Prologue
Dans une semaine cela fera cinq ans qu’il est parti. Les années sont passées à une vitesse impressionnante depuis ce jour sombre dont elle ne se souvenait que vaguement. Un appel qu’a reçut sa mère, le choc, les larmes, l’enterrement, la colère, la réalisation, une grande phase de douleur qui ne s’estompera jamais et pour finir une acceptation partielle. Aucun enfant ne devrait perdre son père si jeune. Ce n’est pas grandir sans figure paternel ce qui était compliqué mais c’était de la voir disparaître. Ces éclats piquants qui reste dans le cœur. Repenser aux bons moments sans savoir si on doit pleurer ou bien se souvenir avec nostalgie, remerciant le monde que ce soit arrivé.
Un règlement de compte qui a mal tourné et le policier Frank Dovey prit la balle perdue d’un gamin de seize ans aveuglé par l’argent. Justice a été rendu au tribunal, Sam Orston, alors qu’il n’était qu’un lycéen, prit une sentence de perpétuité échappant au couloir de la mort le menaçant. Alice Dovey, malgré sa peine immense et son nouveau titre de veuve, prit sur elle et se releva rapidement du décès de son mari. Il le fallait bien devant ses deux enfants ne montrer aucune forme de faiblesse pour rester leur pilier, une aide face à une épreuve insurmontable. Max Dovey, âgé de seulement un ans n’avait bien sûr pas pu assimiler tout se brouhaha dans sa famille. Le pauvre en grandissant ne se rappellera jamais d’un souvenir avec son père ni même le son que sa voix pouvait faire. La douleur passa mieux, atténuer par son jeune âge.
Jane Dovey allait avoir dix ans lorsque la dure nouvelle lui tomba dessus. Une boule de rage c’était formé en elle. Un sentiment amer d’injustice face à la dévotion de son père pour les autres. Lui qui avait toujours tout donné venait de prendre en pleine tête le prix de la rage d’adolescents délaissés. Elle ne le pardonnait pas mais passa par plusieurs état d’âme en grandissant. D’abord la volonté de vengeance sur l’assassin. Elle voulait qu’il souffre autant que sa famille. Mais en voyant sa culpabilité et l’aveu total de sa responsabilité face au juge, elle comprit que ce n’était pas en le poursuivant jusqu’à le brisé complétement qui rendrait hommage son père. Tous ce qui l’intéressait maintenant c’était de lui rendre hommage en accomplissant les projets qu’il avait. Elle était maintenant prête à tout pour honorer sa mémoire.