Onigard : Prequelle

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Résumé

Pris au piège dans un monde qu'il ne connaît pas, Martin, un adolescent de seize ans, va essayer de survivre en essayant de comprendre ce qui est en lui et ce qui l'entoure.

Genre :
Fantasy
Auteur :
Sian
Statut :
En cours
Chapitres :
17
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Prologue

Le bruit frénétique des pas d’un adolescent de seize ans contre le plancher en bois viennent perturber le calme qui régnait dans la grande salle de l’auberge, là où les gens mangent et boivent autour de grandes tables rondes pour trouver un peu de repos. Tous les regards des hommes présents dans la pièce, marqués par l’âge et le dur labeur, suivent les vêtements étrangement modernes du garçon dénotant totalement avec les tuniques et braies qu’ils portent tous.

– Hé ! Reviens là, voleur ! S’exclame le gérant de la l’auberge quittant son comptoir pour se lancer dans la poursuite du jeune homme.

Courant pour sa vie, poursuivi, les bras remplis de pommes, le fugitif arrive à sortir de l’auberge, se retrouvant maintenant au milieu d’une rue bondée de monde. Le souffle court, il regarde dans tous les sens, l’air apeuré, avant de reprendre sa course parmi la foule. L’aubergiste sort lui aussi de son établissement et se met à poursuivre le garçon parmi les passants, n’hésitant pas à bousculer ceux se trouvant sur son passage.

– Rends moi tout ça et je ne te ferai rien ! Gardes !

En jouant des épaules pour se frayer un chemin parmi les passants, le jeune homme arrive à atteindre une petite ruelle ombragée et délaissée de la foule, où les rayons peinent à se frayer un chemin entre les toits des bâtiments situés à plusieurs mètres de hauteur. Il y pénètre sans trop y faire attention, mais finit par vite s’arrêter en se rendant compte que ce qu’il prenait pour une petite allée calme entre les murs en pierre des maisons n’est en réalité qu’une impasse avec une imposante clôture de bois au bout, et dont le déchets et autre tonaux s’étant entassés au pied de celle-ci ne sont pas assez nombreux pour aider le garçon à l’escalader. Il se retourne prêt à faire demi-tour pour finalement se rendre compte que l’homme qui le chassait se tenait maintenant devant lui, essoufflé mais heureux de l’avoir bloqué.

– Et bien… t’es rapide comme petit gars.

L’homme s’avance lentement. Ses pas sont lents, tels ceux d’un loup chassant sa proie, et il reste sur ses gardes au cas où l’adolescent essayerait de lui échapper à nouveau.

– Allez, rends moi ça maintenant.

Le garçon sert de plus en plus fort les quelques pommes qu’il a entre les mains tout en reculant jusqu’à ce que son dos touche le mur de l’impasse. Il sait que cet homme ne lui fera pas de cadeaux et la peur se lit sur son visage. Ses yeux bougent dans tous les sens, scrutant la moindre fenêtre ouverte, le moindre mur qu’il pourrait grimper, la moindre ouverture que pourrait laisser l’aubergiste, jusqu’à ce qu’une voix les interrompt.

– Et qu’est ce que tu comptes lui faire au juste ?

L’homme se retourne vers la sortie de l’impasse et aperçoit un autre adolescent qui semble avoir le même âge que celui qu’il poursuivait, se tenant entre les lueurs du soleil inondant l’avenue principale et le terne de la ruelle. Ses dents se serrent alors qu’il continue à jeter des coup d’œil par-dessus son épaule pour être sûr que sa cible ne s’enfuit pas.

– Ça ne te concerne pas gamin !

– Oh ? Vraiment ? Merci de me le rappeler.

Agacé, l’aubergiste se met à taper du pied et claquer sa langue.

– Bon, t’es qui et qu’est ce que tu veux au juste ?

– Moi ? Je m’appelle Reinhold, je viens juste aider les gens qui ont besoin d’aide… Quoi de plus humain après tout ?

– Ah Oui ?

Celui qui vient d’interrompre la situation commence à avancer petits pas par petits pas, quittant ainsi la lumière dans laquelle baigne la grande avenue.

– Et bien ça tombe à pic gamin, par ce que c’est moi qui ai besoin d’aide dans cette situation ! Il faut arrêter ce voleur !

Il pointe du doigt l’autre garçon, bloqué au fond de la ruelle. Reinhold penche sa tête sur le côté, faisant mine de ne pas comprendre alors que ses yeux se posent sur les quelques pommes qui sont dans les bras du fuyard.

– Un voleur ? Il est parti avec toutes ses pommes sans payer ?

– Exactement !

Reinhold arrive au niveau de l’aubergiste tout en sortant des pièces de sa poche, il attrape la main droite de l’homme et lui donne l’argent avant d’arborer un grand et joyeux sourire désemparant l’aubergiste.

– Voilà.

– Euh… Et bien… Merci…

– Il n’y a pas de quoi.

L’homme repart, perturbé, presque titubant, envoyant un dernier regard aux deux adolescents avant de disparaître parmi la foule qui était au bout de la ruelle. Reinhold, quant à lui, se tourne vers celui qu’il vient de sauver.

– Ça va aller ?

– Euh… Oui, ça va. Dit l’étrange garçon.

Les yeux de Reinhold se posent sur les nombreux fruits rouges pris au piège entre les bras du celui qu’il vient d’aider.

– Tu veux de l’aide pour les porter ?

– Oui, merci.

Reinhold vient prendre trois pommes qui place entre ses bras et son torse, tout comme le fait l’autre adolescent.

– Sinon, moi c’est Reinhold Dashon, et toi ?

Ce dernier tend sa main avec difficulté pour ne pas faire tomber tous les fruits, le tout avec un grand sourire.

– Moi ?

l’inconnu observe longuement la main, non pas hésitant mais pensif, fouillant au plus profond de sa mémoire.

– C’est Martin Piaret.

– Ravis de te rencontrer Martin !

Le grand sourire qu’arbore Reinhold le perturbe un instant mais il laisse vite de côté cette incompréhension pour lui serrer la main.

– Oui, moi aussi je suis content de te rencontrer !

Au moment où leur peau entrent en contact, Reinhold sursaute légèrement et son air enjoué disparaît. Ses yeux se braquent sur la main de son nouvel ami, ce que remarque Martin.

– Ça va ?

– Euh… Oui… Oui, tout va bien… Ne t’inquiète pas...