🍬 Tu m’indiffères.🍬

— Ah ! Ah ! Ah ! Oh oui ! C’est bon ! Bon sang, Val ! Qu’est-ce que t’es bonne !
J’encaisse les coups de reins sans répondre. Est-ce que je peux en déclarer autant ? Pas vraiment. Je pensais qu’il serait un bon coup, mais finalement, Renzo déçoit avec le temps.
— Encore ! Ça monte ! Ça monte !
Mon front frotte les draps tandis qu’il tient mes hanches avec force pour me pénétrer encore et encore. Je crois que je m’ennuie.
— Oh putain ! Oui ! Aaaah !
Ça y est ! Il a éjaculé. C’est bon, c’est fait, c’est passé, mais je suis déçue. C’est moi qui ai initié cette rencontre avec lui aujourd’hui ; j’avais besoin de tirer mon coup. Comme à chaque fois que je m’engueule avec ma mère, je compense cela par le sexe. C’est ma façon à moi de sortir mes idées noires de la tête. Seulement, si d’habitude, je m’accommode de cette façon de consommer du sexe sans sentiment ni gêne, là je n’ai pas trouvé mon plaisir. Du moins, pas autant que je l’espérais.
— J’aime ton cul ! me déclare-t-il tout en s’essuyant le pénis.
Je reste allongée sur le ventre sur son lit sans rien dire.
— Il est vraiment incroyable !
— S’il n’y a que ça pour te satisfaire...
Il s’allonge à côté de moi et me caresse les fesses.
— Ouais, mais j’aime aussi tes seins, ne t’inquiète pas !
— Tu me rassures !
Il m’embrasse et m’abandonne pour aller dans la salle de bain. Ses parents ne sont pas là, nous pouvons donc en profiter à loisir. Je regarde alors mon téléphone. Ma mère m’a envoyé dix messages depuis que je l’ai abandonnée il y a deux heures. Je souffle. Elle a encore réalisé qu’elle était allée trop loin et tente de se radoucir avec des mots gentils. Comme d’habitude... Fais chier ! Comme si j’allais gober son manège après me l’avoir fait vivre autant de fois avec toujours la même désillusion.
Renzo revient, l’air fier. Il s’est tapé sa copine et cela suffit à féliciter son ego. Il est finalement comme la grande majorité des hommes : il ne fonctionne qu’avec son entrejambe. Si cela me convient d’habitude, ce soir, cela m’agace. Je ne sais pas pourquoi, mais peut-être que j’attendais plus de douceur entre nous. Enfin, bon, ce n’est pas grave.
— Tout propre ! Tu n’as pas envie d’un dessert, maintenant ? Regarde, elle t’attend !
Il me montre son dessert et je soupire.
— Non, je dois rentrer. On a cours demain ; je ne veux pas avoir la tête dans le cul.
Je me lève, ramasse mes affaires et m’habille.
— Tu peux rester encore un peu.
— Non, je n’ai plus faim.
Je mets mes chaussures et le laisse sur son lit, tout nu avec ses espoirs avortés. Je quitte son immeuble et regarde le ciel. Il fait une petite bruine qui rend mon trajet monotone, comme pour m’avertir que je retourne en enfer. Mes pas sont lourds, mais ai-je seulement le choix ? Je rêve de trouver une cabane, une petite piaule, quelque chose dans lequel je pourrais me réfugier seule. Malheureusement, il n’y a que les plans cul qui me permettent cette fuite du domicile.
