1: Northbridge
Ce jour-là, le ciel semblait avoir retenu son souffle. Il s’étendait au-dessus des montagnes dans un bleu d’une limpidité presque irréelle, un bleu si calme qu’on aurait cru que le vent lui-même avait renoncé à souffler de peur d’en froisser la surface.
Le train poursuivait lentement sa route à travers les paysages suisses, glissant sur les rails avec cette régularité hypnotique propre aux longs voyages, tandis que les vitres renvoyaient par instants les éclats argentés des lacs disséminés entre les reliefs. Les montagnes défilaient les unes après les autres, majestueuses, silencieuses, comme les gardiennes d’un monde coupé du reste du pays.
Je ne quittais presque plus la fenêtre des yeux. À chaque tunnel, mon reflet apparaissait fugitivement dans la vitre avant de disparaître sous le retour de la lumière, comme si je n’étais encore qu’un visiteur hésitant entre deux existences. Puis, au détour d’un dernier virage, je le vis. Le pensionnat Northbridge. Presque trop parfait pour être vrai.
Niché fièrement au sommet d’une colline verdoyante, il dominait toute la vallée avec une élégance tranquille qui inspirait autant le respect qu’une légère intimidation. Ses hautes façades de pierre anciennes portaient les marques du temps sans avoir perdu leur noblesse.
Des tourelles gothiques s’élevaient vers le ciel, des fenêtres immenses captaient la lumière du matin, et les toits d’ardoise dessinaient une silhouette qui évoquait davantage un château oublié dans un vieux conte qu’un établissement scolaire.
Northbridge. Le nom seul évoquait les pages jaunies d’un vieux roman anglais, quelque chose de noble, d’intemporel. Et maintenant... J’allais y vivre. Le train ralentit progressivement avant de s’immobiliser dans un léger grincement métallique. Le silence qui suivit me sembla presque assourdissant.
Lorsque je descendis sur le quai, une fraîcheur légère vint aussitôt glisser contre mon visage. Elle portait avec elle l’odeur humide des arbres, de la pierre et de l’herbe encore imprégnée de la rosée matinale.
Quelques dizaines de minutes plus tard, après le trajet jusqu’au domaine, je franchis enfin les imposantes grilles en fer forgé. Elles étaient si hautes qu’elles donnaient l’impression de séparer deux mondes.
Northbridge n’était pas simplement un pensionnat privé prestigieux. C’était le genre d’établissement où l’on envoyait les enfants des familles les plus fortunées, celles qui considéraient la culture comme un héritage, avec grâce, assurance et beaucoup d’argent. Ici, on n’apprenait pas seulement des matières. On cultivait une certaine idée de l’excellence.
Les langues étrangères, les beaux-arts, la philosophie, la littérature, le théâtre... chaque discipline semblait participer à la construction d’une élite destinée à évoluer naturellement dans des salons où l’on discutait aussi bien d’un tableau que d’un traité philosophique. Tout semblait beau, épuré, exigeant.
Moi... Je n’étais pas issu de ce monde. J’avais passé ma première année dans une école artistique privée en France. J’y avais travaillé sans relâche, davantage par passion que par ambition, jusqu’au jour où l’un de mes professeurs avait décidé de présenter mon dossier pour un programme d’échange particulièrement sélectif. Je n’avais jamais réellement cru être accepté. Pourtant, quelques mois plus tard, me voilà ici. À Northbridge. Cette pensée me donna presque le vertige.
Je baissai les yeux vers ma tenue, davantage pour m’occuper l’esprit que par besoin. Ma veste noire, courte, contrastait avec la pâleur du matin. Sous celle-ci, un col roulé brun remontait jusqu’à mon cou, diffusant une chaleur rassurante qui m’évitait de me sentir complètement exposé. Mon pantalon noir tombait impeccablement sur mes chaussures de cuir soigneusement cirées, mais elles ne pouvaient pas masquer le poids invisible qui alourdissait ma démarche.
