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La Louve que la lune a rejetée

Résumé

LA LOUVE QUE LA LUNE A REJETÉE Il l’a rejetée devant toute sa meute. Il aurait dû s’assurer qu’elle ne se relèverait jamais. À vingt-deux ans, Aelys Veyra n’a jamais réussi à se transformer. Dans un monde où la puissance d’un loup détermine sa valeur, elle n’est qu’une anomalie, une honte que sa meute tolère à peine. Elle avait pourtant une raison d’espérer : Kael Draven, le futur Alpha, est son âme sœur. Mais au soir de leur reconnaissance, devant des centaines de témoins, il la rejette sans lui laisser la moindre explication. Il choisit une alliance politique et la condamne à porter seule l’humiliation. Aelys aurait dû perdre son lien, son espoir et le peu de place qu’elle possédait dans ce monde. Au lieu de cela, quelque chose se réveille. Des voix qu’elle seule peut entendre. Des fils argentés invisibles aux autres. Des liens qui unissent les loups, les meutes et leurs dirigeants… et qu’elle semble capable de briser. Traquée par ceux qui redoutent son pouvoir, Aelys trouve refuge auprès de Soren Valek, un Alpha aussi mystérieux que dangereux. Il lui propose une alliance, pas des promesses. À ses côtés, elle apprend à maîtriser ce don qui pourrait bouleverser l’ordre établi. Mais Soren cache lui aussi les cicatrices d’un passé oublié. Alors qu’Aelys découvre les secrets enfouis derrière les traditions des meutes, une question la hante : pourquoi son rejet a-t-il dé

Genre :
Fantasy
Auteur :
L. Veyra
Statut :
Terminé
Chapitres :
67
Rating
4.0 (1 avis)
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 — Le rejet

POV : AELYS

Je n’aurais jamais dû porter cette robe.

C’est la première chose à laquelle je pense lorsque les lourdes portes de la grande salle s’ouvrent devant moi.

La robe est noire, trop simple pour une cérémonie aussi importante. Maera l’a retouchée pendant trois soirées, reprenant les coutures usées et ajustant le corsage pour qu’il épouse ma silhouette. Elle a même cousu de minuscules fils argentés le long des manches, persuadée qu’un peu d’élégance suffirait à faire taire ceux qui me considèrent comme une honte.

Je sais déjà qu’ils trouveront autre chose à critiquer.

Ils trouvent toujours quelque chose.

La musique s’interrompt lorsque j’entre.

Trois cents paires d’yeux se tournent vers moi.

Certains visages sont curieux. D’autres amusés. Quelques-uns expriment cette pitié particulière que je déteste plus que le mépris, parce qu’elle suppose que ma vie est déjà un échec et qu’il ne me reste qu’à l’accepter.

Je relève le menton.

Je ne leur donnerai pas le plaisir de me voir baisser les yeux.

Au fond de la salle, un immense vitrail représente la Lune entourée de loups agenouillés. La lumière argentée de la pleine lune traverse le verre et se répand sur les dalles noires. Des bannières aux couleurs de la meute Draven pendent entre les piliers de pierre.

Tout respire la puissance.

Tout, sauf moi.

Je sens mon médaillon contre ma poitrine. Le petit objet est froid, comme toujours. Sa surface sombre est traversée d’une fine fissure que je connais par cœur. Maera me l’a donné lorsque j’étais enfant, avec une seule consigne : ne jamais le retirer.

Je ne lui ai jamais demandé pourquoi.

Ce soir, je me demande si elle a eu raison de me laisser venir.

— Elle a vraiment osé mettre du noir ?

Le murmure vient de ma droite.

— Pour une cérémonie de reconnaissance ? C’est presque une plaisanterie.

Des rires étouffés lui répondent.

Je continue d’avancer.

Je suis habituée à leurs paroles. À leurs regards. Aux enfants qui imitent ma démarche lorsqu’ils pensent que je ne les vois pas. Aux femmes qui éloignent leurs fils de moi comme si mon absence de loup était contagieuse.

Depuis mes premières années, j’ai appris à vivre avec une vérité que personne ne prend la peine de me rappeler doucement.

Je ne suis pas comme eux.

Je n’ai jamais entendu la voix d’un loup intérieur. Je ne me suis jamais transformée. Je n’ai jamais senti cette puissance dont les autres parlent lorsqu’ils décrivent leur première métamorphose.

Les guérisseurs ont examiné mon sang. Les anciens ont récité leurs prières. Maera m’a emmenée consulter des spécialistes dans deux territoires voisins.

Rien.

Je suis restée humaine.

Et dans une société où le loup détermine votre place, cela suffit à faire de vous une personne de seconde catégorie.

