Chapitre 1
Issu de ma série Dialogues Interdits – petites histoires sulfureuses complètes ne contenant que des dialogues, sans narration ni didascalies. Sur des souvenirs et confidences de Chloé et ses amies.
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Petite jeune toute nue devant homme mur…
— Je sais pas si on aurait dû accepter que Valentine pose nue pour Igor…
— Ce serait en dehors du domaine naturiste j’aurais dit non ! Là, ici, tout le monde est nu toute la journée… Valentine la première. Elle a été élevée à bonne école ! Puis y a la démarche. Un autre que lui, là encore j’aurais pas voulu ! Ses tirages noir et blanc sont magnifiques. Et ça fait des années qu’il photographie des naturistes. Oui c’est vrai, beaucoup de filles… oui c’est vrai, parfois mineures comme notre petite Valou. Mais dans son travail il y a une recherche de beauté, d’harmonie. Je suis convaincue que c’est un homme sain. Surtout depuis le temps qu’il le fait, et avec son excellente réputation.
— Pour ça aucun doute ! Les témoignages de ses anciens modèles sont édifiants, c’est un homme adorable. Il n’y a que son côté « photographie inclusive » qu’est pas totalement honnête.
— Vraiment ? Pourtant il refuse jamais de shooting à personne. Même ce couple de vieux la semaine dernière… Ils étaient ravis.
— N’empêche qu’il préfère surtout photographier la féminité, la jeunesse… et la finesse. C’est ce qu’il garde pour ses expos. Ce sont les shootings pour lesquels il s’investit le plus. L’as-tu déjà vu exposer les photos d’une grosse ?
— Bien sûr il est artistiquement séduit par tous ces jeunes corps… qui sont biologiquement conçus pour être attirants. Mais Igor n’a pas le plus minuscule propos ou comportement déplacé. Sa façon d’apprécier cette beauté est de la magnifier par la photo, rien de plus. Et je le sais, il est tombé en arrêt devant la grâce de notre fille. Sa peau basanée, son regard sombre, son élégance… Dans les lieux naturistes on croise quelques noirs, presque aucun arabe. La peau métissée de Valentine fait particulièrement loucher la gent masculine cette année ! Elle devient grande… peu à peu. Épiderme caramel, qui en plus a bronzé en intégral.
— Pour tout dire ce n’est pas tant Igor qui m’inquiète que l’attitude de Valentine. Je pensais que tu avais remarqué. Jusqu’à maintenant notre fille était une Eve, à la nudité innocente. Elle se mettait nue dès notre arrivée : dès le premier pied posé à terre en sortant de la voiture… Avant même de sortir les bagages ! Elle savait qu’ici c’était la règle, donc elle s’en débarrassait tout de suite pour être tranquille avec ça, pour plus avoir à y réfléchir.
— Je me souviens. Et encore, parfois même sur le trajet elle commençait déjà à se désaper dans la voiture. Il arrivait qu’en entrant dans le camping on s’aperçoive qu’elle avait déjà tout retiré depuis un moment !
— Tout change. Valou a été si émue par la beauté des tirages photo, si touchée. Pour l’occasion elle s’est comme… redécouverte. Ou même juste découverte ! Ça lui a fait prendre conscience de son corps, de sa nudité. Ça lui a fait croquer dans la pomme ! Elle sait maintenant à quel point elle est jolie et gracieuse, surtout lorsqu’elle ne porte rien. Désormais, même sans photographe on dirait qu’elle prend des poses. Qu’elle est en shooting permanent ! Elle se pavane. Alors qu’avant elle gambadait gaiement à poil sans se poser la moindre question.
— Il fallait bien que ça arrive un jour !
— Oui je sais. Le charme, la séduction… puis la sexualisation… en attendant le début de la vie sexuelle ! Moi ce que j’aimais ici c’est qu’elle restait enfant. Systématiquement, chaque été. Pendant l’année, la mode. Jouer les grandes, imiter les autres… et au premier jour d’été : métamorphose, jouant à chat, à la poupée, sans le moindre complexe, même en période de préadolescence. Adorée des petites ! Et de leurs parents, car ils aimaient beaucoup qu’une plus grande s’occupent d’elles, et en restant nue : une bonne influence. Et là… Si fière des photos qu’elle a invité des copains-copines de classe au vernissage de l’expo. Là où avant ses vacances naturistes étaient son petit secret.
— Je pensais jamais qu’elle oserait ! Une telle passerelle entre notre vie citadine et notre vie estivale… Une première.
— Depuis, certains la regardent plus du tout comme avant.
— On l’admire ?
— Et sans doute on la convoite.
