One
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Le soleil se couchait lentement sur la luxueuse propriété des Moretti, baignant le jardin d'une lumière dorée. Sofia s'agenouilla dans l'herbe fraîche, ses doigts agiles assemblant soigneusement les pièces colorées d'un petit château de jouets. Ses yeux brillaient d'excitation alors qu'elle imaginait le monde enchanté qu'elle construisait.
"Sofia, que fais-tu là ?" l'interrompit une voix nasillarde derrière elle.
Sofia leva les yeux pour voir Soraya et Anna, ses demi-sœurs, se tenant là avec des expressions moqueuses sur leurs visages. Elle avala difficilement sa salive, sachant très bien ce qui allait suivre.
"Je... je construis juste un petit château avec mes jouets", balbutia-t-elle timidement.
Un sourire cruel s'étira sur le visage d'Anna alors qu'elle attrapait une poignée de jouets et les jetait violemment sur le sol, écrasant le château naissant de Sofia sous leur poids.
"Regardez ça, Soraya ! Notre petite sœur pense qu'elle peut jouer à la princesse dans notre maison", se moqua-t-elle.
Sofia sentit une boule de rage monter en elle alors qu'elle regardait son dur labeur réduit en morceaux devant ses yeux. Mais elle savait mieux que de défier ses demi-sœurs. Elle abaissa la tête, luttant pour ne pas laisser éclater les larmes qui menaçaient de couler.
Incapable de retenir ses émotions plus longtemps, elle laissa tomber un sanglot étouffé, des larmes commençant à perler au coin de ses yeux. Les jouets éparpillés autour d'elle semblaient refléter le chaos qui régnait dans son cœur.
Et c'est là que son calvaire a commencé.
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Le réveil matinal de Sofia était toujours accompagné d'une lourde sensation de fatigue, mais elle se levait quand même. Même si ses paupières semblaient peser des tonnes, elle savait que ce moment avec son père était précieux, peut-être le seul moment de la journée où elle se sentait vraiment en paix.
À pas feutrés, elle quittait sa chambre, laissant derrière elle les lambeaux de sommeil encore accrochés à son esprit. Chaque pas la rapprochait un peu plus de la cuisine, où son père l'attendait avec son café matinal.
Ses pensées étaient un tourbillon d'émotions contradictoires. D'un côté, il y avait de la tendresse pour son père, un homme qui avait toujours été là pour elle malgré les obstacles. De l'autre, il y avait une lourdeur, un fardeau qui pesait sur ses épaules comme une chaîne invisible.
Arrivée dans la cuisine, elle trouva son père, son roc dans un monde de chaos. Son visage s'illumina lorsqu'il la vit, dissipant un instant les ténèbres qui semblaient toujours l'entourer.
"Bonjour, papa", murmura-t-elle, ses mots empreints d'une affection étouffée par la tristesse.
Son père lui adressa un sourire doux, mais ses yeux fatigués ne pouvaient cacher sa préoccupation.
- Ma chérie, tu as l'air d'avoir sommeil, mon trésor", dit-il d'une voix douce, sa main se posant avec tendresse sur l'épaule de Sofia.
Un soupir fugace échappa à Sofia alors qu'elle se forçait à esquisser son plus beau sourire. Elle savait que son père avait ses propres batailles à mener, et elle ne voulait pas lui ajouter le poids de ses propres tourments. Pour lui, elle serait forte, elle serait son rocher autant qu'il était le sien.
Alors que Sofia et son père partageaient ce moment fugace de réconfort, le calme fut interrompu par l'entrée bruyante de Catalina, suivie de près par ses filles, Soraya et Anna. Un sourire forcé étirait les lèvres de Catalina alors qu'elle s'approchait de la table, mais ses yeux lançaient des regards de dédain en direction de Sofia.
- Bonne journée à tous, dit-elle d'une voix mielleuse, son regard glissant sur Sofia avec un mépris à peine dissimulé.
Sofia baissa les yeux, une boule de tension nouant son estomac alors qu'elle se préparait au spectacle à venir. Elle savait que chaque interaction avec sa belle-mère et ses demi-sœurs était une épreuve, une confrontation avec les démons qui hantaient sa vie quotidienne.