Pourtant, ce soir, je suis ici pour une raison que personne ne peut m’enlever.

Kael Draven m’a reconnue comme son âme sœur.

Le futur Alpha.

L’homme devant lequel les guerriers les plus redoutables inclinent la tête.

L’homme qui, quelques semaines plus tôt, avait posé les yeux sur moi au milieu d’une réception et m’avait demandé pourquoi je semblais toujours prête à mordre quelqu’un.

Je lui avais répondu que c’était probablement parce que les gens posaient trop de questions.

Il avait ri.

Pas un rire moqueur. Un vrai rire, surpris et chaleureux.

Puis il avait passé le reste de la soirée à me parler.

Pendant quelques heures, j’avais oublié que j’étais la fille sans loup.

J’avais oublié que je n’avais aucune famille connue, aucun héritage, aucun avenir qui ne dépende de la tolérance des autres.

Pour la première fois, quelqu’un m’avait regardée comme si j’étais simplement une femme.

Et lorsque le lien s’était révélé entre nous, j’avais cru que la Lune m’avait enfin accordé quelque chose.

Je ne demandais pas un trône.

Je ne voulais pas devenir une reine.

Je voulais seulement avoir une place où je n’aurais plus besoin de prouver que je méritais de respirer.

Je cherche Kael du regard.

Il se tient près de l’autel, vêtu d’une tenue cérémonielle noire brodée de fils d’argent. Ses cheveux sombres sont soigneusement rejetés en arrière. Sa posture est impeccable, son visage fermé.

Il est magnifique.

C’est une pensée stupide, mais je ne peux pas l’empêcher.

Puis ses yeux rencontrent les miens.

Mon cœur accélère.

Je lui adresse un sourire timide.

Il ne me le rend pas.

Son regard glisse vers mon médaillon avant de remonter jusqu’à mon visage.

Pendant une fraction de seconde, quelque chose traverse ses traits.

De la peur, peut-être.

Puis son expression redevient impénétrable.

Je me persuade qu’il est simplement nerveux.

Après tout, ce soir, il ne s’engage pas seulement envers moi. Il doit reconnaître publiquement le lien qui nous unit devant sa meute, ses conseillers et les familles qui attendent de lui qu’il devienne un Alpha digne de ce nom.

Je peux comprendre sa nervosité.

Je peux comprendre presque tout, tant que cela signifie que je n’ai pas à imaginer le pire.

À côté de lui se tient Seraphine, l’héritière d’une famille alliée aux Draven.

Elle porte une robe rouge sombre dont les broderies dorées soulignent chaque mouvement. Ses cheveux sont relevés en un chignon élégant, et un collier orné de pierres claires repose à la base de son cou.

Elle ressemble à quelqu’un qui n’a jamais eu besoin de se demander si elle avait le droit d’être dans une pièce.

Lorsque je passe à proximité, son regard descend vers mon médaillon.

Elle se fige.

Ce n’est presque rien. Une seconde d’immobilité, une légère crispation autour de la bouche.

Puis elle détourne les yeux.

Je n’y prête pas davantage attention.

Je suis trop occupée à essayer de ne pas trembler.

— Aelys Veyra, appelle l’officiant.

Sa voix résonne sous les voûtes.

Je m’avance jusqu’à l’autel.

La pierre est glacée lorsque j’y pose la main.

— Ce soir, devant la Lune et devant notre meute, nous reconnaissons le lien qui unit deux âmes. Que leur union soit un choix libre, une promesse de confiance et un engagement envers l’avenir.

Un choix libre.

Ces mots me font sourire intérieurement.

Je me demande si quelqu’un, dans cette salle, croit encore qu’une femme comme moi puisse réellement choisir son avenir.

L’officiant se tourne vers Kael.

— Kael Draven, futur Alpha de la meute Draven, reconnais-tu le lien qui t’unit à Aelys Veyra ?

Je retiens mon souffle.

Kael me regarde.

Cette fois, il ne détourne pas les yeux.

— Je reconnais ce lien, dit-il.

Mon cœur manque un battement.

Puis il ajoute :

— Et je le rejette.

Pendant une seconde, je ne comprends pas les mots.

Ils sont pourtant simples. Je les connais. J’ai entendu des histoires de rejets depuis l’enfance. J’ai vu des femmes pleurer après qu’un compagnon avait refusé leur lien. J’ai entendu des guerriers jurer qu’ils préféreraient mourir plutôt que d’infliger une telle douleur à leur âme sœur.

Mais je n’ai jamais imaginé que ces mots pourraient un jour m’être adressés.

Pas par lui.

Pas après tout ce qu’il m’a dit.

La salle devient silencieuse.

