Chapitre 1 Ezéchiel
Je me tiens derrière le bar, essuyant soigneusement un verre à vin, mon regard jetant de temps en temps un coup d’œil à la salle élégamment décorée du restaurant de mon cousin Brian.
Le service du dîner bat son plein, et comme chaque soir, je me sens dans mon élément.
J’adore cette atmosphère vibrante, où le tintement des couverts se mêle au murmure des conversations et aux rires discrets des clients.
C’est mon petit royaume, l’endroit où je peux être moi-même et oublier, ne serait-ce que quelques heures, tout ce que j’ai dû endurer pour en arriver là.
Je vois Brian au loin, en train de saluer un couple de clients réguliers avec son sourire habituel.
C’est lui qui m’a tendu la main quand notre famille m’a tourné le dos après mon coming out.
Sans lui, je ne sais pas où je serais aujourd’hui.
La soirée avance, et je m’occupe des commandes de boissons avec précision.
Le ballet des serveurs, le va-et-vient des assiettes délicatement dressées, tout cela me donne un sentiment de fierté.
Je suis passionné par mon travail.
J’aime voir le sourire des clients quand ils prennent une gorgée de vin soigneusement choisi, ou quand ils me remercient pour un service impeccable.
Puis, la porte du restaurant s’ouvre brusquement, laissant entrer une bouffée d’air frais du bord de mer.
Je lève les yeux et reconnais Karl, mon ami et collègue barman.
Il est accompagné de deux gars, probablement des clients de la boîte où il travaille, et je comprends tout de suite qu’il est venu me demander un service.
Karl me lance un sourire en coin et s’approche du bar.
— Hey, Ezechiel !
Dit-il, en tapotant le comptoir.
— On est en train de fermer la boîte, mais ces deux-là voulaient absolument prolonger leur soirée, alors je me suis dit que je pouvais les amener ici. Tu nous sers tes cocktails magiques ?
Je souris en retour, amusé par l’enthousiasme de Karl.
— Toujours là pour rendre service, tu le sais bien. Qu’est-ce que je vous prépare ?
Karl se penche vers moi, comme s’il allait me confier un secret.
— Je pense que ces messieurs aimeraient quelque chose de spécial, un peu comme toi. Surprends-les.
Je ris doucement, sachant très bien que Karl adore faire des sous-entendus à propos de ma vie amoureuse.
— Vous allez avoir droit à mon fameux cocktail tropical, alors.
Je commence à mélanger les ingrédients, concentré mais souriant.
C’est ce que j’aime le plus dans ce métier : créer quelque chose qui fera plaisir aux autres.
Chaque cocktail que je prépare est un peu comme une œuvre d’art.
Quelques gouttes de liqueur, un zeste d’agrume, et un brin de menthe fraîche pour couronner le tout.
Je sers les verres avec élégance, en veillant à ce que tout soit parfait.
L’un des gars, un beau brun aux yeux pétillants, lève son verre et me sourit.
— Merci, c’est superbe. C’est quoi ton nom, déjà ?
Je croise son regard, et quelque chose dans son sourire me fait battre le cœur un peu plus vite.
— Ezechiel, mais tu peux m’appeler Ez.
Je tends la main, qu’il serre avec une légère pression, presque une caresse.
— Enchanté.
Le brun garde ma main un instant de plus que nécessaire avant de la relâcher.
— Moi c’est Alex. Je dois dire, ton cocktail est aussi charmant que toi.
Il me lance un regard complice, et je sens un frisson courir le long de ma colonne vertébrale.
Je ris nerveusement, légèrement troublé par son audace.
— Ravi que ça te plaise.
Les heures passent, et la salle du restaurant se vide peu à peu.
Je continue de discuter avec Karl et ses amis, profitant de cette parenthèse légère et amusante.
Alex est assis près du bar, et je sens son regard posé sur moi chaque fois que je me tourne.
C’est flatteur, et je me surprends à apprécier ce petit jeu de séduction, même si je sais très bien que ce genre de rencontres ne mène souvent nulle part.
Pourtant, quelque chose chez Alex m’intrigue.
— Alors, tu fais ça tous les soirs ?
Me demande-t-il, en me désignant du menton.
— Presque. Quand je ne suis pas ici, je bosse à la boîte de Karl, de l’autre côté de la plage. J’adore ça, créer des cocktails, faire en sorte que les gens passent une bonne soirée.
— Et sinon, tu as du temps pour toi ? Pour, je sais pas, te détendre, sortir... rencontrer des gens ?
Ses mots sont prononcés avec une douceur qui semble cacher une proposition.
Je lui souris, amusé et intrigué à la fois.
— Ça m’arrive, oui.
Je hausse les épaules.
