Initiée par le patron

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Summary

Je m’appelle Rose, et j’ai réussi un exploit assez rare : Me faire virer dès mon premier jour. Comment ? Trop Facile. J’ai balancé, sans filtre, une série de rumeurs bien ...perverse sur le PDG… au PDG lui-même. Évidemment, je ne savais pas que l’homme en costume trois pièces devant moi — sexy, froid, et beaucoup trop bien coiffé — était Mason, le grand patron. Alors il m’a virée. Et moi ? Je me suis dit : autant ne pas le regretter. Et je l’ai embrassé. Pile à ce moment-là ? Un flash. Qui ? Pourquoi ? Le lendemain, tout le monde pense qu’on est en couple. Et bizarrement, la boîte de Mason cartonne comme jamais. Problème : s’il avoue que c’était un coup d’un soir, il ruine son image. Alors il me propose un contrat. Faire semblant d’être sa petite amie ? Facile… non ? Mais c’est peut-être mon cœur qui va y perdre le plus.

Genre
Romance
Author
~ L ~
Status
Complete
Chapters
13
Rating
4.9 14 reviews
Age Rating
18+

1-Le jour où j’ai parlé de sexe au PDG

Chapitre 1 – Mission : ne pas me faire virer (tout de suite)

Allez Rose, respire. T’es pas là pour tout gâcher. T’as pas pris un avion Paris–Orlando pour finir virée dès le premier jour.

Encore moins après dix heures coincée à côté d’un Américain qui ronflait comme un mixeur. Tu t’es battue pour ce stage. Tu l’as eu. Alors maintenant tu assumes.

Je fixe la façade en verre de Ingrid Construction, bien droite sur mes escarpins trop neufs. Mon CV est imprimé cinq fois et plastifié, “au cas où“. — Allez, Rose. Pas de panique. Pas de bêtise. Pas de gaffe. Pas de bavardage. Et surtout pas de café renversé sur le patron.

Je lève les yeux vers la tour qui scintille sous le soleil floridien. Ingrid Construction. Une entreprise si sérieuse qu’ils ont sûrement des stylos plus chers que mon billet d’avion en 3ᵉ classe.

J’entre. La clim me gifle comme une vengeance personnelle contre mon brushing. Une assistante tirée à quatre épingles m’accueille avec un sourire automatique et me fait traverser un open space d’une perfection intimidante. Costumes ajustés, ordinateurs dernier cri, plantes grasses qui ne meurent jamais. On dirait une pub LinkedIn avec filtre prestige.

Puis…

Rose ? lance une voix familière.

Je me fige. Théa ! Ma meilleure amie. Ma coloc. Ma bouée de sauvetage dans cet océan d’Américains trop productifs.

Elle me serre fort.

— T’es là ! Enfin ! — Et toi t’es canon, je souffle, un peu rassurée. — Tristan est déjà enfermé dans son bureau. Il m’a dit de te rappeler de ne surtout pas hurler son prénom comme au lycée. — Trop tard, je murmure avec un sourire.

Et là… un homme s’approche.

Grand. Brun. Yeux clairs. Un costume bien coupé, un sourire en coin… genre “je vais dire une connerie et je le sais.” Il me tend la main.

— Bonjour, moi c’est Ethan.

Je le fixe.

Costume chic, regard un peu moqueur, une certaine confiance dans la posture… Ah. C’est lui. Le patron. Le big boss. Le fameux Mason Blackwell. Il fait jeune. Et un peu relou. Mais pourquoi pas.

Je prends sa main.

— Ah ! Bonjour Monsieur le Directeur, je bafouille. — Oh non, appelle-moi Ethan. On fait pas dans le formel ici. Il me lance un clin d’œil. — Et toi, c’est… Rose ? — Oui. — Genre… Rose, t’es pas habillée en rose, comme une rose ?

Un blanc.

Je souris, crispée. — Ahah… oui, euh… c’est… marrant.