--Bonjour, Catalina, répondit Ramsès d'une voix neutre, ignorant apparemment le ton venimeux de sa femme.
Les yeux de Catalina étincelèrent d'une lueur froide alors qu'elle adressait un regard acéré à Sofia, mais elle garda ses remarques pour elle-même, au moins pour l'instant. Elle savait qu'elle devait maintenir les apparences devant son mari, même si elle méprisait profondément la présence de Sofia dans leur foyer.
Soraya et Anna se contentèrent de jeter des regards dédaigneux à Sofia avant de s'installer à la table, leur comportement semblable à celui de leur mère. Sofia sentit le poids du jugement des autres s'abattre sur elle, mais elle tint bon, sachant qu'elle devait rester forte, au moins pour son père.
Dans ce foyer où les apparences étaient tout, Sofia savait qu'elle devait garder son masque en place, même si cela signifiait étouffer ses propres émotions et frustrations.
Alors que Catalina, Soraya et Anna affichaient leur mépris à l'égard de Sofia, une lueur différente brilla dans les yeux de Kisha alors qu'elle faisait son entrée dans la cuisine. Son visage, encadré par des boucles brunes innocentes, était empreint d'une expression d'admiration mêlée à de la tristesse en voyant la situation de Sofia.
- Sofia, Bonjour
murmura-t-elle doucement, un sourire timide étirant ses lèvres.
Sofia sentit un frémissement d'étonnement devant la sincérité dans les yeux de Kisha. Elle était habituée au rejet ou à l'indifférence de la part de sa belle-mère et de ses demi-sœurs, mais cette douceur inattendue de la part de la cadette lui arracha un petit sourire reconnaissant.
- Bonjour, Kisha
répondit-elle avec un soupçon de chaleur dans sa voix.
Les yeux de Kisha, emplis d'une admiration sincère, rencontrèrent les siens.
- Tu es vraiment courageuse, Sofia. Je ne pourrais jamais résister à maman et à mes sœurs comme toi.
Sofia sentit une bouffée d'émotion lui serrer le cœur. Elle avait toujours admiré la douceur et la sensibilité de Kisha, même si elle se sentait souvent impuissante à changer leur situation. Mais voir que Kisha reconnaissait son propre courage la touchait d'une manière qu'elle n'avait pas anticipée.
- Merci, Kisha , c'est gentille de dire ça
murmura-t-elle, ses yeux brillant d'une gratitude sincère.
Alors que le moment de tendresse entre les deux jeunes femmes se dissipait, le reste de la famille semblait avoir choisi de les ignorer, replongeant dans leurs propres mondes d'hostilité et de ressentiment.
Mais pour Sofia, ce bref échange avec Kisha avait été une bouffée d'air frais au milieu de la tempête, un rappel que même dans l'obscurité la plus sombre, il y avait toujours une lueur d'espoir.
Alors que le moment de tendresse entre Sofia et Kisha s'évaporait, le père de Sofia se leva de la table, prêt à partir pour le travail. Comme à son habitude, Sofia se leva également, accompagnant son père jusqu'à la porte.
Ils marchèrent côte à côte en silence, le crépuscule de la maison rempli d'une atmosphère lourde de non-dits et de tensions familiales. Pourtant, dans cette marche tranquille, il y avait une connexion spéciale entre le père et la fille, une affirmation silencieuse de leur amour inconditionnel l'un pour l'autre.
Arrivés à la porte d'entrée, Sofia se tourna vers son père, son regard cherchant le sien.
- Je t'aime, papa", murmura-t-elle, sa voix empreinte d'une tendresse infinie. "Fais attention à toi, d'accord ?"
Son père lui rendit son regard, un sourire triste mais aimant sur ses lèvres. Il posa délicatement sa main sur la joue de Sofia, puis inclina la tête pour l'embrasser doucement sur le front.
- Moi aussi, je t'aime, trésor", dit-il d'une voix émue. "Prends soin de toi pendant que je suis parti, d'accord "
Sofia hocha la tête, sentant un pincement au cœur alors que son père se détachait doucement d'elle pour partir. Elle resta là, regardant sa silhouette s'éloigner dans la nuit, une larme solitaire glissant silencieusement sur sa joue.
