NINA CATACH
« Je mets du coeur ā l’ouvrage »
Je me dēcouvre sous un nouveau paysage,
On me chasse pour rien d’autre que mon pelage,
Je n’envie rien au passē et encore moins l’ēpoque du Moyen-āge.
Si triste, qu’il en soit ainsi,
Seul poēte, sans ailes je m’en serais jamais remis.
Je suis l’employē et le patron en rēunion,
Donc forcēment je m’exige de prendre les bonnes dēcisions.
Tant qu’on ne me coupe pas un rein, y a rien qui me coupe la faim,
Vides sont mes intestins, ce soir le ventre est plein.
Des tētes de mort en guise de boules sur le sapin,
Je rēponds ou j’ignore: dans les deux cas tu te plains.
Faut lire entre mes cernes ou lire entre les plots,
Si tu me trouves ēnervē, n’appuie pas sur replay,
Je me voyais devenir prof, des larmes et des regrets,
Encore plus vu que cette fois-ci on remue le couteau dans la paix.
Je n’attends pas les applause, ni les apologies,
Je fais bonne figure, mais dans le fond je cache pas une bonne surprise,
Insulte la mēre d’un autre et vois s’il ironise,
Richesse de pharaon ne pourra jamais racheter Moïse.
Aucun signe de la presse quand il s’agit de la Palestine,
A part un majeur glissē en dessous de la carotide,
Quand le pain s’ēvapore on ne trouve pas d’homonyme,
Les mots paraissent lēgers comme plume: en tonne plus solide.
Chaque heure j’entends le son d’une cloche: la fin parait si proche,
Lorsque l’ange soufflera dans la trompe: que les moutons s’attroupent,
L’impression que mes cordes m’ētripent: toujours solo dans mon trip,
Dēvoilē quand mes sentiments se cachent: plus grand monde quand je me fāche.
Je voyais le beau temps noircir mes cicatrices,
Sous la boue, comment faire bouger mes hēlices ?
On gaspille comme on respire et on se dit que c’est un dēlice,
Pourquoi c’est la vēritē qu’on considēre comme immondice ?
On ne provoque pas les femmes pour prētendre pouvoir leur plaire,
Il serait plus sage de se prēsenter en bonhomme ā leur pēre,
Facile ā dire, ā faire surtout quand on fait la part,
1+1 font 2, donc elle et moi faisons la paire.
Aujourd’hui le sol est vert, on baisse les yeux ā temps,
Tonnerre dans la rētine reprend vie comme un volcan,
Le mensonge brise des mines ā trop d’enfants,
10 soldats sur le front, personne dans l’entre-camp.