Florebo Quocumque Ferar - Tome 2

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Summary

/!\ Il faut impérativement avoir lu le tome 1 avant de commencer celui-ci ! Vous voilà prévenu /!\ Après avoir découvert la vérité bouleversante sur sa véritable nature, Lydia se lance dans une quête désespérée pour retrouver Icare, son amour captif. Accompagnée par la cousine du vampire et son fidèle compagnon, le trio se voit bientôt rejoint par une alliée inattendu : Lafolia Lilith, la redoutable reine du monde surnaturel et ancêtre direct d'Icare. Mystérieuse et puissante malgré son apparence, Lafolia détient des connaissances et des pouvoirs qui pourraient être la clé pour retrouver Icare, mais ses véritables intentions restent voilées par le mystère... Dans cette chasse haletante, Lydia devra non seulement faire face aux dangers qui les guettent, mais aussi naviguer à travers les secrets et les machinations du monde surnaturel, où Lafolia joue un rôle central. Ensemble, ils traverseront des territoires dangereux, où le temps sera compté. Mais une question question demeure : en le retrouvant, sera-t-il toujours le même ? Ou est-il déjà trop tard ? Entre trahisons, alliances incertaines et révélations dévastatrices, Lydia est prête à tout risquer, y compris sa propre vie, pour sauver celui qu'elle aime. Suspense intense, voyages à travers des territoires inconnus et dilemmes déchirants : ce second tome, marqué par la présence énigmatique de Lafolia Lilith.

Status
Complete
Chapters
70
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
16+

Prologue : Une nuit à Paris

L'aéroport de Saint-Denis de la Réunion n'offrait pas de correspondance directe avec l'Islande, ce qui expliquait notre présence à Paris. Nous arrivâmes après douze heures d'avions. J'étais exténuée. Heureusement que Lucas avait prit soins de nous réserver une suite dans un célèbre palace parisien. L'argent n'était apparemment pas un problème pour les vampires, je n'avais même pas payée mon propre billet pour l'Islande. Je me demandais ce que j'aurais pu faire pour sauver Icare si Rose, ou encore Jade et Lucas ne m'avaient pas soutenus. Je leurs seraient infiniment redevable pour tout ce qu'ils avaient fait.


Lorsque nous arrivâmes à notre suite, je ne pus que lâcher un hoquet de surprise. Ma fatigue venait de s'envoler devant l'élégance de cet intérieur. Le blanc était certes de rigueur, mais la pièce offrait une vue sur la tour Eiffel a couper le souffle. Cette dernière brillait de miles feux à l'approche des fêtes de fin d'année. La température extérieure qui m'avait frappée lorsque j'étais sortie de l'aéroport, m'avais fait prendre conscience de la différence entre ici et là-ba, qui était vraiment ahurissante.


- Profitez bien de cette suite, nous prévint Lucas qui traînait nos valises. Nous ne restons qu'une nuit ici.


Il avait raison, notre temps ici était compté. Demain, nous allions prendre le premier avion pour Reykjavík, la capitale Islandaise. Jade vint se placer à mes côtés pour observer la vue sur la tour Eiffel également. J'observai les traits de son visage. Elle était magnifique. Décidément, la beauté était un gène dans cette famille. Je fis basculer mon regard sur son petit ventre. J'avais toujours éprouvée une certaine fascination pour les femmes enceintes. Cela doit être très étrange de sentir un petit corps en vous. Elle se tourna vers moi, me souriant jusqu'aux oreilles et me prit la main pour la placer sur son ventre. La peau légèrement tendus m'arracha un petit rire.


- Je vois que vous vous amusez bien ici ! Nargua Lucas qui s'affairait à ranger nos valises.


- Désolée, dis-je en me pressant pour l'aider.


- Non, non, ne t'inquiète pas, va découvrir le reste de la suite, Jade en meurs d'envie aussi.


Cette dernière ne se fit pas priée. En m'attrapant la main, elle se mit à parcourir les pièces que contenaient la chambre. Enfin, "chambre" ça ressemblait beaucoup plus à un luxueux studio qu'autres choses. La salle de bain, très design, était dotée d'une douche et d'une baignoire. Quant aux toilettes, c'était simple, il y en avait deux, tous deux étaient ridiculement grandes. Après avoir fait le tour de la chambre, Jade s'installa confortablement dans l'immense canapé en cuire rouge et noir avant d'allumer la télévision qui n'était autre qu'un écran plasma démesurément grand.


