10 jours avant notre chute

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Summary

Elizabeth est une jeune femme qui a été abandonnée par ses propres parents à l’âge de dix-huit ans sans regret. À l’âge de trente et un ans, alors qu’elle sort d’un supermarché, elle tombe sur un jeune homme moins âgé qu’elle. Au premier rendez-vous, elle n'est pas intéresser mais tombe sur sa mère qu'elle n'a pas vue depuis plus de dix ans. Lorsqu'elle fait comprendre à sa mère qu'elle est fauchée, sa mère lui suggère de se mettre en couple avec le jeune homme riche afin de lui voler tout son argent. Va t-elle écouter ce que sa mère lui a dit ? Va t-elle voler l'argent de cet homme ? Et surtout, pourquoi ses parents l'ont abandonnée sans rien ?

Status
Ongoing
Chapters
6
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1

Je suis née le dix octobre 1992 et j’ai dix frères et sœurs d’une famille récompensée. Ma mère est née le dix novembre 1976 et mon père, le dix décembre 1967. Oui, ma mère m’a eu à l’âge de seize ans alors que mon père avait vingt-cinq ans. Je ne sais même pas s’ils étaient mariés. Toute petite, je rêvais juste de vite grandir et d’avoir mon indépendance afin de voyager partout dans le monde, mais hélas, tout ne s’est pas passer comme prévu. Lorsque j’ai eu dix-huit ans, ma mère m’a foutue dehors. N’ayant pas un centime sur moi, j’avais décider d’aller chez mon père qui habite à New-York pour me dépanner mais, lui aussi m’a claquer la porte au nez. C’était le dix octobre 2010.

Oui, c’est injuste mais pourtant je suis leur première fille et je n’ai jamais compris, pourquoi une telle injustice envers moi alors que je n’ai rien fait de mal. Même à une mouche.

Aujourd’hui, nous sommes en 2023 et je n’ai jamais quitter les Etats-Unis. Je n’ai pas pu réaliser mon rêve de petite fille, si calme et si joyeuse. Le dix octobre 2023, j’ai fêté mes trente et un ans, seule dans mon appartement, neuf mètres carrés. A l’heure actuelle, je n’ai aucunes nouvelles de ma mère ou de mon père, et à vrai dire, je m’en fiche un peu. Ça se trouve, ils ont déjà oubliés depuis longtemps qu’ils ont une grande fille nommée Elizabeth.

Le dix novembre, j’avais décider de sortir de mon nid et d’aller me promener dehors, et c’est là, que j’ai rencontré mon sauveur. Je venais tout juste de sortir du supermarché et je portais une horrible robe de vielle femme que j’avais piquer à ma mère il y a des années avant qu’elle me chasse de chez elle. Vous pouvez me juger, mais j’ai un travail merdique. Pourtant, j’avais prévue de devenir une star mondiale.

Revenons là où je m’étais arrêter. Comme je vous disais, lorsque je venais de sortir du supermarché, un homme habillé sur son trente et un m’est rentrer dedans sans regarder où il marchait . Je vous résume la situation :

- Non mais tu ne peux pas regarder où tu marches !

- Oh, excusez moi. Parfois je suis maladroit.

- Maladroit ? Je crois que tu voulais dire aveugle !

Il n’arrête pas de me sourire pourtant moi, cette situation m’agace.

- Je peux t’offrir un verre pour m’excuser jeune demoiselle ?

Et bien là, il marque un point, il me trouve jeune.

- Euh...je ne sais pas trop. C’est la première fois qu’on m’invite à boire un verre.

- Sérieux ? dit-il surpris.

- C’est la vérité. J’accepte ta proposition. C’est quand ?

- Et bien...ce soir si tu es disponible.

- Je suis toujours disponible, tu peux compter sur moi.

- On s’échange nos numéros ?

Merde je n’est même pas de téléphone !

- Euh...comment dire...

- Ça ne t’intéresse plus ?

- Si, si, cela m’intéresse toujours mais c’est juste que j’ai un petit problème avec mon téléphone. Il ne marche pas très bien.

Quel mensonge Elizabeth !

- Je vois. Sinon tu peux me donner ton adresse.

Comment lui dire que je vis dans un quartier pourri alors que lui, ça se voit qu’il habite dans une grande maison de bourgeois voire même dans un manoir.

- Je ne donne pas mon adresse à des inconnus, mais on peut se rejoindre dans le bar.

Il hésite un peu.

- D’accord, mais...est-ce possible d’avoir ton nom ?

- Elizabeth.

- C’est un joli prénom.

- Merci, c’est gentil.

- Moi c’est Carlin Jones.

C’est quoi ce nom. On dirait un nom de chien.

- Ok Carlin. Je dois rentrer chez moi.

- Tu ne veux pas que je te déposes ?

Et puis quoi encore ?

- Non merci, ça ira.

