Les enfants de Sam - Nickolas

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Summary

Nickolas vie pour les courses, qu’elles soient automobiles, athlétiques, ou sur un deux roues. Peu importe les difficultés, tout ce qu’il veut c’est gagner, montrer qu’il est le plus fort, et flatter son égo. Grand adepte des sensations fortes, rien ni personne ne semble lui faire peur. Très maniaque, il obtient tout ce qu’il veut, et de la façon dont il le veut. Mais les choses se compliquent le jour où sa cheffe lui met un nouveau mécano dans les pattes. Il ne sait pas comment interagir avec lui, et se retrouve forcé à s’adapter. Loki enchaîne les galères dans son quotidien, victime d’un père absent et irresponsable, il doit aujourd’hui réparer les pots cassés. Tellement obnubilé par le fait de bien faire, il s’oublie lui-même. Tout dans la nouveauté le décourage, mais il va devoir apprendre à sortir de sa zone de confort pour pouvoir s'épanouir. Leur rencontre sera-t-elle bénéfique ou au contraire un chaos destructeur dans leur vie déjà abîmée ? Découvrez l’histoire de NIck et Loki pour en savoir plus.

Genre
Lgbtq
Author
nuahecrit
Status
Ongoing
Chapters
48
Rating
4.5 2 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1 - Nick

Octobre 2024


La course y’ a qu’ça de vrai dans mon existence, sur mes jambes, dans une voiture, ou sur une moto. Bien que les deux dernières ne se font pas de manière légale, il suffit de savoir pour qui on court. Je doit l’avouer mon employeur est pas le mieux de tous, cette espèce de bonne femme est une tortionnaire, mais disons qu’elle paye bien.

La course de ce soir va envoyer du lourd, un demi million à la clés. La patronne veut montrer qu’elle est plus forte que l’autre débile de Marty Moorse, un espèce de vieux croûtons qui sait vendre que des voitures trafiquer et des putes défoncer au crack. Y a que ses coureurs qui sont réglo. Pas de bizutage, pas de coup dans les virages, pas de mise à mort.

La mise à mort, concept un peu bancal qui n’existe que chez nous, à New York. Faut pas croire que c’est une ville sans histoire. Mais pour faire court, lors d’une course il n’y a pas de règle, tous les moyens sont bons pour gagner une fois que le rideau est baissé. Par exemple, tirer une balle dans l’une des vitres de votre concurrent. Je m’en suis pris une dans l’épaule il y a deux ans. Généralement il y a peu de mise à mort lors de course automobile, tout simplement parce que c’est plus délicat, mais ça arrive souvent à moto.

La seule réglementation qui existe c’est tu cours avec une moto, ton adversaire aussi, tu cours avec une voiture l’autre aussi. Quand j’ai commencé au lycée cette règle hésitait pas, toutes mes premières fois c’était avec ma Yamaha xjr400. Une moto japonaise des années 90. Une beauté. J’avais bossé comme pas possible tout un été pour l’acheter et la faire retaper.

Elle vaut peut-être pas grand-chose sur le marché, produite pendant 17 ans, mais j’adore ce bijou. J’ai presque littéralement fait toutes mes premières fois grâce à cette moto. Première course, premier road trip, première baisse, première chute. Ma première mise à mort.

J’ai fait une chute qui m’a fallu deux jours à l’hôpital, une cicatrice sur le flanc droit et une moto trop endommagée pour continuer à rouler. J’ai plus eu peur pour ma moto que pour moi. Non, sérieusement, j’aurais pu perdre une jambe ou un bras, mais le fait que ma moto ne puisse plus rouler ça me fout le moral à plat. Sans mauvais jeu de mots.

Il manque une ou deux pièces pour qu’elle puisse rouler à nouveau.

Une nouvelle vie.

Une de celles qui font rêver et que je n’aurais sans doute jamais. La vie de château, deux gosses, une femme et un chien. Mais je crois que j’ai déjà donné. J’ai grandi avec deux femmes et le rejeton de celle qui n’était pas ma mère et mon père est - était ? - un chien. Pas l’animal, mais un type de la pire espèce. Peut-être que je finirai comme lui, le jour ou je ferai les mauvais choix et que la seule chose pour sauver mon âme soit de l’alcool et des drogues en tout genre.

