Si le loup y était, il nous mangerait !

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Summary

Notre histoire prend place dans la plus ancienne meute de loups-garous nommé MysticRed. Là-bas, une jeune sorcière de 28 ans se retrouve bien embêtée par quatre Alphas, quatre frères qui sont devenus récemment ses compagnons. C'est une sacrée aubaine sauf pour notre héroïne qui s'est jouée d'eux de bien des façons. Maintenant, il est temps de rentre des comptes et ils sont loin d'être simple...

Genre
Romance
Author
NekoYokai
Status
Ongoing
Chapters
73
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Livre 1 ~ Chapitre 1 : Dissimulons-nous parmi les loups

« Tu ne t’es même pas demandé pourquoi nous t’avons demandé de venir dans notre bureau ».

« Avec tout mon respect, chers Alphas, je ne vois pas pourquoi je devrais rejeter votre demande de venir, et je cite ‘dans les plus brefs délais’.

« Pour une sorcière, tu as un certain cran. Pour ma part, j’aime quand tu sors les griffes ».

« Cela me plait aussi. Surtout quand tu te métamorphe pour m’échapper ».

« Si le but de ma présence est de qualifier le statu de chacun, non pas que cela me plaise ou non ; mais je vais devoir écourter cette entrevue, Alphas. Je n’ai pas le luxe de faire attendre d’autres patients qui requièrent la plus grande attention de ma part », dis-je en abaissant la tête avant de la redresser et de continuer, « de plus, je ne peux me permettre de laisser ma boutique trop longtemps sans surveillance. Bien que ma grand-mère en a été la responsable pendant longtemps, je ne ferais pas travailler jusqu’à mort d’épuisement une femme de +160 ans ».

« Si mes frères et moi t’avons fait venir, c’est par rapport à ceci ».

L’un des hommes lança un petit pochon à la jeune femme.

A la réception en plein vol, elle regarda le petit pochon sous toutes ces formes avant de regarder derrière son masque de chouette les 4 hommes qui se tenaient devant elle. Chacun scruter avec attention ces moindres fait et gestes. Elle porta le petit pochon au bec de son masque où était dissimuler derrière son nez.

« Qu’est-ce donc ? », demandais-je.

« Si mes souvenirs sont véridiques : il s’agit d’après la femme Bêta de notre père, d’un pochon d’aconit et de sauge. Autrement dit ’un dissimulateur de présence’, dit l’homme assis derrière son bureau. Une protection contre certains parasite… ou plus exactement : ceux qui sont des âme-sœurs ».

« Intéressant », dis-je presque amusé avant de le téléporter grâce à ma main dominante sur le bureau avant de reprendre ; « dommage que ce soit un pochon de citronnelle et de sauge qui, si mon odorat ne me trompe pas, a aussi une note de vase. A-t-il passé quelques temps dans l’eau croupit ? »

« Insinues-tu que la femme du Bêta se soit trompée ? », demanda l’un des hommes autour du bureau avec une voix tinté de colère face à ma réponse.

« Ne nous emportons pas, très cher. Je dis juste que 2 choix s’offrent à moi : soit je suis enrhumée et mon odorat est absent. Soit que le pochon est un leurre parce que si je l’ouvre : je suis sûr d’y retrouver des tiges de citronnelle et un bouquet de sauge », dis-je toujours avec une voix calme, « je ne blâme pas la femme Bêta mais en tant que sorcière, apprentie ou expérimentée, il est très facile de confondre les tissus de pochons entre eux… surtout s’ils ont été exposés aux intempéries ou aux éléments comme celui-ci ».

Ma voix calme et ma posture droite donne l’impression que j’ai pas mal de sang-froid mais c’est une supercherie. Intérieurement, je suis pétrifiée depuis que je suis entrée dans ce bureau à l’atmosphère étouffant dû aux phéromones de dominance des quatre alphas Kenway : Nicholas (dit Nick), Emrys, Derek et Tobias. Quatre loups-garous âgés d’une trentaine d’années qui ont découvert depuis quelques jours que je me baladais avec ‘un pochon d’aconit et sauge’, un dissimulateur de présence.

Il n’est pas rare pour un être magique de se balader avec des pochons sur sois ou même dans offrir, soit pour s’attirer la bonne fortune, éloigner le mauvais œil ou même pour recouvrir la santé. Mais dans mon cas, c’était bien pour leurs échapper que je porter comme un médaillon ce pochon.

Lors de la soirée du Lunistice, ma grand-mère, sorcière de la meute MysticRed dévoila autour d’un feu de camp pendant l’une de ces séances mystiques ; l’alignement tant attendu des étoiles envers les 4 fils de l’Alpha : leur fameuse déesse lunaire leur avait trouvé une compagne digne de ce nom.

Quand on lui demanda de révéler le nom de cette promise, bien qu’elle n’aimât pas le mensonge, elle dérogea à la règle et ne donna que ce maigre indice aux jeunes hommes :

« Chercher une jeune femme sans nom. Elle devra présenter un tatouage où le soleil et la lune se rencontre ».

Si les énigmes ne sont pas, la plupart du temps le point fort des loups-garous, pour les 4 fils de l’alpha cela ne s’embler pas les déranger. Ils étaient bien décider à la trouver pour la courtiser et la marquer… de grès ou de force. Ma grand-mère m’informa de la révélation lorsqu’elle retourna à la table qu’on lui avait attribué, via une correspondance de bougies à bougies. Dès que j’eus le message entre les mains (façon de parler), je me suis empressée de créer ’un dissimulateur de présence’.

N’importe qu’elle louve de cette meute serait ravie de devenir le précieux de ces messieurs mais ce n’était pas mon cas. J’avais eu du mal à me défaire d’une relation toxique avec un vampire européen lors d’un voyage en Autriche donc ce n’était pas pour me retrouver comme une petite chose de porcelaine entre 4 canidés en rut H24.

J’ai songé dans un premier temps à faire des talismans, comme ceux que m’avait montré ce prête shintoïste à Tokyo mais ils s’annulent vite si l’on est trop dans l’action ou que l’on écrit mal. J’y ai réfléchi pendant un moment avant de reporter mon attention sur des tissus qui s’accumuler sur ma chaise derrière le contoire de la salle à concoction et décoction. Une vieille louve qui tenait une échoppe de tissus a donné pendant la saison des moissons* (se déroule en été ou début automne. Ici elles ont eu lieu en plein mois d’août), plein de chute de tissus inutilisable à ma grand-mère pour réaliser des pochons et autres objets magiques. Sans réfléchir plus, j’ai pris les tissus les moins onéreux en motifs pour confectionner 2 ou 3 pochons de 12 cm de long et 10 cm de large où j’y met des fleurs d’aconit, un tue loup et un bouquet de sauge pour passer inaperçu aux yeux de ceux qui me recherche. La dernière touche : je les confectionne comme des colliers et j’en place un immédiatement autour de mon cou. Quand il est sur moi, le bouquet de sauge se met en marche et le dissimulateur de présence s’active au moment où la clochette de la porte de boutique retenti dans l’entrée. J’enfile rapidement un masque japonais de lapin avant de me diriger vers le contoire de réception.