Je fixe Kael, attendant qu’il se reprenne, qu’il explique qu’il s’agit d’une erreur, d’une mauvaise plaisanterie, d’un rituel dont j’aurais mal compris les règles.

Il ne fait rien de tout cela.

— Kael ? Ma voix est si faible que je la reconnais à peine.

Il se redresse.

— Je ne peux pas prendre pour compagne une femme incapable de se transformer. Ma responsabilité envers cette meute exige davantage que des sentiments.

Quelqu’un inspire brusquement.

Une femme murmure quelque chose à son voisin.

Puis un rire s’élève.

Petit, bref, cruel.

Je sens la chaleur me monter au visage.

— Tu le savais, dis-je.

Je ne sais pas comment j’arrive à prononcer ces mots.

— Tu savais que le lien nous unissait. Tu savais ce que cette cérémonie signifiait pour moi.

Kael serre la mâchoire.

— J’ai pris ma décision.

C’est tout.

Pas d’excuse. Pas de regret. Pas même la décence de me parler sans que trois cents personnes assistent à ma chute.

— Pourquoi ne pas me l’avoir dit avant ?

Il ne répond pas.

Je cherche dans ses yeux l’homme qui m’avait fait rire, celui qui m’avait écoutée parler pendant des heures, celui qui avait dit qu’il ne comprenait pas pourquoi les autres me jugeaient avant de me connaître.

Je ne le trouve pas.

À la place, il y a un futur Alpha qui vient de décider que mon existence est incompatible avec la sienne.

Je pourrais supplier.

Je pourrais lui rappeler ses promesses, lui demander ce que j’ai fait de mal, lui dire que je peux apprendre, changer, devenir meilleure.

Je pourrais lui offrir tout ce qu’il me reste en échange d’une chance.

Mais une pensée me traverse, aussi douloureuse que lucide.

Si je dois le convaincre que je mérite d’être aimée, alors il ne m’a jamais vraiment aimée.

Je déglutis.

— Est-ce que tu m’as seulement connue, Kael ?

Son regard vacille.

Une fraction de seconde.

Puis son visage se referme.

— La cérémonie est terminée.

Ces quatre mots me font plus mal que le rejet lui-même.

Je baisse les yeux vers ma main posée sur la pierre.

Je ne pleure pas.

Pas encore.

Je ne pleurerai pas devant eux.

L’officiant s’apprête à prononcer la formule finale lorsque mon médaillon devient brûlant.

Je sursaute.

La douleur traverse ma poitrine, vive et soudaine, comme si une main invisible venait de saisir quelque chose à l’intérieur de moi.

Je porte les doigts à mon cou.

— Aelys ? demande une voix quelque part dans la salle.

Je n’arrive pas à répondre.

Un son vient de surgir sous les murmures.

Un murmure si faible que je crois d’abord l’avoir imaginé.

Libère-nous.

Je relève la tête.

Personne n’a parlé.

Pourtant, j’entends de nouveau la voix.

Libère-nous.

Puis une autre.

Et une autre encore.

Elles se superposent, se croisent, se confondent jusqu’à former un grondement qui semble venir des murs, du sol et de l’intérieur même de mon crâne.

Je recule.

La pierre sous ma paume vibre.

Une des torches s’éteint.

Puis une deuxième.

— Qu’est-ce qui se passe ? demande quelqu’un.

Un guerrier tombe à genoux.

Une femme pousse un cri et se plie en deux, les mains pressées contre sa poitrine. D’autres suivent. Des dizaines de personnes s’effondrent, incapables de comprendre la douleur qui vient de les traverser.

Je les regarde, horrifiée.

Je ne les ai pas touchés.

Je n’ai rien fait.

— Éloignez-vous d’elle ! ordonne un ancien.

Deux gardes s’avancent, mais l’un d’eux s’arrête brusquement. Son visage se vide de ses couleurs.

— Je… je ne sens plus le lien.

Le silence qui suit est pire que les cris.

Kael a perdu toute contenance.

Il fixe la salle, puis moi, puis le médaillon qui brûle contre ma peau.

Pour la première fois depuis que je le connais, je vois de la peur sur son visage.

Pas de la colère.

Pas du dégoût.

De la peur.

Et cette peur me concerne.

Je voudrais lui demander ce qu’il sait, mais le monde bascule avant que je puisse parler.

La lumière de la lune envahit la salle.

Dans cette clarté irréelle, je les vois.

Des fils.

Des centaines de fils argentés, tendus entre les personnes présentes. Certains relient des mains, d’autres des poitrines, d’autres encore disparaissent dans les murs de pierre.

Ils vibrent comme les cordes d’un instrument dont je serais la seule à entendre la musique.

