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Cinq Rounds

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Résumé

Colby- Je suis un combattant. Les femmes sont le cadet de mes soucis. Je me concentre uniquement sur ma carrière, le prochain combat et le prochain titre. Alors quand je croise une vieille amie, il vaut mieux que je la laisse là où elle doit rester... dans le passé. Landry- Je n'en pouvais plus, alors j'ai fui. Au milieu de la nuit. Dans le froid. En pleine tempête de neige. Pas l'idée la plus intelligente, mais la seule que j'avais. La seule personne à qui j'ai pensé pour me protéger était mon vieil ami, Colby Benson. J'espère juste qu'il acceptera de m'aider.

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
A. Duncan
Statut :
Extrait
Chapitres :
5
Rating
4.8 53 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 - Colby

Il fait sombre, mais le projecteur la suit comme s'il n'avait pas d'autre choix.

Comme si la quitter des yeux, ne serait-ce qu'une seconde, allait changer la face du monde. Tout le monde retient son souffle en s'agrippant aux accoudoirs, sans presque cligner des paupières. De temps en temps, on entend de petits soupirs et de légères expirations. Elle a ce don de vous captiver sans même essayer.

Elle glisse.

Elle tournoie.

Elle danse avec une aisance naturelle.

L'auditorium est bondé de gens qui rivalisent d'élégance dans leurs plus beaux habits du dimanche. Des femmes couvertes de diamants dans des robes décolletées sont au bras d'hommes qui sirotent des verres de whisky. Même eux sont subjugués par sa beauté et sa grâce. Maintenant, je comprends pourquoi.

Ses mouvements sont comme le vent qui souffle doucement sur un champ de marguerites. Le mot « gracieuse » ne suffit même pas à la décrire. Elle est digne, et pourtant exquise. Elle bouge comme si la scène était sa seule maison. C'est l'endroit où elle est le plus à l'aise. C’est là qu’est sa place, comme si elle n'avait été créée que pour ça.

Quand mon meilleur ami, Baisden, m'a demandé si je voulais aller au ballet, j'ai cru qu'il avait perdu la tête. Il devait plaisanter. Il avait sûrement pris un coup de trop sur le ring pendant notre entraînement. Mais il m'a expliqué que sa copine avait été rappelée à l'hôpital et avait dû annuler leur soirée en amoureux. Elle était déçue et lui a fait promettre d'utiliser les billets. Il ne sait rien lui refuser.

Alors, nous voilà. Deux mecs baraqués et tatoués en smoking, en train de regarder une représentation de Casse-Noisette. On a vraiment l'air de faire tache dans cet auditorium rempli de femmes qui lorgnent les seuls célibataires du coin, même si elles sont avec leurs maris. Mais c'est elle la danseuse étoile, et c'est elle qui retient toute mon attention.

Landry Wade.

Sexy en diable. Et bien trop bien pour moi.

« Mec, t'as un peu de bave, juste là. »

« Va te faire foutre. »

« Si j'avais su que tu aimais autant le ballet, je t'aurais offert des billets pour Noël à la place de cette écharpe. »

« Tu parles de l'écharpe avec les petits elfes dessus ? Ma mère l'adore. »

Ses yeux s'écarquillent un instant, et il plaque sa main sur son cœur en simulant une peine immense.

« Me dis pas que tu as refilé mon cadeau ? »

« Et comment que je l'ai fait. »

« Compte sur moi pour me décarcasser pour ton prochain cadeau. »

« C'est ça, B. Tu l'as achetée à l'aéroport en allant au combat à San Antonio. Maintenant, ferme-la et regarde Landry faire son numéro. »

« Je savais pas que t'étais fan à ce point. »

« Je n'avais jamais réalisé à quel point elle était douée. Merde, je pensais juste qu'elle s'amusait en chaussons à l'école. Je n'aurais jamais cru qu'elle en ferait son métier. »

« Attends... tu connais vraiment Landry Wade ? »

« "Connaître" est un grand mot, mais on était à l'école ensemble. On se croisait dans les couloirs. On discutait de temps en temps. Surtout quand on se retrouvait coincés sur les mêmes exposés. Mais elle ne traînait pas du tout avec le même genre de personnes que moi. »

« Ça, c'est sûr. Je t'ai rencontré à dix-sept ans. Tu t'entraînais dans la salle de ton père. Ce n'est pas le genre de fille que je vois traîner dans un endroit pareil. »

Ce que Baisden ne savait pas, c'est que Landry était différente. Elle a toujours eu les pieds sur terre. Elle ne s'est jamais crue supérieure aux autres. Même si on venait de deux mondes opposés, pour ainsi dire, elle ne m'a jamais fait sentir que j'étais moins que rien. Et elle veillait toujours à ce que je fasse ma part de travail pour les projets de classe.

