Hôtel Diamond

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Summary

«Qu'es ce qu'un homme aussi riche que lui voudrait faire avec une femme de basse classe ? Et même s'il est intéressé par moi, je doute fort que ses parents m'acceptent comme sa petite amie» Il est jeune, beau et riche. Il l'a vu, il la veut et il fera tout pour l'avoir.

Status
Complete
Chapters
32
Rating
4.7 41 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Gwen

J’arrive à l’hôtel Diamond toujours à l’heure, comme à mes habitudes. Je suis une fille assidue et ponctuelle, et je fais tout pour que cela reste ainsi.

Je descends du taxi et paie la course. Le chauffeur me remet la monnaie et je me dirige vers le hall d’entrée de l’hôtel. La tête baissée, je range mon argent dans mon sac à main lorsque je heurte accidentellement quelque chose de dur. Je manque de trébucher, mais des mains me retiennent. Dans son étreinte, je lève les yeux et découvre l’homme qui vient de m’éviter la honte de ma vie. Merde ! C’est un très bel homme ! Je reste captivée par son charme.

J’ai vu des hommes magnifiques séjourner à l’hôtel, mais lui… rien à voir avec eux. On dirait un acteur hollywoodien. J’irai plus loin en disant qu’il est un descendant direct d’Apollon. Cet homme est d’une beauté infernale !

— « Désolée, monsieur, je ne vous avais pas vu », dis-je doucement, toujours dans ses bras.

Je n’arrive pas à détourner mon regard ni à m’éloigner. C’est comme si j’étais figée.

— « Vous allez bien ? »

Sa voix est rauque et sexy. Son aura est enivrante, et être pressée contre son torse tout en sentant l’odeur de sa brume me fait avoir des pensées… malsaines. Putain !

— « Je… je… m’excuse… je rangeais… mon sac. »

Merde ! Je balbutie devant lui ! Qu’est-ce qui m’arrive soudain ?

— « J’ai compris, madame », dit-il calmement.

— « C’est mademoiselle », corrigeai-je immédiatement.

Il me fait un sourire tendre, laissant apparaître une dentition parfaite et éclatante. Il s’éloigne, laissant derrière lui un énorme vide. D’un geste soigné, il recoiffe ses cheveux bruns. Sa chemise bleue épouse ses muscles. Rien que ce petit aperçu de son torse prometteur me trouble.

Pourquoi est-ce que je pense à son corps ?

Il rapproche son visage du mien et mon rythme cardiaque s’accélère.

— « Désolée, mademoiselle. Vous êtes excusée », murmure-t-il presque.

Cette voix est encore plus sexy. Il maintient le contact visuel et j’ai du mal à le rompre. C’est comme si le monde s’était arrêté et qu’il ne restait plus que nous deux. Mon regard dévie un moment vers ses lèvres pâles, et le désir de les goûter m’envahit. Cet homme a-t-il le même effet sur toutes les femmes ?

Un bruit de klaxon me fait revenir à la réalité. Une Mercedes blanche se gare à l’entrée de l’hôtel. Un homme en costume noir descend, sûrement le chauffeur. Il s’arrête près de nous. Que veut-il ?

— « Bonjour, monsieur Turner », dit-il à l’homme près de moi.

— « Bonjour, Jérémie », répond-il tranquillement, les mains dans les poches.

— « Votre rendez-vous est dans moins de dix minutes. Vous allez être en retard si je ne me trompe », informe le chauffeur.

— « Accordez-moi un instant, Jérémie », répond l’homme.

Le chauffeur acquiesce et s’empresse d’ouvrir la portière arrière de la voiture. En plus d’être jeune et beau, il est incroyablement riche.

— « Passez une bonne journée, mademoiselle », murmure-t-il au creux de mon oreille.

Il recule et me fait un dernier sourire avant de rejoindre sa voiture.

— « Au… au-revoir », réussis-je à articuler.

Il monte et le chauffeur referme la portière. La voiture démarre et disparaît de ma vue. Je me ressaisis et entre dans l’hôtel. Qu’est-ce qui vient de se passer ?


Je change de vêtements et enfile l’uniforme des femmes de ménage de l’hôtel Diamond : une mini-jupe noire mi-cuisse et un chemisier blanc. Ces tenues sont peu décentes, et il n’est pas étonnant que certaines femmes de ménage subissent du harcèlement. J’ai l’habitude de porter des vêtements moulants, mais ce genre de tenue n’est pas approprié pour travailler dans un hôtel. Heureusement, le tablier cache un peu mes cuisses, surtout les miennes, qui sont longues.

Je prends mon chariot de nettoyage et me dirige vers l’étage des suites penthouses. Seule une chambre est occupée sur six. Le client est arrivé hier soir. Les autres suites sont réservées par je ne sais qui et cela ne me regarde pas. Je veille toujours à leur propreté, au cas où un client appellerait pour réserver.