Dans ce moment de séparation, il y avait une douleur familière mais aussi une force renouvelée, une certitude que quel que soit l'adversité, leur amour resterait inébranlable.
Alors que Sofia et son père se séparaient devant la porte d'entrée, Sofia remarqua immédiatement que la porte était fermée à clé, bloquant son accès à l'intérieur de la maison. Un soupir de frustration s'échappa de ses lèvres alors qu'elle réalisait que c'était une autre manœuvre calculée de la part de Catalina pour l'isoler davantage.
Sofia se tourna vers les gardes du corps de la maison, qui se tenaient en faction à proximité. Leur nombre imposant - plus d'une quinzaine - était une indication claire de l'atmosphère de méfiance et de danger qui régnait dans la maison des Moretti. Pourtant, malgré leur rôle intimidant, Sofia avait appris à trouver un certain réconfort dans leur présence.
- Eh bien, semble-t-il que je sois coincée dehors pour le moment.
déclara-t-elle avec un sourire ironique, essayant de dissimuler son irritation.
- J'espère que vous avez tous apporté des en-cas pour le gardiennage de porte."
Les gardes du corps échangèrent des regards amusés avant que l'un d'eux, un homme au visage buriné et à la voix grave, ne réponde avec un sourire complice
- Pas d'en-cas, mais nous avons un stock illimité de blagues pour vous tenir compagnie, mademoiselle Sofia.
Un rire collectif éclata parmi les gardes du corps alors qu'ils se rassemblaient autour de Sofia, partageant des blagues et des anecdotes pour passer le temps. Dans ce moment d'union et de camaraderie, Sofia se sentit temporairement éloignée des tensions de sa vie à l'intérieur de la maison, trouvant un répit bienvenu au milieu du chaos familial.
Alors que l'après-midi s'étirait et que le soleil se déclinait lentement dans le ciel, Sofia demeurait toujours à l'extérieur, vêtue de ses habits de nuit. Le geste bienveillant d'un des gardes pour lui apporter des vêtements avait été contré par les ordres stricts de Catalina, qui semblait déterminée à maintenir Sofia à l'écart de la maison.
Une frustration sourde monta en elle alors qu'elle se retrouvait piégée à l'extérieur, se sentant comme un oiseau en cage. Mais Sofia refusait de se laisser abattre. Avec une détermination silencieuse, elle se dirigea vers un grand arbre près de la maison, son refuge secret depuis son enfance.
Ses doigts agiles s'accrochèrent aux branches rugueuses alors qu'elle escaladait l'arbre avec une aisance acquise au fil des ans. Pour Sofia, grimper aux arbres était plus qu'un simple passe-temps, c'était une échappatoire, un moyen de trouver la paix et la solitude dans un monde qui semblait toujours la rejeter.
Une fois arrivée dans la sécurité de sa chambre, Sofia laissa échapper un soupir de soulagement. Ici, elle était seule avec ses pensées, libérée des regards critiques de sa belle-mère et de ses demi-sœurs. Et surtout, elle était libre de s'adonner à l'une de ses passions les plus chères : la lecture.
Les livres sombres et envoûtants de la romance gothique étaient son refuge préféré, offrant un échappatoire à sa propre réalité sombre et oppressante. Dans les pages de ces histoires, elle pouvait explorer des mondes d'amour interdit, de passion brûlante et de danger palpable, trouvant un réconfort dans les tourments des personnages fictifs qui peuplaient ses pensées.
Ainsi, alors que le crépuscule enveloppait lentement la maison des Moretti dans son manteau d'ombre, Sofia se plongea dans le monde ensorcelant de sa lecture, laissant les mots noirs et envoûtants la transporter loin de ses propres tourments, ne serait-ce que pour un instant.
Sofia, assise à sa table de lecture, sentit un frémissement dans l'air alors que la porte de sa chambre s'ouvrait doucement. Un élan d'espoir s'éveilla en elle, mais il fut vite dissipé lorsqu'elle réalisa que personne n'était là. À la place, une simple lettre reposait sur le sol, glissée sous le bas de la porte.