Ma montre affichait seize heures vingt-quatre. Le soleil n'allait pas tarder à tirer sa révérence derrière les nuages gris de la région parisienne. Heureusement que j'avais pensée à ajuster l'heure française. Le décalage horaire me donnait toujours un coup de barre.


- Je... vais me reposer, annonçai-je aux tourtereaux qui étaient en train de s'enlacer dans le canapé.


- D'accord, répondit le vampire.


Jade, quant à elle m'offrit un petit signe de la main pour me saluer, signe que je lui rendis tout aussi chaleureusement. La suite comportait deux lits, fort heureusement. Je m'avançais dans la pièce qui allait devenir ma chambre d'un soir. Les rideaux verts couvraient l'accès à une petite terrasse. J'ouvris ma valise, choisis quelques affaires, pris une rapide douche avant de m'écrouler sur le matelas moelleux de mon lit. Il était presque aussi grand que celui d'Icare. Presque. Il était cependant moins confortable. Rien ne serait plus confortable que le lit d'Icare, mis à part ses bras, bien entendus.


Pensée à lui ne fit qu'agrandir le sentiment de vide que je sentais fermement accroché à mon cœur. Cela ne faisait qu'une journée, mais je ne pouvais pas m'empêcher de me demander s'il allait bien, ou s'il pensait à moi... Question idiote bien sûr, je savais qu'il pensait à moi. Ce fut sur cette note encourageante que je gagnai les bras de Morphée.


Je me réveillais quelques heures plus tard. Par paresse de lever le bras pour regarder ma montre, je me fiai aux lueurs de la lune qui inondaient la pièce à travers la baie-vitrée que j'avais vus plus tôt. Il faisait nuit. Je décidais finalement de regarder l'heure. Vingt heures. Je n'avais pas beaucoup dormis, mais je me sentais en pleine forme à présent. Mon estomac prit même l'initiative de se manifester.


Je me dirigeai vers le salon en traînant des pieds. C'était étrange, il était relativement tôt et pourtant il n'y avait aucun bruit. Je constatai légèrement perplexe qu'il n'y avait personne. Étaient-ils sortis ? C'était fort probable, Paris était la ville de l'amour après tout, ils étaient peut-être allés faire un tour du côté de la dame de fer, comme un couple normal le ferait.


J'allais me contenter de mon super sens de la perspicacité lorsqu'un léger bruit vint souffler ma théorie.


- Lucas ? Murmurai-je.


La panique s'installa très vite en moi. Et si Josh ou Hélène suivait nos déplacements depuis le début pour s'assurer que je ne retrouve pas Icare ? C'était la peur au ventre que je m'avançai vers leur chambre qui n'était même pas fermée à clés. La porte était légèrement entre-ouverte.


Je n'avais qu'à la pousser légèrement pour entrer dans la pièce. Je regrettai instantanément mon choix. Lucas tenait sa femme dans ses bras, la tête dans le creux de son cou. J'avais vite compris ce qu'il était en train de faire avant qu'il ne lève la tête vers moi. Ses yeux rouges écarlates me firent frémir. Un long filet de sang coulait le long de son menton.


- Je... Suis désolée, dis-je gênée d'avoir surpris un moment aussi intime.


Je refermais la porte aussitôt et courus jusqu'à mon lit, pour tenter de fuir vainement le sentiment de honte qui me parcourait l'esprit. Décidément, j'étais vraiment bonne à surprendre des choses que je ne devrais pas voir. D'abord, Victor et Robin qui s'embrassaient dans ma salle de bain et maintenant Lucas qui buvait le sang de sa banshee.


J'espère qu'elle allait bien malgré tous. Sa condition de femme enceinte lui collait directement l'étiquette de personne fragile. Je me sentais vraiment mal à l'aise maintenant. Quelques minutes plus tard, Lucas vint me retrouver dans ma chambre.


- Lydia, je sais que tu ne dors pas, soupira-t-il. Met ton manteau, on va faire un tour dans la ville, ça te dit ?


Sortir ? Après ce que j'avais vus, je ne saurais dire non à un bol d'air frais.


- D'accord, dis-je en me levant de mon lit.


Le vampire retourna dans sa chambre. Je m'habillai en vitesse avant de le retrouver devant la porte.


- Où est Jade ?


- Elle doit se reposer maintenant... Lâcha-t-il avec une certaine douceur.


J'hochais la tête et le suivis jusqu'à l'extérieur. Il faisait froid. Très froid. Heureusement que mon manteau me tenait bien au chaud. Lucas avait revêtu un jean noir et un bonnet gris. Même si les vampire ne craignaient pas le froid, il devait en donner l'illusion, ce qui expliquait sa longue veste noire.