Non. C’est pas marrant. C’est nul à chier. Ton humour est à enterrer sous une dalle de béton, Ethan.

Théa fronce les sourcils, amusée.

— Rose, crois pas ce qu’il raconte, c’est pas le—

DRING DRING.

Un téléphone sonne. Puis deux. — Réunion, lâche Tristan depuis son bureau. Maintenant.

Théa me lance un regard d’encouragement, disparaît, et je me retrouve… seule.


12h10.

C’est l’heure de manger. Je déambule jusqu’à la cafétéria. Elle est immense. Moderne. Bondée. Des collègues se regroupent en petits cercles d’habitués. Des sourires échangés. Des badges qui clignotent. Et moi ? J’ai personne.

Hors de question de déjeuner seule dès le premier jour. C’est la règle numéro un des comédies romantiques ET des stagiaires internationaux.

Je scrute la salle à la recherche d’un coin vaguement accueillant… Et là, je le vois.

Un homme, seul à une table. Tasse de café à la main. Montre hors de prix. Costume sombre. Propre. Silencieux. Cheveux bruns parfaitement décoiffés. Il ne parle à personne. Il ne rit pas. Il lit des dossiers avec l’air d’un type qui peut te faire virer d’un regard.

Et pourtant… il est beau. Non. Il est magnifique.

Chapitre 1 – Point de vue : Mason

Une pause. Enfin.

Je m’étais installé à ma table habituelle, seul. Comme toujours. Pas pour le confort. Pas pour le calme. Juste pour éviter les conversations inutiles.

Et voilà qu’une voix féminine me sort de mes pensées :

Hey, salut !

Je lève les yeux.

Une jeune femme. Française, visiblement. Mignonne. Trop décontractée. Elle tire une chaise et s’installe en face de moi sans demander.

Je cligne lentement des yeux. Non mais elle est vraiment à l’aise !

— T’es… à l’aise. — Oui, répond-elle avec un grand sourire.

Non mais elle est sérieuse ? Elle se moque de moi , le Pdg ?!

— Tu m’as pas demandé si tu pouvais t’asseoir. — Ah… je peux m’asseoir, du coup ?

— Non. — Super, merci !

Je hausse un sourcil. Non mais c’est quoi ce bordel , elle a écouté ma réponse au moins ?

— J’ai dit non. Tu devrais montrer un peu plus de respect à ton PDG.

Elle éclate de rire.

— Ah non mais me faites pas le coup ! Je l’ai déjà rencontré ce matin, le PDG. Un certain Ethan. Plutôt marrant d’ailleurs, même s’il a un humour éclaté.

Je reste figé. Quoi ?

— Pardon ? — Bah oui, Ethan,le patron ! Il m’a accueillie ce matin. Tu connais pas ton Pdg !

Putain. Qui a osé se faire passer pour moi ? C’est moi le PDG qu’est se qu’elle raconte Je serre la mâchoire. Le premier jour d’une nouvelle, et on joue déjà à ce genre de connerie ? Elle, elle continue de parler, insouciante. Détendue. Trop.

— En tout cas, je suis contente d’être là. Et puis… vous savez, y a plein de rumeurs très... intéressantes sur le PDG.

Je relève un sourcil, méfiant. Des rumeurs sur moi , et quoi encore ...

— Ah oui ? Quel genre de rumeurs ?

Elle se penche un peu vers moi, comme si elle allait me confier un secret d’État. — Apparemment, il aurait… comment dire... le sex-appeal d’un tigre. Je manque de m’étouffer avec mon café.

— …Quoi ?

Non mais qui raconte des conneries pareils sur moi !

— Bah oui ! Il dégage une énergie animale, féline… dominante. Elle prend un air théâtral. Elle a l’air fière de me raconter son histoire à la con

— “On sent qu’il mord, mais dans le bon sens.” Voilà ce que j’ai entendu.

