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Je pensais ne jamais perdre mon boulot. Avec l'arrivée du coronavirus, tout a dégringolé. En particulier dans l'entreprise où je travaillais. Après avoir fait mes études dans la communication. Je me suis mise à chercher du travail dans ma branche.
J'ai réussi à me faire embaucher dans une entreprise. Ça faisait 1 an que je travaillais pour cette entreprise. Un jour, mon patron m'a convoqué dans son bureau. Pensant que j'allais être augmentée en raison des nombreuses heures supplémentaires que j'avais accumulées.
Au lieu de ça, il m'a annoncé clairement qu'il était en train de faire le ménage dans leurs employées et en raison de l'arrivée du coronavirus et de la baisse des chiffres. Ils étaient contraints de licencier du personnel.
Imaginer ma tête quand mon patron m'annonce que je suis virée parce qu'il n'a plus les moyens de me payer. Moi qui m'étais démené pour avoir ce poste. Lui, il me vire en un claquement de doigts. Et le pire, s'est que je n'ai pas mon mot à dire.
Si j'avais su que je me ferais virer de cette manière. Je n'aurais jamais fait autant d'heures en plus. Voilà ce qu'il se passe lorsqu'on veut être gentil et qu'on veut rendre service. Je ne suis pas une personne qui sait me faire entendre. J'ai plutôt tendance à m'écraser devant tout le monde.
Ma mère et mes professeurs me l'ont souvent répété. " Marie ! Il faut que tu te défendes sinon tout le monde va profiter de ta gentillesse. "
Voilà où j'en suis rendu maintenant. Avec mon carton rempli de toutes mes affaires. Je quitte ce qui était mon travail il y a cinq minutes.
Ça fait mal. Je ne sais même pas comment je vais faire pour payer mon loyer. C'est officiel, je suis dans la merde. Je monte mon carton dans la voiture et rentre chez moi. Punaise, pourquoi il a fallu que ce soit moi.
J'arrive chez moi. Je pose mon carton sur le canapé et prends une glace dans le congélateur. Je m'assois à côté de Gribouille, mon Maincoon. Il y as qu'avec elle que je peux parler de mes problèmes personnels.
- Je vais faire quoi Gribouille ?
- Miaou
- Ouais, toi, tu t'en fous. À partir du moment que je te donne tes croquettes et ton lait. Ça te va, hein.
Elle me regarde avec sa bouille de bébé. Et comme d'habitude, je fonds complétement. Cette petite chatte connaît mes points faibles. Je reçois alors un appel de ma mère. Je décroche en lui annonçant la nouvelle.
- Allô maman.
- Salut ! J'espère que je ne te dérange pas. Tu dois être au bureau.
- Le bureau, tu parles. Je viens de me faire licencié ce matin.
- Quoi ?!
Je suis obligé d'écarter mon portable de mon oreille pour ne pas devenir sourde.
- Tu peux répéter ce que tu viens de dire. Ils t'ont quoi ?
- Ils m'ont licencié maman.
- Mais pour quel motif ?
- Ils ont dit qu'avec la crise du coronavirus et la baisse de leur chiffre d'affaires. Ils sont contraints de se séparer de certains employés. Ils avaient fait une liste de tous les employés dont ils voulaient se séparer et il se trouve que mon nom y était. Résultat des courses, je suis à l'heure actuelle au chômage.
Je l'entends souffler.
- Tu étais pourtant leur meilleure employée. Pourquoi te virer, toi alors que tu leurs as rendus plus d'une fois des services.
- Je suis moi-même en train de me poser la question. Si j'avais su, j'aurais été moins gentil avec eux.
- Combien de fois, je te l'ai dit. Sois moins gentil avec les gens qui t'entourent Marie. Ils profitent de ta gentillesse.
En plus, elle n'a pas tort.
- Je sais maman. Je sais.
- Écoute, si tu as besoin d'aide pour payer le loyer le mois prochain, dis-le-moi. D'accord !
- C'est très gentille maman, mais je vais y arriver. Je vais bien trouver du boulot d'ici là.
- Comme tu veux ! Appelle moi si tu as besoin.
- Entendu !
Je raccroche. Mon Dieu, je peux toujours compter sur elle, même dans les moments les plus sombres de ma vie. Je pose mon téléphone sur le canapé et prends mon ordi. Ce n'est pas le moment de se laisser abattre.
Je m'installe sur ma table de cuisine et commence à chercher.
- Alors ! Recherche boulot en urgence. Entrez !
Je tombe sur une liste entière de site plus ou moins intéressant.
- Voyons voir ! Qu'est-ce que nous avons là-dedans.
Je clique sur un site au hasard et commence à faire défiler. Rien ne m'intéresse. Ont passe à un autre site.
- Toujours rien ! Sans déconner !
Je souffle et me prépare un thé. Puis continue mes recherches. Comme disait ma grand-mère, il ne faut rien lâcher dans la vie.
Au bout d'une heure de longue recherche. Je finis par tomber sur une annonce plutôt intéressante.
- Alors. "Recherche une femme de vingt-neuf ans avec les cheveux châtains claire et qui parle couramment l'anglais. Vous travaillerez avec mon fils pendant un an. Vous serez rémunéré en conséquence. Si intéresser, veuillez m'appeler au +1 008-415-0179.
- On dirait bien que je corresponds au profil. Je tente ou pas. De toute façon, je n'ai rien à perdre.
Je me lève de la chaise pour prendre mon portable sur le canapé et compose le numéro. Je suis un peu stressé, mais ça va le faire.
- Allô ?
- Oui allô ! Bonjour, je vous appelle pour l'annonce que j'ai trouvée sur Internet. Est-ce qu'elle est toujours d'actualité ?
- Oh oui, oui ! Elle l'est.
Ouf ! Sauvée !
- Très bien ! Je l'ai lu entièrement et je serais un intéressé par le poste.
- Super ! Est-ce que nous pourrions nous rencontrer, car je n'ai pas tout précisé dans l'annonce. Le travail que je propose est assez particulier.
- Oui ! Pas de soucis ! Quand est-ce que vous êtes disponible ? Je lui demande.
- Eh bien, cette après-midi, j'ai un trou. On se retrouve au Café Integral à quatorze heures.
- Entendu !
Elle raccroche. Je vais pouvoir respirer un grand coup. Finalement, je ne suis pas autant dans la merde que ça. Préparons le repas, j'ai faim.