Resonance of heart

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Summary

Entre ses études de médecine et ses petites boulots alimentaires, Jordan n’a pas le temps de s’engager dans une relation sérieuse, mais ne refuse pas les aventures d’un soir. C’est lors d’un remplacement au pied levé qu’il conclut sa soirée dans le lit de Cassie pour une expérience peu ordinaire. Ce n’est que le lendemain qu’il découvre que la jeune femme est la brillante chirurgienne de 35 ans, nouvellement embauchée au CUMC, lieu de son internat. À la seconde où leurs regards se croisent, la surprise et la gêne s’installent. Cassie, elle, jongle entre son statut de maman divorcée et celui de chirurgienne cardiaque. Son passé conditionne toutes ses relations avec les hommes. Elle ne s’autorise que de brefs ébats avec ceux qu'elle choisit pour être certaine de ne jamais les revoir. Elle n’imaginait donc pas se trouver le lendemain face à face à celui qu'elle imaginait barman, mais qui se trouve être un de ces médecins qu'elle va former à la chirurgie. Malgré l'instauration de règles, acceptés par les deux parties, leur avenir professionnel étant leur priorité, les deux médecins peine à contenir les émotions, nées de la promiscuité. Ecartelés entre raison et sentiments, ils luttent quotidiennement pour ne pas se laisser submerger par ce qu’ils éprouvent. Bien plus difficile pour l'un que pour l'autre. Le quel des deux parviendra-t-il à s'en tenir à sa décision ?

Status
Ongoing
Chapters
12
Rating
5.0 3 reviews
Age Rating
18+

Prologue

Je fais partie de ces médecins et soignants qui ne s’imaginent jamais à la place d’un patient. Je n’ai jamais songé être atteint par une maladie grave ou victime d’un accident. Je sais me distancer pour ne pas me laisser submerger émotionnellement, tout en faisant preuve de l’empathie indispensable pour prendre correctement soin de celui dont j’ai la vie entre les mains. C’est ainsi que je peux exercer mon métier efficacement.

En ce moment, je n’aimerais pas être à la place de ceux qui s’agitent aux urgences autour d’un accidenté. Car la personne à sauver est un des leurs. Moi en occurrence : Jordan, 26 ans, résident en deuxième année de clinicat. L’émotion est donc omniprésente. Je la perçois. Elle vibre dans la pièce. Elle est compréhensible, car nous sommes proches les uns des autres. Je sais que moi-même j’aurais du mal à contrôler mes sentiments dans une telle situation. Joyce, l’infirmière, tente de contrôler ses larmes. Noah, s’agite un peu trop et avec sa maladresse habituelle fait chuter un plateau qui s’écrase avec fracas au sol, Jacob marmonne — très certainement une prière. D’autres médecins se meuvent autour de moi. Secouristes et membre de la police attendent devant le box. Tous me connaissent, certains plus intiment que d’autres. Alors, forcément, il est difficile pour eux de rester détachés, d’autant que ma situation est très précaire. Nul besoin de voir leurs regards paniqués, d’écouter leurs silences qui en disent plus que les mots, pour le savoir ; je le sens au plus profond de mon être.

Dans un ballet parfaitement orchestré, le docteur Simon MacAlistair dirige l’équipe qui s’agite. Les ordres fusent. Tout est minutieusement contrôlé. Comme d’habitude. Notre boss frise l’excellence. Mon regard navigue à la recherche d’une personne en particulier. Je la trouve pas. Mais soudain, une main se pose sur la mienne. Et je ne vois qu’elle. Aussitôt un kaléidoscope d’images tourne à une vitesse folle dans mon esprit, puis se troublent. Des cris résonnent, assortis de consignes. La respiration me fait défaut. Ses doigts s’entrelacent aux miens avec plus d’insistance, tandis qu’elle chuchote des mots à mon oreille.

— Intubation… Drain thoracique… Arythmie… Jordan ! Reste avec nous ! claque à mes oreilles.

J’aimerais tellement.

Médecins, infirmiers s’activent pour me stabiliser avant de m’emmener au bloc pour y retirer ces fichues balles qui compromettent ma vie.

Ne me laissez pas partir. Pas encore, pas maintenant, les supplié-je, bien que je sache qu’ils font tout ce qui est possible pour que cela ne se produise pas.

Mais le néant m’emporte.