Daddy's girl

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Summary

Serrer les couilles d’un mec au cinéma en cherchant son pop-corn, ça vous est déjà arrivé ? À Éléonore oui… Et pas à n’importe qui : le meilleur ami de son père. Pire encore, pour se venger, c’est lui qui va devoir la garder. Entre vengeance glaciale, excitation interdite et romance inattendue… découvrez les aventures explosives d’Éléonore , et d'Ethan

Genre
Erotica
Author
~ L ~
Status
Complete
Chapters
19
Rating
4.6 19 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1- La meilleur Journée


Aujourd’hui, c’est le jour J ! Le meilleur jour de ma vie, c’est officiel. Moi, Éléonore, je vais enfin, enfin, découvrir la suite de ce film qui hante mes pensées depuis des semaines. Deux mois que j’ai réservé ces précieux sésames avec Justine, évidemment. Rien, absolument rien ne pourra gâcher cette journée. Elle sera parfaite, je le sens !

« Julie, je suis là ! » Je fais de grands signes à ma meilleure amie, le cœur léger. Je me dirige vers les stands, déjà en train de saliver à l’idée du pop-corn. Justine part en direction des toilettes en lançant un dernier avertissement : « Éléonore, fais gaffe ! »

Un homme. La trentaine. Et d’un coup, tout semble ralentir. Il est… saisissant. Il est grand brun , une posture qui dégage une assurance presque intimidante. Pendant une micro-seconde, mon cœur fait un drôle de petit bond, un mélange de surprise et d’admiration instantanée. Je remarque le tissu impeccable de sa veste, la façon dont elle épouse ses épaules. Il est beau , craquant ..Enfin c’est pas le moment de penser à ça Éléonore…

Puis pour marquer cette rencontre romantique je le percute, et son coca tombe sur sa veste qui semble neuve...

Puis mon regard descend et voit la marque sombre et pétillante qui s’étale en une tache parfaite sur le tissu immaculé. La honte et la panique m’inondent immédiatement.

Oh merde. Faut vraiment que je fasse gaffe.

« Mon coca », dit-il simplement.

Sa voix est grave, plus grave que ce à quoi je m’attendais, et elle résonne étrangement dans le brouhaha ambiant. Mais le charme est rompu. Brutalement.

« Oh, désol... »

Il m’interrompt, son regard remontant lentement vers moi, et je vois alors la froideur qui y habite, une impatience hautaine. « Tu pourrais faire un peu plus attention. »

Tout le petit émoi que j’ai pu sentir s’évapore comme neige au soleil, remplacé par un picotement d’irritation. Le contraste entre sa beauté et son ton méprisant est presque violent.

Non mais…? La colère monta en moi, brûlante. Je m’excuse et il me parle comme à une gamine mal élevée ?! Rappelle-toi, Éléonore, meilleure journée. Meilleure journée. Ce type n’est qu’un minuscule grain de sable.

« Je vous présente mes excuses, monsieur, c’était un accident », dis-je en forçant une politesse que je ne ressentais plus.

Ses yeux se plissèrent. Il défit le bouton de sa veste d’un geste vif, la retira et, sans un mot, me la lança à la figure. Le tissu lourd m’atteignit au visage, dégageant une faible odeur de bois et de citron, avant de retomber lourdement dans mes bras.

« Nettoyez. Maintenant. »

Je restai pétrifiée, le souffle coupé. Je rêve. Est-ce qu’il se prend pour un empereur romain ? Est-ce qu’il me prend pour sa femme de chambre ? Je sentis une chaleur monter à mes joues, un mélange d’humiliation et de rage pure. J’eus une envie violente de lui balancer son vêtement précieux au visage, suivi d’un bon coup de pied où je pense.

Mais je vis son expression. Une impatience froide, une certitude absolue d’être obéi. Et je vis aussi l’heure sur l’écran géant. La séance allait commencer. Justine allait revenir. La bataille n’en valait pas la chandelle. Pas aujourd’hui.