— Mais je suis plutôt du genre à profiter des rencontres sans me prendre la tête.
— Intéressant.
Alex prend une gorgée de son cocktail, sans me quitter des yeux.
— Parce que moi, je suis plutôt du genre à chercher plus que des rencontres sans lendemain.
Je reste silencieux un instant, surpris par sa réponse.
Il y a un mélange de défi et de sincérité dans son regard qui me désarçonne.
D’habitude, les gars que je rencontre comprennent vite que je ne cherche rien de sérieux, et ça me va très bien.
…
Je me tiens derrière le bar, essuyant soigneusement un verre à vin.
Mon regard glisse régulièrement sur la salle élégamment décorée du restaurant de mon cousin Brian.
C’est mon refuge, mon sanctuaire, un endroit où je peux être moi-même.
Ce soir, pourtant, une présence particulière fait vaciller mon équilibre.
Alex est là, assis au bar, son cocktail presque vide devant lui, mais son regard me transperce.
Ses yeux brillent d’une intensité qui semble vouloir me dévorer, et je sens une chaleur grandissante au creux de mon ventre.
Depuis qu’il est entré avec Karl, il n’a cessé de jouer avec mes nerfs, son sourire, ses mots… ses mains.
Je termine de nettoyer le verre et m’approche pour ramasser son verre vide.
Nos doigts se frôlent, et ce contact, aussi furtif soit-il, enflamme quelque chose en moi.
— Un autre ?
Demandé-je, ma voix légèrement rauque.
Alex sourit, un sourire lent, presque prédateur.
— Seulement si tu restes avec moi pour le boire.
Il y a une audace désarmante dans ses mots, une assurance qui m’ébranle.
Je devrais détourner les yeux, me concentrer sur autre chose, mais je ne peux pas.
Quelque chose m’attire inexorablement vers lui, comme si un fil invisible nous reliait.
— Je travaille, Alex. — Et après ?
Murmure-t-il, ses yeux fixés sur les miens.
Sa voix glisse sur ma peau comme une caresse.
Mon souffle se bloque un instant.
Je ne suis pas habitué à ce genre de persistance.
D’habitude, les choses sont claires, rapides, sans ambiguïté.
Mais Alex… Alex joue selon ses propres règles.
La soirée touche à sa fin, et bientôt, le restaurant se vide complètement.
Brian est déjà parti, me laissant les clés pour fermer.
Karl, fidèle à lui-même, m’adresse un clin d’œil avant de partir avec son groupe, mais Alex reste.
Il n’a pas bougé de son tabouret, et je sens son regard brûler dans mon dos tandis que je range les bouteilles.
— Tu comptes rester ici toute la nuit ?
Lancé-je, sans me retourner.
— Ça dépend. Tu veux que je reste ?
Je me tourne vers lui. Il est là, calme et sûr de lui, comme s’il savait exactement ce qu’il voulait et qu’il n’avait aucun doute sur sa capacité à l’obtenir.
Il s’approche lentement, contournant le bar pour se poster juste devant moi.
— Tu es direct, toi, hein ?
Il sourit, et cette fois, il n’y a aucune trace de défi dans son expression, juste une envie brute et assumée.
— Seulement quand je sais que ça en vaut la peine.
Avant que je ne puisse répondre, il franchit la dernière barrière entre nous.
Ses mains viennent encadrer mon visage, et ses lèvres s’écrasent contre les miennes avec une urgence que je ne peux ignorer.
Je lâche le verre que je tenais, et il se fracasse au sol, mais je m’en fiche.
Tout ce qui compte, c’est ce moment, cette chaleur, ce besoin.
Je passe mes bras autour de lui, l’attirant plus près, savourant la façon dont son corps s’aligne parfaitement contre le mien.
Nos respirations se mêlent, et je sens son cœur battre à un rythme effréné contre ma poitrine.
— Tu es sûr de ce que tu fais ?
Murmuré-je contre ses lèvres, ma voix tremblante, presque un avertissement.
— Toi, tu n’es pas sûr ?
Répond-il avec un sourire en coin avant de capturer mes lèvres à nouveau, plus doucement cette fois.
Je me perds dans ce baiser, dans la façon dont ses doigts glissent dans mes cheveux, dans la chaleur qui irradie de son corps.
C’est comme si tout autour de nous disparaissait, ne laissant que nous, seuls dans l’univers.
Quand il s’écarte légèrement, son front pressé contre le mien, je me surprends à murmurer :
— Tu es dangereux, Alex.
Il rit doucement, son souffle chaud contre ma peau.
— Seulement pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Et à cet instant, pour la première fois depuis longtemps, je me rends compte que je ne sais plus ce que je veux… à part lui.
Ses mots glissent dans l’air comme une promesse.