Tout semblait à sa place. Sauf moi. Chaque pas que je faisais sur les pavés me paraissait un peu plus lourd que le précédent. Ce n’était pas Northbridge qui m’effrayait.
J’aurais ressenti exactement la même chose dans n’importe quel établissement. J’aurais eu la même boule au ventre. Ce qui me nouait l’estomac, c’était cette position si particulière du nouveau. Ce rôle qu’on n’a pas choisi, mais qu’on porte comme une pancarte invisible sur le front. Celui dont personne ne connaît encore le prénom.
Celui que tout le monde remarque avant même qu’il ait ouvert la bouche. Celui qui devra apprendre les habitudes des autres alors que tous les autres connaissent déjà les leurs.
Une voix douce interrompit le cours de mes pensées.
— Bonjour... vous cherchez quelque chose ?
Je relevai aussitôt la tête. Une jeune fille se tenait devant moi. Ses longs cheveux châtains étaient rassemblés en une tresse soigneusement réalisée qui retombait sur son épaule. Son sourire n’avait rien d’envahissant. C’était le sourire poli de quelqu’un habitué à voir des élèves perdus lors des rentrées.
Je mis une seconde de trop avant de répondre.
— Oui... euh, la salle A77. Pour le cours de littérature.
Elle réfléchit un bref instant avant d’acquiescer.
— La salle A77 ? Oui. Si je ne me trompe pas, c’est le cours de Richard, votre professeur principal. Deuxième étage. Vous tournez à gauche en haut de l’escalier, et vous ne pourrez pas la manquer.
Je la remerciai, maladroitement, puis montai l’escalier en bois foncé. Le bâtiment était encore plus impressionnant de l’intérieur. Le parquet ancien grinçait doucement sous chacun de mes pas, comme si les lattes de bois murmuraient encore les noms de ceux qui les avaient foulées avant moi, sans jamais rompre le calme qui régnait dans les couloirs. Une légère odeur de cire, de vieux bois et de livres flottait dans l’air.
Lorsque j’arrivai enfin devant la porte portant l’inscription « A77 », mes jambes ralentirent d’elles-mêmes. Je m’arrêtai. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression d’entendre les pulsations jusque dans mes oreilles.
Cette plaque de cuivre où étaient gravés ces trois caractères simples n’avait pourtant rien d’impressionnant. Une lettre. Deux chiffres. N’importe qui serait passé devant sans leur accorder plus d’attention. Moi, j’avais l’impression qu’ils pesaient des tonnes.
Le couloir était presque vide. Quelque part, plusieurs portes plus loin, des voix étouffées montaient et descendaient au rythme d’une conversation impossible à distinguer. Une fenêtre entrouverte laissait entrer un souffle d’air frais qui faisait doucement frissonner les rideaux.
Je restai immobile et fixai la poignée quelques longues secondes sans la toucher. Il suffisait pourtant d’un geste. Un seul. Puis, ma main glissa jusqu’à la poignée. Mes doigts l’effleurèrent, et je les retirai presque aussitôt.
Ridicule. Ce n’était qu’une porte.
Il fallait simplement l’ouvrir. Mais une fois cette porte franchie, je ne serai plus simplement un visiteur. Je deviendrais le nouveau. Je laissai lentement échapper l’air de mes poumons.
Et si ça se passait mal ? Si je ne m’entendais pas avec eux ? S’ils étaient tous désagréables ? Supérieurs ? Fermés ? Ils se connaissaient depuis un an déjà. Moi, j’arrivais en milieu de parcours. Comment est-ce qu’on s’invite dans une histoire qui a commencé un an plus tôt ?
À travers la petite vitre légèrement opaque de la porte, je finis par jeter un regard discret à l’intérieur. La salle me surprit immédiatement. Elle était beaucoup plus petite que ce à quoi je m’attendais.
