Pénélope plissa les lèvres car il comprit que son père avait manqué de patience : le chauffeur de ce matin n’était pas Guy. C’était Luke. Pénélope savait que, par ce changement, elle avait mis le convoi en retard. Guy était le chaffeur préféré de Théodore. Il le servait depuis des années. Guy aimait prendre son temps et montrer de beaux paysages à ses patrons. Pénélope l’appréciait pour son professionnalisme et sa grande empathie. Luke était jeune et dynamique. Il n’avait jamais un mot de travers pour son patron mais sa conduite sportive déplaisait à Pénélope. Elle, qui détestait l’agressivité, avec Luke, elle était servie.

- On y va en vraiment en une seule voiture ?, demanda Pénélope inquiète. Elle espérait secrètement que Guy la sauve.

- Je veux que nous soyons unis devant nos ennemis, dit calmement Théodore en démontrant toute sa supériorité.

Il restait calme et fit un geste pour que sa fille monte dans la berline. Pénélope se résigna et fit le tour. Elle ouvrit la porte et s’assit calmement. Luke voulait la débarrasser de son sac mais elle le garda. Théodore souffla et fit signe d’avancer. Luke prit place. La voiture démarra. Pénélope qui s’était encore plus réfugiée dans le travail pour noyer sa peine, commençait à consulter ses mails sur son téléphone. Elle avait que deux mails à lire. Elle détestait laisser des mails non lus ou sans réponse. Théodore la regardait avec agacement. Elle savait que cela était gênant pour le père d’avoir sa fille qui l’ignore.

- Je vais le jeter par cette fenêtre si je l’entends encore vibrer, grogna Théodore.

Pénélope activa le mode silencieux. Elle verrouilla son téléphone pour sortir son objet le plus précieux : sa tablette de travail. Le malheureux Théodore soupira à nouveau en râlant bien fort.

Au bout d'un certain temps, Luke baissa la vitre de confidentialité pour annoncer :

- Nous serons au domaine du château Doré dans trente-cinq minutes.

- Merci Luke.

Théodore jeta un regard sur sa fille qui se battait pour faire entrer un chiffre dans son tableur. Elle voulait revoir tous ces nombres avant les enchères. Le stress montait. Sa respiration était rapide. Elle ventillait comme un chaton apeuré. Théodore rumina. Il marmona. Pénélope tomba dans le panneau :

- Qu’est-ce que tu as, papa ?, demanda-t-elle comme un petit lapin effrayé.

- Lâche cet objet de malheur !, rumina Théodore. Pourquoi avoir dit à ta mère que tu savais que tu allais rater cette vente ?

- Je... Je...

Pénélope avait perdu ses moyens. Elle sentait son âme échapper de son corps par la question assassine de son père. Elle ne voulait pas répondre mais elle le devait. Il est le chef de famille, le patriarche. Tout tient à son seul vouloir. Elle ne pouvait l’ignorer et continuer à potasser ses chiffres et ses analyses de rendement. Elle verrouilla la tablette et appuya sur le bouton pour remonter la vitre de confidentialité.

- Réponds ma fille, il vaut mieux que je sache ta faiblesse sur le chemin que devant nos ennemis.

Pénélope allait dire quelque chose mais sa gorge était si sèche. Elle avait perdu toute l’eau de son corps en un regard assassin de son père. Elle prit une profonde inspiration et déclara :

- Parce que je ne suis pas toi.

Elle ne voulait ajouter quoique ce soit de plus. Elle savait qu’elle ne fera jamais le poids face à son père, si puissant, si impressionnant. Théodore rit. Il savait qu’elle avait toute une lionne mais qu’elle réprimait son tempérament de feu. Elle est sa fille aînée. Elle a été bercée par les stratégies et les alliances de son père. Elle l’a vu faire toute sa vie.

- Tu oses me dire que tu n’es pas moi. Mais tu es ma fille. Tu seras mieux que moi.

Les paroles de Théodore étaient tellement sincères que le cœur de Pénélope se fendit. Elle savait que son père pourrait mourir pour elle. Elle s’était souvenue de sa réaction véhémente et violente à la mairie lorsque Gary avait dit NON. Théodore avait été retenu par ses fils et son frère. Pénélope était tombée au sol abattue. Elle savait que son père ferait tout pour elle.