Alex ne bouge pas tout de suite, laissant ses mains explorer les contours de mon visage, sa paume chaude contre ma mâchoire.
Il me regarde avec une intensité qui me laisse à nu, comme s’il pouvait lire chaque désir enfoui, chaque pensée inavouée.
Je déglutis, mon souffle toujours irrégulier.
Ce n’est pas qu’une attirance physique, c’est une force magnétique qui me pousse à combler cet espace entre nous, à oublier tout ce qui existe au-delà de lui.
— Tu es sûr de vouloir jouer à ce jeu ?
Murmuré-je, ma voix presque rauque.
— Ce n’est pas un jeu, Ez. Pas avec toi.
Il n’attend pas ma réponse.
Ses mains glissent lentement de mon visage à ma nuque, puis le long de mes épaules.
Sa caresse est un mélange de tendresse et de désir brut, et je sens chaque muscle de mon corps se tendre sous son contact.
Il tire doucement sur ma chemise, ses doigts effleurant ma peau.
Je ne peux plus me retenir.
Je le saisis par les hanches, l’attirant brusquement contre moi.
Le choc de nos corps allume un feu qui menace de nous consumer.
Je capture ses lèvres, cette fois avec plus de force, de besoin.
Nos langues se trouvent, explorant avec une urgence affamée.
Alex gémit légèrement contre ma bouche, et ce son me rend fou.
Mes mains descendent le long de son dos, glissant sous le tissu fin de sa chemise.
Sa peau est brûlante, douce, et je veux la découvrir entièrement, sans aucune barrière.
— Ezechiel…
Murmure-t-il entre deux baisers, sa voix tremblante.
Ce simple son de mon prénom dans sa bouche déclenche une vague de chaleur incontrôlable.
Je le pousse doucement contre le bord du bar, mes mains fermement ancrées sur ses hanches.
Son souffle est court, ses lèvres gonflées par nos baisers.
— Dis-moi d’arrêter, si tu veux que je m’arrête…
Chuchoté-je, mon front pressé contre le sien.
— Ne t’arrête pas.
C’est tout ce qu’il faut.
Je déplace mes lèvres vers son cou, goûtant sa peau, savourant chaque frisson qui parcourt son corps.
Ses mains agrippent ma chemise, ses doigts s’enfonçant dans le tissu alors que mes baisers descendent plus bas, explorant cette ligne fragile entre contrôle et abandon.
— Tu es… incroyable…
Souffle-t-il, ses mots entrecoupés par des gémissements.
Je ne réponds pas. Je me contente de lui montrer combien je le désire, combien il m’a envoûté en si peu de temps.
Mes mains s’aventurent plus bas, caressant les courbes de ses hanches avant de glisser sous la ceinture de son pantalon.
Son souffle se coupe, et il laisse échapper un râle profond qui fait écho à mon propre désir.
— Ezechiel… je te veux, maintenant.
Ces mots me font perdre toute retenue.
Je l’embrasse encore, plus profondément, plus désespérément, nos corps se pressant l’un contre l’autre comme si la distance était insupportable.
Je l’entraîne doucement vers l’arrière du bar, là où l’intimité de la pièce devient une bulle hors du temps.
La lumière tamisée joue sur les contours de son visage, illuminant ses yeux brûlants de désir.
— Tu es magnifique…
Murmuré-je, incapable de détourner mon regard.
— Et toi, tu es en train de me rendre fou!
Rétorque-t-il, un sourire espiègle aux lèvres.
Ses mains descendent sur mon torse, déboutonnant ma chemise avec une lenteur délibérée.
Chaque bouton qui cède est une nouvelle barrière franchie, une nouvelle promesse d’intensité.
Quand sa peau rencontre la mienne, un frisson me parcourt, et je sais que cette nuit, rien ne sera plus pareil.
Nos vêtements tombent au sol, pièce par pièce, oubliés, comme si le monde extérieur n’existait plus.
Chaque contact de sa peau contre la mienne enflamme une chaleur qui se répand dans tout mon corps.
Alex est audacieux, mais ses gestes sont empreints d’une douceur désarmante.
Ses mains explorent, découvrent, et réveillent des sensations que je pensais avoir oubliées depuis longtemps.
— Tu as une idée de ce que tu fais, Alex ?
Murmuré-je, ma voix rauque de désir.
— Absolument. Je prends ce que je veux.
Son assurance me fait sourire.
Je l’attrape par les hanches, inversant nos positions pour le plaquer doucement contre le mur.
Il me regarde, les lèvres entrouvertes, son souffle saccadé.
Mes lèvres trouvent à nouveau les siennes, mais cette fois, mes baisers sont plus lents, plus profonds, comme pour lui faire comprendre qu’il ne contrôle pas entièrement la situation.
