Recueil de nouvelles (longues)

Summary

Ceci est un recueil de nouvelles érotiques de plus de 6000 mots avec différents personnages de Naruto. Elles seront séparées en plusieurs parties.

Status
Ongoing
Chapters
64
Rating
n/a
Age Rating
18+

Ce n'était pas un rêve - 1

(Résumé : Vous est-il déjà arrivé de rêver éveillé ? Moi si. Mais lorsque j’en ai fait part à ma famille, ils m’ont prit pour un fou. Seule ma cousine vient me rendre visite et c’est pour ça que je vais tout lui raconter.)


- Salut Neji, fit une jeune femme en entrant dans la pièce. Comment te sens-tu aujourd’hui ?

L’interpellé tourna lentement la tête vers elle, le visage sans la moindre émotion. Il la regarda sans rien dire, jusqu’à ce qu’elle prenne place sur le siège près de lui. Elle avait emmené avec elle, un gâteau qu’elle avait préparé juste pour lui. La jeune femme prit deux assiettes dans une armoire et coupa deux parts de la pâtisserie. Elle déposa une assiette sur les cuisses du jeune homme, qui ne réagit pas.

- Les médecins disent que tu ne fais aucun effort pour guérir, commença la jeune femme.

- Je ne suis pas fou Hinata, répliqua Neji d’une voix grave et enroué par le manque d’utilisation. Je n’ai pas rêvé et je trouve dommage d’être ici, parce que j’ai eu le malheur d’expliquer ma disparition.

La jeune femme préféra garder le silence, puisque depuis sont internement, il s’emportait rapidement. Lui, qui ne perdait jamais son sang froid, même dans les moments de panique, perdait facilement patience. Elle l’observa manger son morceau de gâteau en silence et le détailla comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. C’était un homme grand et bien bâti par des heures de musculation. Il avait des cheveux bruns qui lui descendait jusqu’au bas du dos et un teint pâle causé par les longues heures de travail dans son bureau. Et pour finir, les yeux si caractéristiques des Hyuuga, deux lunes blanches. Bien des gens pensaient au premier abord, qu’ils étaient aveugles, mais c’était tout le contraire. Même les aînés de la famille ne portaient pas de lunettes.

De son côté, son cousin l’observait du coin de l’œil sans qu’elle ne le remarque. Magnifique comme toujours et la grossesse la rendait encore plus radieuse. Elle possédait de belles courbes, qui avaient rendu bien des garçons dingues et les filles jalouses. Mais un seul garçon avait réussit à lui prendre son cœur en échange du sien, Naruto Uzumaki. Maintenant son mari et bientôt le père de leur premier enfant. Depuis quelques années, elle portait ses cheveux noir au reflet bleuté jusqu’aux reins, encadrant ainsi son visage de poupée.

-Combien de mois ? demanda-t-il après un moment.

- Six et Naruto commence déjà à devenir trop protecteur, soupira sa cousine. Je ne suis pas faite en chocolat.

- C’est sûr, puisque tu es faite en porcelaine, répliqua le brun avec un sourire moqueur.

Cette réplique la fit sourire, heureuse de constater que cette épreuve n’avait pas gâché leur complicité.

- Mon père n’a jamais voulu m’expliquer pourquoi il t’avait envoyé ici, dit-elle après un moment.

- Si je te raconte, tu me promets de ne pas me traiter de fou ? Je ne te demande pas de me croire, juste de ne pas me traiter de fou.

La brune acquiesça en souriant. Même si elle le voulait, elle ne pourrait se moquer de lui. Elle n’était pas qu’une beauté, elle avait aussi le cœur sur la main.

«FLASH BACK»

C’était quelques jours avant son anniversaire et l’obtention d’une nouvelle promotion. Malgré l’homme d’affaire influant qu’il était, à vingt-trois ans, il aimait toujours autant passer une journée tranquille à pêcher. Une fois par an, il prenait le petit bateau familial et se rendait au bord du golf de Kiri. C’était une belle journée, ni trop chaude, ni trop froide. Pas trop de vent. Calme comme il aimait. Ça ne mordait pas vraiment, mais ça lui était égal.

Il s’allongea dans le fond du bateau, attacha sa canne à pêche sur le rebord, fit glisser son chapeau sur son visage et s’endormit tranquillement.

Il fut réveillé par un grondement et une augmentation de l’agitation des vagues. Il replaça son chapeau sur sa tête en se redressant et remarqua que le temps c’était dangereusement assombri. Sans paniquer, il mit le moteur en marche. Ou plutôt, essaya, car ce dernier étouffa. Pendant plusieurs minutes, il tenta de le faire démarrer, mais tout ce qu’il réussi à faire, c’est de le noyer. Pour couronner le tout, la pluie commença à tomber, bientôt suivi par le vent, qui devint rapidement violent. Mais Neji ne se découragea pas et tenta de ramener son bateau à la rive.

