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Un lourd soupir se dégage de l’homme qui me fait face. Ses yeux parcourent mon corps avec arrogance, comme si je n’étais rien.
— Pourquoi ne peux-tu pas être comme ta sœur ?
Encore et toujours cette phrase.
Au fil des années, j’aurais dû m’y habituer. Malheureusement, je n’ai pas cette force. Je souffle bruyamment, ne prenant pas la peine de lui répondre, et fais demi-tour.
— Attends ! dit-il en posant sa main sur mon épaule.
Je la repousse violemment et me retourne. Peu importe si je suis habituée à entendre ces mots, je ne laisserai pas un inconnu me les dire et encore moins me toucher sans mon consentement.
— Je ne te connais pas, et je t’interdis de m’approcher !
Cette fois, je pars d’un pas décidé.
Impossible de passer une journée tranquille dans ce royaume.
Si j’avais eu la moindre attirance pour cet homme, elle a maintenant disparu. C’est toujours le même schéma, ne peuvent-ils pas simplement s’adresser directement à ma sœur !
Feindre une amitié, voire plus, avec moi, c’est à la limite de la décence. Une personne avec une attitude aussi méprisable ne mérite pas de fréquenter mon aînée.
Ce n’est pas pour autant que je l’aiderai à gérer ses prétendants. Qu’elle s’en charge toute seule !
Une fois au palais, mes pas me dirigent rapidement vers ma chambre avec l’espoir de ne croiser personne. Je m’allonge sur mon lit et fixe le mur pendant que le temps s’écoule lentement.
Cette année, j’entrerai à l’académie royale. Tous les héritiers sont tenus de s’y inscrire pour trois ans dès lors qu’ils ont atteint l’âge de vingt ans. Je n’ai pas l’intention de me battre contre ma sœur pour le trône. Elle a un an de plus que moi, ce qui fait d’elle l’héritière légitime de la couronne. Honnêtement, je n’ai rien contre l’académie, mais je suis certaine de ne pas avoir besoin d’y mettre les pieds. Passer inaperçue est un luxe que je perdrai en y entrant.
J’ai tout fait pour ne pas me mettre en avant, au point que certaines personnes oublient que le royaume de Dhyato a deux princesses. Je devrais aussi remercier Inaya pour cela, car son attitude soignée et douce accapare toute l’attention.
C’est la princesse bien-aimée de Dhyato, celle qui sera couronnée lorsque mes parents abdiqueront. Je ne veux d’aucune couronne. J’ai pour projet, une fois à l’académie, de maintenir mon train de vie calme et détendu, comme le ferait une princesse cadette.
Je grogne sachant que je subirai encore plus de comparaisons avec elle, sérieusement, c’est déprimant… En vingt ans d’existence, la seule question qui hantait mon esprit était :
Serai-je toute ma vie seulement la sœur de ?
J’ai compris que ce serait le cas, mais, en tant que petite sœur, je devrai prendre sur moi. Chaque lumière a besoin de son ombre, après tout.
Une personne toque à ma porte, me sortant de mes pensées.
— Entrez !
La tête de la favorite apparaît dans l’embrasure de la porte. Elle agite un paquet de guimauves avec un énorme sourire gourmand et je l’invite rapidement à prendre place près de moi. Que la soirée potins commence !
Depuis son entrée à l’académie l’année dernière, nous n’avons pas pu passer de temps ensemble. Alors, dès qu’elle revient au palais, nous profitons de nos moments toutes les deux.
Je tresse ses longs cheveux crépus noirs, quand elle interrompt ma concentration.
— J’ai récemment entendu parler d’une légende qui existe depuis des années à l’académie.
Elle attire mon attention. Je relève la tête vers elle, intriguée, et croise son regard dans le miroir.
— On raconte qu’une importante lignée royale de loup-garou envoie ses descendants à l’académie depuis des décennies.
Je me mets à rire.
— J’adore tes histoires Ina, mais ne sois pas bête. Ça n’existe pas, les loups-garous.
— Qu’est-ce que tu en sais ?
— Je n’en ai jamais vu, alors j’imagine que c’est un mythe.
— Tu n’as jamais vu d’ours blancs et ça ne veut pas dire qu’ils sont des inventions pour autant.
Je ne réponds pas.
— Allez, tu ne peux pas me dire que tu ne rêves pas de rencontrer un loup.
— Bien sûr que j’en rêve ! C’est un animal que j’apprécie énormément. Même si j’adore la fantaisie, on vit dans le monde réel, sœurette. Les loups-garous n’existent pas !
Elle rit légèrement.
— J’aime penser que nous ne connaissons pas tout de cet univers.
Je me laisse tomber sur mon lit. Les loups-garous ?
— Notre monde est bien trop fade pour ces créatures majestueuses.
— Imaginons deux secondes. Qu’est-ce que tu ferais s’ils existaient vraiment ?
— J’en épouserais un !
Je prends un air sérieux et déterminé.
Inaya ne tarde pas à éclater de rire et je ne peux m’empêcher de la suivre. C’est ainsi que le reste de la nuit se déroule, célébrant nos retrouvailles joyeuses.










nonnnnnnnn 🤞 🤞 🤞 🤞 🤞
il faut penser à le finir
Je sais deja que je vais aime ce livre j'ai lu l'autre et j'ai adore