Je termine de ranger la suite après deux heures, car elle est vraiment grande. J’aurais fini une heure plus tôt si je n’avais pas marqué une pause toutes les dix minutes pour penser à M. Turner. Je n’arrive pas à effacer son sourire et sa voix de ma tête. Je crois que je suis tombée sous son charme, merde !

Je redescends ensuite au pressing avec les draps. Mon service sera terminé après ça, et je pourrai aider mes collègues avec les autres chambres.

Je croise Stéphanie, une autre femme de ménage et amie depuis que je travaille ici.

— « Salut Steph. Comment ça va ? Tu veux que je t’aide avec les chambres ? »

— « Oh Gwen, ça va bien. Toujours aussi aimable. Oui, j’aurais besoin d’un peu d’aide, mais madame Davis veut d’abord te voir. »

— « Madame Davis ? »

— « Oui. »

— « Tu sais pourquoi ? »

— « Non, elle a juste demandé que tu viennes dans son bureau. »

— « Ok, j’y vais et je reviens t’aider ensuite. »

— « Merci. »

Je lui souris et me dirige vers le bureau de la gouvernante. Une fois devant, je range mon chariot et frappe à la porte. Elle me répond après un moment et j’entre. Elle range ses affaires dans un carton. Pourquoi ? Elle a été renvoyée ? Non, ce n’est pas possible, elle fait un excellent travail.

— « Assieds-toi, Gwen », dit-elle.

Je m’exécute, curieuse de savoir pourquoi elle m’a fait appeler.

— « Tu vas bien, Gwen ? »

— « Oui, merci. Vous m’avez demandé ? »

— « Oui, je voulais te parler. Comme tu as pu le constater, je fais des cartons. »

— « Oui, mais je ne comprends pas. Vous faites un excellent travail, pourquoi partiriez-vous ? »

— « Oh non, Gwen. Je n’ai pas été renvoyée, j’ai démissionné. »

— « Mais pourquoi ? »

— « Je suis désormais grand-mère et j’aimerais jouer pleinement ce rôle », dit-elle avec un sourire.

— « Félicitations ! »

— « Merci, Gwen. »

— « Vous allez beaucoup nous manquer. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi vous vouliez me voir. »

— « Tu seras à la hauteur, j’en suis sûre. »

Je la regarde, incrédule. Elle veut que je devienne la nouvelle gouvernante ?

— « Vous voulez que je vous remplace ? »

— « Oui. En moins de deux ans, tu as montré de quoi tu es capable et tu as accompli ton travail à la perfection. Je veux que ce soit toi la nouvelle gouvernante. »

— « Merci, madame. Je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir », dis-je, émue.

— « Je n’en doute pas, Gwen. Et appelle-moi Suzanne maintenant. »

— « C’est compris, Suzanne », dis-je en essuyant une larme.

Elle me sourit et je lui rends son sourire.

— « Demain, tu viendras signer quelques papiers avec le directeur. Ton service d’aujourd’hui est terminé, et tu reprendras après-demain. Ton salaire sera doublé dès ce mois-ci. »

— « Oh, merci Suzanne ! »

Elle se lève, contourne son bureau et me prend dans ses bras. Elle me donne son numéro que j’enregistre. Je la remercie encore une fois avant de sortir, toute joyeuse. Quelle chance ! D’abord le beau brun, maintenant cette promotion. Avec mon nouveau salaire, je pourrai acheter un ordinateur pour Kassie, et elle n’aura plus besoin d’aller à la salle informatique.


J’ai fini plus tôt que prévu, car Suzanne m’a demandé de profiter du reste de ma journée. Quand j’ai annoncé la nouvelle à Stéphanie, elle était tellement ravie qu’elle a refusé mon aide. C’est une vraie amie. Je dois avouer que mon travail me manquera un peu, j’étais occupée toute la journée.

De retour chez moi, je me change, prépare le repas pour moi et Kassie. La musique est allumée et je profite de mes Blackpink, mon groupe préféré. J’espère un jour aller à un de leurs concerts, même si c’est très cher.

Alors que je rêve, la porte s’ouvre. La musique s’arrête et je remarque Kassie.

— « Arrête d’écouter ces filles, elles n’ont aucun talent. Écoute plutôt les BTS, ils sont tellement… » dit-elle, presque en bavant.

— « Chacun son style, Kassie », réponds-je en lui tapotant l’épaule.

— « Mais attends… ça sent bon ! Tu as cuisiné ? On fête quoi ? »

— « Ma promotion », dis-je avec enthousiasme.

— « Quoi ?! Tu as eu une promotion ?! »

— « Oui, je suis la nouvelle gouvernante de l’hôtel Diamond !»

— « Oh mon Dieu ! C’est génial Gwen ! Félicitations ! » Dit-elle en sautant de joie.

— « Merci. Va te changer pendant que je finis de dresser la table. »

— « D’accord, cheffe ! »

Elle prend son sac et se dirige vers sa chambre. Nous occupons un deux-pièces salon, pas très grand mais confortable.