Sauf que pagayer à contre courant n’est pas chose aisé. Il fut donc rapidement prit dans l’orage et les vagues finirent par faire basculer le bateau et il tomba à la renverse dans l’eau. Lorsqu’il tenta de remonter à la surface, c’est l’intérieur du bateau que ses mains rencontrèrent. Par chance, il put reprendre son souffle, mais la fatigue fini par le gagner et il sombra dans l’eau.


Le réveil fut étrange. Il sentait un soleil brulant réchauffer l’air et une odeur salée lui parvenait aux narines. En remuant un peu, il se sentit balancer de gauche à droite, comme dans un hamac. Lorsqu’il ouvrit les yeux, c’est un plafond fait de branches et de feuilles qu’il vit.

- Mais où suis-je ? fit-il à voix haute.

- Sur une île inconnue, lui répondit une voix derrière lui.

En entendant cette voix, Neji voulut se retourner pour voir qui avait parlé, mais son mouvement brusque ne lui value qu’une chute au sol. La jeune femme qui lui avait répondu, accourue pour l’aider à se redresser. Elle portait ses cheveux bruns attachés en deux chignons hauts, le teint basané et une taille svelte.

- Tout va bien, vous ne vous êtes pas fait mal ? s’enquit la jeune femme.

Le jeune homme ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n’en sortit, lorsqu’il rencontra le regard de la jeune femme. Ses iris étaient d’un brun très pâle, s’approchant du jaune et donnant l’impression de voir deux sphères de miel. Sucré, tout comme son parfum.

- Ça va ? répéta-t-elle.

- Oui, fit Neji, hypnotisé.

- Je m’appelle Tenten. Et vous ?

- Neji. Comment suis-je arrivé ici ?

- Je vous ai repêché.Vous étiez inconscient dans la mer.

- La mer ? s’exclama-t-il après un moment sous la surprise. Mais j’étais dans le golf de Kiri, quand mon bateau c’est renversé.

La jeune femme garda le silence, ne sachant pas quoi lui répondre. Ce serait probablement très dure pour lui d’assimiler la vérité. Ça se voyait, que c’était un homme de faits.

- Je vous expliquerai, lorsque vous serez complètement remis. Voici quelque chose à manger, ajouta-t-elle en montrant un bol. Lorsque vous serez près, rejoignez-moi sur la plage.

Puis elle se redressa et passa la porte masqué par un drap. La brune était vêtue d’un paréo blanc attaché en croisé autour du cou, cachant tout ce qu’il y avait à cacher.

Neji se leva et regarda ensuite ce qu’il portait. Il n’avait plus sa chemise et ses chaussures, mais il avait encore son pantalon. Il regarda autour de lui pour détailler la cabane, pour voir qu’elle était petite et que le hamac en occupait le centre. Des petits meubles faits en bambou reposaient à chaque extrémité du lit suspendu et sur l’un des deux, se trouvait une assiette de fruit. En s’approchant, il remarqua qu’il n’en connaissait aucun. C’est donc avec hésitation, qu’il en prit un et y planta ses dents. C’était juteux, à tel point, que le jus lui coula sur le menton et le torse. Il avait aussi un goût sucré et très savoureux. Il prit ensuite un fruit qui avait été coupé en deux. L’extérieur était dure et rugueux, mais l’intérieur très moelleux, très tendre. Ça donnait même l’impression de fondre dans sa bouche.

Lorsqu’il se sentit rassasié, le brun sortit de la cabane. Le soleil l’éblouit un moment, ses cheveux flottèrent derrière lui sous la brise et le sable lui brûla presque le dessous des pieds. Neji vit un peu plus loin, la jeune femme assise sur une pierre ronde et qui regardait les vagues s’échouer sur la plage. Il la rejoignit lentement, tout en grimaçant sous la morsure brûlante du sable.

- Il ne faudra pas rester trop longtemps sous le soleil, prévint la brune sans le regarder, sinon on va ressembler à des homards.

- Comment sommes-nous arrivé ici ? s’enquit Neji.

- Par la mer, répondit innocemment la jeune femme.

- Et où est votre bateau ?

- Quel bateau ? fit-elle, mal à l’aise.

La jeune femme évita soigneusement de le regarder, mais Neji l’attrapa par le bras pour la retourner vers lui. Apeurée, elle ferma les yeux et se retrouva dans les bras du brun. Il l’a sentit se crisper, comme si elle s’attendait à se faire frapper.

- Mais je ne vais pas vous faire de mal ! s’exclama Neji.

- Ah non ? fit piteusement la brune en ouvrant les yeux.

- Je veux juste savoir ce qu’il s’est passé.

- Sauf que vous n’allez pas me croire, marmonna-t-elle.

Le jeune homme la laissa se redresser sur ses jambes, mais son regard ne diminua pas d’intensité. Il avait besoin de savoir ce qui c’était passé durant l’orage, au moment où il avait sombré dans l’inconscience. Sous son regard, elle marcha en direction de la mer et s’arrêta un moment avant d’entrer dans l’eau. Puis avant qu’il n’eut le temps d’ouvrir la bouche pour parler, elle se mit à courir et plongea dans l’eau. Ce qui étonna le jeune homme. Voulait-elle s’enfuir de lui ? Mais en réalité non.

