Chapitre 1
Juillet 2009
Le type devant ma porte est exactement ce que j’attendais. Grand brun, méditerranéen, plutôt beau gosse, épaules de rugbyman mais svelte et avenant. Nettement plus affriolant et beau que sur sa photo de profil.
Je l’ai déniché sur un site de rencontre. Son profil annonçait 37 ans, donc dans la fourchette plutôt haute de mes recherches. Cadre dans un groupe international, il s’annonce sportif, enjoué et cultivé. Bien entendu, je ne peux pas être sûre de tout ça mais les choses s’annoncent bien. À l’écran...
Je m’avance pour l’embrasser mais il attrape ma main et dépose un baisemain sur mes doigts. Un vrai baisemain, sans contact. Par contre, il plie ensuite mon poignet et dépose un vrai baiser, léger, sur le dos de ce poignet. Excellente entrée en matière !
Je l’entraîne vers la chambre. Inutile de passer par la case « salon », on boira un verre « après ». Ou pas !
Au pied du lit, je défais la ceinture de ma robe de nuit : les pans s’écartent, révélant ma nudité totale. Petit mouvement d’épaules, la soie coule au sol.
Il a plongé son regard dans le mien, il ne contemple pas mon corps offert ! Ses yeux ne quittent pas les miens.
— Vous avez des yeux magnifiques, un regard envoûtant. Ces anneaux dorés qui bordent vos iris sombres sont perturbants, vous donne un regard pénétrant, troublante Lola !
« Waouh ! Ce type a de l’éducation et sait parler aux femmes. »
— Vous êtes bien mieux en vrai que sur votre photo de profil. Classe est le mot qui convient, Paul.
Nous nous vouvoyons ! Bizarre ! Avec ses prédécesseurs, c’était « tu » dès le départ.
Nos lèvres se joignent. Petit baiser aérien d’abord, puis plus appuyé. Langoureux ! Délicieux ! Il me fiche la chair de poule le coco.
« C’est qu’il sait embrasser une femme le bougre ! »
Je fais tomber sa veste, déboutonne partiellement sa chemise avant d’ouvrir sa ceinture et son pantalon. Lequel tombe à ses pieds. Il a l’air chagriné. Regretterait-il ma précipitation ?
« Cher monsieur, on n’est pas là pour discutailler ! je pense. Pas de séquence romantique, venons-en au fait ! »
Pas besoin de parler, il a compris. Ses mains se posent délicatement sous mes seins : il les soupèse, affiche un air satisfait. Mes bonnets B-C ont l’air de le contenter. Il en caresse les courbes sans se précipiter sur mes tétons qui commencent à s’ériger.
Je finis de le déshabiller : il bande assez correctement mais n’est pas encore au zénith de sa forme. La verge (oups, je pense « verge » alors qu’avec les autres, c’était « queue » direct ! Serais-je intimidée ?), sa verge donc est intéressante : longueur classique a priori mais plutôt épaisse. Je l’invite à s’allonger sur le lit (non mais t’arrête fifille, les autres, tu les as poussés sans fioriture sur le paddock !).
Je le prends en bouche, histoire de parachever la levée des couleurs. Sa queue sent bon, il s’est parfumé pubis. Heureuse surprise, le bonhomme s’est totalement épilé le service trois pièces. J’apprécie ! La bête tient ses promesses, c’est du beau et du solide ! Je m’attarderais volontiers sur le morceau mais le faire jouir dans ma bouche n’est pas le but de l’opération. Je m’apprête donc à l’enjamber mais il me pousse et m’allonge sur le dos.
« Ok, missionnaire ? Pourquoi pas ! »
Je m’attends à ce qu’il me grimpe dessus mais monsieur veut prendre son temps. Il reste allongé contre mon corps, me surplombe. Sa bouche se pose sous mon sein gauche, sa langue me délivre une caresse chaude et mouillée. C’est foutrement bon ! La bavette tournicote sur mon nichon, ne s’approche qu’à pas de loup de l’aréole. Sur mon sein gauche, une main reproduit les mêmes circonvolutions tranquilles.
« Bravo garçon, tu voulais mes tétons tout érigés, tu as gagné ! »
Je pointe en effet résolument désormais, mes tétins très bruns sont deux petits menhirs durs et hérissés.
Lorsque sa bouche vient emboucher le mamelon, la capture est si délicate que j’en frémis. Petite transe ma foi aussi inattendue qu’agréable... Ma foi, je crois que je suis tombé sur un caresseur patient. Ce qui ne me déplaît pas fondamentalement...
Sa langue tournicote sur mon petit gredin, ses doigts infligent le même traitement recherché à son jumeau. Sa bouche abandonne le sein, remonte à mes lèvres. Sacrée galoche, il visite ma bouche avec force, sa baveuse s’enroule sur la mienne, nos souffles se confondent alors que sa main malaxe presque durement mon nichon.
« Ouf ! Je ressens sa force et sa détermination ! C’est trop-trop bon ! »
— Tu es incroyablement belle Lola (c’est sous ce prénom que je me suis présentée à lui) ou qui que tu sois... J’aime ton corps et ton abandon !