Je cligne des yeux.

Les fils sont toujours là.

Je porte une main à ma bouche.

— Qu’est-ce que c’est… ?

Personne ne me répond.

Parce que personne ne les voit.

Tous les fils convergent vers un point invisible au-dessus de l’autel.

Tous, sauf un.

Un fil plus épais que les autres traverse la salle et semble relier Kael à la pierre sur laquelle je me tiens.

Je ne comprends pas pourquoi.

Je ne comprends rien.

Mais je sais, avec une certitude qui me glace le sang, que ce fil n’est pas celui que j’aurais dû voir entre deux âmes sœurs.

Quelque chose en lui est faux.

Quelque chose a été noué, puis caché.

Et lorsque je le regarde, le fil se tend brutalement.

La douleur me coupe le souffle.

Je tombe à genoux.

Mon médaillon se fend dans un craquement sec.

Au même instant, toutes les voix se taisent.

Le fil argenté disparaît.

Les torches se rallument.

Les loups présents dans la salle restent immobiles, haletants, comme s’ils venaient d’échapper à une noyade.

Je lève les yeux vers Kael.

Il me fixe.

Ses lèvres bougent avant qu’il ne semble se rendre compte qu’il parle à voix haute.

— Ce n’était pas censé arriver.

Je l’entends.

Et je sais qu’il vient de dire la seule chose qui compte désormais.

Il savait que quelque chose pouvait arriver.

Peut-être pas cela.

Peut-être pas à cette échelle.

Mais il savait.

— Qu’est-ce que tu as fait ? demandé-je.

Ma voix tremble, cette fois.

Kael fait un pas vers moi.

Les gardes se placent aussitôt entre nous.

— Ne la touchez pas, ordonne un ancien.

Il n’a pas parlé à Kael.

Il a parlé aux gardes.

Et il me regarde comme si je venais de devenir quelque chose qu’il aurait préféré ne jamais voir.

Je serre les morceaux de mon médaillon dans ma main.

L’un d’eux entaille ma paume. Je ne sens presque pas la douleur.

— Emmenez-la dans la chambre du sanctuaire, dit l’ancien. Personne ne doit lui parler avant que le Conseil ait statué.

Deux gardes me saisissent par les bras.

Je me débats.

— Lâchez-moi ! Je n’ai rien fait !

Personne ne m’écoute.

Je cherche Kael du regard une dernière fois.

Il pourrait parler.

Il pourrait leur ordonner de me laisser tranquille.

Il pourrait, au moins, répondre à ma question.

Il ne fait rien.

Je comprends alors que la cérémonie ne m’a pas seulement privée de mon compagnon.

Elle m’a rendue dangereuse aux yeux des mêmes personnes qui m’ont toujours considérée comme insignifiante.

Les gardes m’entraînent vers une porte latérale. La musique ne reprend pas. Personne ne parle. Les visages se détournent à mesure que je passe.

Je voudrais pleurer.

Je voudrais crier.

Je voudrais revenir quelques heures en arrière, avant d’avoir cru que cette nuit pouvait changer ma vie.

Mais je ne peux pas.

Lorsque nous franchissons le seuil, une dernière voix s’élève dans ma tête.

Elle ne ressemble pas aux autres.

Elle est plus ancienne, plus calme, et semble venir de très loin.

Enfin.

Je m’immobilise.

Les gardes tirent sur mes bras.

— Avancez !

Je baisse les yeux vers mon médaillon brisé.

Au fond de ma paume, entre deux éclats de métal, une inscription apparaît sous la lumière.

Des lettres minuscules que je n’ai jamais vues.

Je ne sais pas lire cette écriture.

Pourtant, lorsque mes doigts effleurent les gravures, un nom surgit dans mon esprit.

Un nom que je ne connais pas.

Un nom qui me fait monter les larmes aux yeux sans que je comprenne pourquoi.

Et la voix murmure une dernière fois :

Ils ont effacé ton nom, petite Tisseuse. Pas ton héritage.

Je cesse de respirer.

Derrière moi, les portes de la grande salle se referment.

Et pour la première fois de ma vie, je comprends que le plus grand mensonge n’était pas que je n’avais jamais eu de loup.

Le plus grand mensonge, c’était qu’on m’avait dit qui j’étais.

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Bien écrit

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Intrigue captivante

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Super personnage

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Dialogues forts

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Dialogues forts

author

Franchement j'adore !Le personnages est attachant, ça avance ... parfait !

11 jours
author

Et bien ça commence fort avec ce premier chapitre, on a pas le temps de s'ennuyer ❤️ ça donne envie de lire la suite !

9 jours
author

ravie que ça vous plaise ☺️

9 jours

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