Son visage se décomposa, lorsqu’il vit une queue de poisson géante frapper l’eau, juste avant de voir la tête de la jeune femme sortir à quelques mètres de lui. Il avança très lentement sur la plage, marchant d’un pas incertain vers elle et constata que la queue de poisson avait remplacé ses jambes. Son visage resta figé dans une expression de surprise totale, d’incompréhension absolue, devant ce… Phénomène ? L’homme de science qu’il était, n’avait pas été élevé pour croire ce qu’il voyait sous ses yeux. Devant ce regard, Tenten préféra partir et le laisser seul le temps qu’il accepte cette réalité. Neji la vit disparaître dans la mer en moins d’une seconde. Il recula tranquillement sur la plage en se disant qu’il devait encore dormir et retourna dans la cabane pour se recoucher.

Il se réveilla quelques heures plus tard. Le temps était plus frais, mais l’air était toujours salé. Il n’eut donc pas besoin d’ouvrir les yeux, pour constater qu’il n’avait pas rêvé l’île. Ce qui voulait dire, qu’il n’avait pas rêvé la fille à la queue de poisson. En comprenant ça, il ouvrit d’un seul coup ses yeux, en se redressant vivement dans le hamac. Ce qui le fit basculer de nouveau en bas du lit suspendu.

Le brun se redressa lentement, puis sortit à l’extérieur sans se presser. Ses pieds s’enfoncèrent dans le sable tiède et en levant les yeux, il fut époustouflé par le ciel étoilé. Le son des vagues, qui montaient sur la plage et le chant des grillons, rendaient ce paysage fantaisiste. Très romantique, mais dommage qu’il soit seul. L’esprit ailleurs, il marcha vers la mer et entra tranquillement dans l’eau. Il ne se rendait même plus compte de ce qu’il faisait. Lorsqu’il eut l’eau au niveau des hanches, il s’arrêta et regarda au loin. C’est là qu’il vit un banc de dauphin, nager à quelques mètres de lui.

- Irréel, pas vrai ? fit une voix.

- Hein ? s’exclama Neji en sortant de la lune.

Il baissa les yeux, pour voir Tenten juste devant lui, seules sa tête et ses épaules sortaient de l’eau. Et sous la surprise, le brun trébucha vers l’arrière et se retrouva assis dans l’eau, complètement immergé. Il se redressa rapidement pour reprendre son air et vit la sirène s’approcher de lui, pour voir s’il allait bien.

- Je suis désolée, je ne voulais pas te faire peur.

- Merde, ce n’était pas un rêve ! s’exclama le brun sans réfléchir.

- Vous en doutiez encore, même après vous être à nouveau réveillé sur cette île ? s’étonna Tenten. Vous êtes pire que les autres !

- Les autres ? répéta le jeune homme sans comprendre.

- Vous n’êtes pas le premier humain à faire naufrage et être sauvé par une sirène, révéla la sirène.

- Et comment ce fait-il, que personne ne soit jamais venu ici ?

- Parce qu’aucun courant marin ne vient jusqu’ici.

- Comment ce fait-il que les satellites n’aient jamais remarqué cette îles ?

- Je ne suis pas sûre, répondit-elle en levant les yeux vers le ciel pour réfléchir. Mais je crois que c’est dû à un champ magnétique provoqué par les montagnes, ajouta-t-elle en le regardant de nouveau. Là-bas, fit-elle en pointant une direction du doigt.

Le brun se retourna et regarda dans la même direction, mais bien que la lune éclaire le paysage, il faisait beaucoup trop sombre pour bien les distinguer.

- Mais pourquoi personne n’en a jamais parlé ? demanda-t-il après un moment.

- Plusieurs ne sont jamais partie, les autres, je l’ignore. Mais après votre réaction, je crois que personne ne les a crus.

- Comment on part d’ici ?

- Par la mer.

- Où y a-t-il un bateau ?

- Un bateau ? répéta la brune sans comprendre. Oh non, soupira-t-elle en comprenant, ça ne fonctionnerait pas.

- Pourquoi ?

- Aucun courant marin ne part de cette île. Un bateau serait inutile.

- Mais un bateau à moteur ?

- Où trouveriez-vous un moteur ?

Pas bête, il était sur une île sans civilisation.

- Et je fais comment pour retourner chez moi ? soupira-t-il après un moment de réflexion.

- Hum…, fit-elle en réfléchissant. Ça c’est plus compliqué. Faudrait que je demande à mon père, conclut-elle, sur le point de disparaître sous l’eau.

- Attendez ! s’écria Neji.

- Oui ? fit la sirène en remontant à la surface.

- Vous allez revenir ? s’enquit-il.

- Je serai là à votre réveil, sourit-elle.

Puis elle replongea dans la mer et disparue. Neji se leva et regagna la plage, puis la cabane. Il essora rapidement son pantalon, puis se recoucha dans le hamac et s’endormit rapidement.