Tobias se tient là. Il hume l’air en regardant autour de lui avant de retomber sur moi. Derrière mon contoire d’accueil, je tiens avec fermeté le bas de mon tablier et je commence à prier intérieurement que le dissimulateur est marché. Je me mets à trembler mais je ne fléchis pas.

« Nous sommes fermés, monsieur », dis-je sans perdre le regard avec ce client tardif. « Si vous voulez quelque chose, il faudra revenir lundi ».

« Je… merde… je ne la sent plus… », dit-il avant de venir fracasser ses poings sur mon contoire, me faisant sursauter sur place. « Elle était là quand j’étais encore dans la rue » …

Mon idée tardive mais lumineuse a fonctionné mieux que jamais. J’en pleurerai presque mais tant qu’il sera là, je ne me le permettrai pas. Ça insinuerait que j’ai quelque chose à voir avec son apparition dans ma boutique. J’entendis au loin des hurlements de loups. Pas trop difficile de savoir qui se caché derrière : le reste de la fratrie. Décidément, ils ont décidé de ratisser toute la meute à ma recherche dès l’annonce de ma grand-mère. Je restais de marbre devant Tobias qui communiquer par la pensée avec ces frères. Les poings toujours sur le meuble, je pouvais voir ces nerfs se tendre et se détendre devant moi. La conversation n’avait pas l’air d’être fructueuse, si bien que l’impacte de ces poings commencer à s’élargir sur mon contoire si délicat.

« Monsieur, pour la deuxième fois ; je vais vous demander de quitter ma boutique. Nous sommes fermés depuis 4h mais nous réouvrirons lundi à la première heure », dis-je avec un ton plus ferme sans trop être autoritaire.

« Désolé du dérangement », dit-il d’une voix plus calme, « Je m’en vais de ce pas. Encore pardon du dérangement… enchanteresse ».

Quand la clochette retentit et que je vis la silhouette disparaitre de ma vue, je m’écroulai derrière le contoire et porta mes mains à ma poitrine. Mes yeux devinrent troublés à cause des larmes qui montaient. Je venais de tromper un futur alpha sous son nez. N’importe qui d’autre à ma place aurait fait ça, cette personne aurait été rayé de la surface de la terre. Mais par chance, cela a très bien marché sur moi. Un mélange de joie et de terreur envahi mon âme. Je tremblais de tout mon corps à ce qui venait de se passer et c’est à ce moment que ma grand-mère arriva en traversant le miroir qui se trouver dans la remise. Elle accouru en entendant mes pleurs et m’enlaça dans une étreinte qui me fit le plus grand bien. Ainsi commença ma ‘non-existence’ pour les fils de l’alpha. Les premiers mois, j’étais prise de violente crise de panique à chaque fois que je devais me déplacer dans la meute ou aller à des rendez-vous avec ma grand-mère à la maison de la meute mais plus les jours passés, plus je me rendais compte que le dissimulateur marcher du tonnerre.

Ravie et soulager, je me suis même permise d’aller voir seule nos plus fidèles clients et même à retourner au club de dance de la meute. Danser était devenue une passion que j’avais découvert lors de mon voyage en Océanie pour palier à mon cursus de magie ancienne. J’aimais danser tout type de dance, surtout pour moi. Alors quand je suis revenue, terminer mon apprentissage au côté de Prudence Zelda Nash, ma grand-mère, cette dernière a énormément parler de mes prouesses à la louve Connie Massiah et sa fille Athena, qui dès qu’elles ont su que je débarquais en mars ; sont venus me cueillir à l’entrée de poste frontalier de la meute. Elles m’ont parlé en bien pendant la visite de la meute et ce jusqu’à aller jusqu’au bureau de l’alpha de leurs cours de danse. Elles avaient hâte de m’introduire dans leur groupe de danseuse afin de montrer une performance artistique lors de la nouvelle lune rose. Pendant cette soirée où la lune est rose comme une belle pêche (personnellement je la vois plus rose blafarde mais je ne vais pas chipoter alors que le voyage de retour jusqu’à MysticRed a été des plus laborieux et que je n’ai pas envie de me farcir une énième remontrance de Connie férue de sélénologie), la compagnie de danse de Connie danse autour d’un camp de feu sur des musiques excitantes voir érotiques. A cette annonce, je lance derrière mon masque de loup, un regard pas enthousiasme à ma grand-mère. L’idée de danser dans une tenue osée mais cérémoniale devant des cabots mâles en chaleur ne m’enchanter guerre. Mais afin de me « sociabiliser » avec ceux que ma très chère grand-mère avait prit le temps de soigner et qu’il lui avait accorder un toit depuis longtemps ; j’ai dégluti nerveusement et est accepté à contre cœur la demande de Connie. Heureusement que Athena danser aussi sinon, j’aurai dit non d’entrée de jeu.

En tant normale, les loups-garous n’accueillent pas les sorcières, enchanteresses ou même les mages dans leurs meutes. Mais en vue des nombreuses guerres avec les vampires ou des attaques de loups solitaires devenus complètements fous ; il n’est pas rare d’en voir. Bien sûr, il existe des chamans au sein de leur race mais ces derniers se font rares et sont de nature nomade ; alors quand vous avez une blessure grave ou une malchance aussi tenace qu’un morpion : nous les êtres mystiques somment les dernier secours qu’ils leurs restent. Non pas que les meutes, petites ou grandes soient dépourvues de centre hospitalier ou même d’infirmeries mais certains préfèrent se tourner vers nous pour « conjurer le problème ». Donc pour parfaire mon parcours magique, je me dois de savoir gérer toutes sortes de problèmes… petits comme grands.

Et en ce moment précis : mon plus gros problème est de convaincre les 4 fils de l’alpha que d’une part, ce n’est pas un pochon de dissimulation et d’une autre que je ne suis pas celle qu’il recherche désespérément depuis cette fichue soirée Lunistice.

Autant dire que : j’étais dans la merde.