Les doigts tremblants, je serrai ma précieuse canette de soda à moitié pleine. Un sacrifice nécessaire pour apaiser ce dieu irritable du costume cintré.

« Tenez », dis-je d’une voix que je voulais ferme mais qui tremblait légèrement. Je lui tendis mon Coca. « Prenez le mien. Il est plein. Ça compensera le vôtre. Et voilà votre veste. »

Je posai délicatement la veste tachée sur son avant-bras, comme si je me débarrassais d’un objet contaminé. C’était un sacrilège – je n’aurais pas le temps d’en racheter un autre – mais c’était préférable à m’abaisser à nettoyer sa malheureuse veste.

L’homme regarda le Coca que je lui tendais, puis son visage se fendit d’un sourire étrange, presque narquois. Il prit la canette d’un air amusé, comme si je venais de lui offrir un jouet.

« Merci », dit-il, son sourire s’accentuant. « Vous venez de me faire perdre un temps des plus précieux. C’est… nota bene. »

Et sur ces mots énigmatiques, il tourna les talons et se fondit dans la foule, mon Coca à la main, laissant derrière lui un parfum d’arrogance et un goût amer d’injustice.

Je restai là, clouée sur place, essayant de digérer l’échange surréaliste. C’est alors que Justine revint, l’air ravi.

« Meuf, allez, on y va, ils ouvrent les portes !… Hé, ça va ? T’as l’air toute chose. On dirait que t’as vu un fantôme. »

Je me tournai vers elle, les yeux exorbités. « Justine… tu ne devineras jamais ce qui vient de se passer. »

Et je continue à lui raconter...

« … et il m’a lancé sa veste à la figure, Justine ! Comme à une domestique ! Et il a dit “nettoie” ! Et le pire, c’est que je lui ai donné mon coca ! Mon propre coca ! Je suis si stupide ! Ce type, je te jure, si je le recroise, je lui… »

Nous venions d’entrer dans la salle obscure, juste à temps pour les dernières bandes-annonces. On chercha nos places numérotées, au milieu de la rangée. Et là, alors que je me faufilais devant les genoux des gens en murmurant des excuses, mon cœur fit un bond dans ma poitrine.Oh merde … on est juste à côté

Oh merde… Non. C’est une blague. Une très, très mauvaise blague.

Juste à côté de ma place, adossé confortablement à son fauteuil, se tenait l’homme à la veste. Lui. Le dieu grec devenu connard en moins de deux secondes. Son costume était remplacé par un simple pull sombre, mais son expression, cette même froideur amusée, était intacte.

Justine, derrière moi, ne avait rien remarqué, trop occupée à déballer notre butin de snacks. « Et continue après il a fait quoi le mec à qui t’as renversé son Coca ? Il t’a filé son numéro pour que tu lui payes le pressing ? » chuchota-t-elle avec un petit rire étouffé.

La panique m’envahit. D’un geste vif et maladroit, je mis ma main sur sa bouche pour la faire taire, les yeux exorbités, et je pointai du menton l’homme assis à ma droite. Il est là. Juste à côté de moi. Mon regard devait crier la terreur.

L’homme tourna la tête vers nous. Ses yeux se posèrent sur ma main encore collée sur la bouche de Justine, puis sur mon visage sans doute blême. Un sourcil se leva, légèrement, et un petit rire silencieux, plus un souffle qu’un vrai rire, sortit de ses lèvres. Il se mit à l’aise, étirant son bras avec une nonchalance exaspérante. Et puis il le fit : il posa sa main, large et aux doigts longs, sur mon accoudoir, s’en emparant complètement.

Sa voix était un murmure bas, teinté d’une ironie si épaisse qu’on aurait pu la trancher au couteau. « Ça te dérange pas ? »

Mon sang n’a fait qu’un tour. Oh, mais il ose. Le feu de la colère et de l’humiliation me monta aux joues. Sans un mot, je posai mon seau de pop-corn bien droit sur le petit trou prévu à cet effet dans l’accoudoir, revendiquant mon territoire. Prends ça.