Il n’y avait que quelques tables, bien moins que je ne l’aurais imaginé pour une classe. Une lumière douce entrait par les grandes fenêtres, laissant une atmosphère étrange, presque feutrée.
Dans mon champ de vision, deux garçons seulement étaient visibles. Le premier était assis seul, plongé dans la lecture d’un livre dont la couverture sombre ne laissait deviner ni le titre ni le sujet. Pas un geste inutile. Pas un regard distrait. Ses longs cheveux noirs tombaient jusqu’à ses épaules avec une élégance naturelle, encadrant un visage d’une sérénité presque froide.
Son col roulé noir remontait jusqu’au menton, et une longue veste sombre reposait simplement sur ses épaules, comme un manteau de roi qu’il n’avait pas pris la peine d’enfiler correctement.
Il tourna une page. Lentement. Avec une délicatesse presque cérémonieuse. Pendant une fraction de seconde, je me demandai s’il avait seulement conscience que le reste du monde existait autour de lui. Son visage était calme, impassible. Il semblait appartenir à un autre siècle. Tout en lui criait « Ne me dérange pas ».
Enfin, mon regard glissa vers son voisin. Le contraste était si brutal qu’il en devenait presque comique. Je ne distinguais d’abord que son dos, remuant sur sa chaise comme un feu follet incapable de se tenir en place, contrairement à l’autre garçon. Sa chaise était tournée de travers, entièrement orientée vers celui-ci, comme s’il attendait une réponse à un dialogue que lui seul animait.
Il bougeait sans cesse, ses jambes s’agitant d’un côté à l’autre, ses pieds tapant légèrement contre le sol. Ses mains étaient occupées à jouer avec les bords de son pantalon, comme s’il ne pouvait se fixer nulle part. Même derrière la vitre, je pouvais deviner qu’il parlait sans interruption.
Puis, soudainement, il bondit. D’un geste abrupt, presque théâtral, il se leva et s’élança à travers la salle, sans but apparent, comme un vent fou se déplaçant d’un coin à l’autre, une impulsivité débridée.
Il traversa la salle d’un pas rapide, fit demi-tour presque aussitôt, repartit dans l’autre sens, sans se soucier de l’espace autour de lui. Il parlait toujours, ses bras accompagnant chacun de ses propos dans une chorégraphie improvisée.
Je m’aperçus que je retenais ma respiration, et sans m’en rendre compte, je m’étais avancé d’un pas contre la vitre.
Le garçon avec le livre semblait vivre derrière une paroi invisible. Il restait assis, impassible. C’était comme si aucun mot ne semblait trouver son chemin jusqu’à lui. L’autre pouvait traverser la pièce en parlant, agiter les bras, faire crisser sa chaise contre le parquet ou passer devant lui à plusieurs reprises, rien ne paraissait réellement atteindre sa concentration.
De temps à autre seulement, ses yeux quittaient les lignes imprimées pour suivre un mouvement du coin de l’œil. Un regard bref. Puis il replongeait aussitôt dans sa lecture avec la même tranquillité qu’un lac retrouvant son calme après la chute d’une feuille.
Ce ne fut que lorsque le blond pivota brusquement sur lui-même que je découvris enfin son visage expressif. L’énergie qui débordait de chacun de ses gestes semblait s’y être donné rendez-vous. Il n’avait pas l’air du tout préoccupé par l’espace qui l’entourait.
Ses cheveux, coupés très courts, accrochaient la lumière venue des grandes fenêtres. Ils étaient si clairs qu’ils flirtaient entre le blond et le blanc, mais quelques reflets dorés continuaient d’y courir lorsqu’il bougeait la tête, donnant à sa silhouette une aura étrange.
Pendant une seconde, je me surpris à penser que ce n’était peut-être qu’un effet du soleil matinal, ou juste la lumière qui jouait sur ses mèches claires, mais quelque chose dans sa chevelure donnait l’impression qu’il appartenait à un autre monde. Il semblait presque lumineux, comme si la pièce elle-même s’était légèrement éclaircie autour de lui.