Car bien que ma grand-mère est faite en sorte de donner le minimum d’indice sur mon identité, les 8 pairs d’yeux avaient la nette conviction que j’étais belle est bien celle qu’ils désiré. Ce maudit pochon qui se trouve sur ce bureau est bien le même qui a réussi à berner Tobias le soir où il s’est pointé à ma boutique, en mode chasse. Comment s’est-il retrouvé là ? Il s’est naturellement détaché de son cordon à force d’usure. J’ai pensé l’avoir égaré autour de la maison ou à la boutique mais rien. Heureusement que j’en avais prévu d’autres mais au fur et à mesure que l’on avancer dans le temps : mes réserves de bouquets de sauge s’amenuisent et j’ai dû remplacer avec un peu de citronnelle. Grave erreur. La sauge et la citronnelle ne s’accordent pas dans un pochon, mais s’harmonisent parfaitement pour une potion pour les troubles digestifs. Bref, je suis dans la merde totale. Mais heureusement pour moi, j’ai pu bénéficier d’un certain gain de temps : me cacher derrière des masques et des pochons n’ont fait que ralentir leur pistage.

« Tu es devenu bien silencieuse, petite chouette », dit Nick d’une voix amusée. « A croire que tu ne réalise pas encore que le petit jeu de cache-cache touche à sa fin ».

« Je crois que la petite chouette mystique ne pourra pas nous échapper cette fois », s’amusa à déclarer Tobias à ces frères tout en humant l’air autour de lui. « Je ressens de nouveau cette odeur de muguet, de sureau et de tiaré… celle que j’ai perdu lors de cette nuit… tu sais, cette fameuse nuit où tu m’as presque renvoyé de ta boutique après avoir dissimulé ta présence à ton alpha et futur partenaire, petite chouette », dit-il tout en s’avançant à pas de loup vers elle.

Sans aucun geste de sa part, elle s’entoura d’un bouclier de glace ce qui le fit grogner.

« Tobias ne soit pas si impatient voyons, tu l’as mis sur la défensive à te comporter comme un dégénéré pervers », averti Derek en déposant sa main sur l’une de ses épaules. « Tu te demandes comment ton objet de protection se retrouve ici, n’est pas petite chouette ? », questionne Derek avant de répondre avec un sourire taquin en coin, « Eh bien il se trouve que lors d’une de nos patrouilles avec des guerriers de la meute, nous avons trouver dans un parc proche du lac de plaisance ce petit pochon. Nous aurions pu le jeter comme un déchet ordinaire mais la femme du Bêta nous conseilla de le garder car l’odeur l’intriguée et après quelques recherches de sa part : elle confirma sa curiosité et nous révéla que c’était un dissimulateur de présence ».

Derek tournait autour de la jeune femme afin de lui faire comprendre qu’au moindre faux pas de cette dernière, son frère Tobias et lui sauteront dessus pour s’imprégner de son odeur. Barrière protectrice ou non. Bien qu’ils soient intimidants par leur simple présence, leurs apparences d’apollon en feraient défaillir plus d’une louve dans leur champ d’action. Ils étaient tous grands, 1m85, corpulence musclée, avec des yeux gris voilés et insondables. Si leurs couleurs de cheveux sont bruns ; leurs coupes de cheveux ‘man bun’ (soit un chignon pour hommes. C’est-à-dire, cheveux longs de base, attachés vers l’arrière du crâne) leurs donné avec leur barbe bien rasée un mélange d’homme rebelle, chic et sexy à la fois. Et lorsqu’ils sourient, tous sans exception, ils sont très séduisants et leurs faits paraitre plus jeunes. Mais les sorcières et autres enchanteresses sont un tout autre niveau. Bien qu’elles ne soient pas toutes égales dans leurs morphologies, magies ou même styles vestimentaires, elles n’en demeurée pas moins résistantes à leurs homologues surnaturels qui chercher à percer leurs failles depuis longtemps.

Emrys n’avait pas encore prit la parole dans ce huit clos étouffant. Des quatre, c’était sans doute celui qui était le plus sage et observateur. Mais le fait que sa compagne se dissimule derrière des masques et des pochons l’intrigué grandement. Après enquête, personne dans la meute n’avait réellement vu le visage de cette sorcière ou enchanteresse qui avait foulé le sol de leur terre en mars. Quand elle était entrée dans le hall de la maison de la meute en compagnie de Athena et Connie, cette jeune femme portant la même cape de couleur grise qu’aujourd’hui et un masque de loup sur le visage attira son attention depuis les étages menant aux chambres de ces frères et de la sienne. Les êtres mystiques ou chamans n’étaient pas rares mais le fait qu’il en est une qui se dissimule parmi les loups, cela avait attiré sa curiosité. En se renseignant auprès de certains membres, il avait constitué un sacré dossier :

Jeune femme de 28 ans. Originaire France.

A Voyagé beaucoup, d’où le fait d’être polyglotte et parle même la langue des anciens mystiques.

Aborde plusieurs masques d’animaux. Certains sont usés et d’autres plus récents.

Vit et travaille avec Prudence Zelda Nash. Lien de parenté à ce qui se rapproche d’une grand-mère.

Connaissance en herboristerie et magie ancienne.

Ne s’énerve pas quand un patient l’appelle « enchanteresse ».

Pratique la danse avec Connie et Athena.

Petite préférence pour aller s’entrainer autour du lac de plaisance au crépuscule (peut-être pense-t-elle que personne ne la voit).

Connait des chants lyriques plus vieux que les anciens. Personnellement, je l’ai déjà entendu chanter des chansons plus modernes et je dois dire que j’en suis tombé raide dingue.

Entame une petite prière après une chasse afin de remercier mère nature pour son repas (d’après le Delta de notre père, c’est un rituel oublié mais que les chamans pratiquent encore -> Donc elle a une certaine connaissance dans le domaine chamanique).

Derek la vu se métamorphosé en corneille un soir d’orage après avoir délivré des remèdes pour père qui souffrait au niveau de l’estomac. Même le médecin de famille n’a pas su le guérir en 3 jours comme elle. Tobias la aussi vu se transformer en loutre quand il patrouillait en mai près du lac de plaisance. Elle ne sait pas métamorphoser en loup à ma connaissance -> est-ce volontaire ou ne sait-elle pas ?

Ne participe pas à tous les évènements de la meute quand le ciel est dégagé -> préfère s’assoir sur le balcon de sa maison, plaid sur les épaules et boisson fumante pour regarder le ciel nocturne.

Aborde un tatouage d’un soleil et d’une lune qui se rencontre comme la dit Prudence -> aperçut nettement entre les seins lors d’une des performances de dance. Eut envie d’éradiquer tous les loups autours pour avoir osé b****r sur notre compagne.

Selon certains, elle sait jouer d’instrument que l’on voit peu : de l’ocarina, de la lyre et même du violon. J’aime venir l’entendre jouer quand j’ai eu une mauvaise journée. Cela apaise mon loup. Cela m’apaise aussi.

