captive de la mafia

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Summary

Il l’a vue avant même de la connaître. Depuis, elle hante ses nuits, brûle ses veines, obsède son âme. Elle prie. lui tue. Elle croit au ciel, lui vient de l’enfer. Et pourtant, leurs destins s’entrechoquent dans un souffle de feu et de passion. Quand Isla devient sans le vouloir l'obsession du parrain de la mafia italienne , il n'y a plus de retour en arrière car lui la veut à tout prix même si elle incarne tout ce qu’il ne peut pas avoir. Massimo Don Ricci est prêt à tout pour faire d'elle sienne quitte à la kidnapper et l'arracher à sa vie bien simple et monotone . Car dans son monde, vouloir, c’est prendre.

Status
Ongoing
Chapters
16
Rating
4.5 8 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Isla

— Supplie-moi, Isla.

Ses doigts serrent ma gorge juste assez pour me voler l’air, sans m’étouffer. Mon dos cogne contre le mur froid, et je sens son souffle brûlant contre ma bouche. Je veux protester, mais ce mot m’arrache, rauque et humiliant :

— Je t’en prie...

Un sourire carnassier déforme ses lèvres. Son genou s’insinue entre mes cuisses, me forçant à les écarter davantage. Je m’accroche à lui malgré moi, tremblante, comme si mon corps savait que résister était inutile. Sa main glisse le long de ma cuisse, ferme, possessive, jusqu’à m’arracher un frisson que je ne peux contenir. Il me domine sans douceur, chaque geste marqué par une brutalité calculée, comme s’il voulait imprimer son empreinte dans ma chair. Ses dents effleurent mon épaule, puis se referment dessus, déclenchant un gémissement incontrôlé.

— Tu es à moi, bébé. Et je vais te le prouver

Sa voix grave roule dans mon ventre, faisant vibrer chaque fibre de mon corps. Mes poignets liés par son étreinte, je ne peux qu’obéir. Ma poitrine se soulève, prisonnière de la faim qu’il déchaîne. Ses lèvres descendent dans mon cou, me font gémir, sa langue s’attarde là où ma peau est la plus sensible.

Il glisse sa main entre mes cuisses. Je sursaute, le corps entier électrisé. Ses doigts trouvent ma chaleur, s’y enfoncent avec une brutalité calculée, me forçant à crier. Mon dos se cambre, mes jambes tremblent, mais il me retient d’une poigne ferme. Je brûle, consumée par cette emprise. Honte et désir s’entrelacent. Mes doigts se crispent sur son dos, le tirant plus près, comme si j’étais devenue sa prisonnière volontaire

— Si trempée... Rien que pour moi ?

Je me mords la lèvre, incapable de nier, mon corps suppliant à ma place. Chaque va-et-vient est plus profond, plus rapide, me conduisant vers un gouffre dont je ne peux détourner le regard. Je perds toute résistance, toute pudeur. Je ne suis plus qu’une chose offerte, possédée par lui. Il s’enfonce plus fort, plus vite, et mon corps se brise en une vague brûlante. Je crie son nom, tandis que l’orgasme m’arrache tout, puis soudain tout s’arrête...

Je me réveille en sursaut. Mon corps tremble, ma poitrine se soulève dans un souffle court et rauque, mes draps sont trempés de sueur, ma respiration hachée, mes cuisses sont humides, encore contractées comme si le rêve s’était inscrit dans ma chair , mes doigts crispés sur le tissu comme si je venais de m’y accrocher pour survivre. Mon cœur cogne à une vitesse folle, et une chaleur honteuse pulse encore entre mes jambes.

Je me passe une main tremblante sur le visage. Toujours le même rêve. Toujours cet homme qui n’existe pas, et qui pourtant me fait vivre plus que Liam, qui dort toujours, paisible, dos tourné. Mon petit ami depuis trois ans. Celui qui, depuis qu’il a perdu son travail, a cessé de me toucher. Celui qui ne sait pas que je passe mes nuits à gémir pour un homme qui n’existe que dans mon imagination.

Je me lève sans bruit, fuyant la chaleur suffocante de notre lit. Mes pas me guident jusqu’à la salle de bain. Je ferme la porte, m’appuie un instant contre elle, les yeux clos. Le rêve colle encore à ma peau. Cette voix rauque, ces doigts, cette force. Mon corps le réclame encore, comme une dépendance honteuse.

J’ouvre le robinet de la douche, laisse le jet d’eau glacée frapper ma peau brûlante. Je soupire, mais la fraîcheur ne suffit pas. Mon ventre se contracte, mes cuisses tremblent. Alors ma main glisse lentement le long de mon ventre. Je résiste une seconde, puis cède. Mes doigts descendent plus bas, s’insinuent entre mes jambes, trouvent sans mal l’humidité laissée par le rêve. Un gémissement m’échappe, étouffé par le bruit de l’eau. Mes mouvements deviennent plus pressés, plus désespérés. Chaque frottement me ramène à lui — à cet inconnu de mes nuits, cet homme qui me domine, qui me prend comme si j’étais sienne.

Je ferme les yeux. Dans ma tête, ce n’est pas ma main que je sens. Ce sont ses doigts, ses lèvres, son souffle brûlant. Je me cambre, haletante, cherchant à atteindre ce point où tout explose. Ma respiration s’accélère, mon corps se tend... et je me laisse glisser contre le carrelage froid quand la vague me submerge enfin.