Je distinguais mal la couleur exacte de ses yeux. Bleus ? Gris ? La distance brouillait leurs nuances, mais leurs mouvements, eux, étaient impossibles à manquer. Ils semblaient explorer tout ce qui les entourait avec une curiosité insatiable, passant d’un objet à l’autre avant même d’avoir terminé de regarder le précédent.
Ses joues étaient roses, naturellement, comme s’il sortait d’un froid vif ou comme si une brise fraîche venait de les effleurer, ajoutant à son apparence une fragilité étrange, comme si la moindre brise pouvait les faire s’envoler.
Une sucette tournait paresseusement entre ses doigts. Il la faisait rouler avec une adresse distraite, comme si chaque mouvement était une distraction sans fin. De temps en temps, il la portait à ses lèvres, la retirait, puis recommençait sans paraître s’en rendre compte. Même immobile, il trouvait encore une façon de bouger.
Sa chemise blanche avait déjà perdu la rigidité impeccable des uniformes neufs. Les manches négligemment remontées découvraient ses avant-bras, le col ouvert de façon décontractée, presque insouciante, tandis que sa cravate sombre pendait de travers comme si elle avait abandonné toute tentative d’être correctement nouée. Sur le dossier de sa chaise, une longue veste noire, ample, reposait avec élégance et semblait l’attendre, prête à être enfilée dès que le moment serait venu, comme un fidèle compagnon.
Je réalisai que je le fixais depuis plusieurs secondes. Assez longtemps pour oublier, l’espace d’un instant, la boule qui me serrait l’estomac depuis mon arrivée.
Je baissai les yeux vers la poignée. Cette fois, je ne retirai pas ma main. Le métal était froid sous mes doigts. Un déclic sec résonna dans le silence du couloir. Puis le battant commença à pivoter.
Les gonds laissèrent échapper un grincement discret, suffisamment long pour me sembler interminable. Pendant une fraction de seconde, j’eus l’impression que ce bruit traversait toute la salle, glissait entre les tables et allait chercher chacun des élèves avant même que je n’apparaisse dans l’embrasure de la porte.
Le blond fut le premier à réagir. Son pied resta suspendu au-dessus du parquet. La sucette demeura immobile entre ses lèvres, et même ses épaules cessèrent de bouger. Il tourna lentement la tête vers moi, les sourcils légèrement relevés, comme si un événement infiniment plus intéressant que tout le reste venait de se produire.
Quant au garçon avec le livre, il releva les yeux à son tour. Contrairement au blond, il ne manifesta aucune surprise. Son regard vint simplement se poser sur moi avec une tranquillité désarmante. Ni chaleureux. Ni hostile, mais avec une lucidité presque froide, comme si j’étais un détail qu’il intégrait à son décor.
Je franchis enfin le seuil. C’est à cet instant que je compris que je m’étais complètement trompé sur cette classe. Je m’étais attendu à trouver une vingtaine d’élèves dispersés dans l’espace, comme dans une classe classique, mais à la place, l’espace semblait presque vide. Quelques tables seulement occupaient la pièce, laissant entre elles de larges intervalles où le silence circulait presque librement. Je comptai machinalement les élèves.
Cinq. Avec moi, nous serions six.Et je remarquai aussitôt une autre étrangeté. Pas une seule fille. Pourtant, Northbridge était bien un pensionnat mixte.
À peine avais-je franchi le seuil que je découvris qu’ils n’étaient pas seulement deux. Mon regard continua naturellement sa course à travers la salle, glissant d’une table à l’autre, jusqu’à s’arrêter près des grandes fenêtres. Trois autres garçons s’y trouvaient.