Oui Emrys avait un créer un dossier sur elle.

Elle le fasciné depuis le premier jour.

Même le pochon de dissimulation de présence ne l’avait pas découragé à continuer de savoir qui elle était.

« Un cache-cache… hum… je croyais que dépasser un certain âge, les loups-garous n’y jouer plus car ce n’était pas ou plus de leur génération. Me serais-je trompée », dis-je avec une pointe d’humour derrière ma barrière de glace. « Je m’excuse si vous avez pensé que c’était une partie mais je suis au regret de casser votre vision. Je n’ai plus l’âge de jouer à ça », dis-je cette fois-ci avec plus de cran dans ma voix.

« Ne joue pas sur les mots, jeune femme ! », commença à s’emporter Nick, « Nous avons mener à bout cette quête de Prudence. Tu as perdu dès l’instant pour ton deuxième pochon à perdu sa vertu de dissimulation. Tu ne peux pas te téléporter ou même t’évaporer », finit-il par dire avec conviction tout en sortant de derrière son bureau.

« En es-tu si sûr, Alpha Nicholas ? », demandais-je avec un ton de voix intrigant. « Certes je ne peux pas faire ce que tu viens d’argumenter, car avant que je vienne : vous avez prit le temps de ranger dans les placards et autres meubles les boissons, tasses et même les miroirs », dis-je en haussant les épaules mais maintenant toujours le contact avec eux, « mais je serais toi, je tournerai plusieurs fois ma langue dans la gueule avant de parler. Sur ceux : ’Sayōnara, chīsana ōkami-tachi’.

A ces mots, on toqua et la porte derrière eux s’ouvrit sur un jeune soldat venant apporter un rapport. D’un geste vif et précis, la jeune femme frappa violement le sol, ce qui dispersa en fumée la barrière de glace avant de prendre la fuite par cette sortie de la dernière chance. Un cri perçant s’échappa dans le couloir. Les quatre hommes s’élançaient à sa poursuite. Surprise pour les loups Oméga qui travaillaient de voir une majestueuse Harfang des neiges voler dans le couloir du 5ème étage, descendre en pique vers le hall de la maison de la meute.

« Condamné la porte principale », hurla Nick en sautant les marche de l’escalier par grande enjambée jusqu’au hall. Il était suivi de près par ses frères qui utilisèrent leurs forces de loups pour arriver plus vite. « Empêcher ce métamorphe de s’échapper ».

« Bloquer les portes du rez-de-chaussée menant aux autres pièces », ordonna Derek.

« N’essayer pas de l’attraper violement », intervient Emrys, « C’est la petite-fille de Nash. Rester en position aux portes ».

Pendant qu’ils donnaient des instructions, les sorties les plus évidentes pour le volatile se fermées les unes après les autres. Mais cela ne s’embler pas décourager cette dernière de s’enfuir loin d’eux. D’un regard rapide de l’environnement, la meilleure mais la plus risquée des sorties était de s’échapper par la cheminée imposante du hall de la maison de la meute. Forte heureusement, aucun foyer d’était allumé en ce mois de septembre car la température n’était pas encore basse mais ne donné pas plus d’information à l’état interne du conduit. Si le ramonage n’était pas encore d’actualité, la jeune femme s’en servirait pour arborer une nouvelle apparence et se fondre parmi la faune sauvage. Sinon, elle serait juste une Harfang des neiges recouverte de suies. Planant un petit moment au plafond du hall, elle se décida à plonger en direction du foyer. Les alphas et Omégas essayèrent de la stopper mais la vitesse d’une sorcière surface de peu celle d’un loup-garou. Elle remonta le conduit qui forte heureusement n’avait pas été ramoné. Elle pensa à sa prochaine métamorphose et quand elle atteignit la lumière nocturne : la Harfang des neiges était devenue une corneille noir crépusculaire qui s’envola au plus profond de la forêt.

Ainsi disparu sans laisser de trace la jeune femme que les quatre alphas avaient piéger dans leur bureau. Les quatre loups-garous sortirent quelques minutes après devant la maison de la meute. Leurs regards arpentaient tout autour d’eux. Ils humaient l’air mais rien.

« Quelqu’un la sent ? », demanda inquiet Tobias en sortant de la maison de la meute.

« La suie masque son odeur », déclara Emrys avec une voix déçue.

« P****n ! », hurla Nick ! Il se défoula sur une rangée de vases que leur mère avait déposée pour décorer les alentours « On avait pensé à tout sauf à cette foutue cheminée. »

« On a avait une chance de connaitre enfin son identité après avoir vu son tatouage lors de la soirée de la lune rose et de la revendiquer comme il se doit », déclara avec une pointe de nostalgie dans l’encadrure de la porte Derek, « Mais nous avons été trop gourmands et l’avons sous-estimé. »

« Que fait-on maintenant ? », demanda Tobias toujours inquiet.

« On va faire ce que les loups savent faire de mieux », déclara Emrys en faisant face à ces frères. « On sait maintenant que notre petite mystique est une sorcière et métamorphe d’exception. De plus avec le dossier que j’ai d’elle, on est sûr à 99% que c’est celle que la déesse lunaire nous a donné », déclara calmement ce dernier.

« Attend… tu as fait une enquête sur elle ? », interrogea Derek.

« Qu’as-tu appris alors ? », demanda Nick avec plus de sérieux.

« J’ai laissé le dossier dans ma chambre », répondit Emrys en hochant la tête vers l’escalier. « Ce n’est pas un dossier contenant un rapport constructif, mais juste un ramassis de notes et d’observations. Ce que je pense, c’est que l’on devrait l’aborder autrement que comme des prédateurs en rut », soupira Emrys.

« Et tu attends de nous que nous faisions quoi exactement ? », sollicitèrent en cœur les trois autres frères.

« Faisons-lui la cour. Surprenons-la. Flirtons. Apprenons chacun de nous mais nous ne comportant pas comme des bêtes avides de plaisirs alors que nous avons mis si longtemps à trouver une compagne. Qui plus est : une compagne offerte par la déesse de la lune », déclara avec fermeté Emrys.

Les quatre frères se regardèrent, serrèrent leurs mains droites en poing avant de venir frapper avec fermeté leurs buste respectifs. Cet échange à la limite d’un cri de guerre, était un signe pour signifier qu’ils étaient en accord avec les dire de Emrys. Leur compagne leur avait échappé de justesse mais n’était pas encore leurs. N’ayant selon eux plus de quoi se dissimuler parmi les loups, ils n’auront aucun mal à la retrouver. Oui c’est ce qu’ils se disaient intérieurement mais sans grande conviction. Elle avait réussi à passer à travers les mailles du filet une première fois, alors rien ne garantit qu’elle ne le referait pas encore à l’avenir.

