Chapter 1
Quand l'avion avait décollé de Kinshasa,mon cœur battait à tout rompre d'excitation.je me voyais déjà vivre une aventure extraordinaire en France, dans ce pays où tout me semblait brillant, juste et plein de promesses.je m'imaginer marchant dans des rues illuminées,un cahier sous le bras , souriante et enfin épanouie.je pensais sincèrement qu'en traversant l'océan,je trouverais le bonheur.la réalité ma rattrapée dés mes premières semaines au lycée à paris.le froid qui régnait dehors n'était rien comparé à la froideur des regards. Très vite, j'ai compris que mon intégration ne se passerait pas comme dans mes rêves. Mon crime ? J'étais belle, dotée d'un teint sombre éclatant, et mes résultats scolaires dépassaient rapidement la moyenne de la classe dès qu'il s'agissait de participer ou de rendre un devoir. Mais ce qui attirait le plus les moqueries mesquines et les chuchotements déplacés dans les couloirs, c'était mes formes généreuses et mes grosses fesses qu'aucun manteau d'hiver ne parvenait à camoufler.entre les remarques sexistes des garçons et les regards jaloux ou méprisants des filles, chaque récréation devenait un calvaire. On me faisait souffrir en silence, par des rires étouffés à mon passage, des piques sur mon physique ou des réflexions acerbes sur ma réussite en classe.Au milieu de cet océan d'hostilité, personne ne voulait s'approcher de moi, à l'exception d'une seule personne : Camille Camille était la « chouchoute » incontestée des professeurs. Toujours assise au premier rang, elle levait la main à chaque question et recevait les éloges constants de nos enseignants. Pour cela, toute la classe la détestait profondément et la mettait à l'écart. Mais moi, je voyais en elle une fille douce, simplement passionnée et tout aussi isolée que moi.Alors que tout le monde nous fuyait, nous avons fini par former un duo inséparable, unis malgré nous par le rejet des autres. Mais alors que je pensais avoir trouvé un havre de paix dans cette amitié, je ne me doutais pas encore que les pires épreuves ne faisaient que commencer...








