L’ombre de l’âme

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Résumé

« Laisse-toi sombrer, Raven... il n'y a plus rien ici pour toi. » Je ferme les yeux, tentant de la chasser, mais elle persiste, elle grandit, se fait plus forte à chaque instant. Peut-être a-t-elle raison ? Peut-être suis-je destinée à sombrer à nouveau dans cette noirceur... Et alors que je lutte contre ce vide qui m'aspire, je sens que la bataille ne fait que commencer... À seulement 17 ans, Raven est déjà une survivante, marquée par un tragique accident de voiture qui a pris la vie de ses parents, laissant derrière elle des cicatrices physiques et émotionnelles profondes. Sous la tutelle d'une tante qu'elle connaît à peine, elle déménage dans une nouvelle ville et intègre un nouveau lycée. Là-bas, elle croise la route d'Hélios, un garçon énigmatique portant ses propres fardeaux, semant ainsi les graines d'une intrigue captivante.

Genre :
Romance/Mystery
Auteur :
Les
Statut :
En cours
Chapitres :
2
Rating
5.0 1 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

                                                                                                   Je dédie ce prologue à toutes qui tentes de se relever malgré les rechutes...

Washington

« Chère journal, aujourd'hui nous sommes le 1 décembre ... et voilà un an que je n'ai pas rechuté dans tu sais quoi, je pense être fière de moi du moins j'essaye de l'être. J'ai eu raison de ma battre pour vivre, ça en valait la peine, je remercie du fond du cœur mes parents. Malgré leur divorce ils ont réussi à m'aider en étant soudée, je les aime tellement et... »

- Raven aller on y va.

Je n'ai pas le temps de finir que ma mère m'appelle pour que je descende.

- Oui j'arrive. Disais-je

Je prends mon journal et le cache entre mes pantalons dans mon armoire, pour que personne ne le trouve.

Une fois chose faite je descends, passe devant ma mère qui me caresse tendrement le dos en marchant derrière moi.

Aujourd'hui avec mes parents nous allons manger dans un petit restaurant à volonté qui viens d'ouvrir à une heure de chez moi.

Pressée je suis la première à monter dans la voiture, puis papa me rejoint se mettant côté conducteur, tandis que maman, juste à côté lui indique le chemin.

Je prends une grande respiration, laissant échapper un souffle de soulagement cette journée s'annonce parfaite, malgré la température hivernale.

Ma joue pressée contre la vitre froide, je regarde les voitures défiler, et je ne peux m'empêcher de penser que toutes ces personnes ont sûrement, elles aussi, leurs problèmes.

Mais nous sommes quand même présents alors oui peut-être que nous allons sûrement en ravoir, mais il faut se rappeler que malgré le fait que les problèmes, les traumatismes, les peines, font de l'ombre à l'âme nous pouvons tout surmonter. Un simple faisceau de lumière peut effacer un peu d'ombre, nous devons donc toujours garder espoir, pas vrai ?

- ... tu m'écoutes Raven ? Dit mon père en m'extirpent de mes pensées

- Je... Non désolé tu disais ?

- Je disais, à qu'elle heure commence tu les cours demain. Répète mon père en se retournant légèrement pour me parler

- A 8 ... ATTENTION PAPA. Criais-je

Je me sens aussitôt propulsée sur le côté, des Klaxons retentisse de tous les côtés, comme au ralenti je sens mon corps subirent un énorme choque lorsque la voiture semble retrouvée le sol. L'odeur de l'essence fraîche me parvient et puis plus rien ...

Ouvre les yeux Raven bat toi, aller vas-y, ne me quitte pas aujourd'hui, pas en ce jour, tu es forte ...

Instantanément je tente de me redresser en prenant une grande inspiration mais ces peines perdues, mon corps tremble et je regarde le plafond ou du moins les sièges de la voiture qui est totalement inversé, mes yeux prennent du temps avant de bien s'ouvrir.

- Maman, papa ...Dit- je d'une voix cassée et faible

Je sens ma bouche pâteuse, et mes yeux commence à me piquée en sentant les larmes menacées de couler.

J'ai mal...tellement mal.

Mais je ressaye.

- Papa, maman ? Vous allez bien ? D'une voix moins faible

Mais toujours rien.

- Vous m'entendez à l'intérieur ? dit une voix en dehors de la voiture

Les larmes qui plus tôt menaçais de couler on maintenant inonder mon visage.

- Ou...oui je ... S'il vous plaît aidez-nous. Hurlais-je désespérée

- Oui une ambulance va arriver dans quelques secondes. Dit l'inconnu

Alors j'attends et les secondes deviennent longues très longue, mes parents n'ont toujours pas répondu, et l'odeur de l'essence ne daigne pas à s'effacer.