Je commence à avoir mal aux bras à force de battre des ailes. Je n’ai jamais été aussi longtemps métamorphosé sous la forme d’oiseau. Les crampes se font ressentir mais je tiens bon jusqu’à la maison. Il le faut. Ne surtout pas s’arrêter en chemin. Même pour un vers ou un fruit des bois. Bien que je ne ressente plus leurs regards de prédateurs, le moindre arrêt permettrai à la suie restante de tomber de mon plumage et alors l’odeur qu’ils m’ont attribuée refera surface. Je jette un rapide coup d’œil en arrière et je manque de peu de m’éclater contre un tronc comme une débille. Ils ne me suivent plus. Etrange. Ce n’est pas quelque chose d’habituel venant de loups-garous. Une fumée au-loin me rassure intérieurement. La maison n’est plus si loin. En espérant que Mima est laissé ma fenêtre de chambre ouverte, sinon je serais obligée d’atterrir avec fracas dans le filet du châtaignier. Je fais une énième ronde et comme je mis attendais : ma fenêtre est fermée. Je soupire intérieurement. Je remonte vers le ciel et me place en face du châtaignier. J’inspire profondément, me met en position (même si la métamorphe commence à s’estomper), ailes droites, queue droite et pattes en arrières. Une dernière looping pour prendre la vitesse et comme à la maison de la meute : je plonge dans le filet. Je commence à ressentir mes doigts et quelques mèches de cheveux. B****l je redeviens humaine trop vite. Plus je plonge, plus je me sens lourde. En me regardant, je perçois mes chaussures et le bas de ma cape. Je vais plus que me fracasser sur ce fichu arbre de malheur. Quand la métamorphe a atteint son point de non-retour et que je suis humaine, tout mon corps chute. C’était décidément une journée de m***e aujourd’hui. Mima va devoir sortir les plâtres et les bandages une fois de plus.

« Non movemur amplius », dit alors une voix claire et amusée. « Tu n’apprends décidément jamais de tes précédentes actions. A croire que ça rentre par une oreille puis ressort de l’autre ».

« Moi aussi je suis ravie que tu sois là Mima », répondis-je toujours en l’air. « Serait-il assez aimable pour que tu me fasses redescendre en douceur sur la terre ferme », demandais-je.

« Où sont donc passé tes bonnes manières, jeune fille ! », s’exclama-t-elle sans la regarder.

« Oh grande Prudence ; sorcière excellant en divination, chamanisme et sciences des symboles peut-elle me faire descendre de mon apesanteur ? », dis-je en exagérant avant de reprendre en faisant les yeux d’enfants malheureux, « S’il-te-plait Mima que j’aime à la folie, plus que tout par de-là les océans et l’infini. »

Prudence, elle-même en apesanteur, était assise et siroter son thé nocturne à la lueur des lucioles tout en lisant l’horoscope du jour. C’était son petit plaisir en fin de journée une fois qu’elle avait fermé boutique, préparer le repas du soir, épousseter avec magie le palier du porche, à l’arrière-boutique menant sur le jardin avant de léviter et se reposer. D’un remuant de narines, elle fit descendre la jeune femme. Une fois cette dernière au sol, elle regarda la jeune femme s’épousseter de suie et d’autres feuilles.

« Les alphas t’ont fait venir pour ramonage », demanda-t-elle avec amusement tout en retournant à sa lecture.

« J’aurais préféré mais c’était plus exactement un piège », déclarais-je en repensant à ce qui venait de se passer.

« Pardon ? », questionna Prudence qui stoppa sa lecture intriguée. « Thomas m’a pourtant assuré qu’ils te convoqué par rapport à Ondine », déclara-t-elle avec une voix teintée de colère.

« Les chiens ne font pas des chats, Mima. Et non, Ondine n’était pas leurs sujets de prédilection. C’était un traquenard et je me suis jeté dans la gueule du loup comme une imbécile », dis-je tout en tapant le bas de ma cape. « Tout ça parce que tu leurs annoncé l’arrivée de leur compagne destinée ; que j’ai du vivre dissimuler sans réellement vivre et que quand j’ai cru que ça c’était calmé », dis-je la voix emplie de tristesse avant de reprendre, « Mon p****n de dissimulateur de présence s’est rompu et la traque a repris alors que je croyais pouvoir y échapper encore ; j’ai dû me fabriquer à la hâte un pochon de secours mais la sauge à manqué parce que l’on a trop utiliser pour les remèdes des enfants des Bêta, Delta et Gamma et que… ».

J’ai du mal à finir de m’expliquer tellement j’ai eu peur en face de ces prédateurs. Je balance mon masque d’oiseau qui tombe et ricoche à quelques mètres de moi. Je redresse la tête pour regarder le jardin qui se fond dans la forêt. Les larmes continuent de couler. Je me sens tellement misérable. Ce n’était pas censé se passer comme ça.

Mon plan initial était de venir vivre avec Mima après ma rupture toxique et douloureuse avec Vladimir. Parfaire tout ce que j’ai appris en chamanisme, herbologie et métamorphe ; rencontrer de nouvelle personne ; vivre une routine calme et tonique dû au travail ; sortir ; rencontrer l’élue de mon cœur et fonder ma famille comme mes parents ; puis prendre le flambeau de Mima et devenir à mon tour un parfait mentor. Mais au lieu de ça, je suis obligée de me dissimuler pour échapper à des êtres lunaires qui veulent me marquer comme un objet. J’en viens presque à regretter Vladimir et ses sautes d’humeurs quand il voulait boire à outrance mon plasma.

Le vent souffle sur moi. Je ressens un peu de fraicheur.

Puis des mains chaleureuses se posent sur mes épaules. Mima me fait un câlin tendre et réconfortant comme elle en a le secret (ou comme dit Athena « comme toute les grands-mères »). D’un geste de tête sur le côté, elle m’emmène vers le porche pour que l’on rentre dans la maison.

L’arrière-boutique est la maison que l’alpha Thomas, à fait construire à Mima afin de la remercier. Elle l’a aménagé avec beaucoup de goût, du moins si on aime le rustique et le rétro.

Au rez-de-chaussée, la bâtisse dispose d’une grande pièce à vivre avec une cuisine ouverte où pousse des plantes aussi vieilles qu’elle, voir même un peu plus. La fenêtre donnant sur le porche, il y a son vieux métier à tisser. Un héritage de Salem comme elle aime me le rappeler. Entendre les claquements et les tissus qui filent dans cette vieille machine me fascine toujours autant quand je suis attablée à l’imposante table en bois du salon. Dans l’entrée, l’escalier en bois permet de se rendre rapidement à la chambre de Mima et sa salle de bain attenante. Pour ma partie à moi, il faut emprunter le second escalier qui désert ma chambre, avec sa salle de bain et le balcon patio qui me donne une vue imprenable sur MysticRed.