« Mon corps ? Tu n’en n’as pas découvert grand-chose pour l’instant ! Mais oui, je m’abandonne à toi. Avec délices... »
Le bougre retourne mignoter mes seins, m’offrent de nouvelles sensations. Irrésistibles. Puis, doucement sa bouche s’en va ramper sur mon ventre, désescalade mon anatomie. Petit arrêt sur mon pubis renflé, ma mini forêt crépue. Il lèche, maraude dans mes poils. Longuement. Patiemment.
— J’adore le goût de ta peau...
Je redoute l’étape suivante. Redoute et espère !
Et je ne suis pas déçue. Sa langue fait merveille dans le fouillis de mes petites lèvres grenat. Je sens bien que mon sexe est totalement ouvert, mes grandes lèvres brunes ont été repoussées par l’éclosion de mon bouquet de mes lichettes prolixes.
Sa langue et sa bouche aidées par des doigts malins farfouillent dans mon corallin festonné, font naître des sensations irisées. À l’abordage patient de mon clitoris, l’homme me pousse en transes
« Merde ! Je voulais juste me faire sauter, voilà qu’il m’offre un voyage dans les Mille et Une Nuits. Il va me faire jouir d’entrée ! »
En suçotant mon fier guignol, il arrive à ses fins. Les transes déferlent dans mon corps, la houle et ses ressacs puissant me transportent !
«Le con ! Je jouis, magnifiquement, inexorablement, merveilleusement ! »
Mon esprit se déconnecte, les sensations sont concentrées dans mon delta bouleversé, éclatent en dizaines de boules de flipper qui électrisent mon sexe.
Paul a l’intelligence d’abandonner ses agaceries alors que je me tortille dans l’orgasme. Il temporise, guette mon retour sur terre avec un sourire doux et charmeur. Aucune suffisance, aucune forfanterie de mâle supérieur dans ce sourire, juste le plaisir de m’avoir portée aux nues.
Il remonte pour retrouver ma bouche, il embrasse avec douceur mes lèvres tétanisées. Puis viennent des galoches passionnées, des embrassades ferventes, chaudes et exaltantes. Ses mains désormais affolées parcourent mes seins, brutalisent quelque peu mes tétons. Je réponds en attrapant résolument son mandrin et agrippant sa hanche, j’amène mon amant à riper sur moi, à se glisser entre mes cuisses. Je veux profiter de mon exaltation pour l’obliger à me sabrer.
Je mène sa queue à l’entrée de mon souterrain, il me prend par petits coups, s’introduit d’abord avec prudence dans la galerie enchantée avant d’un coup sec, me pénétrer jusqu’au fond.
— Devrais-je me retirer ?
— Non, inutile ! je souffle entre deux émois.
Commence alors la rumba chaloupée des amants, son chibre déflore tous mes replis secrets. Son mandrin est large et puissant et me comble pleinement.
« Putain, il est bon ce con ! Il est fort ! Il me démonte le tiroir ! »
Je sens bien qu’il va me démantibuler totalement, me laisser en vrac !
Je guette les soubresauts de son gourdin, les petits tressaillements annonciateurs de sa libération mais il est résistant le gaillard. Il résiste aux contractions accélérées de mon vagin, m’usine de fond en comble avec ardeur.
Enfin, il craque ! Il s’immobilise un instant avec de m’expédier des percussions violentes au rythme de son éjaculation. Son sperme déferle dans mon échancrure irradiée et je me lâche à mon tour. Je lâche les chevaux furieux qui piaffaient d’impatience, le plaisir m’emporte bien au-delà des monts les plus étincelants qu’on puisse imaginer. Plaisir fulgurant qui me fait ruer sous son corps.
Lorsque les ressacs se diluent peu à peu, je ne résiste pas à l’irrésistible envie de l’embrasser avec fougue. Reconnaissance stupéfaite de ce moment de parfaite extase qu’il m’a offerte.
— Glenn, mission accomplie ! Reste plus qu’à attendre...
Je viens juste de rentrer chez moi, chez nous. J’ai rendu les clefs du AirBnb du centre-ville.
Glenn me regarde en fronçant les sourcils.
— Comment ça s’est passé ? Pas trop pénible j’espère... Je te vois un air chafouin !
— Non, quatre bonshommes dans l’ensemble plutôt bons. On a bien choisi, pas de fausse note. Ni de fausse queue, j’ajoute en riant.
— Alors, qu’est-ce qui me vaut cet air dubitatif ?
Je cherche mes mots...
— Disons que... si j’avais su, je me serais contentée du dernier. Une sorte de maestro de la baise celui-là. Franchement, un vrai bonheur ! Il m’a fait jouir incroyablement ! Différemment de toi bien sûr, mais dans le genre, il vaut 10 sur 10. Sans compter que l’homme correspond plus que parfaitement à nos critères.
J’énonce tout cela en me déshabillant : quatre jours sans Glenn, je suis en manque de ses baisers, de ses caresses, de sa langue, de ses doigts experts.
— Eh bien, s’il faut un second round, tu sauras qui appeler... Allez, viens dans mes bras, joyeuse coquine.
Je fonds, comme toujours quand Glenn m’enferme dans ses bras, se presse contre moi. Plaque son corps brûlant contre ma peau.