Lorsque je rentre, ma mère est à moitié étalée sur la table en train de dormir. On pourrait croire à une mère inquiète de voir son enfant rentrer tard, mais ce serait l’image idyllique s’il n’y avait pas les canettes de bière tout autour d’elle. Je soupire. Au moins, je n’aurais pas à l’affronter ce soir. Je monte dans ma chambre et m’enferme à double tour. Un réflexe que j’ai pris avec le temps, pour éviter les visites impromptues et les déconvenues qui s’en suivent. Je ferme les stores et je m’écroule sur mon petit lit. Voilà une nouvelle journée de passée. Encore une durant laquelle j’ai survécu. Mais pour combien de temps encore ? Le sommeil est finalement mon seul salut. J’oublie tout, je rêve d’un monde meilleur et personne ne vient me faire chier ! Je ferme les yeux et soupire. Je veux vite dormir…
Il n’y a pas de répit à l’enfer sur terre. La maison ou le lycée, c’est pareil pour moi. Chaque nouveau matin, c’est la même chose. Même lorsque je regarde le ciel, je me dis que ce bleu magnifique n’est qu’une illusion. On pense au calme, au doux rayonnement du soleil, mais si on regarde de plus près, le ciel est à l’instar de ma vie : chaotique. Les oiseaux bouffent les insectes, avant eux-mêmes de se faire écraser par l’avion qui lui-même peut se retrouver dans un orage et perdre le contrôle, puis s’écraser. Et voilà ! La vie est une chose bien éphémère en plus d’être mortellement inutile. Si seulement je pouvais moi aussi m’écraser...
À chaque fois que j’arrive à l’entrée du lycée, il y a toujours cette sourde angoisse à me dire qu’il faut que je reste forte une nouvelle fois. C’est assez bizarre en soi. Rester forte pour quoi ? Qui cela peut-il intéresser si je reste en vie ? Ma famille ? La bonne blague ! Mes amis ? En ai-je vraiment ? Mon petit ami du moment ? Je soupire. Je sais que je suis loin d’être sa première préoccupation. Du moins, c’est plus mon cul que mes petits tracas qui l’intéressent.
Mes pas sont routiniers. Ils traversent la cour avec dans mes oreilles un mélange de ricanements et de sifflements, le tout teinté d’une hypocrisie sans non à chaque « Salut Val ! » que j’entends et auquel je réponds par un sourire forcé, seule arme que j’ai pu trouver pour lutter contre la fausseté des gens qui se prétendent mes amies. C’est ça, le lycée. Le bal des faux-culs. Je le sais. Ils le savent. Et tout ce joyeux monde sourit bêtement, pour la paix dans le monde !
J’avance alors vers l’entrée, traverse les couloirs et retrouve Renzo et sa bande de potes. Ils ricanent en me voyant. Il n’est pas difficile de deviner pourquoi, je suis considérée comme la pute du lycée et Renzo est celui qui profite du jackpot... pour le moment ! Il faut dire que parmi ses sept copains, j’ai déjà couché avec trois d’entre eux. Je me félicite de ce palmarès même si je dois avouer que pour la plupart le plan cul était catastrophique. Renzo reste le meilleur. Ils se gaussent tous de m’avoir sauté, mais dans les faits, qu’est-ce que je me suis fait chier avec chacun d’entre eux ! C’est la vie ! J’ai testé et ça n’a pas marché. Au suivant !
Je crois qu’à force d’espérer croire en l’amour, j’ai fini par chercher avant tout un réconfort. Mais même ce dernier semble être une utopie, car je me retrouve seule même en présence de tous ces mecs avec qui je suis sortie. Aujourd’hui, je souhaite surtout me changer les idées. Dès que le blues m’envahit, je me trouve un mec avec qui passer la soirée. Le sexe pour oublier et pour trouver un répit loin de chez moi. C’est sans doute pathétique, mais moi, c’est la seule chose que j’ai trouvée pour non pas guérir mes blessures, mais reposer l’âme. Certains se drogueraient, plongeraient dans l’alcool... Moi, je veux seulement me prouver que je peux encore plaire à quelqu’un, que j’existe pour le bien de quelqu’un. Une belle illusion, mais comme on dit : l’espoir fait vivre.
Je claque un bisou sur la bouche de Renzo et sourit faussement.
— Salut !
— Salut !