La description en détaille de la maison attendra, pour l’instant, j’entends l’eau d’un robinet tourner à fond dans ce qui ressemble à la baignoire à pied de Mima. Un petit caprice qu’elle s’est offerte quand elle est revenue de chez mes parents pendant l’un de ses voyages. Elle gravit avec moi les marches de l’escalier pour m’amener dans sa salle de bain. Nous entrons et la porte se referme derrière nous. ’Emundans spumam delens tormenta’ dit-elle avant de m’aider à enlever mes vêtements et de les bazarder dans la trappe à linges salent. En regardant la baignoire, je vois que la mousse déborde presque. Mima s’est y faire quand ça va mal.

« Je serais en bas. Si tu as le moindre problème, tu n’hésites pas et tu cris », dit-elle avant de partir.

La porte se referme derrière elle. Les vapeurs des plantes aromatiques mélanger dans l’eau fumante de la baignoire emplies la pièce, cela me détend un peu. Mais avant de me prélasser, je pose ma main sur le miroir au-dessus de la vasque et frotte la buée avec ma main gauche. Mon reflet n’est pas beau à voir.

Je mesure 1m69 et je suis de corpulence svelte sans être non plus un cadavre. J’ai des cheveux long et blanc comme neige tombent jusqu’à la taille. De grands yeux couleur lapis-lazuli (un héritage de notre ancêtre ayant survécu au génocide de Salem) qui varient entre bleu-jade et couleur bleu-pétrole quand je suis encolère. Même si je me goinfre quand je suis en « mode full-flemme », mes dents restent parfaitement blanches et parfaitement régulières (merci papa pour ce gène). J’ai une peau couleur claire qui devient aussi rouge que des tomates fondues au soleil lorsque je rougis.

Bref.

Je suis un adore petit cœur sur patte pour mes parents et Mima.

J’aurai préféré être grande comme Mima ou maman qui a elles seules pourraient rivalisées avec des chamans Swalis, connus pour leurs 2m72. Bon, elles ne sont pas si grandes mais avec leurs 1m79 chacune, mon père et moi à côté, faisons pâle figure.

Je me souviens que j’ai été la cible de railleries pendant mon cursus en Europe. Rien de bien méchant. On m’appelait ’’Reine des Neiges’’. Je ne comprenais pas trop le rapprochement même en aillant vu le film. Et quand Vladimir est arrivé, ça s’est estompé avec le temps.

Si je suis « joli » en temps normal, là je ressemble plus à un nid de Jabberwocky après éclosion d’une première couvée. Mes cheveux attachés en chignon bâclé sont en désordre. J’enlève quelques morceaux de glace ici et là, même en ayant explosé la barrière sur les chasseurs, je me retrouve à en avoir sur moi. Il y a aussi des restes de toiles d’araignées, des feuilles et même des poils de loups. Nan mais sérieusement : ils sont toute l’année en pleine mue. Pire que des chats.

Une fois le démêlage fait, un frisson me parcours l’échine : il est temps d’aller se décrasser dans la baignoire toujours fumante.

Une fois que je suis totalement immergée, je soupire de plus belle.

J’essaie de me détendre mais mes pensées reviennent sans arrêt sur le dissimulateur de présence. Ils l’ont trouvé au lac d’après leurs dires. Je réfléchis à quel moment j’ai pu m’y rendre. Pas le matin, car même si j’aime Mima, les réveils aux aurores : ce n’est pas ma tasse de thé. Je suis plus partisane du 8h45 ou même 9h30. Voir même un début d’après-midi quand la boutique est fermée. Le reste de la journée alors ? Nan, je dois m’atteler à préparer des potions ou autres remèdes, puis passer voir des clients ou faire des courses. Et en fin de journée, je danse avec Athena et les filles. Ma réflexion est sur le point de se classer quand je me redresse d’un coup. Le crépuscule… il n’y a qu’à ce moment là où je vais sur la jetée pour parfaire les nouveaux pas de danse. Impossible de s’entrainer dans le jardin, ça dérange selon Mima, le repos éternel de Mère Nature » (traduction : « c’est mon espace détente, va-t’en trouver un autre »). Oh b****l, il a dû se détacher quand dans un mouvement de panique en entendant Silas*(Tobias, sous sa forme de loup) arriver dans ma direction, je me suis métamorphosée en loutre. C’est certainement comme ça qu’il est tombé dans la vase avant de remonter à la surface quelques minutes plus tard.

Je soupire plus belle.

Puis je me laisse couler dans la baignoire. Une fois tout mon corps sous l’eau, je ressens les effets des plantes aromatiques, ce qui me détente progressivement.

J’aime être sous l’eau depuis toujours.

D’après Mima, l’eau est l’élément qui m’apaise le plus alors que les éléments de feu sont ceux qui réinterprètent le plus mes émotions fortes.

La seule fois où j’ai, littéralement pété un câble : j’ai balancé sur la famille de Vladimir des éclairs bleus. Je ne me souviens plus du pourquoi du comment j’étais en colère mais ce dont je me rappel, c’est que la maison des années 1800 de sa famille n’a pas résisté à mon déchainement de fureur. Toujours selon Mima, il valait mieux détruire une bâtisse que d’avoir la mort de personne sur la conscience. Même si c’étaient des vampires aussi vieux que les templiers, cela ne valait pas le coup.

Une fois que les plantes n’ont plus agit, mon corps est remonté à la surface et j’ai respiré de nouveau. La mousse au-dessus de ma tête glissa le long de mes cheveux. Emportant au passage les restes de poils et autres déchets dans les limbes mousseux. J’ouvris les yeux et regarda la pièce.

La salle de bain de Mima est une pièce moderne avec son sol lumineux et simple avec son carrelage effet pierre taupe. Les murs sont comme le béton ciré. Non loin de ’cette baignoire caprice’, ce trouvé le meuble vasque et son imposant miroir en lune parsemait d’étoiles en fer forgé autour. Face à ce meuble, les meubles suspendus regorgés d’étagères remplient de serviettes, produits d’hygiènes, de cosmétiques, une collection non-exhaustive de parfums et d’autres plantes pour ne laisser aucun espace vide. A droite de ce meuble, une grande fenêtre à petits carreaux recouvert sur les extrémités de plantes grimpantes. Sur le côté gauche de ce meuble, ce trouvait la trappe pour le linge sale. La buanderie sous l’escalier permettez à notre demeure magique de nettoyer en un temps record, sécher, repasser et déposer dans la panière de l’habitant sa pile de linge.