Non mais c’est quoi cette folie ?

— Ouais. Et ce n’est pas tout. On dit aussi qu’il aurait un… gros engin.

Je reste complètement immobile. Je crois que je viens de rougir. Putain, qui a balancé ça ?

Elle me fixe, sérieuse comme une prêtresse.

— Et vous voyez… moi, perso, j’avoue que… Elle fait une petite pause. — J’aurais bien envie de le baiser.

Silence. Puis un rire m’échappe. Un vrai. Sec. Franc. Incontrôlable.

Elle a envie de me baiser ! Elle a pas froid yeux, dommage ma petite mais tu vas vite regretter tes paroles en découvrant que c’est moi le PDG

— Pardon ? je répète, entre deux éclats. Elle, toute fière, me regarde avec des yeux brillants. Comme si elle venait de me donner son CV.

Bon sang. J’imagine déjà sa tronche quand elle comprendra que le PDG… c’est moi.

Et ça, je compte bien savourer le moment.


– 14h - Point de vue : Rose

Retour à la case open space. Mon ventre est plein. Mon estime de moi aussi. J’ai passé un super déjeuner. Enfin… “super” façon Rose : j’ai squatté la table d’un inconnu ultra canon qui m’a regardée comme si j’étais un OVNI. Et franchement, ça fait du bien de se sentir à l’aise, même dans un environnement aussi... bétonné.

Bon, ok, il était froid. Autoritaire. Beau comme un crime. Mais j’ai réussi à le faire rire. Et pour un Américain aussi coincé, c’est un exploit olympique. Et puis, entre nous… s’il n’avait pas voulu que je m’installe, il aurait pu me virer direct, non ?

Je me dirige vers mon bureau provisoire, toute fière de ma sociabilité. Et là, Ethan débarque comme un pingouin pressé, les cheveux en bataille, son air farceur plaqué sur le visage.

— Les p’tits nouveaux, suivez-moi, je vous présente officiellement le PDG !

Je m’arrête net.

— Hein ? Théa me pousse gentiment. — Bah viens, c’est la présentation du big boss. — Attends, quoi ? Mais... je l’ai déjà vu ce matin. — Non, t’as vu Ethan, pas Mason Blackwell. Le vrai PDG.

Attends. Mason ? C’est pas…

On entre dans la salle de conférence. Je me faufile derrière deux collègues pour voir, pas trop devant, mais pas au fond non plus. Et là… il entre.

Costume sombre. Regard perçant. Expression impassible.

Lui.

LE mec de la cafétéria.

Je blêmis.

— Non… non… nonnonNONNON…

Je recule d’un pas. Je sens mes oreilles chauffer. Mon estomac se tordre. Mes jambes ? En mousse. Je lui ai parlé comme à un inconnu. Je lui ai balancé des conneries sur le PDG au PDG Putain qu’est se qui tourne pas rond chez moi !!!. Je lui ai dit qu’il avait un gros engin. UN GROS ENGIIIIIN.

Mason se penche vers moi et me chuchote :

— Alors… on a bien mangé, Rose ?

Je déglutis.

— Je… pardon ?

— Je me demandais si votre déjeuner était aussi satisfaisant que vos commentaires… très détaillés sur le PDG ou moi si tu préfères Il hausse un sourcil, faussement innocent. — Vous savez, ceux sur son “sex-appeal animal”… et son “gros engin”, si je me souviens bien.

Je vais mourir. Ici. Maintenant. Enterrez-moi dans une plante en pot.Comment j’ai pu me trompe de PDG et en plus je lui ai dit que je voulais le baiser !

Je cherche Théa du regard. Elle a détourné les yeux. Lâcheuse. Ethan, lui, regarde ses chaussures. Lui aussi il flippe ?

Et là, Mason se penche vers moi, juste assez près pour que seul moi l’entende :

— Dans mon bureau. Tout de suite.

Putain de premier jour de merde