— « Quand je dis va te changer, ça veut aussi dire prendre une douche. »

— « Je n’ai pas transpiré ! »

— « Prends quand même une douche, je paie la facture. »

— « Ok, comme tu veux. »

On éclate de rire toutes les deux, puis elle entre dans sa chambre. J’aime vraiment Kassie. C’est la seule famille qui me reste, et je ne veux pas qu’elle manque de quoi que ce soit. Après la mort de nos parents, il y a deux ans, j’ai dû abandonner mes études en finances pour m’occuper des siennes. Ça n’a pas été facile, mais nous avons réussi à faire face, et Kassie a fait sa part en obtenant une bourse après l’obtention de son baccalauréat, réduisant ainsi nos dépenses. Il faut juste qu’elle la préserve et ne redouble pas d’année, ce qui n’est pas très dur puisqu’elle est très brillante.


— « Comment tu as trouvé ? »

— « C’était très bon, comme d’habitude. Ça fait longtemps que je n’avais pas mangé tes plats. »

— « Et tu vas en manger tout le temps maintenant ! »

— « Je suis contente. Mais ton nouveau poste demande beaucoup de responsabilités. »

— « Oui, et ça en vaut la peine, vu que mon salaire sera doublé. »

— « Sérieusement ? Wouah ! Je pourrais alors avoir un nouvel ordinateur ? » dit-elle en battant des cils.

— « Oui, dès la fin du mois, et tu pourras arrêter ton travail de rédactrice aussi. »

Elle fronce les sourcils.

— « Tu sais que j’aime ce travail. Il est vraiment passionnant et me permet de payer mon transport pour l’école et de subvenir à mes besoins personnels, » dit-elle sérieuse.

— « C’est à moi de m’en occuper, pas à toi, Kassie. »

— « Je sais, mais sache que si je fais ce travail, ce n’est pas seulement pour l’argent, mais par passion. Je veux même devenir rédactrice en chef. »

— « Finis tes études d’infirmière d’abord, » je marque une pause avant de continuer, « après ton diplôme, tu pourras choisir ce que tu veux faire. Mais le diplôme d’abord. »

— « C’est compris, Gwendoline » dit-elle avec un sourire.

Gwendoline Savannah Redlys. Voilà tout mon nom. Mais je préfère qu’on m’appelle Gwen et je déteste qu’on utilise Gwendoline. Kassie le sait, et elle le fait exprès pour m’irriter.

— « Ne m’appelle pas comme ça ! »

Elle sort la langue, se lève de sa chaise et me fait une vilaine grimace. Je me lève à mon tour et commence à la poursuivre. Nous sortons de la cuisine pour aller au salon. Elle court vite, mais pas assez. Je la rattrape et la pousse sur le canapé pour ensuite lui faire des chatouilles. Elle rit à en perdre le souffle. Je la libère après de longues supplications. Je m’assieds sur le canapé, et elle vient poser sa tête sur mes cuisses. Ces moments-là sont les plus beaux de ma journée.

— « Tu vieillis, mais tu cours toujours aussi vite », dit-elle.

— « Eh, je n’ai que 22 ans, et toi 20, tu n’arrives plus à courir ! »

— « Très drôle. Au fait Gwen, à propos de mon job de rédactrice… »

Je hoche la tête et allume la télé puis l’écoute.

— « Notre patron a été remplacé. Et notre nouvelle patronne nous offre une belle opportunité. »

— « Décidément, c’est la journée des nouveaux patrons. Quelle opportunité ? »

— « La Young Billionaires Conference aura lieu dans une semaine. Elle veut que chacun rédige un article sur un participant. Les meilleurs articles permettront aux auteurs de rejoindre l’équipe de rédaction. »

— « Si ça ne gêne pas tes études, fais-le. Je suis sûre que tu seras retenue. »

— « Merci, Gwendo… je veux dire Gwen. »

Un silence tombe. Kassie entrelace ses doigts et semble vouloir me dire quelque chose.

— « Demande-moi si tu veux ma réponse. »

— « Quoi ? Je n’ai rien… Au fait, les participants séjourneront à l’hôtel Diamond… »

— « Où je travaille. »

— « Oui, et… »

— « …tu veux que je t’aide à obtenir une interview. »

— « Oui, s’il te plaît, Gwen. Je sais ce que tu vas dire : que tu ne peux pas aborder les clients. Mais s’il te plaît, tu es la nouvelle gouvernante, donc tu peux le faire. »

Elle fait une moue, l’air d’un chien battu. Je cède et accepte.

— « Merci, sister ! »

Elle me fait un câlin et je le lui rends. Nous restons silencieuses devant la télé, tandis que mes pensées dérivent encore vers le fils d’Apollon. Je repense à son sourire et sa voix, et les images de nos possibles ébats me viennent. Je n’arrive pas à m’en empêcher.

— « Gwen ! Ça fait un moment que je t’appelle », s’exclame Kassie.

Je sors de mes pensées.

— « À quoi tu penses ? »