Le premier attira immédiatement mon attention. Ses cheveux étaient d’un roux si vif qu’ils semblaient presque irréels sous la lumière du matin. Pas ce roux discret qui hésite avec le châtain, mais une couleur franche, lumineuse, flamboyante, qui accrochait le regard avant même que l’on distingue son visage.
Il s’était légèrement tourné vers ses voisins, le coude appuyé sur la table, tout en continuant de m’observer du coin de l’œil. Ses lèvres bougèrent quelques instants, comme s’il venait de souffler une remarque à voix basse. Je fus incapable de savoir s’il parlait de moi ou d’autre chose, mais cette simple idée suffit à faire remonter une pointe de nervosité.
Les deux garçons assis derrière lui me laissèrent une impression encore plus étrange. Au premier regard, je crus voir deux fois la même personne. Ils se ressemblaient énormément. Non, ce n’était pas qu’ils se ressemblaient. C’était presque un miroir. Puis, je remarquai les différences. Même cheveux bruns foncés, mais l’un portait les cheveux plus courts, l’autre les laissait tomber jusqu’au niveau des oreilles.
Le reste semblait presque identique. Même visage. Même ligne de mâchoire. Même regard d’un bleu froid, si clair, presque métallique, qu’il paraissait réfléchir la lumière des fenêtres. Leur ressemblance était trop flagrante pour n’être qu’une coïncidence. Des jumeaux. Ils ne parlaient pas, mais ils m’observaient, eux aussi, sans aucun effort pour le dissimuler.
Leurs yeux restaient posés sur moi avec une patience presque déconcertante. Ni hostiles. Ni bienveillants. C’était plutôt ce genre de regard qui te dissèque, qui t’évalue. Ce regard lent et précis qu’on réserve à un élément étranger, un intrus, comme si chacun cherchait déjà à deviner quel genre de personne je pouvais être.
Je sentis mes épaules se raidir malgré moi, ayant l’impression désagréable d’être tombé au mauvais endroit, au mauvais moment. J’eus presque envie de refermer la porte derrière moi et de vérifier le numéro sur la plaque. Était-ce vraiment ma classe ?
Je jetai un rapide coup d’œil vers la porte restée entrouverte. A77. Non. C’était bien ici. Je n’avais plus aucune excuse. Tous semblaient déjà appartenir à quelque chose qui leur était propre. Leurs places n’avaient rien d’aléatoire. Leur façon de se regarder, de s’ignorer, de reprendre leurs occupations sans avoir besoin de parler racontait une habitude vieille de plusieurs mois.
Moi seul paraissais ajouté au dernier moment dans un tableau déjà terminé. Un monde clos dans lequel j’entrais sans y être invité.
Je repérai finalement une table libre au fond de la salle. Elle était suffisamment éloignée des autres pour me donner l’impression de ne déranger personne. J’avançai. Le bruit de mes semelles sur le parquet me sembla disproportionné, bruyant, et chaque pas résonnait à mes oreilles comme un bruit déplacé. Le froissement de ma veste, le livre serré contre ma poitrine... même ma respiration me paraissait soudain beaucoup trop présente.
Je posai lentement mon livre sur la table et le léger contact de la couverture contre le bois résonna dans mon esprit comme un coup de marteau.
Mais à peine avais-je effleuré la chaise que le blond venait de quitter sa place. Je l’observai sans réfléchir. Il fit quelques pas dans ma direction. Je détournai presque les yeux en avalant difficilement ma salive. Non... Il allait sûrement passer à côté, pourtant, il continua d’avancer vers moi.
Il s’arrêta finalement juste devant moi, sans gêne. À cette distance, ses yeux étaient encore plus difficiles à définir. Le bleu et le gris semblaient s’y mélanger au moindre changement de lumière.
Il ne souriait pas. Il n’avait pas l’air énervé non plus. Juste... curieux. Comme un chat qui observe un oiseau sur le rebord d’une fenêtre. Je levai les yeux vers lui. Et si les problèmes commençaient maintenant ?