La course de ce soir à lieu dans une zone désaffectée où rave et fête en tout genre se passe. De quoi se la mettre à l’envers comme on dit chez certains de ma génération.

Début des hostilités à 2 heure du matin, en espérant quand ce début d’automne il ne pleuvra pas trop. Je ne sais pas encore avec quelle voiture Sam veut que j’utilise. Et je n’ai pas encore les directives, ni contre lequel des Moorse je vais devoir me battre. Pas cet abruti de Scott j’espère. Le gars sait fait tout ce qui est baisable dans New York, monsieur qui joue les racailles, alors que la ville entière sait qu’il est le fils d’un magnat de l’immobilier.

C’est nouveau ça aussi des gosses de riches qui veulent se prendre pour des dures à cuire, la seule difficulté qu’ils ont connu dans leur existence c’est que papa, maman ne leur donne pas d’argents de poche au début du mois. Je comprend pas qu’on puisse être malheureux quand on a à manger 4 fois par jours, un toit sur sa tête, une chambre plus grande que mon appartement et tous ceux qu’on veut.

Franchement ce Scott je sais pas ce que les gens lui trouve, il est même pas bien foutu. Il n’a rien d’extraordinaire, un physique banal de mec qui fait un peu de sport, et pas une plus grande que les autres. Et je ne pense pas que son attirail a beaucoup changé en 10 ans. J’irai pas jusqu’à dire que ce n’est pas un bon coup, mais c’est pas le meilleur de l’univers.

Si la course commence à 2 heure, moi ça me laisse le temps d’aller trouver une âme charitable pour décharger mon trop plein d’énergie. Une soirée dans un bars du coin, ou un club sympa.

– Allo ?

– Michka tu fais un truc ce soir ?

– Bonsoir Nicky, comment vas-tu ? Moi je vais bien, merci de demander connard !

J’attends un peu qu’il se calme. Mikael n’est pas un mec violent, juste un peu à cheval sur certains points. Et la politesse en fait partie.

– Oui oui… Bon vu que t’es en plein forme tu peux venir avec moi.

– Et on vas où ?

– Là où on peut baiser rapidement.

Il soupire avant de me demander si j’en ai pas marre de parler comme un grognard.

– Oh tu vas pas me dire que tu baises pas des inconnus dans des clubs toi, Michka pas à moi.

– Moi au moins je prends le temps de discuter un peu avec eux, d’apprendre leur prénoms et quand je les recroise à l’ocas’ je leur dit bonjour.

– Oui oui je suis le roi des enfoirés, je t’ai pas appelé pour te taper la causette comme deux nanas en chaleur, alors tu bouge ton cul je viens te chercher à 20 heures.

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer quoi que ce soit qui pourrait allonger cette conversation téléphonique déjà trop longue à mon goût.


Un club, de la musique, de l’alcool, et des gens partant pour à peu près tout ce qui est possible dans des endroits exigus. Presque le paradis, si on oublie que le nom du club est Hell Fire. Ce club nous connaît depuis quand à l’âge légal pour boire. Queer friendly, tout le monde y trouve son compte. L’entrée est réglo et pas de saloperie à l’intérieur, à moins que ce soit celle que l’on fasse avec un partenaire consentant dans un coin à l’abri des regards. Et moi le premier. Il ne me reste plus qu’à trouver un jeune homme qui veuille bien passer une demi heure en ma compagnie.

J’ai repéré un petit brun qui me reluque depuis qu’on est arrivé. Soit il sait qui je suis, ce qui vu ce qui est prévu ce soir est plausible, ou alors mon charme naturel la charmer dès qu’une première bière est arrivée entre mes mains.

– Et dit tu vas pas me lâcher à peine arrivé ! Et doucement sur la boisson !

Il n’aura pour réponse qu’une tape sur l’épaule, moi je file vers cet inconnu. Après deux trois mots échangés, et des regards lourds de sens, je le laisse me guider vers l’endroit qu’il choisira pour nos activités.