— Là encore ce sont les choses de la vie. Qui surviennent d’une façon ou d’une autre ! Si c’est par le biais de l’art après tout ce n’est pas le pire chemin…
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Port de culotte… ou pas
— Vraiment ! ? Tu portes JAMAIS de culotte ?
— Jamais jamais.
— Qu’est-ce qu’il y a de si désagréable ?
— Quoi de plus agréable que sentir le petit vent frais passer sur la vulve…
— Ainsi que la poussière, la pollution… Un tissu tout de même ça protège.
— Je vis en banlieue campagnarde. En ville je suis souvent en pantalon.
— Y a aussi des tissus fort plaisants. Peut-être que t’as eu trop de culottes premier prix ?
— Bien forcée je les perdais tout le temps ! Pas les moyens d’acheter mille culottes de luxe.
— J’ignorais que ça pouvait s’égarer comme ça.
— Rien n’arrive jamais par hasard ou sans raison. L’amant d’un soir a tendance à s’arranger pour la garder. Il la planque dans un coin, en espérant, au moment où tu te rhabilles, que tu vas oublier. Avec moi ça marche souvent !
— Pour la garder comme un trophée ? La montrer aux copains ?
— Ou y fourrer son nez pour se remémorer des souvenirs ?
— Comment peut-on repartir en oubliant sa culotte…
— Chez moi c’est pas une fringue si naturelle. J’ai été éduquée dans une ambiance nudiste, grande maison dans la nature avec grand jardin et tout. Les vêtements trop près du corps me pèsent, surtout en mon intimité. Quand ma vie sexuelle a débuté il m’arrivait d’avoir un petit copain à la maison et… de faire du cul dans une pièce ou une autre. J’ai vite compris l’intérêt de pas avoir tout de temps quelque chose sous la jupe. Plus pratique, et puis aucun risque que maman tombe sur une culotte en passant l’aspirateur.
— Tu sais qu’il en existe des solubles ? Des maillots de bain conçus par des naturistes : on les offre en kit pour les néo-nudistes, allant nager nus pour la première fois. Ils entrent dans l’eau en maillot, ils ressortent sans.
— Soluble dans l’eau ! Je vais pas mouiller au point de dissoudre le tissu.
— Qui sait ? Ou alors faudrait inventer une culotte qui se dissout toute seule en quelques minutes dès qu’elle est retirée. Ça éviterait un tas d’ennuis à un tas de gens. Les traces du forfait qui s’effacent d’elles-mêmes ! Comme dans Mission impossible avec la bande audio qui s’autodétruit. Ou comme lorsqu’on avale pour… bref.
— Excellente idée de bizness. À voir si c’est réalisable. Et toi, tes préférences ?
— J’adore les strings ! Seulement avec ma petite sœur c’est chambre commune. Je veux pas qu’elle voie ! Elle irait tout cafter à maman. Alors je passe discrètement un string puis… j’enfile une culotte normale par-dessus.
— DEUX culottes à retirer pour le mec ?
— Non, la culotte classique a une ficelle sur le côté. Suffit de dénouer un côté pour l’enlever l’air de rien. Je suis avec un garçon, je sens qu’il va se passer quelque chose… hop, tour de passe-passe. Je m’arrange pour que la culotte classique soit retirée et mise dans mon sac.
— En t’éclipsant ?
— Parfois ! Ou pas. J’ai appris à le faire telle une magicienne, avec détournement d’attention et tout. Sans que personne ne voie rien ! Enfin je crois.
— Moi y a qu’une seule culotte que j’aime : le string qui n’en est pas un.
— Allons bon.
— Un sous-vêtement petit, fin… entre culotte normale et string. Personne peut t’accuser de porter un tissu sexuel. Et en même temps le mec te mate, remarque la forme du tissu sous la jupe… et ne sait pas quoi penser. J’adore !
— Pour ma part, aucune culotte ça peut arriver, pour le plaisir ou par distraction. Mais dès qu’il y a un mec dans l’histoire, là non : j’a-dore qu’on me la retire. Parfois j’en porte une qui est une taille en dessous. Ça me compresse, et… ça me chauffe avant même qu’il me touche.
— Et pour les fois où c’est derrière un arbre ? Ou une poubelle, ou…
— Je sais pas.
— Moi, pas grave si je la perds : j’ai acheté tout un stock au moment des soldes. Oui, du discount ! Les soirées où je suis super chaude, tu me retrouves en suivant les culottes par terre !
![The dark night [Terminée]](https://cdn-gcs.inkitt.com/vertical_storycovers/ipad_d3b58b36c3031823ebbe8130363011f7.jpg)







