Prologue
La lumière dorée du matin baignait doucement la chambre, mais mes pensées étaient loin d'ici. A chaque fois que je regardais Mei, qui dormait paisiblement à côté de moi, je ne pouvais m'empêcher de repenser à ce qui nous avait menées là. Tout avait commencé il y a un peu plus d'un an. Ce souvenir, toujours vif, revenait parfois me hanter, comme un rêve qui refuse de s'effacer.
Dans le rêve:
C'était un jour comme les autres, la cloche du collège venait de sonner, et les couloirs grouillaient encore des rires et discussions des élèves. Je l'attendais devant la grille, le cœur léger, mon sac sur l'épaule. Quand je l'ai vu arriver, quelque chose en moi s'est figé. Son expression était différente, son regard fuyant comme si le Katsuki que je connaissais n'était plus là
"On dois parler" lâcha-t-il, sa voix dure et froide
Je fronçais les sourcils, confuse. "Katsuki, qu'est-ce qui se passe ?"
Il détourna les yeux, croisant les bras. "Ecoute... ça peut pas continuer. Toi et moi c'est fini."
Ces mots me frappèrent comme un coup.
"Mais pourquoi ? qu'est-ce que j'ai fait ?" Ma voix tremblait
Il soupira, agacé et passa une main dans ses cheveux. " Rien c'est pas toi. J'ai juste pas le temps pour ça.. j'ai mes objectifs, mes entraînements je peux pas me permettre de perdre du temps avec...Nous"
Je voulais répondre, crier, protester, mais il ne m'en laissa pas l'occassion. Il se détourna et s'éloigna, ses mains dans les poches, sans un regard en arrière.
Je tentai de courir après lui, de l'appeler mais mes jambes refusaient de bouger. La scène s'assombrissait, et il disparaissait dans l'ombre, me laissant seule avec un vide oppressant dans la proitine.
Retour au présent:
Le souffle court, la poitrine oppressée. Mon regard se posa sur Mei, endormie à côté de moi, ses petits poings serrés contre elle. Son visage paisible, ses cheveux blonds en bataille.. elle était la preuve que tout cela n'avait pas été qu'un rêve.
Quelques semaines après notre séparation, j'avais commencé à me sentir différente. Une amie m'avait convaincue de faire un test. Quand la deuxième ligne était apparue, j'avais ressenti un mélange de peur et d'incrédulité. L'annonce à mes parents avait été une épreuve. Leurs colère et leur déception avaient été difficile a encaisser, surtout quand je leur avais refusé le nom du père. Katsuki était un chapitre que je voulais sceller à tout jamais.
Mais malgré tout, mes parents avaient fini par m'aider. Ils avaient décidé de déménager en France, loin des regards, loin des jugements. Là-bas, ils m'avaient soutenue, même s'il avait fallu du temps pour panser les blessures de notre famille.
Quand Mei était née, elle avait apporté une lumière que je n'attendais pas. Mes parents l'avaient aimée dès le premier regard, et elle était devenue notre rayon de soleil, mais après un an, ils avaient décidé que l'exil devait prendre fin, « Musutafu, c'est notre maison » avaient-ils dit. Alors nous étions revenus.
Je caressai doucement la joue de Mei murmurant: « Tu sais, ma puce.. demain c'est un grand jour. Une nouvelle école pour moi, une nouvelle vie pour nous. On va y arriver. Toi et moi. »
Mais au fond de moi, l'angoisse grandissait, ce retour à Musutafu n'était pas qu'un nouveau départ. C'était aussi un retour au lieu où tout avait commencé, et où tout pourrait peut-être me rattraper