- Prête ? Demanda-t-il en se tournant vers moi.


- Oui.


Nous marchions côte à côte pendant un long moment dans le silence. Longeant la Seine sur les pavés noirs des trottoirs de Paris. Je n'avais jamais eu la chance de connaître la capitale. Si les circonstances n'avaient pas été aussi dramatique, je suis certaine que j'aurais pus profité pleinement de cette ville.


- Viens là, déclara-t-il en prenant place sur un banc.


Je m'exécutai sans discuter et pris place à côté de lui. La température du métal m'arracha une moue réprobatrice lorsque je sentis le froid sous mes cuisses.


- Écoute, reprit le vampire, je sais que tu nous as vus Jade et moi dans la chambre tout à l'heure... Et je sens très bien que là, actuellement, tu es tendus à cause de ça.


Il avait raison. J'avais tendance à oublier les vampires et leurs pouvoirs de ressentir les émotions.


- Crois moi, je ne fais pas ça par plaisir, enchaîna-t-il, Surtout dans sa condition.


- Alors, pourquoi tu le fais ? Répondis-je sur un ton plus rude que je ne le voulais.


Il parût surpris de ma question. Pourquoi avais-je toujours l'air de passer pour une abrutie devant la communauté surnaturelle lorsque je posais une question ?


- Et bien tu sais... La marque, tout ça....


- Non je ne sais rien à propos de ça. Qu'est-ce que c'est ? Une sorte de marque d'appartenance ?


Sa surprise paraissait encore plus grande. Mais il finit par me sourire.


- Icare ne t'a pas marquée, il a toujours eu une vision très différente de celle des autres vampires, rit-il comme s'il évoquait un lointain souvenir. Tu veux que je te dise ce que la marque provoque ?


J'en mourais d'envie effectivement. Pour simple réponse j'acquiesçai de la tête.


- Et bien, c'est assez complexe, commença-t-il. Comme tu l'as si bien dit, la marque est une preuve que Jade m'appartient. Il n'y a que les créatures comme toi et moi qui pouvons la voir, les humains ne le peuvent pas. Mais cela va beaucoup plus loin qu'une simple marque, en marquant Jade, je suis devenu dépendant de son sang. Je ne peux me nourrir que d'elle. En faisant cela, nous bénéficions d'une connexion magique qui dépasse l'amour même. Je ressens ses émotions tous comme elle ressens les miennes. Nous nous comprenons en un seul regards et il m'arrive même parfois de l'entendre me parler par télépathie, ce qui est super, vus qu'elle ne peut pas parler.


J'étais scotchée par ses explications. Je comprenais mieux le pourquoi du comment. Lucas continua son récit en fixant les étoiles.


- J'ai marqué Jade, car un autre vampire la convoitait également, je suis fou amoureux d'elle depuis que nous sommes enfants. Alors je ne pouvais pas la laisser aux mains de mon concurrent.


- Tu l'as marquée pour éloigner l'autre vampire ? Mais... Elle aurait très bien pus le choisir lui si elle le voulait, répondis-je en fronçant les sourcils.


- Non, je ne l'ai pas fait contre sa volonté, au contraire, c'est elle qui a voulue que je la marque. Au début l'idée de lui faire du mal lors de mes morsures était insupportable, mais avec le temps la douleur s'atténue et laisse place à une parfaite symbiose entre elle et moi. C'est vraiment quelque chose d'indescriptible, comme si nous ne faisions qu'un tous les jours.


Sa voix était douce et calme. Le lien qui les unissaient était vraiment fort, mais était-ce vrais que ce lien était plus fort que l'amour lui-même ? Je pensais qu'il était impossible d'aimer plus que mes parents s'aimaient, pourtant une journée avec eux à suffit à balayé dix-sept ans de mes idées sur la chose.


- Il n'y a que les vampires qui peuvent marquer ? Demandai-je subtilement.


- Non, les loups-garous le peuvent également, mais les vampires restent les créatures les plus farouches lorsqu'il s'agit de territoire. Mon lien avec Jade à décuplé mon sens de la protection envers elle. Elle à toujours était ma raison de vivre, la marque n'est qu'une preuve de mon amour pour elle encore plus symbolique qu'un mariage.


Cela avait du sens, quelque part au fond de moi, je m'en voulais de ressentir une certaine jalousie. J'étais envieuse de la connexion que partageait ces deux-là. Si Icare ne m'a pas marquée, cela voulait-il dire qu'il n'était pas sûr de ses sentiments pour moi ?