Un destin surprenant
VERA
- Le destin est surprenant. Mon frère va épouser ta petite sœur Irina. Et moi j'épouse la sauvage de la famille mais j'aime ça Vera. J'aime dompter les prédateurs. Je vais te faire aimer ce mariage et tu vas devenir une femme soumise à mes côtés. Ton frère a choisi le meilleur parti pour toi parce que je compte bien refaire ton éducation ma petite lionne. De lionne tu vas devenir ma petite chatte . Miaou...
Je me répète encore en boucle ses mots dans ma tête alors que nous atterrissons au Mexique.
La limousine attend devant le jet privé après avoir atterri à Mexico. Mes mains sont encore liées alors que je suis forcée par les hommes d'Adriano à monter dans le véhicule. Je me débats pour ne pas glisser à l'intérieur pour me retrouver avec Adriano qui est déjà installer à l'intérieur. Comment mon frère a pu me vendre à ce sociopathe? je hurle mais le sbire d'Adriano qui me tient , est une bête. Sans pitié , il appuie fortement ma tête pour que je me penche et il réussit à me faire entrer dans la voiture et claque la porte derrière moi. Les yeux d'Adriano me transpercent. Je dois reconnaître qu'il est ridiculement beau mais cet homme est un démon. Je lui lance un regard noir qui l'amuse. Il me fixe comme si je n'étais qu'un insecte.
Lentement Adriano se rapproche de moi et pose un doigt sur ma joue . Je recule et le regarde avec dégoût. Je tressaille , ma peau se piquète de chair de poule.
- Si tu restes bien sage ma petite chatte . Je ne te ferai aucun mal.
Je voudrais bien le croire mais son regard de prédateur raconte une tout autre chanson. Je me recroqueville, dans l'incapacité de fuir nulle part. Il faut que je réfléchisse à un moyen de m'enfuir de ce pays inconnu. Je déglutis à grande peine, mon esprit s'emballe en présence de ce psychopathe. Tout ce que je veux, c'est de trouver un échappatoire . Rentrer à New-York et implorer le pardon d'Alexei et de sa femme Nazifa.
- Je t'ai toujours trouvé magnifique Vera Romanov. J'ai hâte de prendre du bon temps avec toi. Je vais tellement te mater que tu vas passer ton temps à miauler.
- Bas les pattes , je rétorque en écartant la jambe pour m'éloigner de lui mais la portière derrière moi m'empêche d'aller plus loin.
Adriano saisit une poignée de mes cheveux et fait basculer ma tête en arrière , me surplombant. J'ai beau être grande , il me domine de vingt bons centimètres.
- Ecoute-moi bien , grogne-t-il . Ton frère m'a cédé la Bratva Romanov et si tu ne veux pas perdre l'héritage de ta famille, tu vas devoir m'obéir. Tu crois vraiment que tu as ton mot à dire concernant ce qui t'arrive? Ce qui t'arrive est ta propre faute. Tu es têtue et indisciplinée et je vais changer ça. Tu vais faire de toi une petite chatte soumise. Je te toucherai quand j'en aurai envie et comme j'en ai envie. C'est clair?
Son ton dominateur me glace sur place. La crainte me gagne et je lui lance un regard noir. Il resserre sa prise sur mes cheveux, rapproche mon visage du sien au point que nos lèvres se touchent presque.
- Ce n'est pas un réponse Vera, dit-il doucement mais de façon menaçante. Tu comprends?
J'aimerais continuer de l'ignorer mais la lueur dans ses yeux me sert d'avertissement . Cet homme est connu pour être dangereux et fou. Sa place est dans un asile . Je devrais éviter de l'aiguillonner mais c'est plus fort que moi. J'ai été éduquée pour être une guerrière .
- Va te faire foutre Adriano.
Il ricane et il m'assène une gifle qui me fait crier .
- Alexei a bien fait de te confier à moi. Je suis la seule personne qui va réussir à te faire descendre de ton piédestal. Tu vas aimer ce que je vais te faire subir.
Adriano se penche plus près , son haleine est chaude contre mon oreille.
- Tu vas être l'épouse parfaite et l'esclave idéale, Vera. Tu miauleras quand je te ferais des compliments et tu rêveras de mes attentions d' homme dominant.
Ses paroles me font frissonner et je ne peux m'empêcher de ressentir un étrange sentiment d'excitation qui me dégoûte à la fois. J'ai toujours été une femme indépendante et volontaire et je ne peux pas accepter de descendre aussi bas. Je ne peux pas me résoudre à ne pas contrôler et obéir sans réagir. Il est fou. C'est mal me connaître.
Je contemple ses yeux bleus et froids .
- Que vas-tu faire de moi? Tu ne peux pas me forcer à t'épouser.
Eh bien, dit-il en faisant courir un doigt le long de ma mâchoire. Ton travail et ton rôle auprès de moi consistera à me servir de toutes les manières qui m'agréent. Tu devras obéir à tous les ordres que je te donnerai sans poser de questions. Ma queue étant actuellement en érection , dit-il en l'empoignant à travers son pantalon. Tu vas devoir me satisfaire.