- Tu as travaillé jour et nuit depuis 28 jours pour cette acquisition. Jamais je n’ai fait autant. Tu gagneras car tu es la fille d’un gagnant. Tu es une gagnante. Ils trembleront tous en nous voyant descendre de cette voiture avec ...

Puis Théodore regarda sa fille avec interrogation. Il semblait avoir une expression de dégoût. Il appuya sur le bouton et cria :

- Luke, stoppez cette voiture !

- Quoi ? Mais papa ! On va être en retard !

- Qu’est-ce que c’est que ça ? Il souleva un pan de la robe. Tu as perdu la raison ? Une Astoria déguisée en paysanne. En une jeune première. Change-moi ça tout de suite !

Pénélope paniqua. Elle n’avait rien prévu de cela. Elle tremblait encore plus. Elle regardait paniquée le GPS. L’heure d’arrivée augmentait. Son stress était au maximum. Elle chuchota :

- C’est ça.. ou rien...

Théodore sortit de la voiture. Il claqua la porte. Pénélope le suivait du regard, anxieuse. Il s’arrêta au niveau du coffre. Il ouvrit le coffre. Pénélope était en panique. Elle savait que son père était imprévisible. Il sortit un grand sac en papier kraft. Il revint à l’intérieur de la voiture et déclara :

- Porte cette robe et devient digne de mon nom. Digne l’empire Astoria. Avec cette robe, tu gagneras cette vente.

Pénélope prit un temps pour analyser la robe. Elle était blanche et en lin. Elle était douce et les bretelles si fines, comme des spaghetti. Pénélope commença à suspendre la robe devant elle. Elle allait lui arriver juste au dessus des genoux. La robe était simple mais le col était croisé et si décolleté. Pénélope rougit.

- Nos ennemis resteront bouche bée. Tu domineras cette vente.

- En étant à moitié nue ?

Elle regarda son père. Elle souffla, agacée.

- Très bien ! Je me change mais sortez de cette voiture !

Théodore et Luke s’exécutèrent rapidement. Pénélope eut du mal à décoller sa pauvre robe jaune de sa peau. Elle glissa la nouvelle sur sa peau. Si la robe jaune était déjà osée pour Pénélope, cette nouvelle robe était tellement explicite. Pénélope entra dans une colère noire. Elle déboulla de la voiture en criant :

- Pourquoi dois-je ressembler à une.. à une... traînée ?!

Théodore la regarda perplexe. Il rétorqua :

- Crois-moi qu’elles sont moins bien vêtues que toi. Allons-y.

Luke reprit sa place en premier. Théodore prit les affaires et le sac à main. Il les jeta dans le coffre.

- Tu n’en auras pas besoin devant nos ennemis. Tu garderas ta très chère tablette et ton téléphone.

- Nos ennemis ? Pénélope osa poser la question. Tu parles au pluriel papa...

- Cette vente attire tous les vautours et les vauriens de notre secteur. Les Trendman, les Ashton et les...

Il grogna de haine. Pénélope ne voulait pas entendre la suite... Son stress augmentait. Son coeur battait encore plus fort. Elle ventillait encore plus. Pour elle, Gary n’a jamais été un ennemi. C’était son partenaire de vie. Elle ne voulait pas qu’il change de statut. Pénélope voulait lui montrer qu’il compte encore tellement pour elle. Théodore avait le feu dans ses yeux quand il avait énuméré les ennemis. Pénélope se sentit encore plus comprimée dans cette robe que dans l’autre. Sa poitrine était quasiment déjà toute exposée. Elle ne savait quoi faire de plus pour se soulager. Théodore la regarda et elle comprit qu’elle avait interdiction de rater cette vente. C’était la vente de sa vie. Sans cette vente, elle ne pouvait prétendre à prendre la direction du Groupe Astoria. Théodore ne céderait pas si elle rate.

- Les ? Pénélope se doutait de la suite mais elle voulait en avoir le coeur net.

- Vous êtes arrivés. La voix du GPS retentit.

Le coeur de Pénélope s’arrêta.

A suivre...

Chapitres
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