Chapter 1
Le sang sur mes mains est encore chaud. Je le regarde, mais je ne ressens rien. Pas de regret. Pas de peur. Juste un calme glacé. Les sirènes hurlent autour de moi, et les passants qui ont vu la scène reculent, horrifiés. Ils ne comprennent pas. Ils ne peuvent pas. Je laisse les policiers m'emmener, silencieuse, sans résistance. Dans la salle d'interrogatoire, ils attendent des réponses. Mais comment leur expliquer que ce n'est pas un putain de meurtre, mais une libération ? Que cet homme n'était pas un ami, mais un monstre parmi d'autres...
Les lumières blanches de la salle d'interrogatoire me brûlent les yeux, pénétrantes comme des lames de verre. Je me tiens là, pieds nus, vêtue d'une chemise blanche maculée de sang , ce qui me donne une impression d'irréalité, comme si j'étais en dehors de moi-même, observant la scène depuis un coin sombre de mon esprit. Ils affirment que j'ai tué mon "ami" en pleine rue, mais il n'a jamais été mon ami. C'était un mensonge qu'il entretenait, une façade qu'il voulait que les autres croient. Enfin ça c'est ce qu'ils croiront
Les questions fusent autour de moi, comme des balles dans un champ de bataille. "Pourquoi ?" "Comment ?" "Qui était-il pour toi ?" Mais aucune de ces questions ne résonne en moi. Elles sont vides, dénuées de sens et m'ennuie profondément . Ils ne comprennent pas, et je sais qu'ils ne comprendront jamais. Je ne suis pas la folle qu'ils imaginent, . Non, j'ai fait ce qu'il fallait. C'était une nécessité, un acte de survie dans un monde où les hommes sont particulièrement cruels dans ce monde là je suis comment dirais je une sorte de superman mais en fille ça me fais rire intérieurement . La vérité est là, cachée sous la surface, mais je ne peux pas la révéler, pas encore.
L'odeur de l'acier froid de la table d'interrogatoire et le grincement de la chaise en acier ajoutent une dimension suffocante à l'atmosphère. Je suis menotté a la table à croire que je suis une femme dangereuse. Je suis particulièrement calme vis à vis de la situation et je sais que ça les dérange ils se posent milles et une question « pourquoi je suis si calme après avoir tué sauvagement mon "ami" en pleine rue. Moi la question que je me pose c'est pourquoi j'ai du le tuer avec un revolver j'aurais dû utiliser une arme blanche.
- Fais chier
Chaque pulsation résonne dans ma tête, un écho de mes pensées désordonnées je suis vraiment en colère pour ça. Je vois deux des inspecteurs approcher.
Ils veulent des réponses, c'est normal. Je suis là, mais je ne suis pas celle qu'ils pensent connaître.