Elle ramassa la lettre avec précaution, reconnaissant l'écriture délicate de Kisha sur l'enveloppe. Avec un mélange d'inquiétude et de curiosité, elle brisa le sceau et déplia le papier.
Les mots de Kisha lui sautèrent aux yeux, écrits avec une sincérité touchante :
Chère Sofia,
Je sais que ces derniers temps ont été difficiles pour toi, mais je veux que tu saches que tu n'es pas seule. Peu importe ce qui se passe autour de nous, je serai toujours là pour toi, prête à t'écouter, à te soutenir, et à être ton amie. Tu es une personne forte et courageuse, et tu mérites tout le bonheur du monde.
Prends soin de toi, Sofia. Garde espoir, même dans les moments les plus sombres. Je crois en toi.
Avec tout mon amour,
Kisha
Un sourire doux se dessina sur les lèvres de Sofia alors qu'elle relisait les mots réconfortants de Kisha. Même dans l'obscurité de sa vie quotidienne, il y avait une lueur d'amitié et de soutien qui brillait à travers les gestes attentionnés de sa jeune demi-sœur.
Avec un soupir de gratitude, Sofia replia la lettre et la tint contre son cœur, trouvant du réconfort dans le simple fait de savoir qu'elle n'était pas seule. Dans ce geste humble mais significatif, elle trouva une lueur d'espoir dans l'obscurité qui l'entourait, une promesse de lendemains meilleurs à venir.
Affamée et désireuse d'éviter sa belle-mère et ses demi-sœurs, Sofia décida de patienter dans sa chambre jusqu'à ce que toutes les lumières de la maison s'éteignent, signifiant ainsi que la famille était couchée pour la nuit. Assise sur son lit, elle attendit avec impatience, écoutant attentivement chaque bruit qui filtrait à travers les murs de sa chambre.
Après un certain temps, les bruits de la maison commencèrent à se calmer, les rires et les chuchotements cédant la place au silence de la nuit. Avec un soupir de soulagement, Sofia se leva de son lit, résolue à ne pas laisser sa faim la retenir prisonnière dans sa chambre plus longtemps.
Avec précaution, elle ouvrit la porte de sa chambre et glissa silencieusement dans le couloir sombre. Chaque pas était mesuré, chaque mouvement calculé pour éviter de rencontrer quelqu'un dans les couloirs déserts de la maison endormie.
Guidée par la faible lueur de la lune à travers les fenêtres, Sofia se fraya un chemin jusqu'à la cuisine, ses sens en alerte maximale alors qu'elle surveillait chaque recoin de la maison. Lorsqu'elle atteignit enfin la cuisine, elle se sentit soulagée de constater qu'elle était vide, ses occupants plongés dans un sommeil profond.
Avec habileté, Sofia se prépara un modeste repas, se contentant de ce qu'elle pouvait trouver dans le réfrigérateur. Alors qu'elle savourait chaque bouchée dans le silence de la nuit, elle se sentit un peu plus libre, un peu plus vivante, loin des regards critiques et des tensions de sa famille.
Une fois son repas terminé, Sofia nettoya rapidement après elle, veillant à ne laisser aucune trace de son passage dans la cuisine. Puis, avec un dernier coup d'œil autour d'elle, elle s'éclipsa silencieusement, se fondant dans l'obscurité de la nuit alors qu'elle retournait dans sa chambre, prête à affronter un nouveau jour dans la maison des Moretti.
Sofia, anticipant les jours où son père ne serait pas là, prévoyait de se préparer un stock de nourriture pour les moments où elle devrait rester dans sa chambre, évitant ainsi sa belle-mère et ses demi-sœurs autant que possible. Avec précaution, elle fouilla le coin de sa chambre à la recherche d'un panier de pique-nique qu'elle savait y être caché depuis un certain temps. À côté, un sac à dos se trouvait également, prêt à être utilisé pour sa mission nocturne.
Une fois équipée, Sofia descendit avec précaution les escaliers, veillant à ne faire aucun bruit qui pourrait attirer l'attention de sa belle-mère et de ses demi-sœurs. Sa destination était le réserve, où elle savait pouvoir trouver des provisions pour les jours à venir.