Je suis prise de nausée .
- Va au diable, je crache.
Son rire inquiétant produit un effet indésirable sur moi.
D'un geste brusque, il m'attrape par le bras et me fait monter sur ses genoux.
Je ne peux pas me défendre car mes mains sont liées derrière mon dos. Mon instinct de ne pas céder m'envahit. J'aimerais lever la main pour le gifler mais je ne peux pas.
- Si tu continues à désobéir, tu en paieras les conséquences. Des conséquences terribles Vera.
Mon estomac se retourne lorsque je remarque son membre plaqué contre le tissu de son pantalon.
- Maintenant frotte ta chatte contre ma verge et ne me fais pas me répéter.
Sa requête me retourne l'estomac. Voilà le genre d'homme qu'il est , un prédateur et un monstre qui prend plaisir à voir la souffrance d'autrui. Je sens le rouge me monter aux joues, de la colère et de la peur , plus quelque chose d'autre d'indéfinissable. La dureté de son regard me donne des frissons. Je dois faire preuve d'intelligence, pas seulement de résistance. Je dois juste faire semblant d'être ailleurs afin de supporter cette torture et ce qu'il m'oblige à faire jusqu'au moment où je trouverais le moyen de m'échapper .
Je sais que devrais faire ce qu'il me demande mais je résiste encore et concentre mon regard sur son torse et les tatouages complexes visibles à travers sa chemise blanche.
- Vera, excite toi sur ma queue, ordonne-t-il menaçant et sortant son pistolet qu'il pointe sur ma tempe. Montre-moi que ma chatte Romanov est une bonne petite cochonne. Petit Chatte -cochonne bouge sinon ta mère ne va pas s'en remettre de ta mort.
Je fais appel à tout mon sang-froid alors que je croise son regard glacial. Il appuie l'arme froide sur ma peau. Avec sa main libre , il empoigne mes fesses. Il m'administre une violente fessée qui me fait sursauter. La peur m'étreint. Je crois que je n'ai jamais eu autant peur de toute ma vie. Je suis clairement anéantie et je ne veux pas que ce monstre s'en aperçoive, alors je fais ce qu'il me demande, j'ondule des hanches et j'écrase ma chatte sur sa verge à travers son pantalon. Je regrette de na pas avoir porter de pantalon.
Je ne peux pas nier que ce fils de pute est beau et que mon corps traître réagit à ses frottements. J'ai honte de ressentir l'humidité qui augmente entre mes cuisses. Il attrape ma nuque avec sa main libre et appuie davantage son arme sur ma tempe. Il me force à croiser son regard.
- Oui c'est ça, dit-il. Excite toi sur ma bite et mouille mon pantalon avec ta jolie petite chatte.
Son ordre m'humilie et je me sens honteuse. Une douleur sourde monte en moi tandis que je contemple ces beaux yeux. J'ai honte de mouiller dans cette situation dangereuse alors que j'ai son arme braqué sur moi.
- Regarde comme tu prends du plaisir , murmure-t-il en m'attrapant les hanches.
Malgré mon dégoût, mon corps commence à rechercher plus de frictions. La sensation de frottement va crescendo quand je remue plus vite sur lui le faisant gémir. J'ai honte car je me sens éjaculer sur commande et je mouille son pantalon. Il caresse mes tétons à travers mon chemisier avec la pointe de son arme. Une chaleur irradie dans mon bas-ventre et le contact de l'arme qui appuie sur mes tetons durs m'envoie des decharges sur mon clitoris. Une sensation qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu ressentir.
Non je ne peux pas prendre mon pied, pas comme ça, pas pour son plaisir.
Mais mon corps en a décidé autrement. Ma respiration s'accélère et je ne peux pas retenir un gémissement. La honte m'envahit lorsque je croise ses yeux avec cette lueur de victoire. Ses lèvres se retroussent en un rictus cruel.
- Tu es vraiment une salope Vera Romanov.
Je ferme les yeux et refuse de le laisser voir mes larmes monter. La coupe est pleine: les regrets, l'humiliation, le dégradation, la perte de contrôle de ma vie et de mon propre corps. Un jour je sortirais de ce cauchemar , je me le promets intérieurement
Finalement une vague de désir indésirable me frappe , une déferlante que je ne peux pas arrêter. Mon dos s'arcboute et mes orteils se recroquevillent tandis que je surfe la vague en silence car je ne veux pas lui donner la satisfaction de m'entendre jouir.
Lorsque j'ouvre les yeux, Adriano affiche un sourire triomphant. L'envie de vomir me monte à la gorge mais je la refoule. J'ai survécu mais je sursaute lorsque il m'injecte quelque chose dans la veine de mon cou.
-C'est quoi ce bordel?
J'essaie de me débattre à nouveau mais ma vision se trouble presque instantanément. La saloperie qu'il vient de m'injecter est puissante. Les traits d'Adriano se brouillent. Je m'effondre sur lui. Un voile noir obscurcit mes yeux, bienvenue aux pays du monstre.