Il pose sa main sur mon cul et le serre. Il a ce regard lubrique qui dit : « Je te sauterai bien, là, maintenant. » Moi, je n’en ai pas envie, mais je souris encore. Je sors officiellement avec lui depuis dix jours. On a couché ensemble dans un coin de bâtiment, du moins il a tiré son coup avec moi à l’abri des regards et cela a suffi pour dire que l’on pourrait recommencer à l’occasion. Je me suis dit : « pourquoi pas ! » Ça m’éviterait de chercher un autre mec dans la foulée et si ça me gonfle, je pourrais au pire passer mon tour. Et puis, Renzo est un des beaux gosses du lycée, donc forcément ça fait jazzer. Les filles se régalent ainsi à médire sur moi dans mon dos et je leur offre cette fois une bonne raison de le faire ! Juste embrasser Renzo suffit à faire grincer des dents les plus belles minettes du lycée. C’est tellement jouissif !
Je suis dans la même classe que Renzo. La première F ! Je ne sais pas si c’est un bon plan d’être dans la même classe que lui. Je ne veux pas d’un pot de colle ni d’un mec chiant si je venais à le plaquer. Mais cela a aussi ses avantages : je suis dans son ombre. Une partie des mecs évitent de me draguer sous peine que cela passe dans le rétroviseur de Renzo et qu’il se fâche. Renzo a une énorme influence au lycée. Si toutes les filles sont en pâmoison devant lui, les mecs savent qu’être dans son cercle, c’est toujours mieux que d’en être exclus.
Pas comme lui... Mon attention se tourne vers un bruit de métal. Anton, le premier élève de la classe et accessoirement le souffre-douleur du lycée, vient d’être projeté contre un des casiers du couloir. Encore une fois, il se fait emmerder par une bande de petits cons. Cette fois, ce sont des secondes. Il est tellement pathétique. Un 1ere qui se fait lyncher par des plus jeunes que lui. En même temps, il a la tête du client parfait pour satisfaire le sadisme de certains et les conforter dans leur conviction qu’ils valent plus que lui. Anton est l’archétype du nabot de service. Pas très grand, assez frêle, des grosses lunettes, le visage qui s’excuse pour tout et rien, il porte sur lui l’envie de le baffer. Je ne suis pas pour le bizutage et le harcèlement, mais j’avoue qu’il donne envie qu’on le claque. Il encaisse les coups non loin de Renzo et moi, et ses potes ricanent à nouveau.
— Ben alors, Anton, les jeunots font amis amis avec toi ?! crie alors Renzo, avant d’éclater de rire avec ses copains.
Je peste silencieusement et préfère les quitter. Tous des crétins ! Tous à mettre dans le même sac. J’entre dans la salle de classe et je sens les regards sur moi. D’abord mauvais, puis hypocrites. Un groupe de filles vient me voir.
— Salut Val ! Tu n’es pas avec Renzo ?
Je retire mes cahiers de mon sac en silence.
— Non. Il est dans le couloir.
— On mange ensemble ce midi ? me demande l’une d’entre elles.
— Si vous voulez... je réponds sans même leur accorder un regard.
Je m’assois à ma place et fais mine d’être fatiguée. Je pose ma tête sur mes bras croisés contre le pupitre et ferme les yeux.
— Tu es fatiguée ? Tu as passé ta soirée romantique avec Renzo ?
Elles gloussent et moi, je fais mine de ne pas entendre. En vérité, je crois que j’aurais préféré cela à la vérité sur ma soirée. Je ferme les yeux, j’ai besoin de calme. Le vide. La paix.
Des ricanements reviennent à mes oreilles et je reconnais celui de Renzo. Les garçons viennent de rentrer en classe et le groupe de filles me lâchent pour glousser à leurs chevilles. Tant mieux ! Ils s’installent dans un vacarme agaçant, faisant grincer les chaises et riant de bêtises sans nom.
— Quel gros nul, cet Anton ! Sérieux ! Même devant des secondes, il est incapable de leur dire stop.
— Tu as raison. Ce n’est même plus drôle de l’emmerder.
— Bientôt, il va falloir se battre avec les autres pour avoir le luxe de le tabasser en premier !
— C’est qu’il est en train de devenir une coqueluche !
