Les 3 Clans de l’Enfer

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Summary

3 Clans. Des enfants et adolescents enfermĂ©s du jour au lendemain et enlevĂ©sde leur famille, classĂ©s chacun dans ces diffĂ©rents Clans. Aucun adultes. Des gardiens, tous vĂȘtus de noir avec des masques d’animaux argentĂ©s...

Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

1. Evasion dangereuse

"...Ouvrez la porte !"

Jennifer Swans ouvrit les yeux, son esprit encore embrumé par le sommeil.

"J'ai dit ouvrez la porte ou nous l'enfonçons ! "

Jennifer entendit son grand-pĂšre se diriger vers le hall en passant devant sa chambre et celle de Charly.

- Jenny ? Murmura-t-il en se relevant en position assise. Que se passe-t-il ?

- Je ne sais pas, rĂ©pondit la jeune fille sur le mĂȘme ton.

"Alors, oĂč sont les enfants ?!" S'Ă©cria une vois rauque et Ă©touffĂ©e, cette fois, Jennifer en Ă©tait sĂ»re, dans la maison.

"Pourquoi voulez-vous..." Commença James, le grand-pÚre des deux adolescents.

"Je vous ai demandĂ© oĂč Ă©taient vos deux enfants, Charly et Jennifer Swans?! "

Une porte claqua. Jennifer se leva soudainement et ouvrit la porte de la chambre à la volée.

- Non ! Jenny ! S'exclama Charly en se levant de son lit Ă  son tour.

Une explosion retentit...


BOUM, BOUM, BOUM !

Jennifer ouvrit les yeux, recroquevillĂ©e sur un sol froid et dur. En face d'elle, une large porte blindĂ©e s'ouvrit et une personne vĂȘtue de noir de la tĂȘte au pied avec un Ă©trange masque de loup argentĂ© entra. Il ne dit pas un mot, mais regarda quelques secondes Jennifer avant de pousser vers elle un plat en ferraille fermĂ© d'un couvercle de la mĂȘme matiĂšre. Sans rĂ©flĂ©chir, Jennifer se leva et bondit vers l'homme masquĂ©.

- OĂč sont mes grands-parents ?! Que leur avez-vous fait ?! EspĂšce de monstre ! Hurla-t-elle Ă  pleins poumons en le martelant de coups de poings.

L'homme ne dit toujours rien mais la poussa à terre à quelques mÚtres de lui avec force puis sortit de la cellule en refermant la porte verrouillée. Jennifer se releva et frappa de toutes ses forces l'épaisse porte de ses pieds et ses mains. Une sorte de vibrassion se fit entendre et la jeune fille s'éloigna avec un cri de douleur ; ils avaient électrifié la porte.

- Bande d'abrutis ! EspĂšce de lĂąches ! Hurla-t-elle en redonnant un coup de pied dans la porte.

Jennifer ressenti la mĂȘme douleur qu'il y avait une trentaine de secondes.

- Jenny ! Jennifer, arrĂȘte ça ! S'exclama une voix familiĂšre.

C'Ă©tait Charly, dans la piĂšce d'Ă  cĂŽtĂ©. Jennifer stoppa tout mouvement, ne croyant pas Ă  la rĂ©apparition de son grand frĂšre. Elle se rua vers l'Ă©troite fenĂȘtre qui reliait les deux vastes piĂšces.

- Charly ! Tu vas bien ?! S'exclama-t-elle en prenant la main du jeune homme dans la sienne. OĂč sommes-nous, bordel ?!

- Calme-toi, Jennifer, d'accord ? Je ne sais pas oĂč nous sommes, mais le plus important est que nous allions bien... Qu'est-ce que tu as, sur les mains ?

Jennifer ramena ses mains de son cĂŽtĂ© de la fenĂȘtre et remarqua des Ă©gratignures et des Ă©matomes lĂ©gĂšrement ensanglantĂ©s sur ses poings.

- C'est... Ce n'est rien, ne t'en fait pas, c'est juste... Quand j'ai frappé la porte.

Charly soupira.

- Et tu crois que c'est comme ça que tu arriveras à sortir d'ici ? Demanda-t-il, exaspéré. Le mieux à faire, c'est de se taire et d'attendre, O.K. ? Je ne sais pas ce qu'ils sont capables de faire si on les énerve.

- Mais tu ne comprends pas, ou quoi, Charly ?! S'exclama Jennifer en s'Ă©loignant de la fenĂȘtre. Tu as trĂšs bien vu ce qu'il s'est passĂ© quand ils sont venus ! Enfin, d'aprĂšs ce que j'ai entendu, et vu juste aprĂšs, ils les ont tuĂ©s !

Un coup tonna sur la porte en acier. Cela devait sĂ»rement signifier "taisez-vous" en moins poli. Jennifer se tut. Charly aussi. Le jeune homme se laissa glisser au sol, de son cĂŽtĂ© du mur. Jennifer l'imita, mais se releva ensuite. Elle n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Plus maintenant. Plus depuis qu'ils avaient tuĂ© sa famille. Puisqu'ils l'avait tuĂ©e, elle allait les tuer. Jennifer balança un nouveau coup de pied dans la porte. Nouveau choc Ă©lectrique. La jeune fille ne broncha pas. Elle ne s'arrĂȘtera pas tant qu'elle serait vivante.

- ArrĂȘte, Jenny ! S'Ă©cria Charly. Ils vont venir, sinon !