Sans qu’il réponde, je m’éloigne de lui et prends le premier taxi qui arrive. J’arrive devant mon immeuble catastrophique, paye le chauffeur avec le peu qu’il me restait et rentre à l’intérieur de l’immeuble. Le hall est sale et donne envie de vomir. Je m’apprête à prendre l’ascenseur mais il ne marche pas, il est bloqué au dixième étage. Super !

Je prends alors les escaliers, jusques arriver au septième étage. Là où je vis depuis maintenant cinq ans. J’ouvre la porte essoufflée et entre à l’intérieur. Mon appartement ressemble à un dépotoir mais ça sent bon.

Je rentre vite dans ma mini salle de bain, rentre dans la douche et fais ce que j’ai à faire. Après avoir finis, je sors de la douche en enveloppant une serviette qui trainait parterre et me dirige vers ma chambre.

- Qu’est-ce que je vais mettre. Je n’ai même pas de maquillage. J’ai juste un vieux mascara qui date de deux ans.

Je me dirige vers mon armoire et pique une robe au hasard. Je remarque que je l’ai jamais portée, il y a encore l’étiquette. Elle m’avait coûtée deux dollars. Elle est vert avec des petites fleurs et elle est longue. Je l’enfile vite et elle me va à merveille malgré ma petite taille tout en faisant soixante-dix kilos. Vous pensez peut-être que je n’ai pas le corps de rêve que les filles veulent avoir mais je m’en fiche. Moi, j’aime mon corps et je l’assume.

Lorsque j’ai finis, je mets une paire de baskets bleues avec des traits oranges que j’avais gagné au loto, il y a maintenant quatre mois. Je sors de l’appartement tout en vérifiant que j’ai bien fermé la porte à clé. La dernière fois que j’avais oublié de la fermer à clé, ma télévision avait disparu, maintenant je n’ai plus de télévision et en plus, elle ne marchait pas très bien. Ça n’a pas été une grande perte.

Lorsque je descends en bas, il y a un petit groupe de drogué un peu loin. Je vais attendre quelques minutes avant qu’un taxi passe. Ce quartier est mal fréquenté et certaines personnes essayent de l’éviter au maximum. D’ailleurs si j’avais de l’argent, je saurai partie il y a longtemps. Mais c’est mon destin.

Après avoir attendu pendant plus d’une vingtaine de minutes, il y a un taxi qui vient juste de déposer une vielle dame qui n’arrive pas à marcher correctement. Je cours vers la voiture pour qu’elle me dépose à ma destination.

- Bonjour ! dis-je en m’approchant de lui.

Il n’est pas grand de taille ni petit. Mais il a un regard bizarre.

- Bonjour madame.

- Vous savez, pas besoin de m’appeler madame...je ne suis pas mariée, formule-je tout en m’installant derrière.

Il ne répond pas et démarre la voiture. Les rues sont un peu désertes, mais dans chaque coin qu’on passe, il y a des drogués qui ne savent même pas ce qu’ils font de leur vie. Au début, lorsque j’étais nouvelle dans ce quartier, je pensais que j’allais devenir comme eux mais j’ai gardé la tête haute pour ne pas tomber au plus bas comme une pourriture qui ne sert à rien. Aujourd’hui, je suis femme de ménage et je gagne 766 dollars par mois. Je suis pauvre.

Après quelques minutes, le taxi me dépose à destination. Je descends de la voiture, espérant qu’il ne va pas me demander de payer mais ça a pas marché.

- Ça vous fera dix dollars madame.

- Dix dollars ? Comment ça dix ? commence-je en m’approchant de lui. Entre nous, vous pouvez faire le prix à zéro dollar, non ?

- Mais vous êtes complètement folle ma parole ! Vous croyez que ça me fait plaisir d’être chauffeur de taxi ? Le tarif c’est dix dollars et dépêchez vous parce que j’ai pas le temps de rester avec vous !

- Euh...attendez. Je...je regarde dans mon sac si j’ai de la monnaie.

Je fouille au fond de mon sac pour trouver des pièces mais rien. La prochaine fois, je ferai mieux de bien vérifier si j’ai de l’argent parce que là, c’est la honte.

- Est-ce que ça serait possible si je vous paye demain ? J’ai oublié de ramener de l’argent sur moi.

Il n’a pas l’air d’être ravie d’entendre ce que je viens de dire.

- Vous me prenez vraiment pour un connard, c’est ça ? dit-il en hurlant et ça attire des regards.

D’un coup, il détache sa ceinture, ouvre violemment la porte et vient se mettre en face de moi.

- Écoutez moi bien, vielle femme. Vous allez tout de suite me payer ou sinon j’appelle la police !

Je commence à flipper là. Je commence à sentir mes jambes trembler et ça m’inquiète.

- Je vous assure que là, j’ai pas d’argent sur moi, commence-je en sentant les larmes montaient. Je suis vraiment désolé, je vous-

Sans que je puisse finir ma phrase, le chauffeur attrape mes cheveux violemment devant tout le monde.