Ses amis, par contre, c'était une autre paire de manches. Ils prenaient de haut le garçon dont le père l'entraînait à se battre. Celui qui possédait la salle de MMA et qui aidait les jeunes défavorisés à se sortir les doigts du cul. Parfois, mon père voyait quelque chose en quelqu'un. Un truc qui en valait la peine. Ce que personne d'autre ne prenait le temps de chercher.

Baisden est l'un d'entre eux. Il partait sur une mauvaise pente. Il traînait avec des dealers et passait trop de nuits à se faire tabasser parce qu'il ne vendait pas assez. Il faisait des allers-retours en foyer et bouillonnait de rage. Mes parents lui ont offert un foyer, et mon père lui a donné un moyen d'évacuer sa colère. C’est la meilleure chose qui lui soit arrivée. Non seulement j'ai trouvé mon meilleur ami, mais Baisden a trouvé sa voie.

Mes parents nous imposaient un emploi du temps strict à tous, y compris à leur propre fils. Je n'avais pas de traitement de faveur. On gagnait notre vie à la sueur de notre front et parfois avec du sang. Maman nous apprenait à cuisiner pendant nos jours de repos. L'école et les corvées faisaient partie du quotidien. Quand nous avons été assez grands pour voler de nos propres ailes, nous savions cuisiner, nettoyer et nous débrouiller seuls.

Aujourd'hui encore, mon père m'aide pour l'entraînement. Il passe me voir et m'observe. Il me dit ce que je fais de travers et ce que je dois améliorer. Il ne rate jamais un combat. Que ce soit au bord du ring ou à la télé, mon père est mon plus grand soutien et mon premier fan. Il ne m'a jamais laissé perdre de vue mon objectif. Je suis l'homme que je suis aujourd'hui grâce à lui.

Le spectacle se termine sous une ovation debout. Je la regarde s'effacer pour laisser ses partenaires partager la lumière. Elle montre bien que tout ne repose pas sur elle. Elle quitte rapidement la scène par la gauche alors que le rideau commence à tomber. Nous commençons à remonter les allées vers le fond. C’est une marche lente au milieu de la foule, mais je la repère dès que je la vois. Son sourire illumine son visage. Elle discute avec animation avec une autre danseuse. Elle jette la tête en arrière dans un rire en portant sa main à sa poitrine. Elle a l'air si heureuse et insouciante. Je ne peux pas m'empêcher de l'appeler comme je le faisais au lycée.

« Wade. »

Elle tourne brusquement la tête et ses yeux s'écarquillent de surprise en me reconnaissant immédiatement. Ses cheveux roux sont toujours tirés en arrière, mais ils sont aussi éclatants que dans mes souvenirs. Son sourire s'étire sur son visage et, comme au lycée, il me coupe le souffle. Ses yeux verts sont comme de la mousse et pétillent de l'excitation que seul un spectacle réussi peut procurer.

« Benson. »

Nous nous frayons un chemin à travers la foule et nous nous retrouvons près d'un portant de costumes. Elle me serre rapidement dans ses bras pour me saluer. Je perçois vaguement l'odeur de sa peau en sueur et le parfum floral de son shampoing.

« Je ne savais pas si tu me reconnaîtrais. »

« Ça m'a pris une seconde. C'est peut-être à cause de tous les tatouages, mais ces yeux bleus ne changeront jamais. J'imagine que tu as vu le spectacle ? »

« Oui, et tu étais incroyable. Et dire que je croyais que tu t'amusais en chaussons à l'école. »

Elle rit et pose sa main sur mon bras. C’est réconfortant et, même après toutes ces années, c'est toujours aussi familier.

« Et moi, je pensais que tu te battais parce que les ennuis te collaient à la peau. Je ne savais pas que tu en ferais une carrière. Ça me fait vraiment plaisir de te voir, Colby. »

« Moi aussi. Je te présente mon ami, Baisden Hendrix. Je suis presque sûr que tu as déjà entendu son nom une fois ou deux. C’est lui qui m'a traîné ici. »

Elle rit et lève les yeux au ciel.