- Qu...Qu'ils viennent, répondit Jennifer en redonnant un coup de pied dans la porte. Je les attends, de toute maniÚre !

Ses longs cheveux noirs et ondulĂ©s s'agitaient en tous sens en mĂȘme temps que ses mouvements.

- HĂ© ! S'exclama une voix rauque derriĂšre la porte. ArrĂȘte ça ou j'entre !

- C'est ça ! Viens te battre, à la place de te cacher de l'autre cÎté de cette prison, bougre d'idiot !

- Chef ! Hurla l'homme derriĂšre la porte.

Jennifer arrĂȘta de frapper la porte quelques secondes.

MĂȘme si la porte Ă©tait blindĂ©e, la minuscule fenĂȘtre qui se situait hors de la portĂ©e de sa vue lui permettait d'entendre et de se faire entendre. Et lĂ , il n'y avait plus un bruit de l'autre cĂŽtĂ©. Charly la regardait dĂ©sespĂ©rĂ©ment en lui murlurant des mots rassurrants pour la calmer, mais Jennifer arrivait tout juste Ă  les entendre tant elle Ă©tait dĂ©terminĂ©e Ă  sortir de cet endroit et se venger pour sa famille. La porte s'ouvrit. Une personne encore une fois vĂȘtue de noir de la tĂȘte aux pieds entra.

- C'est bon, t'es calmée ? Demanda-t-il.

C'Ă©tait le mĂȘme homme qu'il y avait quelques instants derriĂšre la porte d'acier.

- T'as fini ta crise, mainten...

Jennifer lui balança un coup de poing dans le ventre, lui coupant directement le souffle. Elle allait répliquer quand il lui attrapa le bras et le retourna vivement. Jennifer tomba au sol avec un cri de douleur. L'homme la maintenait collée à la pierre froide en retenant toujours son bras douloureux. Il lui avait déboité l'épaule. Jennifer tenta de se débattre à nouveau mais la douleur aveugla ses yeux bleus océan qui se remplissaient de larmes.

- Non ! Hurla Charly par la miniscule fenĂȘtre qui lui permettait d'assister Ă  la scĂšne. Ne lui faites pas de mal, je vous en supplie...

Jennifer croisa le regard inquiet de son grand frĂšre.

- ArrĂȘte de bouger, petite garce, ou je te fais la deuxiĂšme ! S'exclama la grosse voix rauque de l'homme sous son masque de loup argentĂ©.

- Bouclez-la ! Je bouge si je veux, idiot !

- Chef ! Peet ! Vite, il faut la...

Jennifer leva son coude vers son Ɠil et le cogna un peu au dessus, vers l'arcade sourciliùre.

- AĂŻe !

Jennifer se dĂ©gagea de ses mains qui la retenaient et le laissa se plier de douleur, une main sur l'Ɠil. Il tenta en vain de lui attraper la cheville mais c'Ă©tait trop tard ; Jennifer passait par l'entrebĂąillement de la lourde porte en dehors de la cellule. LĂ  s'Ă©tendait un trĂšs long couloir de pierre Ă  nouveau, toujours aussi sombre et sans aucune fenĂȘtre indiquant qu'elle pouvait s'Ă©chapper dans la nature. Il y avait une piteuse ampoule pendant Ă  un vieux fil fragile au plafond bas. Le couloir Ă©tait si sombre que Jennifer n'en voyait pas le fond. Elle regarda des deux cĂŽtĂ©s et aprĂšs une brĂšve hĂ©sitation, dĂ©cida de s'Ă©loigner vers le cĂŽtĂ© droit, vers la porte de la cellule de son frĂšre. Elle tapa comme une folle dessus sans pouvoir l'ouvrir. Elle entendait la voix de Charly lui hurler de s'enfuir, mais tout d'un coup, quelque chose la piqua violemment au bras. Elle se sentit chanceler, sans en comprendre la raison, et sa vision devint soudain floue. Ses oreilles n'entendaient plus qu'Ă  moitiĂ© les sons alentours. Jennifer ne tint plus sur ses jambes qui la lĂąchĂšrent. Elle s'Ă©croula sur le sol, mais un pied vint se placer sous sa tĂȘte pour ne pas qu'elle ne se cogne. Un homme avec un masque chirurgical sur le visage la fixait. Il avait de grands yeux verts et des cheveux blonds soyeux. Ce furent les seules informations que Jennifer eut pĂ» retenir avant que ses paupiĂšres ne se ferment. Elle entendait toujours, mais lĂ  aussi, son ouĂŻe semblait diminuer au fur et Ă  mesure que les secondes passaient. Une main gantĂ©e passa dans son cou, sĂ»rement Ă  la recherche de son pouls.

- Non, Greg ! S'exclama une voix claire et encore inconnue au-dessus d'elle. Elle est déjà bien assez...-mots que Jennifer ne pû entendre-...omme ça !

Une vive douleur la frappa aux cĂŽtes. Jennifer hoqueta. Ça faisait mal. Elle laissa une larme s'Ă©chapper de ses yeux, pas plus.

- Saloperie de gamine ! Hurla la voix rauque de tout Ă  l'heure.

- Ne la frappe p... Répliqua la voix claire.

Jennifer n'entendit plus rien. C'était le néant. Ses cÎtes et son épaule lui faisaient un mal de chien. Mais elle s'en fichait. La seule chose que son cerveau voulait, à ce moment précis, c'était de céder à ce produit que l'homme aux yeux verts lui avait injecté dans le bras. Elle perdit complÚtement connaissance.