Quand soudain j'entends un retentissement d'ambulance.

Et l'inconnu hurle ;

- Il y'a une fille à l'arrière elle m'a répondu.

Et les ambulanciers cris à leurs tours ;

- On s'occupe de l'arrière puis on finit par les 2 devants.

Puis juste après la voiture est secouée, sûrement par les pompiers qui tente d'ouvrir la portière arrière.

D'un coup, une forte lumière blanche viens effacer toutes traces d'ombre me donnant un peu d'espoir, pour moi et mes parents.

Et je sens qu'on tire mes pieds délicatement et en un rien de temps, je suis loin de la voiture, allongée sur un brancard.

- Maintenait les yeux ouvert mademoiselle. Dit un ambulancier

Quelques tapes se font ressentir sur ma joue, comme pour me ramener à la réalité, je ne comprends plus vraiment ce qu'ils se passent autour de moi.

Je tourne doucement ma tête, loin devant moi j'aperçois notre voiture complètement retournée.

Mais l'odeur d'essence persiste malgré la distance.

Et le silence s'abat sur moi, lourd et oppressant. Tout semble s'effondrer autour de moi. La lumière de l'ambulance vacille, se transformant en une lueur blafarde qui n'atteint plus les recoins sombres de mon esprit. Mes mains tremblent, glacées, tandis que la chaleur de l'explosion s'éteint, ne laissant que la froideur du désespoir.

Je ne peux plus bouger. Le monde autour de moi devient flou, brouillé par les larmes qui continuent de couler, inondant mes joues.

Les voix des ambulanciers s'éloignent, leurs mots se dissolvent dans un écho distant. Je n'entends plus rien. Je ne ressens plus rien, à part ce gouffre qui se creuse en moi.

Un frisson glacial me parcourt l'échine. Le monde entier semble avoir perdu ses couleurs, laissant place à un gris morne, une ombre épaisse qui m'enveloppe. Mon souffle devient court, saccadé. Je sens une étrange pression sur ma poitrine, comme si quelque chose essayait de me consumer de l'intérieur.

Un cri silencieux se forme dans ma gorge, mais aucun son ne sort. Je voudrais hurler, briser ce monde qui m'a pris ce que j'avais de plus précieux. Mais je suis terrifiée, paralysée par l'immensité de la perte, comme si mon propre corps se refusait à comprendre, à accepter.

Je serre les poings, les ongles s'enfonçant dans la paume de mes mains, cherchant désespérément un point d'ancrage, quelque chose à quoi me raccrocher. Mais il n'y a rien. Rien d'autre que l'écho de mes pensées brisées et ce silence funeste qui ne cesse de me hanter.

Des flashs de souvenirs défilent dans ma tête, des moments heureux avec mes parents, des éclats de rire, des étreintes chaleureuses. Mais maintenant, ces souvenirs sont teintés de noir, déformés par la réalité brutale. Ils s'effritent, se transformant en cendres avant de disparaître dans le vide.

Je ne veux pas accepter.

Je ne peux pas accepter.

Je sens soudain une main se poser doucement sur mon épaule. Un ambulancier, le regard plein de pitié, me murmure quelque chose, mais ses mots me sont étrangers. Leurs significations m'échappent. Je le repousse instinctivement, ma colère gronde en moi, prête à exploser à son tour.

Comment peut-il comprendre ? Comment peut-il savoir ce que je ressens ? Ils ne peuvent pas être morts... Ils ne peuvent pas...

Mais cette froide vérité me rattrape, implacable, et s'infiltre dans chaque port de ma peau.

Je suis seule, et je le serais pour toujours...

Une douleur plus intense m'envahit, une douleur qui dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer. C'est comme si mon cœur, mon esprit, mon âme étaient dévorés par l'ombre même de la mort qui rôde encore autour de moi.

Et alors que les sirènes résonnent encore au loin, un murmure traverse mes pensées, un murmure que je n'avais pas entendu depuis longtemps. Celui de cette voix intérieure, cette voix qui m'avait autrefois poussée vers les ténèbres...

"Laisse-toi sombrer, Raven... il n'y a plus rien ici pour toi."

Je ferme les yeux, tentant de la chasser, mais elle persiste, elle grandit, se fait plus forte à chaque instant.

Peut-être a-t-elle raison?

Peut-être suis-je destinée à sombrer à nouveau dans cette noirceur...

Et alors que je lutte contre ce vide qui m'aspire, je sens que la bataille ne fait que commencer…