— On va voir qui mène vraiment ce jeu…
Chuchoté-je contre sa bouche.
Je descends lentement, traçant un chemin de baisers brûlants le long de son cou, de ses clavicules, savourant chaque frisson que j’arrache à son corps.
Mes mains suivent le contour de ses épaules, de ses bras, glissant avec une précision calculée pour éveiller chaque nerf, chaque fibre.
Alex agrippe mes épaules, comme s’il cherchait un point d’ancrage.
Ses gémissements étouffés m’encouragent, me poussent à aller plus loin.
Je sens sa peau se tendre sous mes doigts, son souffle devenir plus erratique.
— Ezechiel… je…
Je l’interromps avec un baiser, dévorant les mots qu’il tente de prononcer.
Il n’y a plus besoin de parler maintenant, nos corps communiquent mieux que nos voix.
Ses mains glissent dans mes cheveux, tirant légèrement, ce qui m’arrache un grognement bas.
Je descends encore, mes lèvres effleurant sa poitrine, son ventre, chaque baiser une déclaration silencieuse.
Alex est magnifique, vulnérable et puissant à la fois.
Son corps répond au mien comme si nous étions faits pour nous trouver, pour nous emboîter parfaitement.
— Tu es incroyable, Alex…
Soufflé-je, ma voix à peine audible.
Il me regarde, ses yeux brillants d’un mélange de désir et d’émotion.
Il tend la main, me relevant doucement pour que nos regards se croisent à nouveau.
— Et toi, tu es tout ce que je veux, ici et maintenant.
Il me tire à lui, nos corps s’alignant parfaitement.
La chaleur entre nous est insupportable, et pourtant, je ne veux pas qu’elle disparaisse.
Nous nous abandonnons à ce moment, oubliant tout sauf le besoin urgent et viscéral d’être encore plus proches, encore plus liés.
Je reprends ma descente vers l’endroit de mes désirs.
je détache lentement sa braguette en le regardant intensément dans mes yeux, puis j’enlève en même temps son pantalon et son boxer, libérant ainsi son énorme envie.
Elle se dresse fièrement devant mes lèvres, ma langue est irrésistiblement attiré par son gland qu’elle vient titiller doucement.
Un long gémissement s’échappe des lèvres d’Alex qui se transforme en cri de plaisir quand je viens le gober.
J’alterne alors les rythmes rapides et plus lents, jouant avec ma langue et même parfois avec mes dents.
Mes mains viennent rejoindre le ballet, l’une malaxant ses bourses et l’autre glissant entre ses deux globes fermes.
— J’ai envie de plus Ez’
je rigole doucement alors que je le retourne pour pouvoir le préparer comme j’aime.
Le bout de ma langue va jouer avec l’anus qui frétille déjà d’envie.
Je durcie ma langue pour pouvoir le pénétrer en douceur, entamant de léger va et vient qui sont aussitôt suivi par des soupirs de plaisir.
Puis mes doigts viennent se joindre à la fête.
Un, puis deux et trois viennent le dilater, frolant sensuellement sa boule de plaisir au passage pour le faire crier de plaisir et augmenter mon excitation.
Quand je sens qu’il est prêt à recevoir ma dureté que je sais plus que bien proportionné, je me relève pour finir de me déshabiller.
Puis,je me saisie par les hanches pour le rapprocher de moi, glissant ma verge entre ses fesses musclées et je viens mordiller le lobe de son oreille avant de lui murmurer.
— Je vais te faire hurler de plaisir Alex!
Il n’a le temps que de gémir, que je le pénètre lentement pratiquement jusqu’à la garde.
Puis je m’arrête savourant cette délicieuse sensation d’être serré et au chaud en lui, ce qui lui laisse le temps de s’habituer à mon calibre.
— Mon Dieu Ez’ tu es si …si …gros… Oh oui!
Je comprends qu’il est prêt pour la suite et j’entame immédiatement des coups de reins forts et profonds.
A la façon dont Alex se cambre et gémit, je comprends qu’il prend autant de plaisir que moi et j’accélère donc mes mouvements.
— Tu aimes ça, hein!
— Oh oui! Plus fort Ez’ C’est trop bon!
Je le pillone donc plus vite jusqu’à ce qu’il crie et je le remplisse en lui mordant fermement l’épaule.
Quand enfin nous franchissons cette dernière barrière, c’est une explosion de sensations, un moment suspendu où plus rien d’autre n’a d’importance.
C’est brut, intense, mais aussi terriblement tendre.
Alex me regarde comme si j’étais la seule chose qui compte, et je réalise que ce moment est bien plus qu’une simple aventure.
C’est quelque chose de rare, de précieux, et je suis prêt à m’y perdre entièrement.
…