ADRIANO
Je regarde ma future femme Vera Romanov. Elle est encore endormie à cause de la drogue que nous lui avions injecté durant notre retour au Mexique. C'est une beauté à contempler, je pense prendre beaucoup de plaisir à la tourmenter . J'attrape la cagoule en tissu noir et je me dirige vers elle. Je veux qu'elle soit aveugle à son réveil. J'ai hâte de dompter cette lionne.
Mes yeux sombres et sans âme parcourent la cour tandis que mes soldats attendent mes ordres. Il y a une tension dans l'air qui semble étouffer l'oxygène environnant. Quand mes soldats sont là c'est que je veux voir le sang.
J'ouvre la bouche et tout le monde retient son souffle.
- Je veux que vous ramenez les têtes dans des seaux , je dis en faisant les cents pas devant eux. Quand vous reviendrez , je veux que toute la famille Sanchez soit décimé. Que leur gang n'existe plus. Ne laissez aucun survivant.
Mes hommes frissonnent. Je souris narquoisement. Ce n'est pas pour rien que je suis appelé le Diable Rouge parce que je suis un chef de Cartel sanguinaire et impitoyable. Une rumeur circule même que je boirais le sang de mes victimes mais je n'ai pas démenti pour les laisser croire ce qu'ils veulent.
Mon passage amène le carnage et le sang.
Mes hommes se précipitent pour suivre mes ordres et je fais pas un pas en avant pour retourner à l'intérieur de ma villa. Mon second Fernando s'approche de moi.
- Alors Alexei Romanov remet sa Bratva entre tes mains, dit-il. Je n'arrive pas y croire. C'est vraiment entrain d'arriver.
Je me tourne vers mon cousin la seule personne à qui je laisse le droit de me contredire. Aucun de mes hommes à part lui ne peut hésiter quand je donne un ordre car ils savent ce qui les attend s'ils n'obeissent pas.
- Oui mais la passation de pouvoir se fera dans un an. Je lui ai demandé de me laisser le temps de régler les problèmes que nous avons ici au Mexique.
Lorsque j'arrive dans la salle à manger ma mère est déjà attablé pour le petit déjeuner. Elle pose son regard froid sur moi et je fais pareil.
- Bonjour Fernando, te joins-tu à nous pour le petit déjeuner ? demande-t-elle à mon cousin en m'ignorant complètement.
- Merci beaucoup ma tante , répond Fernando en s'asseyant à table .
Il connaît mes rapports tendus avec ma mère. J'ignore en retour cette femme exécrable et je m'assois. Je serre la mâchoire en me servant du café. Je déteste cette femme qui m'a donné la vie. Cela fait trente ans qu'elle nourrit ma haine quotidiennement. Une haine qui me consume et une entité sombre qui remplit tous les vides de mon âme.
Je croise le regard dur de ma mère qui a fait l'homme fou et psychopathe que je suis aujourd'hui. Ses yeux sombres me fixent. Elle n'a rien d'aimant en elle. Elle est le pire cauchemar de tout enfant mais elle a pourtant donné la vie à quatre enfants: Moi, Carmen qui a disparu du jour au lendemain en laissant une lettre de suicide
, Lucia qui a préféré s'enfuir loin de notre mère à l'étranger pour épouser un américain
, Raoul mon petit frère que j'ai vendu en tant qu'esclave à la famille Romanov lors d'un accord de paix pour mettre fin à nos conflits
D'ailleurs il est devenu un des bras-droit d' Alexei Romanov par la suite et va épouser sa petite sœur Irina.
Elle prend tranquillement son petit-déjeuner. Bien que mon estomac gronde de faim, je ne touche pas à la nourriture.
- Mange Fernando, ronronne-t-elle à l'attention de mon cousin avec un ton maternel comme pour me narguer.
Fernando me jette un coup d'œil mal à l'aise et se met à manger. Il déteste se retrouver au milieu des tensions entre cette sorcière et moi.
Je finis par attraper ma fourchette et je me lance dans les chilaquiles. Un plat traditionnel du petit-déjeuner mexicain. Je sens ses yeux sur moi alors que je mange .
- Quand comptais-tu me dire que tu avais ramené ta future femme ce matin avec toi ? demande-t-elle avec sa voix tranchante. Tu sais très bien que j'avais organisé des fiançailles avec Rosalia Domiguez .
Je pose ma fourchette et mon couteau. Je tourne mon regard vers cette femme brutale et vicieuse qui est ma génitrice.
- Je n'ai jamais accepté d'épouser la fille de ce trafiquant de drogue. Je n'ai jamais accepté ses fiançailles madame...
- Arrête de m'appeler ainsi, rugit-elle . Je suis ta mère...
- Sorcière ! Tu n'es plus ma mère depuis que tu as franchi la limite avec moi, je rugis. Reste loin d'elle. Tente quelque chose contre moi et tu le regretteras . Si tu es encore en vie C'est parceque j'ai promis à Raoul de te garder en vie.
J'espère que cet avant goût vous a plu pour ceux qui ont lu le Destin de Nazifa.