Chapter 1 un nouveau départ dans contrée lointaine
Les contrées de Makarion, où la paix régnait en maître, étaient riches et fertiles. Les conflits y étaient extrêmement rares. Tout cela était dû à son roi, qui veillait sur ses honnêtes citoyens. Pourtant, ces derniers temps, toute activité provenant de Makarion avait soudainement cessé.
Animée par une soif insatiable d'aventure, je décidai de me glisser clandestinement à bord d'un navire en partance pour Makarion.
Je ne supportais pas l'idée de rester assise sans rien faire, à me tourner les pouces, surtout après m'être introduite illégalement sur ce navire. J'avais l'impression que plusieurs heures, voire plusieurs jours, s'étaient écoulés depuis que je m'étais cachée dans l'une des nombreuses cales du bâtiment. J'entendais les vagues frapper la coque, un bruit étrangement apaisant. Malgré cela, j'étais terriblement angoissée. Mais je devais garder courage : après tout, c'était moi qui avais choisi cette voie.
Les heures passaient sans fin, et la faim commençait à avoir raison de moi. Mon ventre gargouillait de mécontentement, comme si je n'avais rien avalé depuis plusieurs jours. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. J'avais quitté mon foyer à cause de cette tradition absurde que mon père voulait m'imposer. Sur le moment, je n'avais même pas pensé à emporter de l'argent. Impossible, dans ces conditions, de payer une traversée ou d'acheter des provisions.
Alors que je pensais que ma fin était proche, j'entendis la voix de l'équipage au-dessus de ma tête.
— Membre de l'équipage : Capitaine ! Terre en vue !
— Capitaine : Bien ! Larguez les amarres ! Boris et Jean-Luc, allez préparer les marchandises !
— Boris et Jean-Luc : Oui, mon capitaine !
En un clin d'œil, tout le navire se mit à vibrer sous l'agitation de l'équipage. Des bruits de pas résonnaient dans tous les couloirs.
...
Je pouvais désormais sentir que le bateau ralentissait progressivement.
— Capitaine : Descendez les drapeaux ! Mettez le pont en place !
Apparemment, nous venions d'accoster dans l'un des ports de Makarion. Maintenant, mon problème était de descendre du navire sans me faire repérer.
Après quelques secondes de réflexion, une idée me traversa l'esprit.
Courir aussi vite que possible.
J'ouvris la trappe derrière laquelle je m'étais dissimulée.
Est-ce que l'équipage sait seulement qu'il existe une cachette secrète dans ce bateau ?
J'observai attentivement les alentours avant de sortir complètement. Il n'y avait que des caisses remplies de marchandises. Je poursuivis mon exploration à la recherche d'une sortie. Un long couloir semblait désert, et plusieurs pièces paraissaient vides. Personne en vue.
Je me faufilai tel un ninja, en essayant d'éviter les membres de l'équipage.
J'aperçus enfin la sortie.
Elle était juste devant moi.
J'ouvris la porte qui devait me mener vers la liberté sans être remarquée.
Mais j'avais crié victoire trop vite.
— Capitaine : Hé ! Mademoiselle ! Que faites-vous ici ?!
À peine la voix du capitaine parvint-elle à mes oreilles que j'affichai un air coupable.
J'étais repérée.
Je décidai alors de mettre mon petit plan à exécution.
Prendre mes jambes à mon cou.
J'entendis le capitaine appeler presque tout son équipage pour m'arrêter. L'un des marins tenta de me barrer la route, mais je l'évitai grâce à une petite feinte suivie d'un rapide tour sur moi-même. Je repris aussitôt ma course, tandis que les autres continuaient de me poursuivre.
Quelle plaie...
C'était vraiment énervant.
Deux hommes transportant une lourde caisse passèrent devant moi sans remarquer ma présence. Sans difficulté, je glissai sous leur chargement. Les deux porteurs, surpris par ma manœuvre mais soulagés que je n'aie pas renversé leur cargaison, n'eurent même pas le temps de réagir.
L'instant d'après, deux membres de l'équipage les percutèrent de plein fouet. La caisse s'écrasa au sol et éclata en plusieurs morceaux, répandant toute sa marchandise. Malgré cela, les autres marins poursuivirent la traque.
Soudain, j'aperçus un marché.
Une idée me vint immédiatement.
Si je me faufilais dans la foule, ils finiraient sûrement par me perdre.
Je fonçai de toutes mes forces vers le marché. Comme je m'y attendais, une foule compacte se pressait entre les étals, chacun occupé à faire ses achats. Moi, je n'avais qu'un seul objectif : échapper à ces marins.
Au bout de quelques instants, je ne pouvais plus les apercevoir.
Ils avaient disparu.
Peut-être m'avaient-ils réellement perdue.
— Membre de l'équipage A : Laissons... tomber... les gars... On ne la retrouvera jamais... surtout dans cette foule...
— Membre de l'équipage B : Je sens qu'on va avoir des problèmes avec le capitaine à cause d'un passager clandestin...
— Membre de l'équipage C : En plus, c'était une femme ! Il va encore nous prendre pour des incapables !
— Membre de l'équipage B : C'était une femme ? De dos, on aurait dit un homme.
— Membre de l'équipage C : Évidemment que c'en était une ! T'as pas vu ses formes ou quoi ?
— Membre de l'équipage A : Ce n'est pas le moment ! Retournons voir le capitaine et faisons-lui un rapport détaillé !
Après leur avoir échappé, je me réfugiai dans une petite ruelle afin de reprendre mon souffle.
Je me sentais libre.
Enfin libre de faire ce que je voulais.
Libre d'aller où je voulais.
Libre de prendre mes propres décisions.
Libre de poursuivre mes propres rêves.
Mais avant toute chose, je devais découvrir ce qui n'allait pas dans ce royaume. Pour cela, il me faudrait interroger les habitants.
C'est ici que commence mon aventure.
Une nouvelle histoire.
De nouvelles rencontres.
Et une nouvelle vie.
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