De nouveaux rires envahissent la classe jusqu’à ce que le professeur entre et impose le silence. Tout le monde s’assoit et je me redresse. Anton arrive derrière lui et va à sa place, la tête baissée. Il est une nouvelle fois tout débraillé, les cheveux ébouriffés et il a la joue rouge. Il m’énerve. Est-ce ainsi qu’il pense plaire aux autres ? Je suis sûre qu’il n’a jamais connu de filles. Il n’a déjà pas d’amis ici. C’est le genre de garçon à rester puceau toute sa vie. Il est tellement timide, maladroit et sans intérêt qu’aucune fille ne peut être séduite.
Même si j’ai également mauvaise réputation, je préfère ma situation à la sienne. Au moins, on ne me marche pas dessus. J’ai plus de fierté que lui. Si je dois envoyer bouler quelqu’un, je le fais. Je m’exprime. Je dis le fond de ma pensée. Lui, il s’écrase tout le temps. Il doit lui manquer de la testostérone, ce n’est pas possible autrement !
Enfin, bref ! Cela ne me regarde pas ! Chacun sa merde ! Je préfère regarder par la fenêtre la classe de terminale B sur le terrain en train de courir, quitte à être dans le masochisme. Cela me fait penser qu’on a sport cet après-midi et que je vais devoir encore trouver une excuse pour sécher. Ce que les cours me gonflent...
Lorsque la sonnerie de fin de cours retentit, Renzo vient me voir.
— Hé ! Ça te dit qu’on essaie de se faire un truc durant l’heure de sport ?
Il a son expression entendue et je soupire.
— Je ne sais pas. Je n’aime pas le sport. Je vais aller sans doute à l’infirmerie.
— Séchons ensemble !
— J’ai mes règles. Désolée. D’où mon intention d’aller à l’infirmerie.
Doux mensonge, mais là, je n’ai vraiment pas envie. Il semble agacé, mais je m’en fiche ! Il peut trouver une nana qui voudra bien être sautée à ma place si c’est si urgent !
— OK... Ce n’est pas grave…
Il me laisse alors en plan et je regarde par la fenêtre le terrain de sport à présent vide. C’est toujours comme ça avec les mecs. Ils ne vous trouvent que par intérêt.
Je suis parmi les derniers à quitter la salle de classe. Je vois qu’Anton est encore là également. C’est son rituel. Entrer après le professeur pour éviter de se faire chahuter en classe et partir en dernier pour qu’on oublie sa présence et qu’on ne l’attrape pas dans le couloir. Perdre du temps est une stratégie propre à ceux qui fuient les ennuis. Je pratiquais aussi ce genre de procédés. Se faire oublier un maximum, raser les murs, ne croiser aucun regard... Je l’ai fait un temps. Aujourd’hui, j’ai passé ce stade. Je m’en fous. Quitte à être l’objet des pires insultes, autant tout assumer. C’est moins fatigant que de tenter de s’en défendre. Le statut de fille facile a cet avantage de pouvoir faire râler toutes celles qui n’ont jamais pu obtenir les faveurs des garçons. Ma vengeance est là. Je me demande comment Anton survit à cela. Il n’a aucun levier de satisfaction contre eux.
Je me fige soudain lorsqu’Anton tourne sa tête vers moi. Il a dû sentir mon regard couler sur lui. Ses yeux ne sont pas tristes. Ils sont juste blasés. Tout comme je dois l’être de la vie. Il doit penser la même chose que ce que pensent les autres. Je sors en plus avec Renzo, donc autant dire que je dois être cataloguée parmi ceux à éviter, sans intérêt, si ce n’est de ne surtout pas parler à la meuf de Renzo. Il tourne à nouveau la tête, prend son sac et s’en va. Je n’ai jamais parlé à Anton. Je n’ai rien à lui dire et je ne vois pas pourquoi prendre le risque de rajouter de nouvelles moqueries à mon palmarès si je m’affichais avec lui.