Avec une habileté acquise au fil du temps, Sofia sélectionna soigneusement ses articles, choisissant des chips, du bacon, du pain, des œufs et son ustensile préféré, un petit appareil de cuisson qui fonctionnait avec une canette vide de soda. Elle remplit également son panier avec de l'eau et des boissons gazeuses pour étancher sa soif.
Une fois son butin réuni, Sofia remonta dans sa chambre, satisfaite de sa réussite. Elle ferma la porte à clé derrière elle et déposa son chargement sur le sol. Puis, avec un sentiment de soulagement mêlé d'appréhension, elle se glissa dans son lit, sachant qu'elle avait maintenant une réserve de nourriture pour les jours à venir, mais redoutant également les défis qui l'attendaient en l'absence de son père.
Au lever du soleil, Sofia se prépara pour une journée entière de lecture, s'apprêtant à plonger dans les pages d'un livre qu'elle avait acheté mais qu'elle n'avait pas encore eu le temps de lire. Parmi les nombreux romans de dark romance célèbres, elle choisit "Étreinte Mortelle" de Victoria Aveyard, un titre qui promettait des intrigues sombres et des passions brûlantes.
S'installant confortablement dans un coin de sa chambre, baignée par la lumière douce du matin, Sofia ouvrit le livre et plongea dans son monde envoûtant. Les heures s'écoulèrent rapidement, oubliées dans le tourbillon des intrigues torrides et des personnages tourmentés qui peuplaient les pages du roman.
Pour Sofia, la lecture était bien plus qu'une simple distraction ; c'était une évasion, un refuge dans lequel elle pouvait se perdre et oublier temporairement les défis de sa propre vie. Et dans les pages de "Étreinte Mortelle", elle trouva un réconfort et une passion qui la transportèrent loin de ses préoccupations quotidiennes, lui offrant un moment de paix et de plaisir au milieu du chaos de sa vie familiale.
Avec un sourire aux lèvres, Sofia se rappela qu'elle avait préparé de la nourriture pour le petit-déjeuner la veille. Se levant de son coin lecture, elle se dirigea vers la fenêtre, où la douce lumière du matin inondait sa chambre d'une lueur chaleureuse.
Alors qu'elle préparait son petit-déjeuner, Sofia se laissa emporter par la mélodie d'une chanson que sa mère lui chantait autrefois. Un doux flashback la saisit alors, ramenant à sa mémoire les souvenirs tendres de sa mère, et notamment celui où elle demandait à sa mère de lui chanter une chanson avant de dormir.
Dans le flashback, Sofia se retrouva enfant, blottie sous les couvertures, ses yeux brillants d'anticipation alors qu'elle écoutait sa mère lui chanter une douce berceuse. La voix de sa mère résonnait comme celle d'un ange, douce et mélodieuse, remplissant la chambre de magie et de réconfort.
La chanson, avec ses paroles apaisantes et sa mélodie enveloppante, apportait à Sofia un sentiment de sécurité et de bien-être, un lien précieux avec sa mère qui semblait transcender le temps et l'espace.
Et maintenant, des années plus tard, alors qu'elle préparait son petit-déjeuner, Sofia se laissa bercer par la douceur de cette chanson, trouvant du réconfort dans les souvenirs chaleureux de sa mère et dans la magie intemporelle de sa voix.
Alors que Sofia dégustait son petit-déjeuner, ses yeux étaient rivés sur les pages de "Étreinte Mortelle". Voici un extrait intense du livre :
**Alexandre** : "Tu dois comprendre, Elena, que notre amour est interdit. Nous appartenons à des mondes différents, des mondes qui ne peuvent jamais se rejoindre."
**Elena** : "Mais je ne peux pas vivre sans toi, Alexandre. Tu es ma raison de vivre, mon seul espoir dans ce monde sombre et cruel."
**Alexandre** : "Je sais, mon amour, mais notre amour est comme une flamme vacillante, menacée à chaque instant d'être éteinte par les forces qui nous entourent. Nous devons être prêts à tout sacrifier pour rester ensemble, même si cela signifie affronter l'enfer lui-même."
**Elena** : "Je suis prête à tout, Alexandre. Je donnerais ma vie pour toi, pour notre amour. Rien ni personne ne pourra jamais nous séparer."
