C.I.E

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Summary

Max Clarke, 13 ans, orphelin et rebelle, se voit offrir une chance unique : rejoindre la C.I.E, une organisation secrète d'espionnage. Plongé dans un entraînement brutal et des missions périlleuses, il doit faire face à des défis physiques et mentaux qui le poussent à ses limites. Alors qu'il rencontre Sophie, une membre de la C.I.E, Max commence à suspecter que tout n’est pas aussi simple qu’il paraît, notamment en ce qui concerne la mort mystérieuse de ses parents. Entre secrets, romances et découvertes inattendues, Max devra choisir à qui il peut vraiment se fier.

Status
Ongoing
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
16+

L'orphelin..

Max se réveilla sur un lit moite, il était encore dans les vapes et la tête lourde, il était face à un mur, et quand il se retourna, il comprit.

Il n'était plus chez lui, il était seul, perdu.

La chambre accueillait une autre personne, moins ordonnée apparemment.

Max, alors, essaya de se lever, mais, en vain, il ne pouvait plus bouger ses jambes, trop lourdes, comme anesthésiées.

Il vit une sonnette proche de son lit, reliée à un long câble. Il appuya sur le bouton et quelques minutes suivirent sans rien, pas un bruit, pas un écho, juste lui, son souffle, et ses battements de cœur qui s'emballait.

Et enfin, la porte s'ouvrit, une femme d'une quarantaine d'années vint à sa rencontre.

- Max, c'est bien ça ?

Max surpris par l'allure de la femme, forte et au teint pâle

Oui, qui êtes-vous ?

Une pointe d'inquiétude se faisait ressentir dans sa voix.

Enchantée, je suis Diana. Je suis la psychologue de New-Hill.

Une psychologue ? Mais je ne suis pas fou. Dit-il la mine boudeuse.

Bien sûr que non, Max. Cependant, ce que tu as vécu peut être très traumatisant. Je pense que nous pourrions en parler.

Elle saisit une chaise dans la pièce et s’assit près de Max.

Toujours incapable de se lever. Il trouvait chez elle quelque chose de rassurant, apaisant.

Elle avait les mêmes traits qu'une mère qui essaye de calmer son enfant. Cette pensée lui fit monter les larmes, en pensant à sa propre mère.

Pourquoi suis-je ici ?

Max demanda, les larmes montant dans ses yeux injectés de sang.

Car tu ne peux plus vivre chez toi, max.

Pourquoi mes parents sont-ils morts ?

Ces mots, cette question qui n'attend pas de réponse, déchira le cœur de Diana.

Elle chercha des mots réconfortants, mais sut qu'aucun n'effacerait une peine si lourde.

Crois-tu en Dieu Max ?

Demanda-t-elle, en cherchant une manière de le réconforter, autrement.

Non. Chacun croit en ce qu'il veut, mais si Dieu existe, il a tué mes parents. Je ne veux pas croire en lui.

Ces mots résonnèrent dans la tête de Diana, Max était visiblement logique, pragmatique. Bien trop pour un garçon de 13 ans.

As-tu faim ? Ou soif ?

Elle essaya de changer de sujet, le produit calmant qu'ils avaient dû injecter à Max pour le ramener allait s'estomper bientôt, et il aurait faim. Très faim.

Oui, mais je n'arrive pas à me lever.

Je vais t'apporter un plateau, ne bouge pas.

Max ricana, pensant, "mais où tu veux que j'aille ?"

Quelques minutes plus tard, Diana revint avec un plateau-repas, elle le posa sur Max et le laissa manger, il engloutit le contenu du plateau, une orange, quelques biscuits secs, et un verre de lait.

Tu as rencontré Sophie ?

Diana demanda alors qu'il finît de mâcher un des biscuits

Qui est-ce ?

Quelques miettes du biscuit s'éjectèrent de sa bouche et finirent dans le jus d'orange

C'est ta camarade de chambre. Elle devrait bientôt revenir de cours. Tu verras, elle est gentille.

Puis, une fois que Max eut fini son plateau, elle le reprit et repartit, Max arriva enfin à se lever et il la suivit. Diana lui indiqua où se trouvaient les toilettes, les douches et la salle commune.

Elle lui donna aussi un dépliant qui avait dû être réimprimé une centaine de fois, vu l'allure de l'encre délavée et les mots à moitié effacés.

Il semblait contenir les règles de l'orphelinat. Max vit l'ambiance de la salle commune et décida de retourner dans sa chambre. Il n'était pas d'humeur à se bagarrer ou à s'amuser.

Sophie était là, elle est grande, Plus que max. Et elle est belle, des joues roses, des longs cheveux bruns qui tombaient au milieu de son dos.

Elle portait des bottes très hautes, qui allaient au-dessus de ses genoux, un short en jean déchiré et un t-shirt noir avec le logo de Metallica dessus.

Elle portait un casque Marshall sur les oreilles et dansait lorsque Max entra dans la pièce. Il lui tapota l’épaule, ce qui la fit sursauter et rougir de gêne.

AH ! MAIS QUI T'ES !

Max bondit en arrière aussi, par réflexe, alors que Sophie reprenait son souffle, une main sur le cœur

Je.. Moi, c’est… Max, excuse-moi, je ne voul-

Personne ne t'a appris à toquer !?

Elle l'interrompit, la peur passant à la colère, puis elle rigola.

Max n'y a rien compris, mais rigola faussement, puis vraiment. Il était doux le rire de Sophie, comme une mélodie apaisante mêlée au bruit d'un moteur qui ne veut pas démarrer.

Il s’excusa à nouveau et se dirigea vers son lit, les jambes encore tremblantes. Il s’assit et manqua de tomber, se rattrapant de justesse au cadre du lit.

Toi aussi, tu as eu le droit aux calmants ?

Sophie demanda du milieu de la pièce.

Aux calmants ?

- Oui, quand tu arrives ici, ils t'injectent des calmants pour faciliter le trajet, et ton arrivée. Mais, en vrai, je suis sûr qu'ils prennent juste un malin plaisir à endormir des gosses..

Elle dit ça avec un sourire faux, comme dans les films d’horreur. Max rit.

C’est vrai, qu'elle était gentille, Sophie..

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