Recueil de nouvelles (Mini)

Summary

Ceci est un recueil de nouvelles érotiques de moins de 1000 mots avec différents personnages de Naruto.

Status
Ongoing
Chapters
27
Rating
n/a
Age Rating
18+

Amour et remord

C’était la cinquième fois ce mois-ci, que Naruto attrapait couverture et oreiller pour aller dormir sur le canapé du salon. Hinata retint les larmes dans ses yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi. Elle n’avait rien fait de mal pourtant. Et si c’était lui ? La culpabilité le poussait-il à faire chambre à part ? N’en pouvant plus de le voir s’éloigner d’elle, Hinata se leva et le rejoint. En prenant place près de lui, elle eut le cœur comprimé. Il avait les joues humides, signe qu’il avait pleuré. Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle s’allongea contre lui. Naruto ferma les yeux pour éviter son regard interrogateur, mais il l’enlaça tout de même de ses bras.

— Que ce passe-t-il, Naruto ?

— Je suis désolé.

Désolé ? L’avait-il trompé ? Voulait-il la quitter pour une autre ? L’esprit d’Hinata s’emballa, imaginant les pires scénarios.

— Pourquoi ? demanda-t-elle, la gorge nouée.

Naruto ne lui répondit pas tout de suite. Il resserra les bras autour d’elle, l’étouffant presque dans son étreinte. Il renifla ses cheveux un long moment avant de lui relever le visage et de l’embrasser. La passion et le désespoir qu’elle ressentit dans son baiser lui coupa le souffle. Et la perturba aussi. La dernière fois qu’elle avait ressenti la même chose en l’embrassant, c’était lorsqu’elle avait presque quitté Naruto à cause de son père. Hiashi ne voulait pas voir sa fille avec un homme sans héritage. Elle avait souffert de devoir faire un choix. Mais ce jour-là, il lui avait fait comprendre qu’il accepterait son choix, car tout ce qu’il voulait c’était son bonheur. Voilà pourquoi elle avait renié sa famille. Du moins son père. Elle voulait vivre avec l’amour de sa vie, pas avec l’homme que son père lui avait choisi.

Hinata mit fin à leur échange et le regarda, les yeux luisant de larmes et Naruto ouvrit la bouche.

— Je peux voir que tu es triste, même quand tu souris, même quand tu rigoles. Je peux le voir dans tes yeux, au fond de toi tu pleures. Tout ça parce que tu m’as choisi moi et non ta famille. Je suis désolé que tu sois aussi triste avec moi. Je devrais savoir que c’est difficile de vivre sans famille. Moi, l’orphelin, j’aurais dû le comprendre avant, que ça te rendrait malheureuse.

Submergé par l’émotion, la voix de Naruto craqua sur les derniers mots. Il l’aimait tellement, alors il souffrait de la voir triste. Tout ça parce qu’il était orphelin et que ses parents ne possédaient ni titre ni fortune. Pourquoi avait-il fallu qu’ils tombent amoureux, si c’était pour en souffrir autant ? Hinata lui caressa le visage et l’embrassa tendrement.

— Je suis heureuse avec toi, lui assura-t-elle, ses lèvres effleurant celles de son amoureux. Si je suis triste, ce n’est pas parce que je t’ai choisi. C’est même la meilleure chose que j’ai fait. Je trouve juste dommage, que notre enfant ne pourra jamais connaître ses grands-parents.

Naruto mit quelques secondes avant que l’information n’atteigne son cerveau et ne le décode. Notre enfant ? Que voulait-elle dire ?

— Que… Que veux-tu dire par « notre enfant ne pourra jamais connaître ses grands-parents » ?

— Je suis enceinte.

Les yeux de Naruto s’écarquillèrent sous la surprise. Enceinte ? C’était ce qui la tracassait ?

— T… Tu… On…

— Va avoir un enfant, termina-t-elle à sa place.

Submergé par une toute autre émotion que durant les derniers jours, Naruto l’embrassa avec fougue. Ce qui fit rire sa copine. Une famille, ils allaient bientôt en avoir une, dès que ce petit être serait né.

Le baiser s'enflamma rapidement et avant de le réaliser, ils étaient entièrement nus sur le canapé et se retrouvèrent mutuellement. Ils avaient tous les pris leur distance ces dernières semaines et jumelé à l'euphorie de l'annonce, ils firent l'amour comme ils ne l'avaient pas fait depuis un moment. C'était lent et passionné, ils s'accrochaient l'un à l'autre comme s'ils avaient peur que l'autre disparaisse. Des mots doux furent susurrés, alors qu'ils ne se quittaient plus du regard. Leur union était juste et il était dommage que la famille de la jeune femme ne puisse pas le comprendre. Ils se comprenaient sans même avoir à se parler et c'était une bonne chose qu'ils aient réglé ce quiproquo.