Je prends à mon tour mon sac et quitte la salle. Je fais un crochet par les toilettes des filles et me regarde dans la glace. J’ai la mine fatiguée. Je masse vite fait mon visage pour détendre ma peau usée par le stress et inspire un bon coup. C’est alors qu’une bande de filles de terminale entre dans les toilettes.
— Tiens ! Voilà « Val me l’introduit en souplesse ! »
Les filles ricanent, je ne relève pas. C’est d’une telle finesse que ça en est ridicule.
L’une d’elles s’approche de moi et appuie sa main contre le lavabo. De profil, elle scrute mon visage.
— Tu tentes d’arranger ton visage pour séduire ton prochain nouveau mec ?
Je tourne ma tête vers elle de façon ferme.
— Ce n’est pas bien de jalouser son prochain.
Elle peste et me pousse contre le mur.
— Qu’y a-t-il à jalouser, sale traînée ?!
Ça y est ! C’est reparti pour un tour.
— Tu n’es qu’une greluche dont tout le monde se moque. Les garçons puceaux envisagent même de passer par toi pour vivre un moment divin ! Tu comptes te faire tous les garçons du lycée avant la fin d’année de terminale ?
— Au moins, je pourrai te dire lequel vaut le coup ! Ne me remercie pas ! C’est ça, la solidarité féminine !
Je la repousse et prends la direction de la sortie. Je dois vite m’extraire de ce bourbier avant que l’affaire accapare le groupe entier. Pourtant, ça me démange et me retourne une dernière fois vers elle.
— Quoique... Pour toi, je te conseillerai le pire !
Je claque la porte et fais de grandes enjambées loin d’elles. J’entends l’autre hurler derrière moi, mais je me cramponne à mon sac sur l’épaule et fonce le plus loin possible.
L’heure de sport arrive et je n’ai pas réussi à trouver l’excuse pour sécher. Éviter le repas de midi avec les autres fut déjà bien assez compliqué. Cette fois-ci, le coup de l’infirmerie n’est pas passé auprès du prof de sport et j’ai dû me plier aux exigences physiques qu’il m’a imposées. Renzo m’a pas mal ignorée et cela m’arrangeait. Nous avons joué au basket. Les garçons d’un côté, les filles de l’autre. Lors de la création des équipes, bien évidemment, Anton fut le dernier choisi, par défaut. Quant à moi, j’ai des groupies hypocrites qui m’ont suivie. Ce sont les pires.
Celles qui vous détestent ouvertement, on sait qu’elles vous détestent et vous en faites votre croix. Mais celles qui vous parlent et sont gentilles par intérêt, vous ne pouvez pas les envoyer chier. Elles ne vous donnent aucune raison de le faire et si vous le faites, vous passez de la fille facile à la fille ingrate. Elles vous suivent afin de tout savoir dans les moindres détails, vous posent des questions dont vous vous sentez presque obligés de répondre par courtoisie envers leur gentillesse. Elles sont pernicieuses. La bonne amie en apparence, la sorcière sous l’uniforme de l’école ! Ce sont les plus sournoises de toutes, mais celles avec qui je n’ai pas d’autres choix que d’être aussi hypocrites qu’elles. Et bien sûr, leur vilénie ne s’est pas fait attendre. Un ballon mal lancé, un ballon mal réceptionné ou un ballon en faute... tout est de ma faute et non de la leur. Leurs lancers sont merdiques, mais la faute revient toujours à celui qui doit réceptionner, en l’occurrence, moi.
— Fais attention, voyons.
— Mon Dieu ! Quelle maladroite, tu fais !
— Le basket, ce n’est vraiment pas ton truc. Heureusement qu’il existe d’autres sports !
Et ça ricane !
Je me retiens d’en faire autant, mais je sais que c’est une vengeance vaine. Cela ne fera qu’aggraver mon cas. Je supporte alors en silence cette séance de sport en serrant les dents, n’attendant qu’une chose : fuir ! Mais c’était sans compter sur l’idée merveilleuse du prof de sport...
— Anton, Valériane, vous rangerez le matériel après l’heure de cours !