Mima avait une certaine idée de ce qu’elle trouvait joli.

Je suis revenue au présent en entendant mon ventre gronder brillamment.

Il était temps de sortir avant de finir aussi fripée qu’une Mélusine après une mer déchainée.

D’un geste de la main gauche, une serviette sortant du meuble vint s’enrouler autour de ma taille ; tandis qu’une autre emballé mes cheveux soigneusement. J’adore la douceur des serviettes de Mima. Les miennes ne sont pas aussi douce que les siennes mais ont encore l’odeur de maman dessus. Ça me rassure un peu. Je pense que je vais dormir avec l’une d’elle ce soir.

Au moment de sortir, j’aperçois sur un tabouret devant la trappe des vêtements à moi. Je souris en les voyants. Mima à dû les déposer quand je devais être sous l’eau. J’enfile une chemise avec des dessins de runes dessus, un jeans slim, des chaussons pilou-pilou moumoute et un sweat à capuche oreilles de chats. Même au niveau des manches, des empreintes de chats y sont brodés. La serviette sur ma tête frotte énergétiquement chaque cheveu avant de se replier avec l’autres sur le tabouret.

« Sicccatio », dis-je d’une voix calme et précise.

Un sort bien pratique pour sécher les cheveux quand on n’a pas envie d’utiliser de sèche-cheveux. Je coiffe mes cheveux en tresse. En jetant un rapide coup d’œil au miroir, je commence à comprendre pourquoi on m’a appelé par le nom de ce film d’animation enfantin. Je fais une petite moue et rabat la capuche de mon sweat sur la tête avant de sortir. En sortant à droite, je dévale l’escalier pour aller prendre dans l’imposant chaudron de Mima son fameux gombo de poulet. Recette que l’un de ces nombreux maris, lui a préparé quand elle résidée à la Nouvelle Orléans pendant l’un de ces apprentissages dans l’occultisme. Comme elle en prépare toujours pour tout un régiment, il n’est pas rare que l’on en donne à la soupe populaire de la meute. Je remue un peu avec la loupe avant de me servir une bonne portion dans un bol. Ni trop chaud, ni trop froid. Je me suis dirigée vers la table pour m’assoir devant l’emplacement de mon set de table et d’un verre remplit de diabolo menthe. Mima était derrière son métier à tisser en pleine réflexion.

« Encore entrain de réfléchir sur ce châle ? », soufflant sur ma cuillérée avant de l’avaler. « C’est pour qui cette fois ? », demandais-je.

« Michka m’a demandé un pour Ondine. La pauvre enfant passe sa vie a tombé malade dès que les moissons sont passés », répond-elle en faisant passer une corde de tissus, tout en claquant et recommençant son geste.

« Je te rappelle que c’est ’Luna Michka’. Si quelqu’un t’entendait appeler la mère de la meute aussi familièrement, ça pourrait avoir de grave conséquence », répondis-je avant de reprendre une cuillérée.

J’entendis Mima ricaner dans sa barbe. « Ils peuvent bien râler mais qu’ils n’oublient pas que sans mon intervention : leur petite princesse aurait rejoint ces autres frères mort-nés derrière la maison de la meute », déclara-t-elle d’une voix grave.

Je ne dis rien à cet aveu.

Tout le monde connaissez cette histoire dans la meute.

Michka, la femme de Thomas l’alpha et mère de la meute avait toujours souhaité avoir d’autres enfants après les garçons. Mais elle n’arrivait pas à aller au-delà de 4 mois de grossesse. A la 11ème tentative, elle attendait des jumeaux qui se portaient bien jusqu’à ce qu’au 7ème mois de grossesse, elle contacta une maladie inconnue et l’un des bébés périt, tandis que l’autre était entre la vie et la mort. Ma grand-mère fut appelée par le médecin de leur famille avec qui elle était restée en contacte pendant l’un de ces apprentissages dans la région. Elle resta au chevet de la Luna, tout en invoquant des rituels mélangeants chamanique et la science des symboles. Cela a duré 2 journées entières.

Et à la nuit tombée, des pleures de bébé se sont fait entendre.

Ondine est devenue le bébé miraculé de la meute.

Alpha Thomas était le plus heureux des loups-garous. Il n’avait perdu ni son bébé, ni sa femme.

Afin de la remercier, il construisit une demeure à ma grand-mère et elle obtient le respect éternel de la meute. J’ai eu moi aussi droit à un certain respect, surtout depuis que je lui ai permis d’éradiquer ses troubles intestinaux. Mima est même devenue par alliance la marraine d’Ondine, qui ne manque jamais de lui réclamer des bonbons quand elle se déplace jusqu’à la maison de la meute.

Je pensai à elle en finissant mon repas.

Ondine est née avec une santé fragile, si bien qu’à part aller à l’école ; elle ne quitte pas la maison de la meute. Eté comme hiver. Mima l’énergise à base de remède et autres rituels afin de la renforcer. Elle en aura besoin si elle veut se transformer en loup pour ces 18 ans.

Lors d’une de mes visites, elle m’a même confié qu’elle savait comment s’appelé sa louve. ’Lasha’ m’avait-elle dit. Je trouvais ça étrange qu’elle le sache du haut de ces 7 ans mais la Luna m’expliqua que certains loups peuvent le ressentir. Je ne connaissais pas trop l’histoire des loups-garous et je pensais ne devoir jamais me documenter. Mais avec ce qui s’est passé à la lune rose, j’ai été bien obligé.

Je pousse ma chaise avec mes fesses et me lève en direction de la cuisine, portant mon set, gamelle et couvert jusqu’à l’évier. La magie opéra dès que j’avais déposé l’ensemble. Je retournai vers Mima. Je me penchai vers elle pour déposer sur sa tête un baiser avant de monter l’escalier jusqu’à ma chambre.

« Ça fait longtemps que je ne t’ai pas entendu chanter, ma chère », dit-elle sans perdre le fil de ses actions.

« Hum… Bonne nuit Mima », répondis-je en montant les marches.

« Bonne nuit… ma petite Lyra », dit-elle dans un soupire.

Arriver sur le second palier, j’aperçut sur ma gauche un balai rameutant les moutons de poussières de ma salle de bain, vers une petite pelle qui trépigner d’impatience. Je pose la main sur ma poignée et entre dans ma chambre. Mon refuge. Elle n’est pas si exceptionnelle que ça mais c’est à mon image.