« Traîné ? C'est bon de savoir ce que tu penses vraiment du ballet. »

« Je t'offrirai des places pour mon prochain combat et on verra ce que toi tu en penses vraiment. »

« Touché. Eh bien, ça fait plaisir de voir deux combattants célèbres s'intéresser au théâtre. Il y a peut-être encore de l'espoir pour vous deux. »

« Tu restes en ville pour combien de temps ? »

« En fait, c'est ma dernière représentation pour un moment. Mon agent négocie un contrat pour une série de représentations de Giselle, en France. Je ne veux pas être liée ailleurs si ça se concrétise. »

« Waouh, admirez-moi cette globe-trotteuse. »

« C'est l'hôpital qui se moque de la charité, Colby. Tu vis toujours ici, à New York ? »

« Bien sûr. J'ai repris la salle de mon père quand il a pris sa retraite. J'en ai fait quelque chose de plus grand, de mieux. On aide plus de gosse qui ont besoin de quitter la rue et à qui on donne une chance. Je suis généralement là-bas entre deux combats. »

« C'est génial, Colby. »

« Ouais, mon père aide toujours. Il ne tient pas en place à la maison, alors il entraîne les plus jeunes. En plus, il est toujours là pour me recadrer. »

« Ça a l'air incroyable. J'ai du mal à croire que c'est la première fois que je reviens à New York et que je n'ai rien à faire. Je vais peut-être devoir me trouver un hobby. »

Elle regarde par-dessus mon épaule et se crispe visiblement. Sa main lâche brusquement mon bras et son sourire s'efface. À la place, elle affiche un sourire si forcé qu'il doit lui faire mal. Ses yeux n'ont plus cet éclat, mais un regard plein d'appréhension. Je jette un œil derrière moi et vois un homme grand, dans un costume noir impeccable, s'approcher.

Même d'ici, on voit qu'il croule sous le fric. Son costume est fait de la laine la plus fine et taillé à la perfection. Sa montre, une Patek Philippe, coûte à elle seule plus cher que ce que la plupart des gens rêveraient de posséder. Son visage, en revanche, est dur comme du granit et impassible. Il marche comme s'il était en mission, d'un pas assuré, respirant la confiance qu'un homme de son rang pense mériter. Il tient deux douzaines de roses rouges dans ses bras.

Avec ses cheveux noirs plaqués en arrière et ses yeux sombres, je parie que c'est un avocat ou un homme d'affaires. Le genre de type qui démolit quelqu'un pour le recracher quand ça lui chante. En arrivant, il se penche pour embrasser Landry sur la joue et sourit. Pourtant, ce sourire n'atteint jamais ses yeux. Il est aussi faux que celui de Landry. Il se tourne ensuite vers moi, me regarde droit dans les yeux, mais s'adresse à elle.

« Beau travail, ma chérie. Tu vas me présenter ton... ami ? »

Mes mains se serrent automatiquement en poings sur mes côtés. Je les fourre dans mes poches pour garder mon sang-froid. Ce n'est pas mon combat, et ce n'est pas ma meuf.

« Oh, merci. Ces fleurs sont magnifiques. Brandon, je te présente Colby Benson et son ami Baisden Hendrix. Colby et moi étions à l'école ensemble. Colby, voici mon fiancé, Brandon Jamison. »

C'est maintenant à mon tour de me crisper, et la tension dans la pièce est palpable. Ce n'est pas parce qu'elle m'a présenté ou même parce qu'elle est fiancée. C'est à cause de ce que j'ai entendu dans sa voix. Je suis un combattant pro qui fait attention à tout ce qui l'entoure. Chaque mouvement, chaque son, chaque possibilité. Elle a fait de son mieux pour le cacher, mais je l'ai entendu. Sa voix a tremblé de façon imperceptible quand elle a parlé. La nervosité dans ses yeux. Tout est là. Elle secoue la tête si discrètement que si on ne faisait pas attention, on ne l'aurait pas remarqué.

Mais moi, je l'ai vu.

Quelque chose ne tourne pas rond. La situation ne me plaît pas du tout, mais elle ne veut pas que je pose de questions. Elle ne veut pas que je fasse de scène et ce n'est pas mon rôle de m'en mêler. Ce n'est pas à moi de porter des jugements. Il ne me quitte pas des yeux une seule seconde en me tendant la main. C'est un geste pour montrer sa domination, pour me dire qu'il a le dessus. Pourtant, tout ce que je vois, c'est une mauviette qui utilise sa taille et son pouvoir pour intimider. Un homme qu'on pourrait mettre au tapis avant même qu'il comprenne ce qui lui arrive. Sans détourner le regard, je lui serre la main. Sans montrer de peur ni de faiblesse. Je lui fais comprendre qu'il n'a aucun pouvoir sur moi. Parce que, qu'il le sache ou non, il vient de révéler sa propre faiblesse.

« Colby Benson en personne. J'ai vu votre combat à Chicago il y a quelques mois. J'avais parié sur l'autre. »

Quel connard.

« Dommage pour vous. Parce que vous avez dû perdre un sacré paquet de fric. »

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Bien écrit

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Intrigue captivante

19

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Super personnage

18

Super personnage

Dialogues forts

11

Dialogues forts

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author

Jeez he sounds like a grade A douchebag frfr. Loving it so far

7 mois
author

ballet!?I'm out 😬

6 mois
author

HOOKED!! I can’t wait to see where their story goes! 

9 jours
1

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