« Non, ça me dérange pas », répondis-je d’une voix que je voulais assurée mais qui tremblait malgré moi. Je me raidis dans mon fauteuil. Respire, Éléonore. Positivité. Aujourd’hui est le meilleur jour de tous les temps. Même avec un voisin de fauteuil possédé par l’esprit maléfique de Satan.

Le film commença. Et il était incroyable. Immédiatement, je fus aspirée par l’histoire, hypnotisée par les images et la musique. Le temps passa à une vitesse folle, et je perdis complètement la notion de tout ce qui m’entourait, y compris l’homme-assassin-d’accoudoirs à ma droite. J’étais à fond dedans.

j’agitai machinalement ma main vers l’espace où mon seau de pop-corn aurait dû se trouver. Ma main ne rencontra que le vide. Une légère frustration m’envahit ; le seau était resté posé sur l’accoudoir, territoire désormais annexé par mon voisin de droite. Sans quitter l’écran des yeux, hypnotisée par l’action, je glissai ma main plus loin sur la droite, cherchant à tâtons le contour familier du carton. Mes doigts rencontrèrent une texture radicalement différente.

Il me fallut deux ou trois secondes de trop, deux ou trois secondes pendant lesquelles mon cerveau, encore à moitié dans le film, tenta désespérément de comprendre pourquoi mon snack n’avait pas la consistance attendue.

Ce n’était ni le carton rugueux ni les grains salés. C’était mou, souple, mais avec une fermeté sous-jacente. Une forme arrondie, distincte, enveloppée dans un jean épais et de qualité. Dans mon état de concentration semi-consciente, mon cerveau mit une micro-seconde à traiter l’information, et n’y parvint pas. Incapable de concevoir que mon pop-corn ait pu se métamorphoser, je fermai machinalement les doigts, cherchant à saisir une poignée généreuse de la collation qui m’échappait.

Il me fallut deux ou trois secondes de trop. Deux ou trois secondes pendant lesquelles mon esprit, encore englué dans la fiction, lutta désespérément pour résoudre cette énigme sensorielle. Pourquoi est-ce que ça ne croustille pas ? Pourquoi c’est chaud ? Et surtout, pourquoi est-ce que ça bouge ?

L’homme à côté sursauta violemment. Un hoquet étranglé, rauque, lui échappa, suivi d’un grognement sourd et profond, presque animal, qui contrastait brutalement avec son flegme habituel. « Hmmph ! » Son corps entier se raidit, et je sentis la musculature de sa cuisse se contracter sous ma paume. Sa voix, lorsqu’elle sortit, était étranglée, tendue à craquer, une octave plus aiguë que son murmure ironique de tout à l’heure. C’était une voix que je ne lui connaissais pas, chargée de surprise, d’inconfort et d’une intense stupeur. « Hé— Tu peux… s’il te plaît, enle— » La phrase resta en suspens, comme s’il n’avait pas assez d’air pour la finir.

Ce son, ce grognement de pure surprise masculine, fut le déclic qui me fit enfin redescendre sur Terre. Je tournai la tête, quittant l’écran lumineux pour l’obscurité de la réalité immédiate.

Mon regard descendit le long de mon bras, traçant une ligne jusqu’à ma main. Et là, je vis. Dans la pénombre, la forme pâle de ma main se découpait, posée, collée sur son entrejambe. Pire, mes doigts étaient légèrement recourbés, serrant même la matière du jean avec une pression inconsciente, exactement comme on le ferait pour s’emparer d’une poignée de pop-corn bien pleine. J’ai attrapé ses couilles !!

Je retirai ma main comme si je venais de me brûler au fer rouge, la cachant immédiatement contre moi. Sans un mot, sans même oser le regarder, je me levai précipitamment, bousculant mon fauteuil, et je me faufilai en trombe vers la sortie de la rangée, aveuglée par l’humiliation, direction les toilettes. Putain. Putain. Putain.

Nouveau chapitre tous les jours , Merci d’avoir lu !