Je reste un moment là, vidée, la tête contre le mur, l’eau ruisselant sur moi. Honteuse. Tremblante. Et terriblement consciente d’une vérité que je n’ose avouer : je n’ai jamais ressenti ça avec Liam.

Je sors de la douche, encore fébrile, le corps engourdi d’une chaleur coupable. J’enroule une serviette autour de moi, fixe mon reflet dans le miroir embué. Mes joues sont rouges, mes lèvres gonflées, mes yeux brillants d’un éclat que je ne reconnais pas. J’ai l’air d’une femme qui a péché, alors que je n’ai fait que rêver.

Je secoue la tête, chasse cette pensée. Je n’ai pas le temps de m’attarder sur mes démons intérieurs. Une nouvelle journée m’attend.

Dans la chambre, Liam n’a pas bougé. Il ronfle légèrement, toujours allongé de dos. Je me penche malgré tout, dépose un baiser rapide sur sa tempe.— Bonne journée, chéri, murmuré-je.

Aucune réaction. Pas un sourire, pas une main qui cherche la mienne. Avant, il me retenait toujours quelques secondes, déposait un baiser sur mes lèvres, glissait une blague pour me faire rire. Mais ça, c’était avant son licenciement. Avant qu’il ne s’enferme dans ses jeux vidéo et ses nuits blanches.

Je m’habille en vitesse : un chemisier blanc, un pantalon fluide noir, et mes escarpins que je ne quitte jamais pour aller à la galerie. Je passe un peu de rouge sur mes lèvres, attache mes cheveux en un chignon lâche. L’image d’une Isla appliquée, sérieuse, prête à sourire aux clients, même quand elle se sent vide à l’intérieur.

Dans le petit salon encombré par les câbles et les écrans de Liam, je prends mon sac. L’odeur du café froid flotte encore sur la table, à côté d’assiettes sales qu’il n’a pas lavées. Je soupire.

Je quitte notre appartement, ferme la porte derrière moi, et marche vers la galerie d’art où je travaille, mon esprit déjà en train de se concentrer sur les couleurs, les tableaux, et le monde qui m’attend... un monde loin de la frustration de ces derniers jours, un monde qui me permet de respirer avant que tout ne bascule.

Je marche dans la rue encore calme, le soleil du matin caressant les immeubles de New York. Oui, New York, ma ville d’adoption. J’ai quitté Thessalonique il y a quatre ans, fuyant l’emprise d’une famille conservatrice qui voulait que je sois une fille sage, pieuse, rangée dans les traditions. Mes parents m’aiment, ils me soutiennent encore aujourd’hui, mais je sais qu’ils n’ont jamais compris pourquoi je voulais « vivre le rêve américain ».C’est ici que j’ai commencé ma vie américaine, loin de tout ce que je connaissais à Thessalonique. J’ai grandi en apprenant à ne jamais poser de questions, à faire ce qu’on attendait de moi : étudier, prier, rester modeste... et surtout, garder mes désirs pour moi. Tout ce que je voulais, c’était un peu de liberté. C’est pour ça que j’ai quitté Thessalonique après l’université. J’avais besoin de respirer, de créer, de voir ce que le monde avait à m’offrir... le “rêve américain”, comme tout le monde l’appelle.

Arriver à New York n’a pas été simple. Je me souviens encore des longues nuits dans le petit studio que j’avais trouvé grâce à quelques économies, du froid mordant de l’hiver, et de ce sentiment permanent d’être seule au milieu d’une ville immense. Les premiers mois, j’ai travaillé dans des cafés et des petites galeries, à courir après chaque opportunité. Chaque jour était une bataille entre ma timidité et mon besoin de prouver que j’étais capable. Et puis, peu à peu, j’ai trouvé ma place dans cette galerie d’art où je travaille maintenant, entourée de tableaux, de sculptures... et de silence, ce silence qui me permet de penser, de rêver, et de respirer. Pourtant, une petite voix au fond de moi me rappelle que je n’ai jamais totalement quitté Thessalonique dans mon esprit. Que, malgré la distance, mes racines pieuses et conservatrices sont toujours là, silencieuses, parfois étouffantes. Elles m’ont appris à me retenir, à ne jamais me laisser aller, à cacher ce que je ressens vraiment... mes désirs, mes rêves, mes fantasmes. Mais ici, à New York, j’ai la sensation que je peux enfin respirer, même si ce n’est que pour quelques heures avant de retourner dans notre petit appartement et affronter le regard sombre et frustré de Liam.

Je repense à Liam alors que je traverse le trottoir. C’est drôle... je suis partie pour être libre, mais me voilà attachée à quelqu’un à nouveau. Il est loin d’être parfait, bien sûr. Son chômage le rend irritable, parfois frustré, et je le sens... il me regarde avec cette tension dans les yeux depuis des semaines. Mais malgré tout, je l’aime, il est mon ancre, ma constance dans ce chaos qu’est la vie. Je souris malgré moi en imaginant son petit air grognon quand je rentre le soir avec mes histoires d’art et mes idées qui débordent.

En arrivant ici, j’ai cru que tout était possible. Une carrière dans l’art, la liberté, l’amour. J’avais vingt ans et des étoiles plein les yeux. Aujourd’hui, j’aurai bientôt vingt-cinq ans et des cernes plein le visage.

Mon téléphone vibre dans mon sac. Un message de ma mère :« N’oublie pas d’aller à l’église dimanche, ma fille. »Je souris malgré moi. Toujours les mêmes préoccupations, toujours ce fil invisible qui me rattache à eux.

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