**Alexandre** : "Alors tiens bon, ma chérie. Ensemble, nous surmonterons tous les obstacles, briserons toutes les chaînes qui nous retiennent. Notre amour est plus fort que tout, plus fort que la mort elle-même."
Sofia se perdit dans ses pensées alors qu'elle lisait "Étreinte Mortelle", une larme solitaire coulant sur sa joue alors qu'elle murmurait à elle-même :
"Un jour, je rencontrerai l'amour de ma vie. Je l'aimerai de tout mon cœur, j'en suis certaine. Mais dans cet enfer, c'est impossible. Je ferais bien de me contenter des dark romance."
Elle chassa rapidement la larme de sa joue et se força à sourire, enfouissant ses désirs les plus profonds au plus profond d'elle-même. Dans un monde où les ténèbres semblaient régner en maître, il était facile de se perdre dans les histoires passionnées des livres, de s'évader temporairement des réalités cruelles qui l'entouraient.
Mais au fond de son cœur, Sofia gardait toujours l'espoir, une lueur faible mais persistante qui brillait même dans les moments les plus sombres. Car elle savait que quelque part, quelque part dans ce monde ou dans un autre, l'amour véritable l'attendait, prêt à la trouver lorsque le moment serait venu.
Et même si elle se contentait pour l'instant des histoires de dark romance, elle savait que son propre conte de fées l'attendait quelque part, dans les ombres de l'avenir, prêt à se dévoiler lorsque le temps serait venu.
Sofia s'allongea sur le sol de sa cabane, laissant la douceur du bois sous son corps lui procurer un léger réconfort. Alors qu'elle contemplait le plafond de la cabane, elle sentit un sentiment de résignation envahir son être.
C'était une vie qu'elle avait acceptée depuis longtemps, une vie marquée par la cruauté de sa belle-mère et l'indifférence de son père. C'était une existence pénible, dénuée de la chaleur d'une famille aimante et de la sécurité d'un foyer réconfortant.
Mais malgré tout, Sofia acceptait sa réalité avec une sorte de résignation puérile, comme si elle n'avait pas d'autre choix que de s'incliner devant les forces qui la dominaient. C'était une acceptation teintée de tristesse et de désillusion, une concession à un destin qu'elle ne contrôlait pas.
Pourtant, même dans les moments les plus sombres, une lueur d'espoir persistait dans le cœur de Sofia, une lueur fragile mais tenace qui lui rappelait qu'elle était plus forte qu'elle ne le pensait, plus résiliente qu'elle ne le croyait possible.
Et tandis qu'elle se laissait bercer par les bruits de la nature qui l'entouraient, Sofia ferma les yeux, acceptant sa vie tout en se promettant secrètement de ne jamais abandonner l'espoir d'un avenir meilleur, d'un avenir où elle pourrait enfin trouver le bonheur qu'elle méritait.
Fin du chapitre
Je vais mettre des mots et leurs définitions qui sont dans le chapitre
1. **Résignation** : Acceptation passive ou soumission à quelque chose d'indésirable ou d'inévitable.
2. **Puéril** : Qui est caractéristique de l'enfance ou qui témoigne d'une attitude infantile.
3. **Réconfort** : Soulagement apporté à quelqu'un dans la douleur ou la détresse ; consolation.
4. **Résilience** : Capacité à se remettre rapidement d'adversités ou de difficultés ; la capacité à rebondir après des épreuves.
5. **Fugace** : De courte durée ; éphémère
6. **Imagination** : Faculté de former des images mentales, des idées ou des concepts abstraits qui ne sont pas présents dans les sens.
7. **Répit** : Pause ou période de repos, souvent temporaire, dans une activité ou une situation stressante ou difficile.
8. **Témoins silencieux** : Objets ou êtres présents qui observent ou assistent à quelque chose sans intervenir ou parler
Ne dîtes pas que je vous sous-estime mais quand je lis des dark romances il y'a des mots que je comprends pas et je veux pas que vous puissez avoir du mal aussi comme moi
C'etait le premier Chapitre de "Mariage sous contrat"
J'espère que vous avez adoré et n'oubliez pas de me dire si il ya une faute pour que je puisse corriger
MERCI
DE LA PART DE JINER RODRIGUEZ
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