En entrant, sur la gauche, on tombe sur mon lit cocon. Vous savez, ces sortes de balançoires ou fauteuils suspendus avec des coussins molletonneux dedans ; eh bien mon lit est un cocon dans lequel je me réfugie quand ça ne va pas. Un petit cadeau de mes parents quand je suis arrivée ici.

A droite se tient mon bureau. Une vieille porte en bois comme surface et des pieds en bois flottés robuste. Au-dessus, j’ai des étagères où s’entassent des livres en tout genre, des plantes, des incubateurs et autres souvenirs de mes voyages.

A côté, enfoncer dans le mur, un dressing qui a du mal à fermer tellement c’est le bordel dedans. Autant je suis minutieuse dans mon travail mais pas avec mes habits.

Au centre, un gros tapis rond duveteux dont les bords viennent se perdent sous mon lit et mon bureau. Dessus on y voit des symboles de runes et la constellation du Lion.

Et devant moi, une fenêtre bai vitrée arrondie qui désert mon petit balcon long.

Ma chambre est simple mais suffisante pour moi.

Je réfléchis un moment, appuyée contre ma porte.

J’entends le balais et la petite pelle descendre les marches. Le ménage s’est terminé.

Tout mon étage devient silencieux.

Je soupire.

Décidément, j’aurai passé ma soirée à faire ça.

Je passe mes mains derrière ma nuque.

Je n’aime pas trop le silence.

Ça m’angoisse.

Je me dirige vers ma fenêtre. Tire sur la poignée et le vent frais m’accueille. Je laisse le vent parcourir chaque centimètre de mon corps avant de décider d’aller m’assoir sur le fauteuil où mon plaid moumoute m’attend depuis la dernière fois. En le prenant en main, je le porte à mon nez : il s’en la pluie. Forte heureusement, mon sort lui permet de ne pas subir les intempéries. C’est le 1er cadeau que Athena m’a donné quand je suis arrivée ici (ce qui m’a permis de carboniser celui de Vladimir m’avait offert et que je n’arrivais pas à me débarrasser). Je le posai sur mes genoux, une fois que je me suis assise en tailleur. Le ciel était dégagé mais le vent apporté quelques petits nuages ici et là.

Je repensai à la demande de Mima.

En plus de danser et de pratiquer la magie ; j’adore chanter. Les chants lyriques et ancestraux, de maman et Mima, comme des chansons plus modernes. Je réfléchis tout en scrollant sur mon téléphone à la recherche d’une musique version instrumentale. Mon choix s’arrêta sur une musique d’un film que j’ai vu avec mes parents. J’enclencha la musique et me mis-je à chanter :

« Je me sens si bien dans le noir

Ils veulent, me cacher

Mes blessures, ils ne veulent pas les voir

Ils m’ont appris à avoir honte de moi

Je dois m’en aller

Jamais personne ne m’aimera

Mais je ne les laisserai pas me détruire

On a tellement de choses à dire

Un monde à conquérir

Lancez toutes vos flèches contre moi

J’enverrai un déluge qui les détruira

Je suis forte mais blessée

Et non je ne veux rien changer, je suis moi

Regardez, je suis là

Je suivrai les battements de mon cœur

Je ne veux plus avoir peur

Non je ne m’excuserai pas d’être moi… »

J’allais continuer quand je l’ai vu. Un loup boréal couleur noir et gris, couché dans les herbes. Quand il releva sa tête, je n’arrivais pas à voir ses yeux aussi sombres que la nuit. Mais il me fixé bien.

Depuis combien de temps était-il ici ? M’a-t-il entendu chanter ? L’ai-je dérangé ? Je coupai la musique pour le regarder plus en détail. Comme si… je le connaissais. Etrange. Je m’en souviendrais si j’avais déjà croisé un loup avec ce pelage-là. Toujours assise, je m’appuis contre la barrière de mon balcon, ce qui a fait redresser l’animal sur ses pattes arrière.

« Je ne sais pas à quoi tu t’attends, petit loup : mais le concerto est fini pour ce soir », lui dis-je simplement. « Retourne chasser, je dois me coucher de toute manière… la journée a été éreintante ».

Il ne dit rien et garder juste le contacte visuel avec moi. Je me sentais bizarrement en sécurité à force de le regarder. Le vent soufflé encore un peu et il amena avec lui des pissenlits dont un se posa sur son museau ; ce qui le fit éternuer. Je poussai un petit rire tellement c’était mignon. ’Featherweight’ dis-je, avant de flotter à quelques mettre de mon balcon afin d’attraper un pissenlit en plein vol. Quand la gravité s’inversa, la capuche de mon sweat tomba en arrière dévoilant ma chevelure blanche.

De mon point de vue, je vue une lueur blanche rapide passée sur les yeux du loup.

Le sort ne dure pas éternellement et me voilà de nouveau sur mon balcon mais debout cette fois. Le loup était toujours là, assis dans l’herbe à me regarder.

« Quel drôle de loup », murmurai-je pour moi-même. « Es-tu un loup solitaire ? Un vagabond comme vous les appelés ?», lui demandais-je. Autant faire la conversation tant que l’on a un spectateur. Il me fit non de la tête. « Es-tu perdu ? ». Il réitéra son geste de tête. « Donc, m’épias-tu à mon insu ? ». Il cacha son museau dans l’une de ses pattes, ce qui je ne le cache pas, me fit sourire. « J’imagine que tu as un nom. Je peux peut-être le deviner ? ». Il pencha la tête à ma réponse. « Silas ? » Le loup grogna. « Excuse-moi… hum… Sirius ? » Encore un grognement. « Médor ? » Il me regarda blaser avant de se tourner comme s’il boudait tout en secouant la tête. « D’accord je rigole… tu es un loup boréal… une race de loup ancienne et respectée… chercheur de constellations et de minéraux… Rémus ? ».

A ces mots, Rémus se retourna et s’assit de nouveau tout en remuant la queue. Je souris à cette vue presque surréaliste : je venais de sympathiser avec un loup. Hilarant. Je passai ma main droite dans les cheveux, afin de rabattre quelques mèches derrières mes oreilles. Je jetai un coup d’œil à l’horloge de mon portable, 00h45. C’est définitivement l’heure d’aller me coucher afin de clôturer cette effroyable journée. Je me retourne une dernière fois en direction de Rémus. Il était toujours assis en train de me suivre. Je lui renvoyai un sourire avant de rentrer dans ma chambre.

« Ravi d’avoir fait ta connaissance, Rémus. Moi c’est… », je pris quelques minutes avant de donner mon second prénom, « Nyx », dis-je alors dans sa direction. « C’était plaisant d’avoir une présence mais je vais devoir écourter. Bonne nuit Rémus », je lui fis signe de la main droite avant de disparaitre de son champ de vision.